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EAN : 9782259186940
300 pages
Plon (15/04/2001)
3.76/5   17 notes
Résumé :
Dans ce troisième et ultime tome des Héritières, c'est Céline, la journaliste, qui prend la plume pour raconter à ses descendants l'histoire de sa famille. "On nous appelait les A, B, C, D, nous les quatre filles de Laurent Surmont-Rousset, empereur du textile au début du XXème siècle. J'ai vécu un divorce, deux veuvages, les désordres familiaux, les pesants secrets dont on ne sait comment se dépêtrer. J'ai côtoyé les amours, les déchirements, les joies, les deuils ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
simoncailloux
  14 février 2022
Laurent Surmont-Rousset est un magnat du textile dont les entreprises sont situées à Lille. Dans ce livre ce sont les relations de ses descendants liées à l'entreprise dont il est question.
Laurent Surmont-Rousset à quatre filles. de l'aînée à la plus jeune : Aline, Blandine, Céline, Delphine.
La narratrice de la saga familiale est Céline. Elle est journaliste. Aline au moment où elle mourait a demandé à Céline d'écrire leur histoire familiale pour en faire mémoire pour les générations futures. Dix ans après, Céline n'avait toujours pas entrepris le travail. Blandine peut te temps avant de mourir demandait également à Céline de faire mémoire. C'est alors qu'elle a entrepris cette écriture.
Ont été à la tête de l'entreprise familiale trois générations. de la plus ancienne à la récente : Laurent Surmont-Rousset, Clément Boidin, Bernard. Boidin est l'époux d'Aline, Bernard son fils. Clément Boidin, sorti de rien est devenu directeur des entreprises Surmont-Rousset.
Blandine, la deuxième, maitresse d'un officier allemand durant la guerre 1914- 1918 a été enceinte d'une petite Aurélie qu'elle a abandonné pour une mère adoptive. Il aura fallu vingt ans pour que Blandine et Aurélie arrivent à se retrouver. Blandine a épousé après la guerre Hans Smith dont deux filles Guida et Erika. Guida s'entendra bien avec Aurélie en tant que demi soeurs abandonnées par leur mère. Guida qui aura connu beaucoup d'épreuves à Berlin, Paris, dans la région du Ventoux, ayant tout perdu, ira solliciter l'accueil chez sa tante Céline qui l'écoutera avec empathie et s'occupera d'elle sans compter menant de front son travail au journal, à Paris. Guida aura pu vider son sac dans des dialogues pas toujours faciles. Cette « écoute de Céline aura permis sa reconstruction.
Céline, la troisième a épousé en premières noces Olivier de Londrade qui deviendra ambassadeur en Hongrie. L'homme est frivole, a des conquêtes féminines hors mariage, il trompe son épouse. le couple divorcera. Céline rencontre à Madrid, Ramon, un marquis rouge doit-elle tombera éperdument amoureuse. Après Madrid, Ramon cherche à fuir l'ennemi. Un avion en atterrissage clandestin doit venir le prendre en Corrèze, mais là des hommes en embuscade lui tirent dessus. Il meurt. Céline connait un troisième amour, un soldat américain du Kentucky, qu'elle épouse. Un an après le mariage celui-ci meurt carbonisé dans un avion Paris-New York qui explose en vol.
Aline et Céline sont celles qui à travers vents et marées cherchent à reconstruire du lien entre les membres de la famille. Elles invitent, reçoivent, écoutent, aident, conseillent.
Delphine est la quatrième et dernière. Elle n'aura pas d'enfant. Elle demandera à Céline de se retirer de l'entreprise familiale et que lui soit cédée sa part financière, ce qui contribuera à disloquer l'empire Surmont-Rousset. C'est son droit, donc Céline fini par cédée, tout en percevant le manège. André Millet quitte l'entreprise Clément Boidin (ex Surmont Rousset). Céline fini par apprendre de la bouche de Delphine qu'elle épousera, dans quelques semaines, André Millet. Coïncidence ? André Millet est heureux de profiter de l'héritage de Delphine. Il ne voit pas d'avenir dans le textile. Il investit dans l'électroménager. Il vend bien, ses affaires prospèrent.
Céline a un fils André et une fille Simone. André succède à son oncle Lucien Rousset qui a des vignobles en Charentes et produit du Cognac. Simone monte son entreprise de prêt à porter.
Il y a bien des années, une amie bretonne, m'avait dit avoir lu : « le Dieu de Jésus » de Jacques Duquesne, qui ne l'avait pas laissée indifférente. A cette époque, je me suis procuré le livre. Je l'ai récemment retrouvé dans ma bibliothèque. J'ai été sur le site Babelio où, j'ai pu voir les livres écrits par Jacques Duquesne. J'ai lu tous ce qui en étaient dit et j'ai choisi subjectivement : « Les héritières. Céline ». Je suis enchanté de cette lecture, si bien écrite, qu'elle m'était addictive au point d'avoir difficile de fermer le livre en cours de lecture et d'y revenir volontiers la nuit plutôt que de ruminer trente-six pensées toxiques à la suite d'un réveil. de mon expérience, le tome trois peut se lire et être compris, sans avoir nécessairement lu, les tomes précédents.
Ce livre m'a rappelé : Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mac Cullough où, il est également question d'une entreprise familiale qui a tendance à se disloquer au fil des générations.
Alors que je terminais cette lecture, je suis retombé sur un livre qui parle d'une entreprise familiale, plus précisément de mes cousins dans l'est de la France.
S'entendre dans les loisirs paraît facile, s'entendre dans les difficultés que traverse une entreprise familiale risque de laisser des mauvais souvenirs, avec des gagnants et des perdants. le maître mot est d'agir dans la concertation, trouver les meilleures solutions, ne pas se tirer dans le dos.
Jacques Duquesne, qui écrit si bien va sous ses 92 ans. Je lui dis merci pour cette écriture que j'ai tant aimée. Je ne peux que lui souhaiter une paisible retraite entourer de ceux qu'il aime.
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Ondatra
  18 avril 2008
Un roman fabuleux qui retrace l'evolution de la condition féminine, eh oui, les femmes ont le droit de vote, elles ont le droit de parler dans leur famille .... Bref, c'est très agréable à lire, d'autant que Céline, la narratrice n'hésite pas à donner sa propore impression sur ce qu'elle écrit .... A dévorer :)
On en oublie même que c'est un homme qui écrit, tellement l'âme féminine est bien décrite.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
simoncaillouxsimoncailloux   12 février 2022
Le 28 octobre 1949, la radio annoça qu’une catastrophe aérienne venait de se produire aux Açores. Les passagers du vol Paris New York étaient tous morts, carbonisés. Parmi eux, indiquait-on, Marcel Cerdan, champion du monde de boxe.
Je crois avoir hurlé si fort que tout l’immeuble l’a entendu. Presque aussitôt le téléphone sonna. Aline, elle savait qu’à bord de cet appareil se trouvait aussi John. Mon John. […].

