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EAN : 9782203206946
96 pages
Casterman (06/11/2019)
3.99/5   185 notes
Résumé :
Peut-on se détacher complètement du monde des hommes ? Quitter la ville et son quotidien pour aller vivre au bout du monde, tel est le défi que s’est donné Sylvain Tesson.
De février à juillet 2010, l’écrivain voyageur a choisi de vivre la fin de l’hiver puis le printemps sibérien. Habitant seul une cabane au bord du Lac Baïkal, il s’est plié au silence en choisissant de vivre lentement, environné de livres, de vodka et de souvenirs. Sans déranger la nature ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
3,99

sur 185 notes

Pancrace
  25 janvier 2021
« Quinze sortes de Ketchup. A cause de choses pareilles, j'ai eu envie de quitter ce monde. »
La profusion de marques de Ketchup a expédié Sylvain Tesson en Sibérie sur les rives du lac Baïkal pour six mois, comme un médicament.
Pour moi, le manque de marques d'affection des citadins du bassin parisien m'a propulsé en Haute-Savoie, sur les rives du Lac Léman, définitivement.
Ce parallèle que j'aime à esquisser avec ce grand aventurier s'arrête là.
Les parallèles ne se rapprochent d'ailleurs jamais. Quoique…
Que va-t-on chercher dans le miroir de ces étendues fluides où se dessine les rides de nos vies ?
Le temps écoulé, le temps perdu. « En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps passé. »
Que devine-t-on dans ces immenses reflets glacés, limpides et satinés ?
La liberté. « L'homme libre possède le temps. Je suis libre parce que mes jours le sont. »
Que discerne-t-on de si enivrant à poser son regard sur le lointain, presque l'infini ?
La détermination. « L'homme qui maitrise l'espace est simplement puissant. »
Les réflexions qu'offrent les lacs ne sont pas toutes envoyées par le ciel.
Est-il plus courageux d'affronter son époque et les autres ou est-ce être un pleutre affolé par le monde que se terrer dans une cabane ?
Le roman aux 5717 lecteurs, 466 critiques et 1074 citations, je ne l'ai pas lu. Je n'ai d'ailleurs jamais lu Sylvain Tesson, chaque fois que je l'ai vu à la télé, il m'a paru antipathique et orgueilleux. Comme quoi les aprioris !
J'ai donc voulu faire une connaissance « soft ». L'album de Virgile Dureuil m'a immédiatement séduit, une BD d'après le récit de.
Je feuillette, j'achète…
Et je découvre un personnage avec une belle paire de « bollocks » accastillée sur un poète.
Un type qui murmure aux ours, qui marche sept heures d'affilée à moins trente degrés, un mec qui sait écouter la nature, les animaux, les autres, qui se baigne dans de l'eau à peine dégelée, qui boit beaucoup, beaucoup de vodka et puis qui raconte, qui lit, qui écrit, ses peurs, ses émerveillements, ses désillusions aussi, sur la politique, les hommes et les femmes.
Un bonhomme qui pense tout le temps alors que pourtant, « Les idéologies, comme les chiens, restent au seuil de la porte des ermitages. »
J'ai beaucoup aimé les dessins, souvent de gris, entre le blanc de la neige et le noir des idées ou parfois du bleu clair d'un ciel délavé comme d'un outremer foncé de solitude.
Je ne sais pas encore m'installer de nuit sur un belvédère à moins
vingt-cinq mais j'en suis sûr, « j'ai appris à m'asseoir devant une fenêtre. »
Et enfin, un peu grâce à vous, « J'ai découvert que d'habiter le silence était une jouvence. »

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LydiaB
  23 février 2021
Je précise que je n'ai pas lu le livre de Sylvain Tesson, donc c'est avec un oeil aussi pur que la neige qui figure dans cet album 😄 que je le découvre. On suit l'auteur dans son périple. Rester six mois en Sibérie, en autarcie, en abandonnant tout le confort moderne, cela pourrait paraître insensé pour certains. Mais pourquoi pas après tout ? Bien entendu, il n'y a pas beaucoup d'actions, en même temps c'est normal. Cependant, j'ai aimé cette histoire car on se demande, page après page, si Sylvain Tesson va y arriver.
J'ai aimé également le graphisme qui est totalement en harmonie avec le récit. Les paysages sont grandioses, les couleurs magnifiques.
Bref, si le grand froid vous attire, n'hésitez pas !
Lien : https://promenadesculturelle..
