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ISBN : 9791026211303
Éditeur : Librinova (28/06/2017)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Je m’appelle Fabrice Carmen, j’ai 43 ans, je suis le présentateur vedette de la matinale d’une grande radio française.
J’ai du fric, je suis connu, les meufs m’adorent, je suis le mec que tout le monde rêve d’être…
Sauf que récemment les petits désagréments s’accumulent… Mon pénis, par exemple… Il est tombé, un matin, sous la douche… Ça fait un choc de le voir à côté de la savonnette… Et cette nouvelle animatrice à la radio qui ne porte jamais de culot... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
sylvaine
  15 décembre 2017
Quelle tête à claque ce Fabrice Carmen , présentateur vedette de la matinale d'une grande chaine de radio nationale , surtout depuis que la radio est devenue télévision. Sous prétexte qu'il a plein de fric, que sa gueule n'est pas inintéressante , il se croit tout permis, Dieu sur terre ... Alors quand un malheureux accident menace la survie de sa masculinité oserais je dire que le "bien fait " pour ta tronche m'a échappé . Ensuite je me suis repentie ! Parce que une greffe cardiaque à côté de la chirurgie "pénale"c'est de la gnognotte ...
Quand David Duranteau m'a proposé de lire son livre , je me suis sentie flattée , quand j'ai découvert le titre j'ai avalé ma salive de travers , quand je l'ai lu j'ai bien ri. La satire est virulente, personne n'y échappe, grands ou petits de ce monde passent sous le feu des projecteurs et quand l'histoire bascule et que l'enquête policière commence on se prend au jeu ...J'avais deviné le coupable mais l'auteur m'a embrouillée et j'ai douté .... l'honneur est sauf j'avais trouvé .
Un roman plein de verve , destiné à faire sourire , plein de clichés tellement éculés que cela devient risible et puis un passage , une page un peu différente et vous vous étonnez à penser qu'au fond c'est pas si stupide que cela ....
Au final ,marre d'écouter les infos, déprimé par les nouvelles du jour , par celles d'hier sans anticiper sur celles de demain, envie d'une pause rigolade n'hésitez pas , ce roman est fait pour vous ? Bonne lecture
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Aline1102
  28 octobre 2017
Oui, vous avez bien lu le titre ! Mais ne vous inquiétez pas : le roman n'est pas scabreux pour autant.
Comme vous pouvez le constater grâce à la quatrième de couverture, Fabrice Carmen est un homme extrêmement sympathique, que l'on aimerait tous (et surtout toutes) rencontrer (hum hum)... du coup, sa petite mésaventure n'est pas spécialement désagréable à suivre : on se dit que c'est bien fait pour le personnage et que ça lui apprendra peut-être le sens du mot "humilité".
L'humour (noir) et l'ironie sont les grands points forts du roman. L'auteur n'hésite pas à ridiculiser ses personnages et à les plonger dans des situations assez rocambolesques. Les rebondissements ne manquent pas et, quand on croit que Fabrice Carmen va finalement s'en sortir à bon compte, David Duranteau en rajoute une couche : la star de la radio va devoir endurer bien des ennuis avant de retrouver une vie normale. Je ne dirais pas que le suspense est insoutenable (on n'est pas dans un Stephen King non plus), mais on se laisse quand même prendre au jeu et par voir les pages défiler. D'autant que les personnages sont intéressants également : on croise de nombreux protagonnistes, certains plus agréables que Fabrice, d'autres non. Comme dans le monde réel, en fait :-)
Et ce monde réel est en plus très bien dépeint par David Duranteau. On se retrouve avec des personnages qui veulent tout, tout de suite, quitte à se perdre en route: tout le monde veut être célèbre, même si ce n'est qu'éphémère; et, surtout, tout le monde est superficiel, parce que les trucs sérieux n'amusent plus personne. C'est peut-être poussé un peu loin, mais on retrouve, là-dedans (même si c'est un peu exagéré et caricatural) certains défauts de notre société contemporaine.