Pauvre John, je l’avais fait attendre. Il ne s’était pas lassé. Je lui faisais valoir que le mariage ne changeait rien à nos relations, puisque à chacun de ses séjours à Paris ― nombreux, il appartenait à une délégation américaine à l’Unesco ― il prenait pension chez moi. Notre vie en couple était connue de tous nos amis et sans doute de bien d’autres. Nous étions invités et nous recevions ensemble. Le cercle de famille l’avait accueilli. […]. Mes enfants l’acceptaient. Que changerait un mariage alors que nous vivions à deux à mi-temps, que nous ne savions pas comment faire mieux, puisqu’il ne souhaitait pas quitter son pays, moi encore moins la France.
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simoncaillouxsimoncailloux   12 février 2022
New York éclatait de richesse, d’une joie de vivre que l’on pouvait dire factice peut-être, mais ce serait tricher vraiment. C’était la vie même. Nous étions, nous en Europe, à peine convalescents.

J’éprouvais plus encore ce sentiment quand John m’emmena chez lui, au Kentucky, pays des chevaux courant dans l’herbe bleue … et du bourbon. Une autre planète. La guerre ? Quelle guerre ? Les jeunes hommes y étaient allés certes, les noirs surtout. Mais bon la page était tournée, au prix de quelques morts.

Il hésitait à me présenter sa famille. Une sœur, qui m’accepta assez vite. Des parents âgés, très religieux à en juger par les images pieuses qui décoraient la maison. […] John prenait un plaisir simple, émouvant, à me monter les lieux de son enfance.
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simoncaillouxsimoncailloux   14 février 2022
Guida, depuis deux ans, elle vivait à mes côtés. D’avoir peu à peu raconté, craché parfois, comme des caillots de sang ou des restes de bile, les joies, les peines et les malheurs de sa tragique histoire, l’avait libérée. Je n’en étais pas peu fière.

J’ai même joué la modeste un jour ou Aline m’en félicitait. « Bravo, m’a-t-elle dit. C’est formidable, cette véritable maïeutique que tu as réussie. » Quand je l’eus quittée, je me suis précipité sur un dictionnaire, découvert l’origine grecque de ce terme : maïeutiké, art de faire accoucher. Il y avait de cela, en effet. Le dictionnaire ajoutait qu’il s’agit d’une sorte de dialogue visant à faire surgir la vérité chez un interlocuteur.

Dialogue ? J’avais surtout écouté.
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simoncaillouxsimoncailloux   14 février 2022
Quand je dirigeais « La vie en rose », un magazine féminin devenu « Rose », tout simplement, en 1945, je le répétais sans cesse aux filles de la rédaction, et aux garçons aussi : c’est la première phrase d’un article qu’il faut peaufiner. C’est sur cette phrase que vous jouez votre chance d’être lu. Ou le risque d’être aussitôt abandonné.
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OndatraOndatra   19 avril 2008
Florianne me tenait compagnie, me racontait des histoires, trop nombreuses, peut-être imaginaires, d'enfants prodigues qui avaient un jour retrouvé le chemin de la maison familiale: comme si, dans son Béarn d'origine, tous les jeunes étaient des fugueurs !
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Videos de Jacques Duquesne (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacques Duquesne
Judas (avec Jacques Duquesne) Emission diffusée en 2008
Site de Pierre Macias : http://psiland.free.fr
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