AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2922944468
Éditeur : Marchand de feuilles (01/08/2008)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Un après-midi de1976, Nadia Comaneci, gymnaste affamée, remporte la note parfaite dans la palestre, devenue biodôme depuis, du Stade Olympique de Montréal. Ainsi commence le voyage de toute une génération. Eric Dupont, devant son poste de télé à 450 kilomètres de là est obnubilé par cette prestation. Né d'un père agent de police qui aura six femmes et d'une mère cuisinière de métier, il sera élevé dans les règles les plus strictes du patriotisme québécois. Envoyés à... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
clairejeanne
20 février 2016
Nous avions beaucoup aimé "La fiancée américaine" de cet auteur québecois ; les lecteurs retrouveront dans ce dernier livre, où chaque chapitre porte le nom d'un animal, son grand talent de conteur !
Sur un mode sarcastique et un peu "foutraque" le narrateur nous raconte son enfance : on sent que c'est du vécu, qu' il s'agit très certainement d'un roman (au moins en partie) autobiographique.
Eric et sa soeur ont un père qu'ils appellent Henri VIII et une belle-mère Anne Boleyn. Leur mère étant Catherine d'Aragon ou plus exactement "Micheline Raymond, cuisinière de métier". "Henri VIII" car le père, par ailleurs officier de police, est un grand coureur de jupons et aura plusieurs femmes successives. La vraie mère, aimante et rieuse, ne pouvant plus faire face (ils se retrouvent un jour devant un réfrigérateur complètement vide) les a dans un premier temps confiés aux "Thénardier" avant qu'ils ne rejoignent père et belle-mère. Ainsi, dans leur vie, il y eut, entre autres, le "Grand Dérangement" et la "Grande Epouvante".
Extrait : "C'est après l'un de ces dimanches de culte que j'avais osé, dans la maison du roi, évoquer le nom de ma mère devant Anne Boleyn. Je ne sais pas ce qui m'avait pris, à six ans, de parler de choses si inconvenantes. J'avais pourtant compris qu'il ne fallait parler d'elle qu'en cas de stricte nécessité. je dus être frappé de démence pour dire à voix haute le nom de ma mère. c'était pure provocation. Heureusement Anne Boleyn veillait au grain. le censure frappa fort et frappa dur, d'une voix râpeuse, juste un degré au-dessus du zéro absolu : "De votre mère, je ne veux plus jamais entendre parler. Elle vous a abandonnés. Ne me parlez plus jamais d'elle"." (p 27)
Interdit de parler de leur mère, interdit de rire, de manger du chocolat Cadbury... Mais ce n'est pas une simple histoire d'enfants avec une marâtre, d'abord à cause de la vision très originale qu'a l'auteur de son enfance, et parce que Anne Boleyn avait quelques qualités tout de même.
Le jeune Eric, toujours très pince-sans-rire, compare la cour de récréation à son poulailler ; il donne aux poules les prénoms des filles de sa classe et parle de caquetages et de coups de bec de façon très drôle. Souvenirs d'école donc et leurs cortèges de cruautés enfantines, avec comme toile de fond l'exploration des changements des années 70-80 au Québec : montée du souverainisme et prises de distance avec la religion.Le tout bien filtré par les rêveries très imaginatives d'un jeune garçon qui aime les livres et leurs histoires.
Extrait : "Je me dis que la littérature était impénétrable, qu'elle ne pouvait, en fin de compte, servir qu'à appeler les divinités animales des forêts canadiennes et qu'elle n'avait d'autre finalité que de provoquer un changement brusque et venteux quand tout le reste a échoué. de toute évidence, je n'en étais pas encore là. La littérature redevint pour moi ce continent vierge que je continuai d'explorer seul, à coups de machette et de fusil, découvrant derrière chaque rocher couvert de mousse des univers qui n'auraient d'autre utilité que de changer le mien, petit à petit." (p 220)
Un livre formidable, drôle et émouvant, qui confirme les capacités poétiques et humaines de son auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
zhivago
02 octobre 2011
Une merveilleuse découverte (merci ARDOISE). La prise de conscience d'un enfant qui découvre, peu à peu, sa différence est décrite avec une telle sensibilité que tout le monde peut s'y reconnaître (après tout, nous sommes tous en quête d'une identité), pas seulement les "tapettes". J'étais moi aussi obnubilé, à 8 ans, par les prouesses de Nadia, rêvant de partir pour Montréal laissant ma région natale où je ne me sentais pas tout à fait à ma place. Je redoutais un peu un récit à la Vipère au poing mais ce n'est pas le cas: Les adultes ici ne sont pas méchants, seulement humain, avec leurs carences, leurs bêtises et parfois aussi leurs moments de grâce. Un livre lumineux.
Commenter  J’apprécie          40
Idiosyncrazy
01 février 2017
Un excellent roman, malgré une quatrième de couverture qui ne parvient pas à rendre compte de l'histoire. C'est le premier livre que je lit d'Eric Dupont, et j'ai été charmée par son écriture, sa façon à la fois poétique et drôle d'écrire la vie et les personnes qui en ont fait partie. Parfois, le texte part dans le registre fantastique, mais tout cela s'entremêle si bien que la lecture est fluide et agréable. le livre se lit très rapidement et laisse de bons souvenirs.
Commenter  J’apprécie          00
Philes67
27 novembre 2015
Dans son « Bestiaire » dont chacun des chapitres est consacré à un animal, le narrateur nous livre ses souvenirs et anecdotes d'enfance.
Derrière l'humour, se cache néanmoins la souffrance d'un enfant du divorce, trimbalé, isolé à son école, en quête d'identité et vraisemblablement mal aimé par son père et sa sixième femme.
Commenter  J’apprécie          10
magde
16 janvier 2017
du même auteur que la fiancée américaine
Commenter  J’apprécie          00
Citations & extraits (1) Ajouter une citation
zhivagozhivago01 octobre 2011
Les chiens: Ils aiment par-dessus tout voir leur maître heureux. Si, assis sur un sofa, tout seul dans l'appartement, vous vous mettez à pleurer en pensant au passé, votre chien prendra pitié de vous et posera sa petite patte sur votre orteil comme pour vous dire : "Je ne sais pas ce qui t'attriste à ce point. Nous venons de manger. Le soleil brille. Les feuilles des érables de la rue bruissent dans le vent de juillet. Nous sommes ensemble. Allons marcher."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
autres livres classés : québecVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Littérature québécoise

Quel est le titre du premier roman canadien-français?

Les anciens canadiens
La terre paternelle
Les rapaillages
L'influence d'un livre
Maria Chapdelaine

18 questions
110 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature québécoise , québec , québécoisCréer un quiz sur ce livre