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ISBN : 2847423109
Éditeur : Le Passage (27/08/2015)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 39 notes)
Résumé :
La vie de Raphaël est coupée en deux. D'un côté, le vertige rock'n'roll au 1 passage de la Main d'Or. Les rapports fumeux avec ses voisins, ses histoires d'amour hallucinantes, ses nuits à s'enfermer dans le théâtre Marie Stuart, son ami Simon largué par la femme de sa vie après une semaine de vie commune, son petit frère qui cherche par tous les moyens à s'échapper en se diluant dans une petite cuillère. Et le souvenir mordant de Madeleine, fille d'un écrivain célè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
KrisPy
  15 octobre 2015
Je me suis fait enfumer la tête.
J’ai été aspirée lentement dans une spirale kabbalistique, une faille temporelle… J’émerge, puis je replonge pour tenter de rassembler mes idées sur ce livre étrange.
Sfumato – du nom de la technique picturale qui consiste à appliquer de très fines couches de peinture sur un tableau, de manière à obtenir un effet de fumée, de brume. De Vinci était adepte du sfumato, et ses brumes en voilaient les paysages de nombre de ses tableaux, comme pour les mettre en lumière, en évidence, tout en mettant entre eux et nous un voile, une aura de mystères.
Xavier Durringer, fort de cette technique, maitrise son histoire et nous mène par le bout du nez. Grâce à lui j’ai fait un joli voyage au travers des Mystères de l’Art et de l’Histoire.
Ses personnages, attachants, vivants, traversent des mésaventures réalistes, semblent légèrement décalés, perdus dans le coaltar du merdier banal qu’est leur vie, mais l’humour et l’autodérision sont là – j’ai pensé à Djian et à Belletto parfois.
En ce qui concerne l’histoire, je n’entrerais pas dans les détails, ça serait dévoiler trop de l’histoire, et je ne souhaite pas la déflorer, je veux vous la laisser vierge au possible, pour que le mystère reste plein et entier. Juste vous dire que les amateurs de mystères et de Mystères seront heureux, la mort du Christ, les énigmes de DeVinci, et même Bugarach sont ici évoqués, retournés dans tous les sens, et pour moi qui suis totalement ignare en la matière (bien que très intéressée, je n’avais lu aucun ouvrage sur les sujets), l’étrange conte ésotérique de Xavier Durringer m’a fait voyager et planer… C’est qu’il va loin le bougre !
J’ai ressenti une grande connivence avec le bonhomme et son récit fumeux, servi par un style simple, vivant et vibrant. Je me suis sentie « comme à la maison » avec ses références et son langage. Ce type me parle…
Une histoire déglinguée mais cohérente, qui vous fera basculer dans une faille temporelle, dans un "loop" diabolique... Traversez l'écran de fumée ! L'expérience vaut le détour...
Auteur à suivre !
Un chaleureux merci à Babelio pour ses opé. Masse Critique, et moult merci itou aux éditions LePassage pour leur excellent choix de publication d’auteurs.
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casscrouton
  02 septembre 2015
J'ai adoré Sfumato ! Quelle belle surprise !
J'avais peur de lire ce roman pour deux raisons. La première est que la couverture ne me plaisait vraiment pas et ça, ça joue beaucoup sur mon envie de lire un livre. La seconde est que le roman fait 350 pages et rien n'est plus désagréable que de se forcer à lire quelque chose de long et laborieux (surtout avec une couverture que l'on n'aime pas). Bref, j'ai commencé ce roman sur un mauvais pied.
Erreur ! Je ne sais pas comment l'auteur a fait mais j'ai été aspirée dans l'univers de Raphaël dès le deuxième chapitre !
Sfumato, c'est l'histoire de Raphaël un jeune homme sain d'esprit qui est entouré de gens qui ne le sont pas. On le rencontre lorsqu'il emménage au I passage de la Main d'Or, un nom qui lui semble être de bon augure pour une nouvelle vie, malheureusement pour lui. Sa vie suit son cours avec son meilleur ami Simon et ses multiples rencontres improbables, jusqu'au jour où il se rend au café du coin et rencontre Viktor, un vieil homme fascinant. Ce dernier va en effet changer sa vision du Monde à tout jamais.