Un autre point positif du roman, c'est le de l'auteur. Direct et percutant. David Duranteau ne part pas dans des phrases longues et compliquées, dans des descriptions qui prennent 10 pages. Il va droit au but et explique clairement les ressentis et les aventures de ses personnages. Ce participe à l'intérêt qu'on prend à la lecture : il accroche l'attention du lecteur et la retient quasiment jusqu'au bout de l'histoire. Et puis, c'est aussi plus en phase avec le titre du roman qui, lui aussi, retient l'attention.
Enfin, cerise sur le gâteau : l'histoire tourne peu à peu au polar. Si vous me connaissez, vous êtes sûrement au courant de ma passion pour les romans policiers. Imaginez mon enthousiasme quand une histoire que j'imaginais être un roman contemporain assez amusant est devenu un polar assez amusant...
Donc, voilà, je peux clamer haut et fort que ma dernière bonne lecture en date est un roman qui s'intitule le jour où mon pénis est tombé. Et expliquer à tout le monde que, malgré le titre, c'est beaucoup mieux que 50 nuances de Grey (bon, en même temps je n'ai pas lu ce dernier, mais je suis prête à parier que j'ai raison).
Un grand merci à David Duranteau pour cette découverte sympa ! J'espère que le prix Nobel ne tardera pas trop.
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AMR
  22 juin 2018
J'ai virtuellement rencontré David Duranteau sur SimplementPro ; il m'a abordée en me disant qu'il aimait bien l'esprit de mon message de présentation et que ma « subjective objectivité » l'intéressait beaucoup ; cet auteur semble bien aimer jouer avec les mots et les codes… J'ai donc accepté de lire son roman, la curiosité l'emportant sur les taquineries de la vie.
Le Jour où mon pénis est tombé… Titre évocateur, tonalité particulière… dans quoi mets-je donc les yeux ? Que me réserve ce polar érotico-humoristique, cette satire radiophonique, cette comédie inclassable ?
Le décor très contemporain d'une grande radio nationale, la problématique de l'information et de ses codes, l'ambiance bobo chic sont assez réalistes dans leur caricature, font plutôt vrai ou, du moins, répondent aux idées stéréotypées que le néophyte peut s'en faire.
Les personnages se prennent pour des gens bien, conscients de l'être et exsudent une certaine forme d'autosatisfaction ; il y a des journalistes, des présentateurs radio, un éditeur, un avocat, une chirurgienne, une voisine gothique attachée parlementaire d'un député écolo, un chauffeur de célébrités, un inspecteur de police, des enseignants à la retraite, une juge d'instruction, des couples qui se chamaillent, qui se cherchent, qui se trouvent...
Les péripéties s'enchaînent sans logique apparente entre comédie sentimentale, satire d'une certaine société, rivalités, romance, crime et enquête policière, mystère et suspense. le chapitrage est original, avec des titres empruntés au lexique maritime, ce qui étonne et détonne dans ce roman plutôt urbain, quoique... Chaque lecteur se fera sa propre opinion, entre Paris et le Bassin d'Arcachon, entre téléréalité et ostréiculture…
La tonalité comique cache parfois des pépites d'observations et d'analyse ; c'est souvent bien vu, bien épinglé et bien égratigné…
L'écriture à plusieurs premières personnes est incisive, efficace, caustique ; enfin, ce doit être l'effet voulu, mais cela fait un peu brouillon au départ et le lecteur s'y perd un peu… Chaque JE propose un point de vue circonstancié, aiguisé, particulier et développe ses propres digressions ; l'effet général prône une « ambiguïté constructive » :
« — Moi je vois un bouquin dans l'univers de la radio, on la fait people, avec tes invités du cinoche, on voit l'envers du décor, cruel, malsain, porno... Gonzo-trash, tu vois, le genre ? ».
Petit à petit, l'alternance des points de vue gagne en maîtrise, ce qui facilite la lecture ; tout est ainsi mis sur un même niveau narratif qui propose une réalité diffractée, pas plus évidente pour autant, mais suffisamment éloquente pour tenir ma curiosité en éveil, captive un peu malgré moi du récit. J'apprécie le ton ironique, sarcastique ainsi que quelques références à une actualité récente ou des situation connues.
