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EAN : 9782379310003
336 pages
Éditeur : humenSciences (09/01/2019)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Savez-vous ce qu’est la Zététique ? L’art du doute nourri par la méthode scientifique. le refus de toute affirmation dogmatique, mais aussi une autodéfense contre les idées reçues, les fausses évidences, les illusions sensorielles, les raisonnements erronés… tous ces pièges que nous tend notre cerveau.
L’intelligence n’immunise pas contre l’erreur. Quand nos neurones sont biaisés nous n’avons aucun moyen objectif de le savoir. Alors il faut apprendre à douter... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  06 mars 2019
Devrait être d'utilité publique.
La zététique, l'art du doute nourri par la méthode scientifique. L'auteur met en scène des dialogues entre deux personnages, Vled Taps, le zététicien pédagogue et la marionnette Mendax le contradicteur, qui représente les mauvaises intuitions. On peut retrouver ces dialogues sur la chaîne Youtube « La tronche en biais ». Auquel je vais de ce pas m'abonner d'ailleurs.

Les biais cognitifs de toute sorte, le doute raisonnable, le besoin de cohérence, les biais de confirmation, synchronicité, l'appel de la nature, les explications monocausales… Tout cela peut paraître barbare à un profane comme moi, mais la mise en scène et l'humour développé font passer toutes ces informations avec une facilité déconcertante. Bon j'avoue que le terrain était propice. Je connaissais un peu la zététique et c'est ce qui m'a fait choisir de lire ce livre.
Cela étant, je le conseille à tous ceux qui aiment réfléchir et qui ne se contentent jamais des assertions qu'on leur assène de tout bord.
On abordera également dans ce livre, plusieurs sujets dits de société, passés au crible de la pensée critique et notamment, la « théorie » ou l'étude de genre. Très éclairant.
Vous ne trouverez pas une étude en bonne et due forme de l'homéopathie ou du réchauffement climatique, le consensus scientifique s'en est déjà chargé, mais des outils et des réponses à pourquoi peut-on être amené à penser ainsi ou ainsi. Apprendre à prendre en compte ces informations pour apprendre ou réapprendre à douter, à raisonner, à reconnaître tous les biais cognitifs qui polluent souvent les idées soutenues par tout le monde et surtout n'importe qui avec forces de conviction.
Bon l'auteur n'évite pas les piques acides sur les charlatans de tous bords, mais ça n'a pas été franchement pour me déplaire.

Un livre de salubrité critique qui devrait être déclaré d'utilité publique. (Parallèle que l'éditeur a voulu qu'on fasse ? J'adhère).
Pour aller plus loin et facilement, la sitographie vous donnera plusieurs sites à consulter sans modération.
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Cette critique peut heurter la sensibilité de certains lecteurs.
Hugo
  10 avril 2019
- Dieux n'existent pas, ils sont trop nombreux de toute façon
- Le sida ce n'est pas la CIA c'est bien une maladie à la con
- Le cancer ne se guérit pas pas le jeûne ou l'homéopathie
- L'astrologie, les médiums et tout le tralala, ça pue du cul
- Le 11 septembre, c'est des guignols en mal de reconnaissance portés sur l'absurdité d'un dogme à la con et non la CIA
- La magie n'existe pas, l'imaginaire oui
- Les extra terrestres pourquoi pas, pour le moment hein...
- personne ne guérit par la psychanalyse
- Le réchauffent climatique c'est pas les chinois pour anéantir l'industrie des États Unis...
La liste est longue...
Oh putain je vais me faire plaisir et laisser cours à ce qui me fait bander depuis quelques années maintenant, Hormis les femmes, la nudité des femmes, leur sourire, leur doux visage, leur féminité, leur douceur, bref la vie m'a fait bien dans ma tête de part une naissance aisée, dans un pays aisé avec des parents biaisés, Rassurez-vous le « I » en trop a fait de moi ce que je suis. Cela étant et fort heureusement je ne suis pas pédé, maladie reconnue officiellement par les dogmes divers et variés de l'enculerie générale, ou plus poliment parlant de l'enfumerie générale, car tout dogme quel qu'il soit renferme un mystère scientifiquement et irréfutablement non prouvé par l'Étude critique des sciences, destinée à déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée (théorie de la connaissance) soit par ce terme un peu gourou « L'épistémologie ».
