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EAN : 9782913165373
200 pages
Éditeur : Syllepse (28/06/2017)
5/5   2 notes
Résumé :
Dans la «gerbe des possibles», n'excluons pas le pire. Face aux dangers d'une extrême droite qui accumule les nuages bruns, notre engagement éditorial a été précoce. C'est en 1990 que paraissait notre premier titre, Sida'venture , consacré à l'extrême droite. D'autres ouvrages complètent régulièrement la collection. Les derniers en date ? Le FN au travail et L'Extrême droite, l'école et la République ? se veulent un appel renouvelé à la vigilance.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
belcantoeu
  03 juin 2018
«1939-1945 le Génocide Des Malades Mentaux en France», tel est le sous-titre d'un autre éditeur. Je suis consterné d'être le premier à commenter ce livre, mais mémoire oblige, c'est d'autant plus important. La photo de couverture est déjà parlante. On peut s'y arrêter. Je commencerai par résumer la présentation d'un autre éditeur.
Publié une première fois en 1988, le train des fous de Pierre Durand est le récit d'un drame généralement ignoré, parce que tu. Ainsi, le drame est devenu «tabou». Il s'agit de la mort de dizaines de milliers d'êtres humains: les fous enfermés dans les hôpitaux psychiatriques pendant la Seconde Guerre mondiale, en France.
Le train des fous est bâti sur des faits réels et résulte d'une longue enquête dans le plus grand des établissements psychiatriques: celui de Clermont-de-l'Oise...
Alors que dans l'Allemagne nazie à la suite d'un décret secret signé d'Hitler on éliminait les fous... dans la France occupée... sans loi ou décret, mais par l'application d'un mot d'ordre discret qui aurait pu s'intituler «laissez-les mourir», on parvint presque au même résultat qu'en Allemagne. le gouvernement de Pétain refusa en effet, très officiellement, aux malades des hôpitaux psychiatriques ce qui était accordé à ceux des hôpitaux généraux... Peu avant la guerre un idéologue (et aussi prix Nobel de médecine), Alexis Carrel, déplorait l'«effort naïf fait par les nations civilisées pour la «conservation d'êtres inutiles et nuisibles».
Voici ensuite ce que j'ajoute moi-même à ce résumé d'éditeur: Les faits sont relatés en 1981 par la thèse du Dr Max Lafont, ouvrant un espace de mémoire à ce qui a été appelé «extermination douce». Dans un premier temps, sa thèse a été refusée comme inopportune. Plus tard ce médecin en a fait un livre dont on peut consulter les détails (https://www.persee.fr/doc/rbph_0035-818_1990_num_68_4_5787_t1_1052_0000_2)
Reconnaissance officielle: en 1999, à Clermont de l'Oise fut inaugurée une stèle à la mémoire des 3063 morts de cet hôpital, morts de froid et de faim, mais sur Wikipedia, l'article sur cette localité comporte plus de 50 illustrations, mais aucune de cette stèle, et on y parle bien de l'hôpital psychiatrique qui existe toujours, sans dire un mot de son passé.
En 1938, dans un autre hôpital (Vinatier, aux abords de Lyon), un chef de service stigmatise "l'augmentation du nombre des tarés, des dégénérés, en un mot des déchets sociaux, qui contribuent à la dégénérescence de la race et deviennent une lourde charge pour la collectivité".
Le cadre du roman de Pierre Durand est l'établissement de Clermont, à une soixantaine de kilomètres au nord de Paris. Il recevait à l'époque 5000 personnes. le roman conte l'histoire d'un homme qui se retrouve à l'hôpital sans qu'on puisse savoir s'il est amnésique ou malade mental. Il nous entraîne dans une histoire où se mêlent Allemands, religieuses, résistants, gardiens, patients morts de froid et de misère. le triste record des malades mentaux hospitalisés et morts est tenu par cet hôpital. Dans les années 1960, c'était le plus grand centre hospitalier psychiatrique d'Europe.
Heureusement, d'autres hôpitaux n'ont pas suivi, comme Saint Alban (Lozère), qui soignait les résistants et fut la premier à vouloir rendre la dignité et l'humanité à ses pensionnaires. Paul Eluard y fut soigné.
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Beatrice258
  02 février 2020
Je précise que ce n'est pas mon commentaire, mais le Résumé de ce livre que j'ai rajouté.
La description faite sur Babélio par l'éditeur (ou pas) , n'est pas complète et peut induire en erreur, par rapport à l'intitulé et ou la photo de couverture .
(néanmoins, pour pouvoir laisser ce complément d'information , j'ai été obligée de "noter" sans l'avoir encore lu)
40 000 malades mentaux exterminés en France entre 1940 et 1945 : un crime contre l'humanité sur lequel en dépit des efforts courageux de quelques médecins, est tombé l'épais voile du silence de la honte. Ce « génocide des fous » est un sujet qui est longtemps resté tabou. Sans doute à cause du nombre et de l'importance des coupables et des complices, du régime de Vichy aux autorités médicales. Déjà, avant la guerre, en Allemagne, les nazis avaient assassiné des dizaines de milliers d'enfants déficients, de vieillards impotents, de « tarés » - y compris par le gaz -sous prétexte de sauvegarde d'une prétendue « pureté raciale »... Pierre Durand témoigne dans un récit sans complaisance, fondé en particulier sur une longue enquête à l'asile-mouroir de Clermont-de-l'Oise - le plus grand de France. La Résistance et la déportation ne sont pas absentes de ce livre au style dépouillé qui n'est pas sans rappeler les oeuvres de la littérature classique.
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