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ISBN : 2701159806
Éditeur : Editions Belin (16/03/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Jean Giono, ce voyageur immobile, a vécu de 1930 jusqu'à sa mort en 1970 au Paraïs, dont il détestait s'éloigner.
C'est l'une des rares, peut-être même la seule maison, où fut écrite toute l’œuvre d'un écrivain. Sa fille Sylvie retrace la vie littéraire et familiale qu'abritèrent ces murs, en nous faisant déambuler de pièce en pièce au rythme des mutations de la maison comme de son père. Anecdotes et extraits littéraires, s'entremêlent pour tracer le portrait... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
cicou45
  18 septembre 2012
Cet ouvrage, publiée par la fille cadette de Jean Giono, Sylvie, est le témoignage de toute une vie de labeur de la part de son père. Ce dernier, après avoir été démobilisé en 1919, épouse, une jeune et belle institutrice, Elise Maurin avec qui il avait entretenu une longue correspondance durant les années qu'il a passées au front. Ce n'est cependant qu'en 1930 qu'il fait l'acquisition de cette maison "Le Paraïs', située sur les flancs du Mont d'Or à Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence (04). Il emmènera avec lui, son épouse, la grand-mère de cette dernière surnommé "La Nini", sa belle-mère, Antonia Maurin, sa propre mère Pauline accompagnée de son frère cadet Marius en enfin sa fille aînée Aline. Quant à Sylvie, l'auteure, elle, ne naîtra que huit ans plus tard.
Cet ouvrage ne raconte pas seulement l'histoire d'une maison qui fut agrandie en 1932 et encore bien des années plus tard puisque le lecteur a le plaisir de découvrir, en filigrane, l'histoire de ses habitants et donc particulièrement celle du célèbre auteur Jean Giono. Cette maison est une maison vivante qui a vu naître nombre des livres écrits par ce dernier puis typographiés par son épouse qui a, entre temps, abandonné sin métier d'institutrice.
On y découvre aussi le personnage de"Fine", la jeune nurse qui fut en quelque sorte considérée comme l'un des membres de la famille.
Pourquoi ai-je tant aimé cet ouvrage ? Tout d'abord parce que j'ai eu l'occasion de visiter cette fameuse maison, pas plus tard que le week-end dernier et que j'y ai retrouvé exactement la même atmosphère, à savoir la présence de livres dans chaque pièce (ce que j'ai à nouveau ressenti ici) et ensuite parce que Giono fut celui qui me donna réellement le goût de le lecture lorsqu'à l'âge de six ans, je découvris, émerveillé, le personnage d'Elzéard Bouffier dans "L'homme qui plantait des arbres". Une merveille, à découvrir et si vous avez l'occasion de passer dans ma région, rendez vous sans hésitation à Manosque afin de visiter "La maison de Giono", bien qu'il fut également le propriétaire de deux autres fermes "Le Criquet" et "La Margotte" sur le plateau du Contadour non loin de Manosque mais qui, pour lui, avaient moins d'âme mais lui ont été d'une aide précieuse durant la Seconde Guerre mondiale pour pouvoir se ravitailler !
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EvelyneDM
  03 juin 2012
Ma chronique a été publiée le 25 mai dans Haute-Provence info., avec qui je collabore régulièrement.
Le Paraïs, une maison revisitée
Sylvie Giono s'est prêtée au jeu d'une nouvelle collection sur les maisons d'écrivains, dirigée par Nicole Czechowski et Françoise Grard aux éditions Belin : elle offre au lecteur, à travers l'évocation de la maison familiale du Paraïs, à Manosque, un nouveau regard sur le père, le mari et l'écrivain que fut Jean Giono.
le premier intérêt du livre est là : la fille de l'auteur a su dépasser le récit purement anecdotique. C'est certes une famille qui vit là, dans un quotidien qu'elle décrit précisément, mais « c'est lui, l'enchanteur, qui est l'âme de cet endroit. » le recul du temps lui permet d'analyser ce passé, illuminé par un père « heureux de pouvoir vivre de son plaisir : l'écriture », elle n'en occulte pas pour autant les aléas qu'une si forte présence impose à la vie des siens.