Depuis toujours je vous dis que je suis une burne, pas intellectuel, pas formé, pas éduqué intellectuellement, bref je remets en cause mes capacités personnelles car je suis dans l'incapacité de piger un truc un peu chiadé avec des mots pompeux, hasardeux, des formules au sophisme et à la rhétorique musicale qui résonne à tout ceux qui se trouvent sensible à cette musique, les autres se perdent dans l'incompréhension et le désintérêt se sentant exclue d'une telle sentence discriminatoire et parfaitement subjective qui nous est proprement dû en fait parce QU'ON S'EN BRANLE.
Mais moi, je ne m'en branle pas, j'ai envie de comprendre pourquoi, comment, bref je suis con comme les autres qui veut savoir pourquoi il est aussi teubé, demeuré, mais pourquoi je ne comprends rien à la psychologie, à la philosophie, comme-ci j'étais hermétique à ces disciplines.
Alors j'ai cherché dans mon passé, parce que ça me concerne et ça me ronge un peu de l'intérieur, pourquoi je suis devenu athée à 13 piges, pourquoi j'ai arrêté d'aller voir un psy au bout de 4 séances et pourquoi j'ai guéri de mes petites névroses tout seul comme un grand gourou de l'introspection personnelle etc… :
« Allez mon jeune apprenti, tu te branleras une fois par jour pendant 10 jours, tu peux t'aider de tous les supports à ta disposition pour faire péter le désir entre tes deux mains »
Yeahhhh j'étais guéri, enfin presque… Alors quoi ? comment ? bah j'en sais foutrement rien, j'ai lu des trucs, plein de trucs en LOGIE, en SOPHIE, et j'ai trouvé des réponses à la con encore plus nébuleuse que le mal de tête de toute femme de mauvaise foi préférant simuler un mal pour un bien commun qui nous apporterait à nous les homme l'illusion que vous nous aimez surtout et avant tout pour le cul… le romantisme et les sentiments me vont droit dans le calbute sachez-le, le reste c'est de la poésie de perlinpinpin couchée dans les livres aux pages cornées.
Donc j'ai lu, j'ai lu, et j'ai regardé des trucs sur internet pour comprendre mieux, l'auteur est-il reconnu comme l'élite intellectuelle de notre monde ? parce que je ne comprenais toujours rien…
« Ah merde oui le mec est une putain de pointure dans le domaine de nébulation féminine, je me souviens il s'appelait « Rocco Siffredi », et j'ai enfin admis que j'avais un petit zizi de rien du tout, que le quantique servait à comparer l'infiniment petit à l'aide de calculs savants qui m'échappaient mathématiquement parlant mais dont je ne réfutais en aucun cas la véracité scientifique prouvée jusqu'à preuve du contraire. le micro-ondes peut vous en parler d'ailleurs… ou les lasers.
Et bah ouais, les petites bites ne sont pas gage d'un grand savoir, rumeur ? croyance populaire ? anecdote ? hum, cela a-t-il été prouvé scientifiquement, je me le demande ?
En fait j'ai besoin d'être rationnel, cohérent, cartésien (bien que Descartes soit une peu chahuté à ce sujet), sceptique, dubitatif, dans le doute permanent, de toutes choses qui semble être ce qu'elles sont alors qu'elle ne sont point ce qu'elles semblent ne pas être, mais moi je « Suis » et toi qui tu es ?
Bref en somme je suis un con qui se respecte et qui comme tout un chacun, je suis souvent crédule mais je sais changer d'avis, je le fais tout le temps, à condition d'avoir la preuve irréfutable jusqu'à une nouvelle preuve irréfutable de ce que je crois.
