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EAN : 9782070376995
150 pages
Éditeur : Gallimard (14/01/1986)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 217 notes)
Résumé :
L'Espagne. L'été.

Pierre et Maria, leur petite fille Judith et leur amie Claire sont en vacances, en route vers Madrid. Un violent orage les force à s'arrêter et à trouver un abri dans l'hôtel déjà surpeuplé d'une petite ville où un crime passionnel vient de défrayer la chronique: Rodrigo Paestra vient en effet de tuer sa femme et l'amant de celle-ci, avant de prendre la fuite par les toits. Dans la chaleur étouffante de la nuit, l'amour entre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  23 mai 2020
On n'aborde pas un livre de Marguerite Duras comme si c'était celui d'un auteur inconnu, Marguerite Duras quand même ! c'est une grande dame ! Hé oui, et c'est sans doute pour cette raison que j'ai eu cette petite appréhension en ouvrant ce roman.
Très vite j'ai eu la confirmation que ne suis pas une adepte de son style.
Oui bien sûr elle a réussi à nous faire ressentir cette chaleur lourde presque poisseuse de l'Espagne en été et a su créer une atmosphère pesante, lourde elle aussi.
L'histoire quant à elle reste banale, Maria, Pierre et leur fille Judith partent en vacances à Madrid avec leur amie Claire qui est aussi la maîtresse de Pierre. Ce n'est donc pas l'originalité du thème qui fait la saveur de ce livre mais bien la plume de Duras qui est, il faut le reconnaître singulière et efficace mais celle-ci ne me convient pas. Beaucoup trop rêche pour moi, elle manque de psychologie. Les personnages sont presque désincarnés, ils manquent de chaleur, d'émotion. Je ne peux pas dire que je suis restée insensible car tout en écrivant ce billet, je suis tiraillée par cette histoire mais ce n'est pas un style dans lequel je me retrouve.
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Pcpa
  28 octobre 2019
Marguerite Duras alterne ici entre une chasse à l'homme, celle d'un homme qui a tué par amour, et la dévorante passion naissante entre 2 amants, tout ceci se jouant sous les yeux de la femme d'un des amants.
Duras témoigne ici encore de l'intensité de la passion d'un amour naissant avec toute sa fougue et même sa violence. Son écriture s'y prête magistralement bien, toute en rondeur et intensité, prête à littéralement exploser à tout moment.
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Fabinou7
  27 février 2018
Dix heures et demie du soir en été est mon introduction à Marguerite Duras. J'ai beaucoup lu vos avis et j'ai rarement vu auteur si polémique : vous êtes conquis ou vous avez détesté.
Sur le style, il y a tout d'abord un effet de répétition dramatique qui ancre toujours davantage dans la mémoire du lecteur Rodrigo Paestra, l'orage, l'été, l'hôtel.
Une complice dans la lecture de Duras m'as fait remarquer ceci : c'est un récit sensoriel. Vrai, j'ai senti l'humidité dans l'air à l'approche de l'orage et, lisant en plein hiver, j'ai senti la chaleur de l'Espagne, le goût des manzanillas aux lèvres de Maria.
Parlant de sensibilité, l'érotisme est amené fort à propos, sans excès.
La façon évanescente, poétique et incertaine de décrire une action puis d'ajouter « la chose est possible » ; « l'a-t-il seulement prononcé ? », « Ils se dirent […] ou peut-être pas » (citations de mémoire) donne une irrésistible saveur au récit.
Duras décrivait chez Bernard Pivot le magnétisme de sa plume qui « court sur la crête des mots ».
A l'heure où le cinéma nous propose clé en main un imaginaire, il est de plus en plus difficile de recréer soi-même, à partir d'une expérience de lecture, les visages, le décor, une atmosphère qui ne répond qu'aux critères de notre propre sensibilité.
Faire d'abord appel aux sens, à l'épiderme, pour stimuler l'imagination et partant, construire une narration située dans un décor non plus descriptif mais olfactif, visuel et corporel est un coup de maître(sse).