Ce que j'ai aimé par-dessus tout, c'est la narration. On se retrouve dans les pensées de Raphaël, le protagoniste de Sfumato. Et quelles pensées ! J'ai totalement adhéré à l'état d'esprit initial du jeune homme, nonchalant, direct, un bon connaisseur et fumeur de cannabis qui se laisse vivre sans se prendre la tête en sommes.
Le langage utilisé tout au long du récit, que ce soit dans la narration ou les dialogues était exactement comme je l'aime et comme j'aimerais en lire plus souvent ! Ici, pas de chichi, c'est direct, parfois très cru, mais subsiste toujours une certaine poésie qui m'a vraiment séduite. le langage évolue et varie selon les situations à la perfection. Je pense que ça joue dans l'implication du lecteur dans le récit. Je me sentais vraiment en compagnie de véritables personnes, pas dans un roman où l'on sent que le vocabulaire est volontairement et constamment recherché au point que c'en devient insipide et pompeux. Bref, la langue française est ici utilisée d'une manière totalement moderne et agréable, j'en suis très satisfaite !
Dans les deux premiers tiers du roman, on attend avec impatience de se faire embarquer dans la vie peu banale de Raphaël. On se laisse transporter par le narrateur du présent au passé avec aisance. Certains chapitres se présentent comme des digressions des chapitres précédents et ainsi de suite, évoquant des souvenirs que l'on happe avidement, pour combler notre connaissance des personnages.
Les personnages en question, outre Raphaël, sont tous complètement dingues ! Simon, le meilleur ami de Raphaël est hilarant. J'ai ri plein de fois grâce à lui et ses plans que l'on peut largement qualifier de « foireux ». Il est la parfaite représentation du type cru et romantique, un curieux mélange très enthousiasmant. Ses histoires de femmes, de canapé blanc, ses embrouilles multiples et sa relation avec Pascal, son frère junkie, tout m'a plu chez lui. Si la persévérance peut être présentée comme une qualité, la sienne reflète simplement la bêtise à l'état pur lorsqu'il est question d'une personne de sexe féminin. On oscille entre le rire et la pitié lorsqu'il tente de renouer par tous les moyens avec sa femme Sandy, qu'il connait depuis deux semaines. Il est aussi drôle que touchant.
Les voisins de Raphaël valent également leur pesant d'or au niveau de la loufoquerie. Gilbert et « Tétines en chocolat » comme il les appelle sont deux résidents qui habitent l'autre côté de la cloison de l'appartement de Raphaël et qui vivent en hôpital psychiatrique de jour. Vous vous imaginez donc rapidement qu'ils provoqueront des situations plus folles les unes que les autres, drôles et carrément angoissantes par moment.
Les vingt deux premiers chapitres présentent grosso modo la première partie du résumé. C'est-à-dire les tribulations de Raphaël avec ses compagnons de route tous aussi dingues les uns que les autres. Dès le vingt-troisième chapitre, on sent qu'on va plonger dans un tout autre univers.
A partir de là, on entre dans la deuxième partie du résumé. On fait plus ample connaissance avec « Monsieur le Président », Viktor, un vieux juif russe et l'on sent qu'il va changer la vie de Raphaël à tout jamais.
C'est un personnage particulièrement énigmatique qui intrigue immédiatement. de sa prestance à ses démonstrations intellectuelles, il nous attire comme un aimant et l'on souhaite véritablement en découvrir plus sur cette personnalité mystérieuse. Il provoque une immense incertitude dès le début, un certain malaise même. Je n'arrêtais pas de me dire « Mais c'est pas possible, il fait partie d'une secte ou il sort d'un HP lui aussi ? ». On le prend pour un fou au commencement pour ensuite se sentir attiré dans ses filets et presque gober tout ce qu'il raconte. C'est un personnage fascinant dont les discours nous subjuguent autant qu'ils nous embrouillent. J'avoue avoir parfois hésité entre l'envie de lire avec intérêt ce qu'il démontrait ou le secouer pour lui dire d'arrêter de nous ensevelir d'explications étymologiques sans queue ni tête. Ce vieil homme est étrange et on a en premier lieu le sentiment profond qu'il cherche absolument à endoctriner Raphaël dans une cause obscure. Il paraît suspect, il a réponse à tout, il trouve des explications folles à des choses qui ne paraissent pas valoir la peine d'être approfondies, comme l'alphabet par exemple. Viktor spécule tellement et de manière si éloquente que nous, lecteurs, en viendrions presque à croire à ses idées.