Naturellement, le JE du personnage principal prend le dessus et s'affirme au premier plan, un JE masculin, un rien macho, pas trop mon genre, je dois l'avouer, avec ou sans pénis… puisqu'il faut bien en parler, de ce pénis tombé, coupé, remis en place, plus ou moins opérationnel...
Les commentaires à connotation sexuelle arrivent à me faire sourire : c'est moins mal parti que l'on aurait pu le craindre me connaissant !
Le travail sur les dialogues me fait penser à une mise en scène théâtrale ou à une suite de sketchs humoristiques ; c'est parfois assez délirant. Il arrive même que les différents narrateurs s'adressent directement aux lecteurs : « - vous êtes d'indécrottables petits êtres humains et qui peut vous en vouloir pour cela ? Mais tu oublies l'essentiel... Je te tutoie pour ces derniers instants, parce qu'on a passé un peu de temps ensemble et une certaine intimité s'est instaurée... ».
David Duranteau a l'art de balader son lectorat, de le surprendre. le jour où mon pénis est tombé est un roman à tiroirs dont le dénouement était assez imprévisible. Je ne peux rien dire sous peine de divulgâcher des détails… Je dirai simplement : et pourquoi pas ?
Un bémol cependant : Il est vraiment dommage que subsistent un certain nombre de coquilles dans le texte : une bonne vingtaine environ, ce qui nuit à la qualité de l'ensemble.
En conclusion : une assez bonne surprise derrière un titre provocateur.
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Wolkaiw
  01 août 2018
le titre de ce livre donne immédiatement le sourire, je pense que nous imaginons tous cette scène plutôt comique, improbable surtout, mais qu'en est-il du contenu ? Qu'est-ce que ce livre va nous raconter si ce n'est ce qu'indique le titre ? Eh bien laissez-vous surprendre par une histoire rafraîchissante, drôle et particulièrement décalée. Succomber à ce livre, c'est plonger au coeur d'un récit délirant qui sous des apparences de roman léger délivre un véritable message.

le jour où mon pénis est tombé retrace l'histoire de Fabrice Carmen, animateur vedette de radio et quadragénaire très séduisant qui papillonne à droite et à gauche sans parvenir à trouver la fleur idéale. Sa vie va subitement basculer lorsqu'il va perdre ce dont il est tant fier, ce qui lui permet d'enchaîner les succès mais surtout, ce qui symbolise la virilité. L'enfer va débuter car il n'est pas question d'avouer ce terrible secret, surtout pour un tel séducteur ! Va s'ensuivre une course contre la montre pour tenter de rectifier le tir… Les premières pages prêtent donc à rire car il n'est pas donné à tout le monde de perdre son pénis. le moins que l'on puisse dire, c'est que Fabrice Carmen, malgré son nouvel handicap, ne pense qu'à dominer le monde. En effet, il s'agit d'un homme totalement imbu de sa personne et détestable ; typiquement le genre de personnage que l'on a envie de gifler tant son comportement est insupportable. Je l'ai de suite pris en grippe et je pense que ce sentiment est voulu et pleinement assumé de la part de l'auteur. David Duranteau est parvenu à créer un personnage totalement antipathique auquel on fini tout de même par s'attacher, à force de patience et de persévérance, c'est là un véritable tour de force.

