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ISBN : 2330030169
Éditeur : Actes Sud (05/03/2014)

Note moyenne : 3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
En épousant la fille du tout-puissant patron de l’usine de carrelage locale, convoitée depuis la maternelle, Clément a réussi sa vie au-delà de ses espérances : il a sécurisé sa "zone de confort", s’est mis à l’abri du mauvais goût, du besoin matériel et de la médiocrité ambiante. Mais un tragique accident de voiture, qui laisse sa jeune épouse dans un état critique, menace cet équilibre douillet et met au jour la sombre mécanique des interdépendances. L’avenir se t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
horline
  12 juin 2014
Sanctuariser sa "zone de confort", conserver coûte que coûte le calme de la vie bourgeoise qu'il s'est employée à construire patiemment depuis tout petit. Voilà la tâche à laquelle se dévoue ce fils d'ouvrier Clément, à peine trente ans, marié à la fille du plus gros industriel du coin. "Mon destin est mon oeuvre" se plait-il à dire.
Mais un accident de voiture laissant sa femme dans un état végétatif est le grain de sable qui vient fissurer cette vie lisse. Sous le vernis des chaussures italiennes et les costumes taillés sur mesure, toutes les certitudes de Clément vacillent sous l'effet d'une série d'événements et de rencontres étranges qui font figure d'ondes de choc. Entre la peur obsessionnelle de perdre son statut, la quête de reconnaissance envers son beau-père et son nouveau rôle de garde-malade, le masque porté jusqu'à présent devient lourd à porter …Le gendre idéal perd pied.

A priori, c'est le genre de résumé qui suggère un roman intimiste sclérosé par la quête d'identité, le poids des conventions sociales et une énième volonté de s'émanciper. le genre d'intrigues existentialistes dans lequel se noient beaucoup de romans contemporains.
Mais L'homme à débattre est autre chose.
Il fait partie de ces romans à déflagration lente dans lesquels les réactions du héros _ souvent décalées au regard des évènements _ orientent le récit vers la comédie douce-amère. Avec la complicité heureuse ou malheureuse des personnages secondaires, l'auteur aime bousculer les conventions. Et force est de constater qu'il y parvient avec un humour déconcertant, on accueille avec bienveillance l'excentricité des personnages comme la plus naturelle des choses.
En apparence, tous sont écrasés par leur destin ou convaincus de l'intangibilité de leur statut social si bien qu'ils sont plus ou moins dépassés par les évènements, tout n'est que chaos lorsque les catastrophes leur tombent dessus. Mais en les affranchissant habilement de rôles convenus et figés, Ilan Duran Cohen fait d'une pierre deux coups : il parvient non seulement à rendre les personnages attachants, mais il réussit également à écarter toute pesanteur dans la progression du récit.
L'écriture est simple, limpide, minimaliste mais la double narration retient l'attention en confrontant le récit de deux personnages, celui de Clément et de sa belle-mère. A priori des tempéraments et des destinées radicalement opposés mais que la progression de l'intrigue va rapprocher pour non seulement donner du relief aux errances et contradictions du héros mais également de la profondeur au thème de l'ascension sociale.

C'est un récit étrangement captivant dans lequel l'auteur aime brouiller les pistes. Ilan Duran Cohen a su trouver les ressorts pour traiter avec légèreté du déterminisme social.
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2014
Je devais jouer la mélodie de mon bonheur impérissable. Ensemble, la vie nous avait toujours souri et rien ne pouvait résister à notre volonté. Nous étions les rois de cette ville. Nous les nourrissions tous. Nous pouvions les affamer si tel était notre désir.
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rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2014
Moi, je n’aime pas travailler. Ça use, tout le monde le sait, et je n’aime pas l’usure. Je ne veux rien faire, m’occuper de la décoration à la rigueur, de leur bien-être à tous, ça me suffit, je n’ai pas d’ambition, la vie passe si facilement, elle est si douce, j’ai fait un bon mariage, tout le monde le sait, tout le monde le dit.
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rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2014
D’habitude, j’ai peur de la police. Toutes les formes de contrôle me rendent malade, l’innocence absolue est une valeur subjective, autant remplir et signer une déclaration de culpabilité sans rien avouer.
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rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2014
Ma vie ressemblait à ces images d’actualité où tout brûle, tout s’inonde, tout est submergé, la vague emporte chaque brindille, chaque meuble sur son passage et moi je ressemble à ces minuscules voitures japonaises devenues de petits jouets incontrôlables qui font demi-tour au milieu d’une route déjà condamnée, vont-ils réussir à aller plus vite que les flots qui les poursuivent doucement pour les dévorer ?
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rkhettaouirkhettaoui   23 avril 2014
Il faut être vraiment con pour revendiquer ses origines sociales. Moi je crois que l’homme naît pour se renier, s’échapper de son cadre, fuir toujours. C’est ce que j’ai fait. L’homme est une machine à trahir. Ces filles ordinaires ne m’ont jamais attiré tant je les trouve vulgaires et prévisibles. C’est le mystère qui fait bander. Elles ne sont pas mystérieuses.
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Video de Ilan Duran Cohen (2) Voir plusAjouter une vidéo

Ilan Duran Cohen : Mon cas personnel
Lecture de passages du livre "Mon cas personnel" par un comédien, Olivier TREINER GICQUEL (images passant du Noir et blanc à la couleur). Olivier BARROT résume le roman d'Ilan DURAN COHEN "Mon cas personnel". Lieu de tournage : café le Rostand, Place Edmond Rostand, Paris 6ème.
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