On avance donc avec nos personnages et on se dit « Quand même… Pourquoi Sfumato comme titre ? Je ne vois pas le sens de ce titre… ». Et viens le chapitre trente cinq où ce mot est écrit pour la première fois. L'ambiance à partir de ce moment change totalement. On a l'impression d'entrer dans une atmosphère conspirationniste, c'est très étrange.
« Etrange » est d'ailleurs le mot qui résume le livre. Etrange dans le sens positif du terme à mon sens, fascinant. le sujet est original, la manière dont est écrit le roman est originale, tous les personnages sont originaux (je n'ai jamais rencontré de personnages comme Simon et Raphaël, si bien construits et pourtant j'en ai lu des romans !), on n'a pas le temps de réfléchir qu'on se fait retourner le cerveau encore et encore. Ce roman ne rentre dans aucune catégorie, il est fou, extrêmement bien mené et ficelé, tout est super. Je conclurais finalement en affirmant que ce roman est vraiment génial !
Lien : http://www.casscrouton.fr/sf..
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motspourmots
  30 août 2015
J'aurais voulu aimer ce livre. D'ailleurs, j'étais partie pour, séduite par le côté doux-dingue complètement paumé du héros et ses tribulations dans un Paris de la nuit qui sert de cadre à ces rencontres improbables qui font le sel de la vie. Et puis, à un moment donné, l'auteur mélange les genres, donne dans le mystique un peu nébuleux et là, je n'ai pas marché. Mais je veux quand même en parler, d'une part parce que, plusieurs semaines après ma lecture, il me reste un élan de sympathie pour ce livre, d'autre part parce que je suis persuadée que d'autres que moi seront meilleurs clients, moins gênés par ce mélange.
"Le sfumato, une technique qui permet d'obtenir des contours imprécis, une superposition de très fines pellicules de peinture qui donne un aspect brumeux dans les arrière-plans et fait ressortir le sujet car la lumière ne semble alors parvenir qu'au travers de ces différentes couches vaporeuses."
Cet aspect brumeux, disons qu'il enveloppe la vie de Raphaël, jeune homme plus si jeune mais toujours en quête de lui-même. Apprenti comédien-auteur-metteur en scène, il navigue entre espoirs et désillusions, galères et rencontres glauques. Raphaël, c'est le genre à se faire refiler un appartement dont les murs sont si fins qu'ils donnent l'impression d'habiter avec les voisins. Un loser sympathique. Vie nocturne, alcool, drogues... Raphaël se débat dans une existence faite de bric et de broc dont il semble toujours chercher le sens. Jusqu'à sa rencontre avec Viktor, dans un café, un vieil homme intrigant qui semble avoir vécu plusieurs vies, aussi érudit qu'énigmatique. Les conversations avec Viktor ouvrent à Raphaël les perspectives d'un monde jusqu'alors inconnu, qui mêle connaissance, culture et foi. Et qui poussent Raphaël à s'interroger et aller au fond de lui-même, au point de se mettre en danger. Que cherche Viktor exactement ? Pourquoi s'intéresse-t-il à Raphaël comme s'il voulait lui transmettre un quelconque flambeau ?