Pour résumé je comprends tous les bouquins de vulgarisation sur l'astronomie, de sociologie, je comprends les faits scientifiques avérés E=MC2 mon amour, et quand je ne comprends pas alors je cherche comme pour la psychologie récemment :
« Freud, Jung » qui m'amusent autant qu'ils me frustrent, des légendes dans leurs domaines acclamés par l'élite intellectuelle parfois pédante de supériorité persuadée de détenir une vérité que seuls les initiés peuvent comprendre et connaitre…
Donc j'ai cherché de mon propre « Moi » pourquoi je comprenais que dalle hormis deux trois théories très fun comme l'interprétation des rêves, le refoulement, la libido, les archétypes et j'en passe de commentaires tellement j'étais paumé.
Scientifiquement ça pue du cul si, si je vous assure, ça vaut tout le savoir du monde officiellement mais officieusement ça vaut autant que le complexe d'oedipe qui a toujours été pour une moi une fable mythologique.
Tout n'est surement pas à jeter non plus hein.
Moi je me suis guéri tout seul de mes névroses, le reste est pompeusement cognitif lié à des facteurs purement scientifiques qui expliquent de manières limpide notre façon d'être ce que nous sommes comme la femme à genoux qui dans un élan de générosité altruiste après un bon doliprane éliminant un mal de bide impromptue s'adonne à la plus grande démonstration d'amour de tous les orgasmes… « Ohhhhh mon dieu que c'est bon »
Je digresse de bonne foi, car dieu est le garant d'un esprit « sein » que auquel le je joins volontiers ma langue…
Bref quand je ne comprends rien, c'est qu'il y a un hic, je peux ne rien comprendre hein, je ne suis pas un savant littéraire scientifico gaucho populo, parfois je raconte des conneries, je cache ma profonde bêtise dans la digression, l'humour, l'ironie, l'auto-dérision mais je me soigne tout seul, à l'aide de compétences qui m'échappent parfois, j'insiste je creuse et j'emmerde le reste du monde.
Les gens peuvent croire en ce qu'ils veulent, souvent convaincus, impossible à raisonner même par les faits, les preuves, la rationalisation, la cohérence, ils s'obstinent dans leurs croyances souvent anodines, bénignes mais souvent loufoques, grotesques, et forte déplaisante pour l'espèce humaine, mais l'égo, la fierté, l'estime de soi sont plus fortes que la vérité, plus forte que la véracité des protocoles scientifiques, dévalorisant l'adversaire, proposant des théories Ad hoc qui viendront corroborés leurs théories, s'entourant de gens qui croient aux mêmes choses, voilà pourquoi j'évite le débat, la confrontation, les dissonances cognitives sonnent comme le diable, elle attribuent l'erreur à autrui et les réussites a soi, « c'est pas moi chef… »
Moi je ne suis pas végétarien, je bouffe de la merde tout le temps, pourtant je condamne les abattoirs, la traite des animaux, la pollution etc… des convictions certes mais biaisées en pleine dissonance avec mes actes qui se justifient par le fait que j'étais élevé comme ça, que ce n'est pas de ma faute si je bouffe de la viande que de toute façon quelqu'un d'autre la bouffera à ma place, bref si demain j'arrête par une volonté de fou furieux alors je m'attribuerais tout le mérite et je condamnerai dans les flammes de l'enfer les mécréants bouffeurs de viande.
Qui n'a jamais dit : « putain j'ai encore choisi la mauvaise caisse »
Moi ça me fait marrer quand je le dis parce je ne me souviens que des fois ou j'ai choisi la caisse à la con, la majorité du temps je m'en branle car ça avance vite, et en plus je ne prends pas en compte les autres pour qui ça avance… mais pour établir une réelle « malédiction du choix de la caisse qui n'avance pas » faudrait créer un protocole scientifique qui éliminerait le hasard de l'équation soit un calcul très simple :
Sur 100 fois ou vous allez faire les courses il faudrait tomber 63 fois sur une caisse à la con, autant vous dire que personne ne passera ce premier test, mais quand bien même il le passerait parce que c'est la norme, ils resterait à réaliser d'autres tests pointus qui valideraient si oui ou non vous avez cette malédiction de merde qui fait chier votre impatience de claquer votre tune de prolétaire dominé par le capitaliste mondial bientôt anéantie par le réchauffement climatique.