Tout au long du récit, une relation étrange et presque intime s'installe entre le lecteur et les personnages. C'est à chaque fois la première personnage du singulière qui est employée, jusqu'à là rien de particulier, sauf que ce « je » s'adresse à un « tu » qui n'est autre que le lecteur ! En ce sens, un sentiment de proximité s'installe très rapidement, nous sommes immiscés dans l'intimité des protagonistes, nous connaissons leurs pensées, leurs doutes ainsi que leur peurs. Nous apprenons à les connaître et nous sentons proches d'eux Je ne vous cacherai pas que Fabrice Carmen monopolise et l'attention et l'espace, mais les personnages dits secondaires ne sont pas en reste pour autant, ils sont même très intéressants et font progressivement avancer l'histoire. Je pense notamment à Hélène, chirurgienne et jeune femme pleine de vie qui tente de trouver l'amour, celui qui fait battre votre coeur à chaque fois un peu plus fort… Je pourrais également vous parler de Bénito, ce chauffeur de taxi ou plutôt cet entrepreneur qui conduit les gens à destination. Bénito est un être attachant que l'on prend facilement en pitié tant il semble fragile mais pourtant indispensable. Je vous parlerai enfin de Monica, gothique dans l'âme et femme mystérieuse, cette dernière a plus d'un tour dans son sac…
L'histoire se déroule en France, plus particulièrement entre Lège-Cap Ferret, autrement dit le Bassin d'Arcachon, et la région Parisienne. Pour être allée plusieurs fois du côté d'Arcachon et du Cap Ferret, je visualisais plus facilement les décors ainsi que l'ambiance des lieux et je peux vous assurer que c'était très agréable quoique parfois un poil stéréotypé. Dans la capitale, c'est l'univers de la radio que nous découvrons, à la fois émerveillés et sous le choc de ce monde très tape à l'oeil. Nous sommes plongés au coeur de ce qui semble être la haute société, l'élite mondaine, un milieu dans lequel le snobisme est roi, l'illusion reine. Je n'ai pas particulièrement adhéré à cet univers car je dois avouer qu'il représente une partie de ce que je méprise ou tout du moins, Fabrice Carmen et ses manières incarnent ce que j'exècre. Pour autant, je dois reconnaître que l'auteur joue parfaitement avec les clichés ainsi qu'avec nos a priori, il se sert des stéréotypes collectifs afin de les briser ou au contraire, les renforcer. J'ai trouvé ce jeu très habile quoique parfois répétitif, permettant de pointer du doigt ce qui fait mal et d'insister dessus.

Comme évoqué précédemment, l'auteur alterne les points de vus des personnages, je dois avouer que d'un côté cela dynamise le récit, le rendant moins monotone, mais d'un autre côté j'avoue avoir eu quelques difficultés, notamment à identifier qui parlait à chaque fois. Il n'était pas rare que je recommence la lecture d'un paragraphe pour bien comprendre de qui il s'agissait, notamment à cause du style. En effet, David Duranteau possède un style très particulier, certes unique, mais auquel je n'ai pas forcément accroché. A la fois déroutant, très oralisé et en même terriblement lent voire lourd, l'utilisation sans doute excessive des trois points de suspension m'ont plus d'une fois fait perdre le fil, provoquant même un certain malaise. Leur usage n'était à mes yeux, pas toujours justifié, d'autant plus qu'ils étaient employés pour chaque personnage, ce qui ne permettait malheureusement pas de les différencier facilement. En somme, l'auteur possède une belle plume, camouflée par trop de nombreuses fioritures en ce qui concerne la ponctuation. C'est un style, un style auquel malheureusement je n'adhère pas. J'ai d'ailleurs mis ce roman en pause avant de reprendre la lecture des semaines plus tard, notamment parce que je sentais que je n'étais pas dans la bonne période pour le lire. Je ne voulais pas me forcer car je savais que je pourrais davantage l'apprécier en prenant le temps de savourer l'histoire. Et cela a marché, alors que je n'étais pas vraiment entrée dans l'histoire pendant le premier tiers, j'ai dévoré les deux autres avec avidité.