Si l'on suit sans déplaisir les errances de ce gentil paumé qui suscite une vraie empathie et de ses camarades (qui n'ont rien à lui envier côté immaturité), la démonstration qui suit, symbolisée par le chemin que Viktor fait emprunter à Raphaël m'est apparue comme trop nébuleuse et m'a laissée sur le bord du chemin. Sans doute à cause de la difficulté à suivre ce cheminement intellectuel qui sombre souvent dans une sorte de mysticisme à la fois complexe et plutôt anachronique dans la vie du héros (un peu comme si on introduisait du Da Vinci Code dans une chronique sociale). Si j'ai souvent souri devant les malheurs de ce sympathique loser, je me suis beaucoup ennuyée pendant les élucubrations "religio-philosopho-complotistes" de Viktor. D'où cette impression d'avoir compris l'ambition de l'auteur, sans parvenir à y adhérer. Avec un drôle de sentiment à la fin qui fait s'écrier "tout ça pour ça !".
En tout cas, je suis impatiente d'avoir d'autres avis, d'autres ressentis. Preuve que ce livre est assez intrigant pour susciter l'intérêt.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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SophieLesBasBleus
  17 octobre 2015
Sans doute n'aurais-je pas lu "Sfumato" sans l'opération Masse Critique. C'eût été regrettable car ce roman, plus profond que les premiers chapitres ne le laissent supposer, est un petit bijou d'humour décalé, de situations burlesques, mais aussi de mansuétude envers l'humain. Les frasques de Raphaël, le narrateur, et de Simon, son meilleur ami, nous emmènent dans une errance urbaine où derrière le "sfumato" des mots, on devine le contour des maux de notre aujourd'hui.
1, passage de la Main d'or... une adresse pleine de promesses pour le studio qu'achète Raphaël... si ses voisins, résidents intermittents de l'HP voisin, ne tombaient en panne de cigarettes à 3h du matin, si la cloison séparant les deux logements n'était si fine qu'un simple clou la traverse. Ces scènes mettant au prise Raphaël et ses voisins sont à la fois hilarantes et pathétiques. Et le roman est à leur image : tiraillant sans cesse le lecteur entre rire, impatience, étonnement, attendrissement...
La première partie nous fait suivre Raphaël dans ces péripéties catastrophiques, sans bien savoir où tout cela va nous mener. La rencontre avec Viktor fait basculer le roman dans une sorte de Da Vinci Code dont on se demande s'il est satirique ou opportuniste. Jusqu'aux toutes dernières pages, le lecteur tente de percer ces couches de fumée que l'auteur dresse devant lui comme pour affûter son regard.
Les pistes de lecture sont sans cesse brouillées, remises en question mais Xavier Durringer a l'intelligence de ne jamais perdre le lecteur. Il lui laisse des indices, des signes de connivence, lui ouvre des perspectives sans lui imposer un quelconque "message".
Surprenant, souvent border-line, ce premier roman m'a bluffée! Style et histoire donnent un reflet tragi-comique de la vie moderne, entre individualisme, égocentrisme, solidarité et attention aux autres. Que Babelio et les Editions le Passage soient ici remerciés pour cette très belle découverte !
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coincescheznous
  20 décembre 2015
J'ai lu pas mal de livre cette année, dont beaucoup que j'ai sincèrement appréciés. Et je suis très heureuse de finir 2015 avec encore un livre qui m'a particulièrement plu : Sfumato, de Xavier Durringer.
A titre personnel, je ne connaissais jusqu'alors ni Xavier Durringer, ni la définition de Sfumato. Pour le premier, j'ai appris par Tom la Patate que Xavier Durringer est un dramaturge et réalisateur français, qui lance avec Sfumato son premier roman. Tom la Patate avait adoré un de ces films J'irai au Paradis car l'enfer est ici, raison pour laquelle il m'a offert le livre de cet artiste. Pour le second, j'ai appris qu'un sfumato est une technique picturale mise au point par Léonard de Vinci pour donner un effet vaporeux à un tableau par des contours imprécis. Vous voilà maintenant renseigner sur l'auteur et le titre, allons donc plus loin !
