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ISBN : 2707301361
Éditeur : Editions de Minuit (01/03/1969)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Dans cet hôtel à l'orée de la forêt, trois clients qui ne se connaissent pas, silencieux, solitaires : élisabeth Alione, Max Thor qui la regarde, et Stein qui regarde Max Thor. Plus tard viendront Alissa Thor, puis Bernard Alione…
Fulgurant comme l'amour, silencieux comme la mort, grave comme la folie, âpre comme la révolution, magique comme un jeu sacré, mystérieux comme l'humour, Détruire dit-elle ne ressemble à rien.

Marguerite Duras (1914 -... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Livrepoche
  28 mars 2016
Mon premier Marguerite Duras et j'ai bien l'impression que je n'ai pas choisi le plus accessible. Détruire dit-elle est peut-être à ce jour le premier roman dans lequel je suis le moins rentré. le style de Duras pour Détruire dit-elle, est tellement jusqu'au-boutiste dans l'abstraction qu'il flirte avec la compréhension. Les phrases sont courtes, le texte est très coupé. Un mot pour un moment, une émotion, une action, un « silence », pas plus, le minimum, l'épure.
Je me fais pas de soucis. Ne pas comprendre Détruire dit-elle est normal. C'est même peut-être le but recherché. Voila un petit mois que je l'ai lu, il est très court, et il me trotte dans la tête depuis, en espérant que le temps ferait naître l'étincelle d'une sorte de révélation. Mais rien ! Un mois n'est peut-être pas assez?
Lorsque je prends le temps de lire et réfléchir (modeste réflexion comme le lecteur peut le constater) à une oeuvre, sa longueur formelle revêt une certaine importance que je lie au travail fournit pas son auteur. Un roman épuré peut nécessiter plus de travail qu'un pavé. Et c'est ce que je demande à une oeuvre courte ; qu'elle soit porteuse de tout ce qui est absent des mots existe dans les silences, dans les filigranes de notre cerveau, dans les interlignes, etc…
Avec Détruire dit-elle, le sentiment qui me vient, c'est celle d'une oeuvre facile pour une romancière expérimentée (reconnu depuis près de 20 ans). Et si tel n'est pas le cas, c'est le fruit d'un esprit torturé dont le résultat s'avère très obscur, et l'intention à jamais mystérieuse pour moi.
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Lien : http://livrepoche.fr/detruir..
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Marti94
  01 novembre 2013
Nous sommes dans un hôtel ou bien une maison de convalescence mais surtout dans un parc avec des arbres, des chaises longues, des tennis. On pourrait se croire en vacances. Les personnages que l'on rencontre dans ce lieu intrigant ce sont 2 hommes, Stein qui est juif et Max Thor qui est écrivain ou du moins qui tente de le devenir. Ils vont rencontrer une jeune femme solitaire et silencieuse et les masques vont tomber progressivement.
A part le titre qui fait référence à une exclamation d'Alissa, que ne n'ai pas comprise, je me suis régalée en retrouvant tous les ingrédients durassiens qui me font l'adorer : l'hôtel, la folie, la solitude, l'amour, la vie…. J'en veux encore!
Lu en janvier 2012
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Duluoz
  08 septembre 2016
Ces pages ont la densité d'un air pesant, elles se lisent, avec une lenteur de convalescent.
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Yuko
  10 mars 2011
Original et surprenant, ce petit recueil rédigé comme une pièce de théâtre, l'est certainement. Prisonnier entre la forme littéraire et son aspect théâtral, il ne ressemble à rien de connu. Entraînant simplement le lecteur curieux dans un monde qui lui échappe, celui du repos, de l'attente et de la solitude, il conserve comme toile de fond la destruction de soi, des autres et de la vie elle-même. Intéressant pour son aspect innovant.
Lien : http://art-enciel.over-blog...
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   25 mars 2011
[Incipit.]