Au fil du récit, les actions s'enchaînaient, de même que les surprises, bonnes comme mauvaises. J'ai trouvé que certaines choses allaient un peu vite, suivant sans doute le rythme et l'effervescence parisienne. J'ai été happé dans un tourbillon, ne sachant parfois plus où donner de la tête, me demandant si l'auteur allait revenir sur tel ou tel indicent, sur tel ou tel personnage. Tout était à l'image de la frénésie parisienne, de ce rythme boulot/métro/dodo dans lequel chacun semble un peu prisonnier, tentant maladroitement de s'extirper d'une routine installée depuis bien trop longtemps. Alors quand tout bascule pour Fabrice, j'ai eu l'impression que le rythme de l'histoire suivant celui de la vie de Fabrice, un rythme tantôt effréné, tantôt plus modéré. Jamais sage toutefois, car comme le titre le laisse penser, le sexe occupe ici une place importante sans pour autant gâcher la lecture. le sexe, on l'évoque, on en parle franchement mais finalement, on le vit très peu. Tout ce qui concernait les rapports sexuels ou même le sexe en général étaient souvent suggestifs, parfois crus mais jamais véritablement choquants. Souvent tournée en dérision, la sexualité représente presque un personnage à part entière, complètement intégrée dans l'histoire et fondue dans le décor.

Dans le jour où mon pénis est tombé, il est également question d'une enquête policière, et pas des moindres ! Notre cher animateur de radio semble avoir quelques petits soucis avec les forces de l'ordre, mais est-ce réellement de sa faute ? S'ensuit des péripéties toutes plus loufoques les unes que les autres, un suspense parfois intenable et des révélations croustillantes. Cette enquête pimente le récit et lui fait prendre des tournures intéressantes et non moins surprenantes, nous laissant l'occasion de nous familiariser avec un enquêteur quelque étrange mais sympathique. Suivre le déroulement de l'affaire apportait un souffle nouveau et bienvenu au récit, permettant à l'auteur de déjouer les pièges d'une intrigue trop classique.

Mais alors, quels messages ce livre fait-il passer ? Quelles leçons peut-on tirer de cette lecture ? Car c'est bien là tout l'enjeu lorsque je commence un récit : qu'est-ce que je vais pouvoir retenir ? Et bien, sous des apparences légères, presque frivoles, le jour où mon pénis est tombé s'intéresse à des sujets passionnants. Sous couvert d'humour, ce livre aborde la peur, celle de s'attacher à l'autre, car il est bien connu que s'attacher à quelque, faire confiance, c'est donner les clés de notre coeur, c'est offrir la possibilité à quelqu'un de nous briser. Comment faire confiance quand on est un animateur vedette et que les gens n'en veulent qu'à votre image ou votre argent ? Quand les sentiments entrent en jeu, tout est chamboulé, pour le meilleur et pour le pire.

La différence fait également partie de ce livre, la différence comme un handicap qui nous asphyxie, comme d'un poids que l'on traîne… Elle est très particulière pour Fabrice car elle concerne son membre viril et n'est donc pas visible par le plus grand nombre. Toutefois, force est de constater qu'elle est là, en lui et qu'il doit apprendre à vivre avec, à la côtoyer mais surtout, à l'accepter. Car accepter sa différence revient à devenir plus fort. Deux autres grandes thématiques sont abordées, celle du pouvoir et de la jalousie, qui vont malheureusement souvent de pair. La jalousie est un frein qui ronge les âmes et les empêche d'avancer, elle est à bannir de toutes relations, amicales, familiales et surtout amoureuses. La jalousie est un crève-coeur. de même, le pouvoir, lorsqu'il est entre de mauvaises mains, peut conduire aux pires extrémités. A l'instar de la jalousie, il peut pousser certains individus à commettre des actes odieux et totalement irresponsables, à commettre l'irréparable sous couvert d'être celui qui domine.

Vous l'aurez compris, ce livre ce n'est pas une simple histoire de pénis et d'amour, c'est une critique du monde nombriliste dans lequel nous vivons. Malgré quelques petits couacs concernant la plume et le rythme, j'ai passé un très bon moment avec ce livre qui m'a montré un autre visage que ce à quoi je m'attendais. L'humour et la légèreté sont au rendez-vous, proposant un récit désopilant et captivant tout en instaurant une certaine proximité avec le lecteur. La fin est un clin d'oeil à cette relation particulière nouée entre le lecteur et les personnages, c'est comme si maintenant, nous faisions aussi parti de cette grande famille de personnage, à l'image de Fabrice Carmen. En définitive, ce fut une lecture rafraîchissante et originale, idéale pour se détendre à l'ombre d'un palmier, et pourquoi pas, au Cap Ferret !