Cet ouvrage sensoriel est une occasion de laisser libre cours à son imagination, grâce à une écriture redoutablement efficiente.
Qu'en pensez-vous ?
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saphoo
  18 mars 2019
Cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu un Duras, ça fait du bien de retrouver son écriture si particulière.
L'atmosphère est bien retranscrit, pour un peu, on aurait trop chaud, cet orage qui n'en finit pas, et cette chaleur étouffante, nous ferait suer en lisant.
Le jeu des amants, est également très étrange et à la fois intéressant, Maria qui sait et Claire qui croit que... mais Pierre entre les deux que fera t il au final ?
Cela me donne l'envie de lire ou relire du Duras.
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Nuageuse
  12 novembre 2019
Il fait lourd et chaud en Espagne l'été. Je me suis revue à Séville et à Cordoue en plein mois d'août.
Souvenirs mis à part, dix heures et demi du soir en été se lit la nuit pour s'imprégner de cette ambiance nocturne qui règne pendant les deux tiers du livre.
Pierre, le mari de Maria, a un comportement adultérin avec Claire qui accompagne ce couple et leur petite fille à dix heures et demie du soir en été. Maria les surprend du balcon où elle se situe. Autour de cette relation extraconjugale, un homme est recherché par toute la police du village et des environs car il a tué sa femme de dix-neuf ans et son amant. Il se planque sur les toits et Maria voudra à tout prix le sauver comme si elle se sauvait elle-même à travers cet acte.
Ce n'est pas le meilleur roman de Marguerite Duras certes. Mais contrairement aux autres avis (soit on l'aime, soit on l'aime pas), je ressors mitigée de cette lecture. le style bien particulier durassien est toujours présent mais il manque une fin heureuse à ce criminel et à Maria, ce qui m'aurait permis d'être conquise par ce roman.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
aaahhhaaahhh   24 mars 2012
- C'est la fin de notre histoire, dit Maria. Pierre, c'est la fin. La fin d'une histoire.
- Tais-toi.
- Je me tais. Mais, Pierre, c'est la fin.
Pierre s'avance vers elle, lui prend le visage dans les mains.
-Tu es sure?
Elle dit que oui. Elle le regarde dans l'épouvante.
- Depuis quand?
-Je viens de m'en apercevoir. Peut-être depuis longtemps.
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PcpaPcpa   28 octobre 2019
Le moment de la nuit est arrivé où, déjà, les heures vous jettent dans la fatigue du prochain jour devenu inévitable.

La simple perspective de son arrivée vous accable.
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Marti94Marti94   22 octobre 2015
Il faut attendre encore. Et tant l’impatience de l’attente grandit qu'elle atteint son comble, et voici, un répit se produit. Une main de Pierre est partout sur ce corps d'autre femme. L’autre main la tien serrée contre lui. C’est chose faite pour toujours.
Il est dix heures et demie du soir. L’été.
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aaahhhaaahhh   23 mars 2012
L'horizon est parfaitement nettoyé par l'orage, enfin. Comme une lame il a coupé le blé. Un vent tiède se lève qui commence à assécher les rues. Il fait beau, comme il ferait beau le jour, lumineusement. La nuit est entière, encore. Des solutions sont peut-être possibles à l'incertitude de la conscience. On pourrait le croire.
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bb25bb25   31 octobre 2014
C'est encore une fois les vacances. Encore une fois les routes d'été. Encore une fois des églises à visiter. Encore une fois dix heures et demie du soir en été. Des Goya à voir. Des orages. Des nuits sans sommeil. Et la chaleur.
Un crime a lieu cependant qui aurait pu, peut-être,changer le cours de ces vacances-là .
Mais au fond qu'est-ce qui peut faire changer le cours des vacances ?
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Vidéo de Marguerite Duras
"Je suis pour qu'on ferme toutes les écoles, toutes les universités. Qu'on recommence tout (...) si l'homme ne change pas dans sa solitude, rien n'est possible."
Marguerite Duras, 1969
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