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EAN : 9782201015991
203 pages
Éditeur : Temps actuels (01/08/1985)
3.17/5   3 notes
Résumé :
Avec Pierre Durand, c'est au cœur même de l'organisation-clef du nazisme que nous pénétrons, au cœur des groupes de protection du parti allemands des travailleurs nationaux-socialistes, cette garde prétorienne d'Adolf Hitler et de Heinrich Himmler plus connue sous l'abréviation en deux lettres : les S.S.
Pour accomplir cette descente aux enfer, il suffit de raconter la vie d'une femme que rien d'abord ne prédisposait à l'exceptionnel destin qui fut le sien : ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
karmax211
  20 octobre 2021
Vous croisez Ilse Koch souvent lors de témoignages d'anciens déportés à Buchenwald.
Jorge Semprun la nomme dans - le grand voyage -
Ma curiosité m'a poussé à en savoir plus sur cette présence féminine dans un camp de concentration.
Qui était-elle et qu'a-t-elle fait pour que son nom reste lié à la terrible histoire de l'univers concentrationnaire et à celui de la barbarie nazie ?
C'est ce que j'ai voulu comprendre en acquérant le livre de l'historien Pierre Durand, livre préfacé et recommandé par Alain Decaux en personne, lequel conclut sa préface sur ces mots :
"J'en suis assuré, le lecteur de - La Chienne de Buchenwald - jugera que le dernier travail de Pierre Durand se situe à la hauteur des précédents. Nous voulions comprendre. Grâce à Pierre Durand nous comprenons."
Jolie caution.
De celle qui rassure le lecteur...
Pierre Durand est un spécialiste de l'Allemagne et de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Docteur ès sciences politiques, juridiques et sociales, il fut résistant à dix-huit ans et déporté à Buchenwald à vingt ans.
Vraiment de quoi donner confiance.
Lorsque l'on fait quelques recherches sur le Net, que trouve-t-on à propos d'Ilse Koch ?
"Ilse Koch, née Margarete Ilse Köhler le 22 septembre 1906 à Dresde et morte le 1er septembre 1967 à Aichach, surnommée « la chienne de Buchenwald » ou « la sorcière de Buchenwald » (Die Hexe von Buchenwald), était l'épouse de Karl Koch, le premier commandant du camp de concentration de Buchenwald. Elle fut condamnée à la prison à perpétuité lors du procès de Buchenwald en 1947 par les Américains, et lors du procès d'Augsbourg en 1951 par les Allemands.
En camp de concentration
À Buchenwald, elle forme avec son mari un couple redouté, qui loge dans une belle maison, la « villa Koch » à l'intérieur du camp. Leur train de vie est somptueux : repas gastronomiques et soirées arrosées et libertines, Ilse ayant la réputation d'être nymphomane.
Karl Koch se livre à un trafic personnel de bijoux et devises, et Ilse Koch à une collection personnelle de préparations anatomiques3, notamment des abat-jour en peau humaine tatouée4. Sous le règne du couple Koch, un beau tatouage valait condamnation à mort pour le tatoué4. Elle invitait souvent l'ami du couple, et son amant probable, le médecin Waldemar Hoven, à visiter sa collection « d'estampes humaines ».
Elle est connue pour sa cruauté vis-à-vis des prisonniers. Outre sa collection, sa deuxième passion était l'équitation. Quand il fait beau, Ilse Koch chevauche à travers le camp en interdisant aux détenus de la regarder. Les fautifs sont condamnés à la schlague5 et au cachot. Quand il pleut, elle effectue des tours de manège dans une salle édifiée pour elle.
En 1943, lorsque son mari Karl Koch est accusé de détournements de fonds et de meurtres de témoins gênants (dont celui d'un officier SS dont le témoignage aurait pu lui nuire), elle est accusée de complicité devant un tribunal SS. Elle est acquittée, son mari étant condamné à mort et finalement exécuté par les SS le 5 avril 1945."
Personnage éminemment troublant, énigmatique, elle est donc le sujet de la biographie et des recherches de Pierre Durand où elle apparaît, en couverture du livre, en belle rousse à la crinière de feu, aux yeux verts... entre des rangées de barbelés sur lesquels s'est affaissée la silhouette d'un malheureux déporté... probablement électrocuté ou tué par les tirs d'une sentinelle...