Lien : http://wolkaiw.blogspot.com/..
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Gaoulette
  20 août 2018
J'adore la lecture décalée. J'adore quand les auteurs vont à fond dans leur délire. J'adore avoir des personnages caricaturaux, poussés à l'extrême et que cela parte dans tous les sens. J'adore les titres accrocheurs qui annoncent du grand n'importe quoi.
Je ne pouvais que foncer avec un titre pareil. Un homme pas si beau que cela, imbu de sa personne, caractériel qui perd son pénis du jour au lendemain. Une histoire où je m'attendais aux péripéties d'un homme de lumière qui réapprend à vivre avec un pénis de 2.4 cm. En fait Fabrice Carmen est un héros détestable, il va perdre son superbe pénis et à partir de ce jour la monde va s'ouvrir devant lui. C'est le jour où je dirais que Fabrice Carmen va découvrir la "population" et le gens qui l'entoure. Autour de lui des personnages secondaires aussi caricaturaux que lui : Hélène, Benito, Lea, Monica et le flic pas très fufute. Des situations tirées par le cheveux mais qui rend l'histoire addictive. On en oublie même le problème du pénis.
Mais voilà, David Dureanteau m'a perdu à plusieurs reprises en changeant de voix. A chaque paragraphe on pouvait changer à tout moment d'intervenant. La première fois, j'étais perdue et je n'ai pas tout compris. de plus l'auteur a une histoire qui tient la route mais l'auteur tente de philosopher et rentre dans un pseudo argumentaire politique à la limite soporifique. J'ai bien compris que c'était l'effet escompté, un intervenant qui part en vrille et raconte sa life mais il m'a perdu au final.
J'ai trouvé le roman de David Dureanteau décalé, burlesque, avec un humour bien cinglant, des personnages à la limite du ridicule. J'ai trouvé les scènes rocambolesques sachant que vers la fin elles nous tenaient en haleine avec le petit côté thriller. J'ai trouvé la plume un peu bodo des beaux quartiers du 16ème.
Je ne serais pas contre de retester l'auteur s'il nous propose un même genre de roman. le titre était plus qu'accrocheur donc je ne pouvais que le lire.
Après je pense que l'auteur ne touchera pas un large public car il fera des déçus avec son final ouvert et des personnes qui cherchent des liens de causes à effet. Il n'y a rien à comprendre, le pénis est tombé et puis basta, la vie continue.....
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MarionbelMarionbel   20 août 2017
A la radio, pas plus d’info, mais ils m’ont dit : « On va faire un essai. Léa, ce matin, tu vas remplacer Fabrice ! »
- Quoi ??!!
- C’est temporaire, faut qu’on soit réactif...
- Mais j’ai jamais fait ça !
- T’inquiète pas, Léa, tout va bien se passer... Dans notre monde, ceux qui ne s’adaptent pas échouent... Disparaissent... T’as envie de disparaître ?
- Là, maintenant ?
- Chut... Léa, t’es une fille super réactive qui s’adapte à toutes les situations et relève tous les défis...
- C’est pas mal résumé, sauf que la politique, l’économie, j’y comprends pas grand chose...
- Comme tout le monde en général. Mais on ne va pas te demander une analyse.
- Tu dois transmettre l’information avec fraîcheur, candeur...
- Humour...
- Éventuellement, mais n’oublie pas, faut que ça accroche, tu vois... Et pour que ça accroche il faut des éléments de langage. L’auditeur doit pouvoir se repérer dans un cadre. Pour ça il doit t’identifier rapidement : A savoir, est-ce que tu es dans le camp du progrès ou de la réaction... Est-ce que tu es climato-sceptique ou écolo responsable, est-ce que tu es...
- Vaginale ou clitoridienne...
- Reste concentrée, s’il te plait, Léa ! ... L’auditeur doit savoir si t’es friendly or not friendly ! Ok ?