Tu digresses encore avec tes paraboles fumeuses de contrepèteries…
Alors voilà tout ça pour dire : « Je sais que je ne sais rien »
Seule citation que j'emploie pour paraitre cultivé, bien sur je cite mes sources : « Socrate disait… »
Bah ouais Soso t'étais le boss, t'avais tout compris en fait, l'esprit critique sous l'antiquité, l'ouverture d'esprit :
« Quand est ce qu'on biaise » vulgarise la zététique et c'est avant tout une chaine sur You tube se nommant : « La tronche en Biais »
Alors C'est quoi ou juste la zététique, petite définition :
(source Wikipédia) La zététique est définie comme « l'art du doute » par Henri Broch, le terme d'art se comprenant au sens médiéval (ars) d'habileté, de métier ou de connaissance technique, en clair, de « savoir-faire » didactique qui permet la réflexion et l'enquête critiques.
La zététique est présentée comme « l'étude rationnelle des phénomènes présentés comme paranormaux, des pseudosciences et des thérapies étranges ».
La zététique est destinée aux théories scientifiquement réfutables, c'est-à-dire respectant le critère de discrimination de Karl Popper. de fait, contrairement aux autres mouvements sceptiques, elle ne pose pas la question des religions et des croyances non réfutables. Son objectif est la mise à l'épreuve d'énoncés pourvus de sens et de nature scientifique (c'est-à-dire réfutables selon Popper) dont les explications ne semblent pouvoir se rattacher à aucune théorie communément acceptée.
La zététique se réclame aussi du scepticisme scientifique, et plus généralement de la démarche de doute cartésien qu'elle décrit comme nécessaire en science comme en philosophie. Elle se veut, pour reprendre le mot du biologiste Jean Rostand, une « hygiène préventive du jugement » (source Wikipédia)
A quoi ça sert finalement ?
A plein de chose, mais surtout à nous comprendre, à se comprendre, à comprendre le monde, les croyances, les vérités, les conneries qui nous formatent à longueur de vie, avoir l'esprit critique, être rationnel, ils parlent de dissonance cognitive, de rationalisation, ils prouvent ce qu'ils avancent, corrigent les erreurs qu'ils auraient pu commettre et c'est pertinent, passionnant... petits coeurs d'amour
Moi je le fais à mon échelle, mais j'en suis arrivé là, j'ai l'impression d'avoir trouvé enfin une vraie réponse à mes trop nombreuses questions, mais je n'ai pas le talent, la patience, la rhétorique, les arguments, et l'aplomb pour ouvrir ma gueule, je me contente de me contredire tout le temps, de me poser mes questions, de trouver mes propres cheminements de pensées, je suis souvent dans l'erreur que je corrige tant bien que mal avec l'expérience et la maturité du coup on peut arriver à faire plein de trucs cool, comme donner du plaisir à sa femme enfin…
" j'ai comme un doute…"
Merci à toute l'équipe de la tronche en biais pour leur vulgarisation, leur humour, leurs sources, leur clarté, leur esprit de contradiction et tout le reste.
Et merci à mère, car grâce à elle je me pose des questions.
A plus les copains
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yeKcim
  10 mars 2019
Après avoir explicité l'ensemble des sources d'ambiguïtés pour les éviter, ne reste alors plus qu'à décortiquer les idées. C'est ce que propose ici Thomas C. Durand avec brio, profitant de plus, de l'occasion, pour expliquer les mécanismes qui nous induisent parfois en erreur, ce qui nous évitera alors peut-être de tomber à nouveau dans ces pièges que le cerveau semble vouloir nous jouer.
À peine le livre fini, j'ai déjà envie de le reprendre en main. J'aimerais pouvoir en assimiler complètement le contenu. Je sais que je le lirai à nouveau, j'espère pouvoir faire en sorte que ma façon de penser profite pleinement de l'ensemble des connaissances développées au fil des chapitres. J'ai vu les vidéos de « La Tronche en biais », le livre ne m'a pas semblé une redite pour autant, étonnant puisqu’il s’agit des mêmes textes, compréhensible puisque j’ai vu les vidéos il y a déjà quelques temps. Les épisodes étant parfois très denses, il est intéressant d'avoir accès à un format papier qui permet, pour moi en tout cas, de mieux assimiler certains contenus.
