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ISBN : 2100014153
Éditeur : Dunod (18/02/1993)

Note moyenne : 4.61/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Gilbert Durand, disciple de Bachelard, souhaitait en concevant cet ouvrage compléter "anthropologiquement" les recherches inaugurées par la psychanalyse du feu. Son livre est devenu la référence de tous les travaux sur les mythes : une sorte de "jardin" des images, ordonné comme la botanique de Linné, un merveilleux répertoire organisé autour des grands schémas structuraux.
Public concerné : Étudiants en DEUG de lettres et sciences humaines

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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Enroute
  02 juin 2017
Pour Gilbert Durand, l'imaginaire humain est universel car animé par l'angoisse de la fuite du temps et de son terme final. le mouvement rapide et indiscipliné de certains animaux, la gueule dévorante de certains autres, les symboles inquiétants de la nuit, de l'obscurité et des profondeurs et ceux de la chute activent l'angoisse de la fuite du temps et de la déchéance. Pour y faire face, les symboles ascensionnels et du tranchage dont le sceptre et le glaive sont les archétypes et le soleil l'inspirateur forment une moitié de l'imaginaire humain fait de sectarisme et de rigueur, dit diurne.
A l'inverse, une autre moitié du paradigme imaginatif choisit l'euphémisme des symboles angoissants : les mouvements rapides deviennent caresses, la gueule dévorante succion, les symboles nocturnes évoquent la tranquillité plutôt que l'inquiétude, la chute la lente descente. La fragmentation dévorante devient digestion à chaleur douce. le feu qui brûle et consume devient source de chaleur du foyer. La prétentieuse élévation se "gullivérise" dans les personnages de lutins, la conquête devient intimité réconfortante, l'opposition consensus. le symbole de ce régime euphémisant est la coupe (le bol). Puisqu'il magnifie la douceur de la nuit, ce régime est dit nocturne. La lune est encore un catalyseur puissant de l'imagination par la notion de cycle qui lui est associée. Cette résurrection mensuelle d'un astre emblématique d'un régime qui favorise le consensus et la fusion des contraires rappelle le cycle des saisons et de la végétation et l'androgynie. Les animaux qui évoquent la renaissance, les évolutions cycliques ou le tissage pour l'idée du devenir qu'il implique sont encore associés au régime nocturne. Enfin, Gilbert Durand voit encore dans le régime nocturne les sources imaginatives de la religion qui s'approprie la figure de l'arbre (qui s'élève tout en suivant le cycle des saisons), du serpent, un des animaux les plus symboliques dans le monde et à toutes les époques (qui se régénère, ondule comme l'eau, a des anneaux et peut se mordre la queue en un cycle perpétuel) ou l'image du Fils, à la fois homme biologique et lié à l'image féminine par la mère, présent dans de nombreuses mythologies.
On repère ainsi dans le développement de ces figures imaginatives des structures d'harmonisation et de dialectiques (comme la musique), historienne (les philosophies de l'histoire) et progressistes (du fait du messianisme). Il est ainsi possible de poser les base d'une fantastique transcendantale ou schéma directeur de l'imagination humaine universelle.
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lutinielle
  22 août 2012
Un livre fondateur pour ma réflexion. Une vision de la société permettant enfin de relié la dimension mythologique (Lévi-Strauss et comparses) à celle de la micro sociologie (l'école de Chicago entre autre avec les interactionnistes). Ici le matériel mythologique et symbolique d'une société n'est plus une base fixe mais une boue dynamique subissant les assauts des besoins sociétaux contemporains à chaque époque. La gangue mythologique devient l'engrais de l'épistémé d'une époque, car le postulat de départ est que toute société à nécessité de se refléter dans sa propre dimension symbolique.
L'oeuvre de Durand propose en pont entre les reflexions d'auteurs comme Dumézil, Eliade ou Girard et des auteurs comme Bourdieu, Boudon ou Aron.
Ces ponts ne sont pas forcements les meilleurs, mais ils donnent des pistes de construction d'une anthropologie sociale globale ne coupant plus l'action du symbolique.
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rieserisabelle
  19 juillet 2018
Ayant eu une introduction de ce livre en sciences de l'éducation, j'en ai extrait la scientifique moelle des structures archaïques de l'imaginaire héroïque, intime et cyclique. Au delà de l'apport éducatif, le retour sur soi de la nature est devenu personnellement initiatique. C'est avec cette approche que j'ai pu contribuer à l'écriture entre mots et images dans la photographie de paysage.
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ouechTonton
  14 septembre 2010
Ma foi, une fiche de lecture ne suffit pas, c'est un véritable résumé qu'il faut faire sur cet essai ! Livre conséquent et jargonneux, il m'a fallu plus de deux semaines pour arriver au bout de l'introduction !

Mais c'est un bon livre. Sa logique formelle, méticuleuse, peuplée de doutes est en plein avec la mienne. Et le sujet me ravit : il ne s'agit pas moins de décrypter comment les structures communes de notre imaginaire induisent nos grands pans de réflexion.
Pour moi, c'est mécaniser ce qui nous restait d'humanité et envoyer aux oubliettes le credo du personnalisme psychanalytique.

Mais pas de conclusions hâtives, l'ouvrage est en cours de lecture… Or, il est tellement riche que je vais faire un premier point...
Lien : http://wizzz.telerama.fr/oue..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Cyril_lectCyril_lect   23 février 2017
La pensée occidentale et spécialement la philosophie française a pour constante tradition de dévaluer ontologiquement l'image et psychologiquement la fonction d'imagination " maîtresse d'erreur et de fausseté".
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EnrouteEnroute   02 juin 2017
L'église chrétienne, comme l'exemple des cultes initiatiques d'Attis et de Mithra, a su admirablement assimiler la puissance symbolique de la grotte, de la crypte, de la voûte.
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EnrouteEnroute   02 juin 2017
A toutes les époques donc, et dans toutes les cultures, les hommes ont imaginé une Grande Mère, une femme maternelle vers laquelle régressent les désirs de l'humanité.
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EnrouteEnroute   02 juin 2017
La maison constitue donc, entre le microcosme du corps humain et le cosmos, un microcosme secondaire.
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EnrouteEnroute   02 juin 2017
Nous venons de constater que l'attitude la plus radicale du Régime nocturne de l'imaginaire consiste à se replonger dans une intimité substantielle et à s'installer par la négation du négatif dans une quiétude cosmique aux valeurs inversées, aux terreurs exorcisées par l'euphémisme.
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Video de Gilbert Durand (2) Voir plusAjouter une vidéo

Paroles de neige; 1
Entretien mené par Renée ELKAIM-BOLLINGER avec Gilbert DURAND, anthropologue, parle de la poétique de la neige : le bruit de la neige, la lumière et la neige, la neige vue par les poètes. (1ère émission d'une série de 5)
Dans la catégorie : Religion comparéeVoir plus
>Religion>Religion comparée. Autres religions>Religion comparée (126)
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