- Yeah ! Man...
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gabrielleviszsgabrielleviszs   12 juillet 2018
Y’a des jours comme ça, qui vous changent une vie… Ces jours où quelque chose bascule et rien ne sera jamais plus comme avant… J’ai vécu deux évènements de ce type-là, cette année… Le premier, c’est aujourd’hui, un vulgaire lundi de la fin août 2013… L’autre, c’est au mois de novembre de la même année… mais on en parlera plus tard… Faut toujours garder le meilleur pour la fin…
Pour l’instant, nous sommes à l’aube d’un lundi comme on en vit dans une sociale démocratie occidentale… On est le vingt-six août de l’année 2013 à Paris… Pas de guerre, pas de pénurie particulière, une certaine liberté d’action… Il est trois heures quinze du matin et curieusement, je ne panique pas… Je suis debout… Je me dis que je vais pas pouvoir aller bosser… L’eau tiède me coule sur la nuque et je ne saigne pratiquement pas… Je fixe le sol, je le regarde, là… À terre… Il gît, pas très loin du gel douche… La mosaïque est moderne, heureusement, ça égaye un peu…
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MarionbelMarionbel   20 août 2017
Pour l’instant je ne suis que l’humble présentateur-vedette de la matinale la plus écoutée de France... Notre station est n°1 en audience... Les trois premières radios de France s’octroient ce titre... Ca dépend de la tranche horaire, de la catégorie des auditeurs, les jours de pleine lune, les années bissextiles... On est tous premier quelquepart... Ca gonfle l’égo et les émoluments...
Je gagne 25000 euros par mois, onze semaines de congés payés, le taxi gratos, plus quelques à-côtés, conseils à des hommes politiques, séminaires d’entreprise... On vivote, quoi !
Officiellement, je suis de gauche... Donc je t’aime petit peuple, même si je déteste tout ce qui te divertit, que je te trouve inculte et sous-diplômé... Je t’aime, bordel et à cet instant je sens que c’est réciproque ! ... Et si tu veux bosser là où je bosse, de toute façon, faut être de gauche!
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gabrielleviszsgabrielleviszs   12 juillet 2018
Je suis chirurgien-urgentiste... Et comme deux femmes diplômées sur trois de plus de trente ans, vivant en milieu urbain, je suis célibataire... Voilà... Je l’ai dit, je perce l’abcès... Non, je ne suis pas particulièrement moche... Il paraît que j’ai des belles jambes et de beaux pieds... Oui, j’ai des petits seins... Non, je ne me ferai pas opérer... J’ai des copines, célibataires aussi... Ça réconforte, on se sent normale... Ça se crispe un peu entre nous quand l’une ou l’autre trouve un mec... On se sent trahi... Solidaires, mais dès que l’occasion se présente... Je vais aller changer ma blouse en lambeau, prendre un café et fumer ma dernière cigarette de la nuit... En plus, j’ai arrêté, faut pas abuser... Je vais passer par les escaliers, j’ai pas envie de parler... Qu’est-ce qu’il fout là, lui ? ... Il a quoi dans la main ?
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MarionbelMarionbel   11 août 2017
J’ai entendu dire qu’un être humain de sexe masculin pense au sexe toutes les 52 secondes ! ... C’est très exagéré... Toutes les deux minutes me parait plus vraisemblable... Si je n’ai plus de sexe, vous me direz, je peux toujours y penser, beaucoup d’êtres humains sur terre s’en contentent... Mais penser à quelque chose n’est excitant que si la probabilité qu’elle se réalise existe... Donc, je vais penser de moins en moins au sexe... Je vais avoir du temps... Qu’est-ce que je vais faire de tout ce temps ? ... Va quand même falloir que je me trouve un paquet de trucs à faire... Je vais devoir également changer de comportement face au sexe féminin... Ne plus minauder sans cesse, ne plus provoquer, ne plus inquiéter, ne plus fasciner... Ne plus séduire, en somme... Qu’est-ce que je vais faire de ma vie si je ne dois plus séduire ?
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