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ISBN : 2707303240
Éditeur : Editions de Minuit (01/03/1981)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 30 notes)
Résumé :

«Au début de l'été, Serge July m'a demandé si j'envisageais dans les choses possibles d'écrire pour Libération une chronique régulière. J'ai hésité, la perspective d'une chronique régulière m'effrayait un peu et puis je me suis dit que je pouvais toujours essayer. Nous nous sommes rencontrés. Il m'a dit que ce qu'il souhaitait, c'était une chronique qui ne traiterait pas de l'actualité politique ou autre, mais d'une sorte d'actualité parallèle à celle-ci, d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Marti94
  30 avril 2017
Marguerite Duras n'a pas son pareil pour créer une ambiance qui me met en émoi.
J'ai relu "L'été 80" après avoir lu "La jeune fille et l'enfant" récemment. Ces deux textes sont liés, le dernier étant une réécriture de certains éléments du premier.
Mais, « L'été 80 » reste un livre très particulier.
En 1980, Marguerite Duras a accepté l'offre de Serge July, directeur de rédaction au journal Libération, de publier une série d'été hebdomadaire sous la forme de chroniques sur l'actualité et le temps qu'il fait. Et l'été 1980 est maussade.
Marguerite Duras est à Trouville. Il pleut. Elle regarde de son balcon des Roches noires les plages mouillées et la mer. Elle voit à la télévision les informations et cela la touche. Tout se condense sous son regard qui donne sa vision du monde : les chantiers en grève de Gdansk en Pologne, la famine en Ouganda, les jeux olympiques de Moscou, les obsèques du chah d'Iran, les chars russes à Kaboul… Et puis, il y a l'enfant aux yeux gris, le requin qui parle « Rakete, Raketaboum », la jeune monitrice de la colonie, le cerf-volant dans le ciel…
Ce livre est vraiment singulier car il mêle la fiction à la réalité. Et Marguerite Duras réussit un texte sobre elle qui ne l'était pas à cette époque.
C'est donc la partie fiction qui est reprise et réécrite dans « La jeune fille et l'enfant ». Seul le décor, la plage de Trouville et le chemin de planches sont bien réels.
Avec ses 10 chroniques qui forment un feuilleton, Duras tient le lecteur en haleine. D'ailleurs, la parution du recueil aux Editions de Minuit sera un grand succès dès sa sortie et je m'en réjouis.

Lu en avril 2017
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Mangue
  20 mai 2013
C'est un recueil charmant constitué des rencontres improbables et forcées entre Duras et le quotidien (ou l'hebdomadaire voir le mensuel !). Des grèves en Pologne, une fiction et son couple en toile de fond ; tout s'articule avec le plus grand naturel. Une actualité brûlante qui confirme sa veine sociale et son humour. Elle, de sa fenêtre des Roches Noires donnant sur la plage de Trouville, imagine des couples improbables faisant inévitablement écho au sien : une jeune fille majeure avec un garçon de huit ans, un orphelin avec un requin. Une plume intime, plus que dans "L'Amant" ou dans "Un barrage contre le pacifique" : la promesse d'une immersion complète dans son été. L'intérêt du texte par rapport à l'Oeuvre, réside justement dans l'entremêlement de la fiction et la réalité. Elle a tant brouillé les pistes entre le biographique et le fantaisiste qu'un lecteur peu aguerri serait tenté -avant cette lecture ! de reconstituer sa vie par les livres. Depuis, la rupture est consommée et les chroniques (comme le reste) sont prises pour ce qu'elles sont : « un égarement dans le réel ». ("L'été 80", p.8) M.B
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indefinitif
  13 décembre 2016
Magnifique... !
Toujours un plaisir de retrouver Marguerite Duras. Et cet été 80... le garçon, le ciel et la mer, les vacances estivales et l'actualité.
Très beaux textes.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   18 juin 2016
Il y a des signes avant-coureurs d’un nouveau bonheur, d’une nouvelle joie, cela circule déjà dans ce désastre chaque jour tristement relaté par nos gouverneurs. Dans les rues il y a des gens seuls qui marchent dans le vent, ils sont recouverts de K-way, leurs yeux sourient, ils se regardent. La nouvelle est arrivée à travers la tempête d’un nouvel effort demandé aux Français en vue d’une année difficile qui vient, de mauvais semestres, de jours maigres et tristes de chômage accru, on ne sait plus de quel effort il s’agit, de quelle année pourquoi tout à coup différente, on ne peut plus entendre ce monsieur qui parle pour annoncer qu’il y a du nouveau et qu’il est là avec nous face à l’adversité, on ne peut plus du tout le voir ni l’entendre.
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rkhettaouirkhettaoui   18 juin 2016
Le parti le plus fort se reconnaît à sa potentialité de mort, sa faculté plus ou moins grande de l’administrer. Ils ont tué des voleurs à la tire, ils tuent des trafiquants de drogue. Et ils tuent des homosexuels. Cela parce qu’en Iran, comme en Russie soviétique, l’aveu de facto de l’homosexualité face à l’opprobre populaire et gouvernemental se pose en équivalence à un acte politique majeur qui a valeur souveraine d’exemple quant à l’expression de toutes les autres libertés de l’être humain, depuis celle du choix de sa spiritualité jusqu’à celle de la conduite de son corps. Il est dans la logique du fascisme de punir les homos et les femmes.
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rkhettaouirkhettaoui   18 juin 2016
Je vois que le crime quel qu’il soit relève de la bêtise essentielle du monde, celle de la force, de l’arme, et que la majeure partie des peuples craignent et révèrent cette bêtise comme le pouvoir même. Que la honte c’est ça. L’enfant qui se tait regarde toujours tout alentour de lui, la haute mer, les plages vides. Ses yeux sont gris comme l’orage, la pierre, la mer, l’intelligence immanente de la matière, de la vie. Gris, les yeux couleur du gris, comme une teinte extérieure posée sur la force fabuleuse de leur regard.
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rkhettaouirkhettaoui   18 juin 2016
Un pays socialiste, par définition, est un pays dans lequel la faim a disparu. Les autres aspects de l’homme ne sont pas évoqués. L’homme qui mange est considéré comme l’homme libre, l’homme suffisant. L’homme suffisant n’a plus à se plaindre de rien, du moment qu’il mange à sa faim. L’homme des pays socialistes s’est donc retrouvé enfermé dans une définition limitée à sa nourriture. La société n’avait besoin de rien de plus que de lui, de cet homme bien nourri, pour construire le socialisme. Or, ce n’est pas parce que la famine est un état de souffrance et de stérilité de l’homme que la suppression de cette souffrance crée un état de bonheur et de fertilité.
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Marti94Marti94   30 avril 2017
Un pays socialiste, par définition, est un pays dans lequel la faim a disparu. Les autres aspects de l’homme ne sont pas évoqués. L’homme qui mange est considéré comme l’homme libre, l’homme suffisant. L’homme suffisant n’a plus à se plaindre de rien, du moment qu’il mange à sa faim. L’homme des pays socialistes s’est donc retrouvé enfermé dans une définition limitée à sa nourriture.
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