C'est accrocheur, tape-à-l'oeil, exhibitionniste, voyeur, racoleur... de mauvais goût pour une recherche historique sur un tel sujet...
Et que nous dit Pierre Durand dans les toutes premières lignes de son ouvrage ?
"J'ai longuement hésité. Je n'ai ni le goût du "sensationnel", ni du "sang à la une ", ni de la sexologie à bon marché."
Or, et la couverture et " La chienne de Buchenwald " sont des motifs, des raisons ou des prétextes à tout ce que Pierre Durand n'aime pas.
Car Ilse Koch, c'est le sensationnel, le goût du sang à la une et l'omniprésence du sexe par excellence !
Pierre Durand s'est-il sorti de ces (ses) contradictions, et si oui... comment ?
En écrivant un énième travail historique sur les camps, sur le régime nazi, sur l'Ordre noir, sur des personnages que je connaissais, sur des faits que j'avais déjà eu l'occasion de lire... en y intégrant par petites touches "prudentes" Ilse Koch... la chienne de Buchenwald dont il écrit la biographie... !!!
Elle apparaît dans le bouquin, certes, mais seulement par bribes, par moments, au milieu de tout le reste.
Pour être honnête, Durand se risque à nous dire qu'elle était belle, bien faite, qu'elle était une grande buveuse, se levant ou se couchant à pas d'heure, débutant sa journée au cognac et étant éméchée du lever au coucher.
Elle se montrait cruelle avec les prisonniers, avait deux amants ( alors qu'on peut lire partout qu'elle était nymphomane et se livrait à des orgies "fréquentes"...), ne s'occupait pas de ses enfants, aimait à monter à cheval et se livrait à une espèce de trafic mafieux à l'intérieur du camp ( les abat-jour et autres objets confectionnés à partir de tatouages prélevés sur des prisonniers n'étant qu'un des éléments d'un trafic plus vaste...)
Car les camps de concentration, outre le fait d'être des entreprises de mort, étaient aussi la source économique d'un immense business qui a enrichi durant des années la SS.
" La SS percevait six marks par jour pour un employé qualifié et quatre marks pour un manoeuvre... l'entretien des détenus ne lui coûtant que 0,6 mark par jour pour la nourriture et 0,10 mark pour "l'amortissement des vêtements"... si bien que le temps que ça a duré " la location des détenus aux firmes employeuses a rapporté en moyenne cinquante millions de marks par mois à la SS..."
Ça, c'est le travaille de recherche et d'information très détaillé que nous offre Pierre Durand, avec la liste des firmes qui employaient ces esclaves à bon marché, ainsi que les DAW ( Deutschen Ausrüstungswerke ), usines d'armement qui existaient à Buchenwald et dans dix autres camps de concentration.
Étude intéressante, me direz-vous... et vous n'aurez pas tort... mais je voulais lire une biographie d'Ilse Koch, comprendre ce qu'avait été son enfance... au sein de quelle famille ?
Avait-elle, enfant ou adolescente, des rêves ?
Pourquoi et comment la petite dactylo est-elle devenue une "aristocrate" dans la hiérarchie nazie ?
Qu'est-ce qui a fait d'elle une criminelle sadique ?
Pourquoi avoir mis entre parenthèses sa nymphomanie pour lui préférer son appétence à l'alcool ?
Elle est restée vingt-deux années en prison avant de se pendre à soixante ans.
Si ce n'est qu'elle se mêlait peu ou pas aux autres prisonnières, qu'elle a appris trois langues étrangères durant son incarcération... quid de ces vingt-deux années ?
Bon, vous l'aurez compris, celle de Pierre Durand est une bien étrange biographie... jamais vraiment commencée, très peu voire pas développée et jamais inachevée.
Si vous voulez en savoir autant sinon plus sur Ilse Koch, le Net vous offre les moyens de satisfaire votre curiosité.
La biographie de Pierre Durand est une arnaque sémantique dont la couverture de l'ouvrage ne fait que renforcer l'effet trompeur.
Un livre que je ne recommande pas.
+ Lire la suite
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agnesrobert
  25 janvier 2017
Une plongée au coeur de l'horreur concentrationnaire nazie à travers le portrait de cette femme SS impitoyable.
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