Pour être complet, je dois tout de même admettre que le livre n'est pas sans défaut, je les estime pour ma part aux nombre de deux (que j'admets très subjectifs):
1. Puisqu'il s'agit en partie d'une réutilisation des scripts de l'émission « La tronche en biais », j'aurais aimé une illustration présentant les deux personnages, en préface ou en quatrième de couverture.
2. Certains passages sont assez complexes, il m'a fallut quelques relectures pour saisir certains paragraphes. En particulier, le très intéressant chapitre 16, dont la page 191 (avec la citation de Carl Gustav Jung) m'a semblé incroyablement obscure. Lue encore, relue et lue, rien à faire, son sens m'est resté inaccessible.
Le chapitre 7, démontant en quelques pages le célèbre paradoxe de l'oeuf et de la poule, donnant une réponse qui devient alors une évidence est délicieux. La plupart des chapitres, sont l'occasion de décortiquer des questions de façon non manichéenne, apportant un recul bienvenu, des explications parfaitement explicites, documentées et référencées. Certes, cela n'est pas toujours facile à digérer mais c'est incroyablement enrichissant. le chapitre 23 « le sexe, le genre et les biais cognitifs » est un parfait exemple de cette qualité. Incroyablement riche, il permet non seulement de comprendre à la fois ceux qui défendent et ceux qui abhorrent la "théorie du genre" mais surtout permet de prendre énormément de recul sur un sujet complexe et clivant, comme sur des sujets annexes (l'essentialisme en particulier).
Le dernier chapitre est un appel à la bienveillance et à l'humilité, car nous ne devons jamais oublier que nous sommes tous victimes de biais, sur un sujet ou un autre. Un chapitre intelligent que j'ai écorné (j'ai écorné plusieurs pages mais sur la fin, j'ai écorné les chapitres, c'était plus pertinent). Dommage que mon marque-page précédait cet ultime chapitre de quelques pages lorsque ma belle-soeur m'a défié de démontrer que les citrons momifiés par un magnétiseur, qu'elle me montrait en photo, ne sont pas une preuve indiscutable que les magnétiseurs ont un pouvoir que la Science est incapable d'expliquer. J'ai beau savoir depuis quelque temps déjà qu'il est inutile et contre productif de s'emporter, je n'ai pourtant pas réussi à faire preuve d'humilité (du tout). Ma lecture est alors devenue un chouette boomerang, le retour de bâton bien mérité. C'est une façon d'apprendre et de progresser.
Un livre passionnant. À lire, relire et offrir.
Si l'on prend le titre au premier degré, je connais parfaitement la réponse : dès la lecture de la couverture. du moins, c'est la réponse que m'inspire la tête de ma voisine dans le car, il semble qu'elle ait été biaisée dès la lecture du titre.
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petitours
  07 avril 2019
Ce titre avait tout pour (me) plaire, et je ne cache pas qu'il y eut même quelques bonnes surprises à sa lecture. Si vous ignorez tout des biais cognitifs, des erreurs de logique et de la zététique, si vous n'êtes pas familier de Daniel Kahneman et de Georges Charpak, Thomas Durand est un assez bon vulgarisateur, qui appréhende avec pluridisciplinarité la problématique de la vérité scientifique. Il est en particulier assez appréciable qu'il cherche non pas seulement à décrire les mécanismes classiques de l'erreur de raisonnement, mais plus largement la méthode didactique de résolution de l'erreur. Ou pour le dire autrement "comment parler avec un tenant de la théorie du complot généralisé ou de l'homéopathie". Malheureusement il souffre d'un affreux défaut, qui entrave souvent une lecture qu'on aurait voulu plus fluide. En effet la totalité du livre est construite sur un dialogue entre un maître et un élève. Et ce dernier tient plus du cancre qui interrompt le cours avec des boules puantes et des blagues potaches qu'au disciple socratique. On se serait bien passé de sa présence.