Temps couvert.
Les baies sont fermées.
Du côté de la salle à manger où il se trouve, on ne peut pas voir le parc.
Elle, oui, elle voit, elle regarde. Sa table touche le rebord des baies.
A cause de la lumière gênante, elle plisse les yeux. Son regard va et vient. D'autres clients regardent aussi ces parties de tennis que lui ne voit pas.
Il n'a pas demandé de changer de table.
Elle ignore qu'on la regarde.
Il a plu ce matin vers cinq heures.
Aujourd'hui c'est dans un temps mou et lourd que frappent les balles. Elle porte une robe d'été.
Devant elle, il y a le livre. Commencé depuis son arrivée à lui ? ou encore avant ?
Près du livre il y a deux flacons de pilules blanches. Elle en prend à chaque repas. Quelquefois elle ouvre le livre. Puis elle le referme presque aussitôt. Elle regarde le tennis.
Sur d'autres tables d'autres flacons, d'autres livres.
Les cheveux sont noirs, gris-noir, lisses, ils ne sont pas beaux, secs. On ne sait pas la couleur des yeux qui, lorsqu'elle se retourne, restent encore crevés par la lu­mière, trop directe, près des baies. Autour des yeux, lorsqu'elle sourit, la chair est déjà délicatement laminée. Elle est très pâle.
Aucun des clients de l'hôtel ne joue au tennis. Ce sont des jeunes gens des environs. Personne ne se plaint.
- C'est agréable, cette jeunesse. Ils sont d'ailleurs discrets.
Aucun autre que lui ne l'a remarquée.
- On se fait à ce bruit.
Il y a six jours quand il est arrivé elle était déjà là, le livre devant elle et les pilules, enfermée dans une longue veste et un pantalon noir. Il faisait frais.
Il avait remarqué l'élégance, la forme, puis le mouvement, puis le sommeil chaque jour dans le parc, puis les mains.
Quelqu'un téléphone.
La première fois elle était dans le parc. Il n'a pas écouté le nom. La deuxième fois, il l'a mal entendu.
Quelqu'un téléphone donc après la sieste. Une consigne sans doute.

Soleil. Septième jour.
La voici encore, près du tennis, sur une chaise longue blanche. Il y a d'autres chaises longues blanches vides pour la plupart, vides, naufragées face à face, en cercle, seules.
C'est après la sieste qu'il la perd de vue.
Du balcon il la regarde. Elle dort. Elle est grande, ainsi morte, légèrement cassée à la charnière des reins. Elle est mince, maigre.
Le tennis est désert à cette heure-là. On n'a pas le droit d'en faire pendant la sieste. Il reprend vers quatre heures, jusqu'au cré­puscule.
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YukoYuko   10 mars 2011
Soleil. Septième jour.
La voici encore, près du tennis, sur une chaise longue blanche. Il y a d'autres chaises blanches vides pour la plupart, vides, naufragées face à face, en cercles, seules.
C'est après la sieste qu'il la perd de vue.
Du balcon, il la regarde. Elle dort. Elle est grande, ainsi morte, légèrement cassée à la charnière des reins. Elle est mince, maigre.
Le tennis est désert à cette heure-là. On n'a pas le droit d'en faire pendant la sieste. Il reprend vers quatre heures, jusqu'au crépuscule.
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sabine59sabine59   04 novembre 2016

Dans le livre que je n'ai pas écrit, il n'y avait que toi.
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Marti94Marti94   28 avril 2014
- Madame, lit Stein. Madame, il y a dix jours que je vous regarde. Il y a en vous quelque chose qui me fascine et qui me bouleverse dont je n’arrive pas, dont je n’arrive pas, à connaître la nature.
Stein s’arrête et reprend.
- Madame, je voudrais vous connaître sans rien en attendre pour moi.
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Marti94Marti94   01 décembre 2014
Fulgurant comme l’amour, silencieux comme la mort, grave comme la folie, âpre comme la révolution, magique comme un jeu sacré, mystérieux comme l’humour. Détruire dit-elle ne ressemble à rien.
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