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EAN : 9782246563617
189 pages
Éditeur : Grasset (08/04/1998)
3.78/5   9 notes
Résumé :

L'histoire se passe sur une île au large du Venezuela, au début du siècle. Théodora Lucile Palombio, une jeune femme très belle, a été abandonnée par son premier mari puis laissée veuve par un deuxième.

Elle est la mère d'une petite fille étrange, Eova Luciole. Un jour, elle découvre que deux ailes ont poussé dans le dos de sa fille. Affolée, Théodora appelle au secours et Octavio Monsarez, amoureux de Théodora, vient constater ce prodige... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
LiliGalipette
  28 juin 2018
La belle Théodora élève seule sa fille, Eova Luciole, dans une petite île dans les eaux du Venezuela. L'enfant est exceptionnelle, dotée d'une nature profonde et sensible. « Eova Luciole avait en elle une sorte d'instinct qui lui permettait de distinguer le bien du mal. » (p.28) Mais ce qui stupéfie sa mère et tout le village, c'est que la petite est dotée d'ailes blanches comme celles des anges.
Voilà, je n'en dis pas plus de cette sublime histoire et de ses autres personnages. Avec Gabriel Garcia Marquez en exergue, lui le fondateur du réalisme magique, on sait d'emblée qu'on va plonger dans un univers onirique où il ne faut pas vouloir raisonner. Il faut simplement se laisser porter par une histoire où un rosier peut pousser dans la chevelure d'une femme, où des pluies aux allures de déluge peuvent cerner un village pendant des jours et où une enfant peut s'envoler. Face à la beauté étrange d'une réalité très légèrement dissonante, il ne s'agit pas de croire ou de comprendre, mais seulement d'entendre la poésie qui est tellement nécessaire pour affronter la laideur du monde ou survivre aux douleurs profondes des grandes amours perdues. « C'est cela, le désespoir. [...] Quand on a décidé que crier, ce n'était plus nécessaire. » (p. 21 & 22)
Il était temps que je lise enfin le premier roman de cette autrice dont j'apprécie tant l'oeuvre. Ce texte est lumineux et mélancoliquement mélodieux, comme la légende qu'une vieille grand-mère raconterait à des mômes aux yeux lourds de sommeil avant de tirer sur eux une couverture douce comme une plume. Une fois encore, je vous recommande les autres textes de Clara Dupont-Monod : le roi disait que j'étais diable, La folie du roi Marc, Nestor rend les armes, La passion selon Juette. Et je vous conseille vivement de lire son prochain roman, La révolte, à paraître en août et que j'ai eu la chance de lire en avant-première.
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basileusa
  11 juin 2019
Un court roman sympathique qui relate la vie de Theodora dans un petit village du Venezuela avec sa fille très particulière puisque elle a des ailes dans le dos ! Une singularité qui va bouleverser leur vie et celle de leur village…
J'ai découvert ce roman grâce à Liligalipette et je sors de ma lecture plutôt contente de cette lecture mais on est quand même loin du coup de coeur ! Surement parce qu'Eova n'est pas toujours facile à comprendre, elle s'exprime peu et m'a parfois un peu agacé . Par contre la mère et Octavio sont très attachants ! C'est un récit tout en douceur malgré la brutalité de certaines actions parfois.
Multi-défis 2019
Challenge mauvais genre 2019
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Nuageuse
  20 juin 2019
J'ai adoré la première partie de ce court roman, la seconde moins. Le changement de narrateur rend-il l'intrigue moins féerique, plus distante ?
Clara Dupont-Monod nous emmène sur une île vénézuélienne en ce début du 20ème siècle teintée d'onirisme.
A travers ce "conte", Clara Dupont-Monod nous parle de la différence, de la peur qu'elle engendre ("le Démon la possède"), de la relation mère-enfant.
J'ai beaucoup aimé son style céleste, poétique pour décrire Eova Luciole, les tourments de sa mère Théodora vis à vis de sa fille qu'elle n'a pas pu protéger et ce bon Octavio.