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tamara29
  04 janvier 2020
Un grand merci à Babelio et aux Editions Casterman pour l'adaptation en bande-dessinée par Virgile Dureuil du récit de voyage de Sylvain Tesson « Dans les forêts de Sibérie ».
Je n'ai pas encore lu ce récit de Sylvain Tesson. Alors, c'est quasiment aussi blanche que la neige que je commence cette BD retraçant les 6 mois pendant lesquels Sylvain Tesson est parti en Sibérie, s'isoler, loin de la civilisation. Une envie, un défi.
Dans ses bagages, de quoi tenir pendant ses longs mois glacés (de février à juillet) : des kilos de pâtes, des bouteilles de vodka, des livres (Thoreau, Whitman, en passant par Lawrence, Sade et Tournier), un couteau, un cahier. Six mois dans une cabane construite au flanc de la montagne et des cèdres, face au lac Baïkal, loin des centres commerciaux, d'internet, des objets connectés, des transports en commun aux heures de pointe...
Rapidement on s'immerge, on s'isole avec lui. On s'enfonce dans la neige, on ressent le froid et le silence et on prend un rythme de vie plus lent (au fur et à mesure de ma lecture, je me pelotonne plus encore sous mon plaid alors que l'hiver est doux dans l'hexagone, mon café noir pas loin. P'te joueuse, un billet écrit agrémenté d'un ou deux verres de vodka à la place du breuvage torréfié aurait été sûrement plus drôle mais moins compréhensible).
Quelques rares passages de voisins russes ou d'amis, des soirées à se réchauffer à la vodka, à se saouler un peu, beaucoup, peu de mots (le strict minimum) et le reste du temps à pêcher, marcher dans la neige épaisse ou sur la glace pendant des heures et des jours, lire, écrire, voir s'égrener parfois les heures. Des heures, des jours, du temps pour appréhender cette vie, loin du monde, bien loin de cette vie tourbillonnante, affolante, hyperconnectée (pour ne pas dire hyperdéconnectée à la vie), prendre la mesure de ce qui nous entoure, de ces petites choses qu'on ne prend plus le temps de regarder et puis aussi réfléchir à ce que l'on vit, à ce que l'on est, à nos désillusions et à tous nos rêves encore tenaces.
Depuis combien de temps n'avons-nous pas passé une journée sans regarder notre montre, sans s'être connecté sur internet, sans avoir encore bouffé de la télé, sans avoir regardé plus de cinq secondes des petits oiseaux sifflant sur une branche, sans avoir pris le temps de s'asseoir sur un banc et d'observer la vie tout autour, sans avoir admiré le ciel au lever du soleil ?
J'ai apprécié le récit de Tesson à travers le dessin de Dureuil. Des planches qui présentent, mois après mois, le vécu de l'écrivain-voyageur. On le suit, on le regarde durant ses activités quotidiennes, celles nécessaires pour vivre (pêcher, couper du bois, boire, dormir) ; les gestes, l'effort et la fatigue (qui donnent sûrement un goût plus savoureux au poisson pêché, au feu qui nous réchauffe, aux moments de repos mérité). Les dessins de Dureuil qui appellent à apprécier plus encore le texte de Tesson et révèlent l'isolement, la lenteur, la liberté et la beauté du monde (de la Sibérie en l'occurrence).
Bien entendu, durant ces six mois, la solitude s'est faite parfois aussi mordante que le froid sibérien. Et même la vodka pour oublier n'y suffisait pas. Parce que la solitude -même recherchée- parle aussi de l'absence de l'autre, parle aussi de ses instants d'émotion qu'on ne peut partager. Et son séjour aurait été plus éprouvant sans les deux chiens Aïka et Bëk qui l'accompagneront à partir du mois de Mai.
Au-delà d'une critique amère sur la société de consommation (ses excès, ses dérives, son non-sens), c'est aussi une ode à la nature et à la vie. C'est aussi une réflexion sur nos choix de vie, sur une conception de la vie, sur le sens de la vie.
Une lecture qui pourrait nous aider à prendre et tenir les bonnes résolutions en ce début d'année. Petite précision à ceux qui auraient encore la tête brumeuse après les festivités du réveillon : je ne parle, bien entendu, pas de se mettre à la vodka ni de relever le défi d'aller croiser des ours par moins 20°C. (Mais, bon, chacun fait ce qui lui plait). Non, je parle de résolutions en rapport à notre façon de vivre et les comportements à adopter ou à multiplier. Aller se balader, s'aérer la tête, laisser son coeur battre à un autre rythme, prendre le temps de regarder le monde et s'en émerveiller. C'est se rappeler que des petits moments de la vie recèlent d'intenses richesses.