Le lecteur n'entre pas seulement dans l'intimité de l'homme : la dimension littéraire, ou plus précisément les conditions de la création, y compris matérielles, sont évoquées plus qu'analysées : ce n'est pas une approche théorique (les travaux de spécialistes et d'universitaires ne manquent pas!), mais par exemple à partir de la description de l'ancienne peinture chinoise Les Chevaux mongols, « qui compte parmi ses « essentiels » et qui « le suivra de bureau en bureau », Sylvie Giono parle, sans s'appesantir, de l'inspiration de son père : « C'est sa fenêtre sur l'imaginaire par laquelle il s'échappe du réel. » Elle cite aussi son père à ce propos : « La Provence que je décris est une Provence inventée […] J'ai inventé un pays. » Une manière de récuser tout régionalisme réducteur. Les transformations architecturales de la maison trouvent leur sens au regard des évolutions de la famille. Sont aussi évoqués les visiteurs, comme son ami Lucien Jacques, et aussi les engagements de l'auteur qui lui valurent quelques déboires.
Ce n'est pas une nouvelle étude, il n'y a pas de recherche d'exhaustivité, mais un témoignage de première main, rendu émouvant par la proximité de la fille écrivant sur son père. Sylvie Giono est un guide impliqué affectivement. C'était un défi, mais elle a trouvé le juste équilibre entre l'émotion et l'information. C'est un texte « pensé », construit, étayé de citations très pertinentes (de textes pour certains inédits), mais jamais « savant », où Jean Giono est là, vivant, à chaque page. Les petits détails de la vie courante, parfois très prosaïques croisent très naturellement les réflexions littéraires. Un cahier de photographies, au centre de l'ouvrage, parle aussi à l'imagination du lecteur en lui offrant des vues non légendées, mais étroitement liées au lieu.
C'est à travers « la maison d'un rêveur » que Sylvie Giono entraîne le lecteur : elle l'invite aussi à ce « voyage immobile » cher à l'écrivain, et donne ainsi envie de pénétrer de manière sensible dans cet univers, même si l'on pense le « connaître » déjà…
Evelyne de Martinis
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critiques presse (2)
NonFiction   20 novembre 2012
Sylvie Giono nous guide dans cette maison avec une discrétion à la hauteur de son admiration pour son père. […] [Un] témoignage émouvant.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Bibliobs   08 juin 2012
C’est à travers «la maison d’un rêveur» que Sylvie Giono entraîne le lecteur: elle l’invite aussi à ce «voyage immobile» cher à l’écrivain, et donne ainsi envie de pénétrer de manière sensible dans cet univers, même si l’on pense le «connaître» déjà…
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
cicou45cicou45   18 septembre 2012
"Le mensonge est la création d'une autre vérité ? Ce qui importe c'est d'être enchanté."
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cicou45cicou45   18 septembre 2012
"C'est la seule fois où il éprouvera tant de difficulté à écrire ce qu'il a vécu. La vérité est toujours plus dure que la fiction."
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cicou45cicou45   18 septembre 2012
"La vie et l'écriture se nourrissent l'une de l'autre."
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cicou45cicou45   18 septembre 2012
"Le bonheur est une recherche, dit-il, il faut y employer l'expérience et l'imagination."
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Videos de Sylvie Durbet-Giono (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvie Durbet-Giono
Sylvie Giono - La Provence gourmande de Jean Giono, le goût du bonheur .A l'occasion du Salon du Livre de Paris 2014, Sylvie Giono vous présente son ouvrage "La Provence gourmande de Jean Giono, le goût du bonheur" aux éditions Belin. http://www.mollat.com/livres/Giono-sylvie-Provence-gourmande-jean-Giono-9782701177342.html Notes de Musique : Tres Tristes Tangos/Unknown Album/Planta Baja. Free Music Archive.
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