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Lucilou
  13 octobre 2018
C'est difficile de parler de "Eova Luciole" sans en dévoiler trop... C'est difficile aussi parce qu'il y dans cette histoire, ce conte, une beauté fragile, une douce tristesse, une poésie qui émeuvent et que les mots ne sauraient restituer.
Tout commence comme un roman de Gabriel Garcia Marquez sur les côtes d'un lieu paradisiaque: une fillette naît avec des ailes... Elle a une mère aimante et la légèreté des elfes.
Et puis, une tempête, la cruauté des hommes, les amours malheureuses. L'indicible douleur de vivre et la beauté des moments fugaces de bonheur.
L'enfant s'envole.
Il ne faut pas chercher à comprendre le pourquoi du comment, des ailes et de la musique. Il faut se laisser porter par ce roman indescriptible et poignant et ne pas avoir peur de la mélancolie qu'il procurera. Elle sera belle comme une aurore brumeuse et lumineuse comme un ciel d'été. Peut-être que vous pleurerez mais il y aura de la poésie dans vos sanglots.
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lefebvremaelle
  12 septembre 2019
Le premier livre de Clara Dupont-Monod, le livre par lequel je l'ai découverte, et je ne la lâche plus depuis. Ce conte doux-amer porte beaucoup de chose (amour maternel, nécessité de grandir...) sans trop y toucher. le décor latino américain apporte également sa touche, on pense aussi à Sepulveda.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   28 juin 2018
« C’est cela, le désespoir. […] Quand on a décidé que crier, ce n’était plus nécessaire. » (p. 21 & 22)
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LiliGalipetteLiliGalipette   28 juin 2018
« Octavio, comme beaucoup d'hommes du village, diluait son désœuvrement dans d'interminables parties de cartes. » (p. 97)
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LiliGalipetteLiliGalipette   28 juin 2018
« Eova Luciole avait en elle une sorte d’instinct qui lui permettait de distinguer le bien du mal. » (p.28)
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Videos de Clara Dupont-Monod (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Clara Dupont-Monod
8 février 2013 :
À propos de Retour parmi les hommes «La beauté de Vincent, c'est de guetter les catastrophes, de voir le bonheur comme une erreur passagère. En cela, il fait partie des grands personnages de la littérature contemporaine, capables d'alimenter encore quelques suites... Un grand Besson !» Clara Dupont-Monod, Marianne La Trahison de Thomas Spencer «L'analyse est menée finement, la jalousie, les souffrances indiquées avec tact. le talent de Philippe Besson, la manière douce et tendre qui lui attire de plus en plus de lecteurs, consiste à ne jamais élever la voix, à montrer que les mouvements du coeur forment l'essentiel d'une vie humaine.» Dominique Fernandez, le Nouvel Observateur Un homme accidentel «Philippe Besson vient de réussir un roman intense et fulgurant.» François Busnel, L'Express L'Arrière-Saison «L'Arrière-Saison a la beauté mélancolique d'une sonate d'automne.» Michèle Gazier, Télérama Une villa en Italie, le soleil trop fort, des ferries qui font la traversée vers les îles, une romancière qui peine à finir un livre, un jeune officier de l'Académie navale, un accident de voiture à des centaines de kilomètres, l'enchaînement des circonstances, la réalité qui rejoint la fiction, la fin d'un amour, le commencement d'un autre peut-être. Dans ce roman plus personnel qu'il n'y paraît, l'auteur de L'Arrière-Saison dresse le portrait d'une femme puissante et de deux hommes fragiles, en proie à des hésitations sentimentales. À propos de son dernier roman Une bonne raison de se tuer «Tout l'art de Besson est là, dans l'introspection des âmes, le déphasage entre l'intime et le public, la marche inexorable du temps.» Marianne Payot, L'Express «Philippe Besson explore l'envers du rêve américain dans un de ses plus forts romans.» Pierre Vavasseur, le Parisien «Portée par un style implacable, dépouillé de tout apitoiement et de tout pathos, l'intrigue a des airs de tragédie grecque, où chacun est en marche vers son destin sans que rien ne puisse l'arrêter. On est touchés en plein coeur.» Valérie Gans, Figaro Madame «Philippe Besson explore la part intime des êtres et traque leur moindre secret. Il gagne encore son pari.» Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo «Si juste et terrible. Quel magnifique portrait de femme et de nous aussi !» Joseph Macé-Scaron, le Magazine littéraire «Un livre qu'on lit d'une traite... C'est très triste et très doux.» Gilles Martin-Chauffier, Paris Match
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