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CineKino
  05 décembre 2019
J'avais été attiré par ce livre lors de sa parution, tant la couverture (titre, sous-titre et illustration) laissait penser à un livre sur les biais statistiques. le résumé puis les critiques m'avaient cependant vite refroidi. En particulier, le dialogue avec une marionnette ne m'emballait pas trop. Et effectivement, le résultat n'est pas vraiment à la hauteur de ce que j'espérais.
Il s'agit donc d'un essai sur la zététique, qui vise à nous aider à faire le tri parmi ce qu'on peut lire et entendre et à réfuter de façon cartésienne les théories et propos qui ne le sont pas. le livre se présente en chapitres sous forme de chroniques issues de la chaîne YouTube ''La tronche en biais" qu'anime l'auteur. Des chroniques à deux voix donc, avec une marionnette en guise de candide.
Alors ce livre est très intéressant sur le fond et, malgré quelques passages un peu plus complexes, compréhensible et utile pour un large public. Malheureusement, si cette forme de dialogue est sans doute nécessaire pour dynamiser les vidéos et apporter un peu d'humour, ça perturbe plus la lecture qu'autre chose. Je pense qu'il aurait mieux valu réécrire les textes en y mêlant les deux personnages. Par ailleurs, certains passages sans doute ironiques, qui devaient bien passer à l'oral, sont difficiles à comprendre à l'écrit.
Sur le fond, pas vraiment de biais statistiques donc, mais un livre sur les biais cognitifs, qui sont plus axés psychologie que statistique et logique mathématique. Encore une fois, c'est souvent intéressant, mais pas vraiment ce qui me passionne. Et encore certains chapitres, comme celui sur les psychopathes, me semblent carrément hors sujet.
Bon, tout cela est très riche et bien écrit, donc je recommande le livre malgré mes propres réserves.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   12 mars 2019
La téléphatie, la télékinésie, les voyages astraux, tout ça… ce ne sont que des balivernes ? C’est prouvé ?
Non, ce n’est pas prouvé, Mais la charge de la preuve incombe à celui qui avance l’existence d’un phénomène inconnu. Si jamais je prétendais qu’il y a une théière en porcelaine qui orbite entre Mars et Jupiter mais qu’aucun télescope ne peut la voir… ce serait dommage qu’on me croie sur parole. Il serait plus raisonnable de douter suffisamment de moi pour me demander des preuves. (C’est la théière de Russel, hypothèse proposée par le philosophe anglais Bertrand Russel pour montrer qu’il ne revient pas à un athée de prouver l’inexistence de Dieu, car ce genre de preuve est impossible à fournir).
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fnitterfnitter   07 mars 2019
Le sceptique, la rationaliste ou le zététicien n’est pas toujours aimé à sa juste valeur. C’est qu’il est agaçant aussi, à ne jamais croire aux rumeurs, à la magie, aux mystères ésotériques et aux médecines interlopes. Il semble juger les autres, se moquer de leurs croyances, et donc les insulter. C’est en tout cas ainsi que beaucoup le perçoivent.
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fnitterfnitter   18 mars 2019
En éliminant les hypothèses farfelues, nous avons utilisé l’instrument mental évoqué plus haut : le rasoir d’Ockham. Il tranche et nous débarrasse ainsi des hypothèses superflues, des prémisses inutiles, des postulats improbables. Les hypothèses restantes, aussi insatisfaisantes soient-elles, sont forcément plus vraisemblables, et c’est ce qu’on leur demande.
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fnitterfnitter   09 mars 2019
Les coïncidences constituent le substrat de la synchronicité. Or elles n’existent qu’au sein d’un témoignage, d’une subjectivité, et l’on sait à quel point un témoignage est épistémiquement fragile. Au final, la synchronicité fait penser à une auberge espagnole. Chacun apporte le sens qu’il veut, les conclusions qui l’arrangent, et en retire toujours -miracle ! - exactement ce qu’il était venu chercher.
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fnitterfnitter   08 mars 2019
Dans son rapport de 2018, la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) indique que le risque sectaire apparaît d’abord avec les médecines dites alternatives, les psychothérapies et le développement personnel, devant les mouvances religieuses ou spirituelles.
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