J'en profite pour vous souhaiter (que vous ayez pris ou non ces ‘'bonnes'' résolutions) une très belle année 2020 et tout un tas d'émerveillements ainsi qu'à Babelio qui est souvent notre Père-Noël tout au long de l'année. (Je ne vais pas me mentir, Internet, ça a quand même du bon quand on peut échanger avec des amis, des lecteurs sur nos plaisirs « littéraires » !)
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Amakir
  17 avril 2021
« J'ai atteint le débarcadère de ma vie, je vais enfin savoir si j'ai une vie intérieure »
Friande des bandes dessinées, je signe ma première rencontre avec Sylvain Tesson à travers les superbes dessins de Virgile Dureuil au réalisme confondant.
« Dans les forêts de Sibérie » regroupe les précieuses qualités attendues du genre.
La philosophie de l'écrivain se marie admirablement avec le vérisme des planches. le texte est juste, objectif, intelligent, savoureux, imagé, parfois drôle. La fluidité du crayon de Virgile Dureuil m'a emportée, je me voyais avec le protagoniste dans les forêts de Sibérie, mon image était là sur un arbre, derrière un buisson, sur la luge, emportée par le vent et la neige, avec lui, mon corps bien au chaud sous ma couette après un repas copieux.
« La pluie a été inventée pour que l'humain se sente heureux sous un toit. »
Troublée par le courage et les convictions de Sylvain Tesson, j'ai à coeur de découvrir ses romans et récits. Je suis en admiration devant tant de lucidité et d'éloquence.
« Si la nature pense, les paysages sont l'expression de ses idées. »
Jusque là ennuyée par l'aventure en littérature, je m'autorise l'aptitude au changement ! J'ai dégusté ce bel ouvrage avec avidité. Dans les forêts de Sibérie, n'est pas l'expédition de tout le monde. le protagoniste part pêcher pendant plusieurs jours, tente et feu de camps improvisés. Fastoche, suffit de savoir marcher dans la poudreuse.
Le ravitaillement à la cabane à réserves demande un brin d'organisation. le voilà parti pendant quatre jours et quatre nuits pour s'approvisionner, bravant le froid glacial, comme j'irais à la supérette du coin. Roudoudou, n'oublie pas ton écharpe et ta liste de courses !
Au fil de l'histoire viennent occuper l'espace des amis de longue date, des solitaires, pour une partie de cartes, cendriers et vodka sur la table. Ça picole et ça fume pas mal en Sibérie.
Peu de dialogues, beaucoup de regards. Bois dans mon verre et je te dirais qui tu es.
« J'ai découvert qu'habiter le silence était une jouvence. »
Deux chiens font leur apparition à mi chemin et prêtent compagnie à notre aventurier. Les canidés et l'humain vont vite s'adopter en permettant un fil conducteur serein et harmonieux. La solitude appelle la complicité.
« J'ai laissé s'envoler le bonheur. Être heureux, c'est savoir qu'on l'est. »
C'est avec frissons que je m'épanche sur une esquisse de pure beauté. Je vais revenir régulièrement l'apprécier. Une après-midi entière, Sylvain Tesson suit les rayons du soleil projetés sur la table, en contemplant chaque grain de poussière et admirant le changement des couleurs que la lumière dévoile.
« La lumière anoblit tout ce qu'elle effleure. »
Enchantée par ma lecture, la cinquième étoile s'est-elle perdue dans le brouillard, me diriez-vous ?
Si cette question m'était posée, je répondrais que je n'ai pas aimé le final. Je l'ai trouvé douloureux, éprouvant et pessimiste. J'aurais aimé pouvoir achever cette somptueuse expédition avec rayonnement et éclat ! L'effet d'une image choc au cinéma qui reste gravée comme un mauvais souvenir.
« La nature ne juge personne, elle impose sa règle ».
Je termine mon livre, les yeux aussi bleus que le lac Baïkal.

Lu en janvier 2021
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kateginger63
  29 juillet 2020
Six mois dans une cabane sur le lac Baikal
*
Il y a quelques années, j'ai lu le récit de voyage éponyme de Sylvain Tesson. Je l'avais apprécié mais avec quelques détails me plaisant peu (le fait d'enterrer les bouteilles de vodka vides derrière la cabane par exemple me semblant très peu écologique par exemple,hihi!). J'ai également visionné la vidéo-reportage prise sur place par l'auteur.
*
Très agréablement surprise par la qualité de narration et surtout du dessin de ce roman graphique, j'aurais presque envie de relire le livre.
Cette adaptation est une réussite. Les illustrations diverses proposant du clair-obscur (avec une tonalité de noir&blanc) pour montrer l'immensité, la blancheur de la neige, la nuit étoilée, l'ombre du lac sont très bien maîtrisées.
Les couleurs s'alternent de manière judicieuse avec le turquoise de la glace du lac, le gris pour le minéral, les bruns-orangés apportant une touche chaleureuse (feu, bois).
*
La narration est assez fidèle (d'après mes souvenirs) et la voix off de l'auteur s'insère bien dans le récit linéaire.
J'ai relevé quelques citations sur l'ermitisme assez parlantes.
Cette centaine de pages m'a permis de m'évader dans le silence de la taiga et la cabane cosy le temps d'une journée estivale et étouffante.
+ Lire la suite
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critiques presse (3)
ActuaBD   09 janvier 2020
D'après le témoignage du célèbre écrivain-voyageur, une chronique de solitude volontaire impressionnante, qui aurait pu être un peu moins sage.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   16 décembre 2019
Une fois lu, Dans les forêts de Sibérie tient plus du carnet de voyage que du périple initiatique, effleurant seulement l’essentiel… mais après tout l’essentiel n’est-il pas de ne penser à rien si ce n’est de s’abriter de la morsure du froid et de profiter de la chaleur de la vodka ?
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom   12 novembre 2019
Adapter en bande dessinée un tel récit, fort bien écrit au demeurant par Tesson, relève de la gageure, mais Virgile Dureuil signe ici dessin et couleurs d’un premier album d’une étonnante virtuosité.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
pgremaudpgremaud   11 décembre 2020
Je suis venu ici sans savoir si j'aurais la force de rester, je repars en sachant que je reviendrai.
J'ai découvert qu'habiter le silence était une jouvence.J'ai peiné dans la neige et oublié la peine au sommet des montagnes.
J'ai connu des semaines de neige silencieuse.
J'ai aimé avoir chaud dans ma hutte pendant que la tempête déchaînait sa rage.
J'ai vidé des litres de poison à 40 ° et j'ai aimé pisser devant la Bouriatie.
J'ai appris à m'asseoir devant une fenêtre.
J'ai quitté le caveau des villes et vécu six mois dans l'église des taïgas.
Six mois comme une vie.
+ Lire la suite
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pgremaudpgremaud   06 novembre 2020
L'anarchiste rêve de détruire la société dans laquelle il se fond. Le hacker aujourd'hui fomente l'écroulement de citadelles virtuelles depuis sa chambre. Tous deux ont besoin de la société honnie. Elle constitue leur cible et la destruction de la cible est leur raison d'être.
L'ermite se tient à l'écart, dans un refus poli. Si la société disparaissait, l'ermite poursuivra sa vie d'ermite. Les révoltés, eux, se trouveraient au chômage technique.
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Commenter  J’apprécie          40
pgremaudpgremaud   24 octobre 2020
Moscou vend sa taïga aux Chinois. Certains de ces arbres connaîtront un destin étrange.
Poussés sur la ligne de crête d'une vallée sauvage, ayant survécu à cent ou cent cinquante hivers sibériens, ces cèdres se retrouveront débités en baguettes destinées à fourrer les nouilles d'une soupe au fond du gosier d'un ouvrier de Shanghai employé à la construction d'un centre commercial pour expatriés.
Les temps sont durs pour les sapins.
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pgremaudpgremaud   17 janvier 2021
Je touche à mon rivage au moment où un chalutier s'approche et plante son étrave d'acier sur les galets. Le capitaine me demande si les deux passagers peuvent descendre un instant.
Nous buvons un thé de manière très civilisée, debout sur la plage.
- J'ai un Herald Tribune, le voulez-vous ? Il date de la semaine dernière.
- Pas à ça près.
Il me le jette et je me dis que se faire livrer le Herald Tribune dans la taïga par porteur batave sur bateau de pêche russe vaut bien d'avoir vécu 38 ans.
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SpilettSpilett   29 juin 2021
Quand on se méfie de la pauvreté de sa vie intérieure, il faut emporter de bons livres: on pourra toujours remplir son propre vide.
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Video de Virgile Dureuil (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virgile Dureuil
Talents Cultura BD 2020 : Dans les forêts de Sibérie de Virgile Dureuil
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