Sfumato est un livre à la fois très cru, dans le sens un peu « rock'n'roll », et en même temps, très poétique et intime. En gros, pour retracer brièvement l'intrigue, le livre raconte l'histoire d'un homme, Raphaël, a la fois bien entouré par ses amis, drôle et dégourdi, et en même temps dans une très grande solitude face à la vie et au sens à lui accorder (si tant est qu'il y en ait un bien évidemment). Raphaël fume des pétards, fait la fête, trouve des plans pourris pour gagner un peu de fric, rigole avec ses potes, pour lesquels il est toujours présent. A bien des moments, j'ai eu des fous rires sur certains passages, notamment dans l'écriture des dialogues entre amis. Je me souviens notamment d'avoir rigolé comme une baleine un matin à 8h30 dans le RER A tellement les scènes décrites ressemblent à des situations que vous avez sûrement vécues, pour peu que vous ayez été un peu paumés et funs dans vos jeunes – et même vieilles – années.
Seulement Raphaël est aussi très profond, bien qu'il ne le sache pas de prime abord. Seul dans ses choix et réflexions, il rencontre un jour Viktor, un homme issu à ses yeux directement d'une autre dimension. Viktor croit à la symbolique, à la puissance des textes, à un certain ordre des choses connu par des artistes et des lignées de rois. Viktor croit en une vérité à chercher, et initie Raphaël à la quête perpétuelle. Dis comme cela, cela peut paraître abscons, mais c'est en réalité là que se trouve la puissance du livre.
Ce qui est franchement intéressant voire intrigant dans ce livre, c'est la façon de présenter le cheminement d'une personne. Nous cheminons tous, qu'on le veuille ou non. On chemine sur nos croyances, nos idéaux, nos perceptions des situations etc. Raphaël chemine aussi, et le trajet qu'il emprunte est inconnu pour nombre d'entre nous. En ce sens, l'ouvrage est très réussi, car il arrive à montrer cette avancée extraordinairement solitaire, en replaçant malgré tout son héros dans une vie sociale grave mais présentée légèrement. J'ai donc adoré, adoré, adoré ce livre et je ne peux que vous le recommander chaleureusement.
A titre anecdotique, j'ai écris à l'écrivain pour lui dire que j'avais aimé son livre, mais aussi pour lui poser quelques questions. Il a eu la délicatesse de me répondre, en détails, et en plus très rapidement. Ca peut paraître futile, mais je suis très sensible aux gens qui prennent le temps de répondre aux personnes à qui ils ont proposé une oeuvre, ça les rend à mes yeux sympathiques et surtout humains, sans fioriture inutile.
Pour couronner le tout, il a même accepté de poser avec la pancarte des coincés chez nous dans les mains, ce qui assurément en fait un homme de goût !
Très joyeuses fêtes à tous,
Jo la Frite



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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
KrisPyKrisPy   13 octobre 2015
-Pages 160 à 162-
- Am en hébreu veut dire peuple, brebis ou tout simplement maman. Ma définition du mot Amour, ce serait : peuple de lumière ou brebis de lumière, c’est-à-dire le Christ. Mais nous pourrions le décomposer différemment, Amo-Ur. Aimer les origines, Ur étant l’endroit du commencement, des origines, du scintillement. Et Abraham était sous le chêne de Mamré, il quitta Ur pour Canaan, la cité des marchands. La lettre A, c’est le commencement de l’alphabet, l’Aleph, l’Alpha, la lumière qui descend. Donc on pourrait dire que l’Amour est lié au peuple de lumière, à la brebis lumineuse depuis les origines, le scintillement, la naissance… Et si on garde que les deux consonnes du mot Amour, comme ferait le moindre kabbaliste, ce sont M et R, mer, la mère, voyez-vous ? C’est normal que la mère soit représentée dans Amour, vu que c’est par elle que tout commence dans le scintillement lumineux.
- C’est merveilleux votre façon de penser.
Qu’est-ce que je pouvais dire d’autre ?
- Je vous dis ça parce que vous écrivez ! Sinon, je n’en parle jamais ! Alors n’ayez pas honte de ce que vous écrivez. Il est écrit dans la Bible que tout homme peut devenir président, roi, général d’armée, guerrier, grand prêtre, mais jamais poète, on naît poète, on ne peut pas le devenir.
- Oui c’est drôle.
- En premier, les fous errants prophétisent, puis viennent les poètes… Et c’est dans l’ordre.
- Ah oui.
- Vous comprenez ce que ça veut dire ?
- Oui, peut-être… Je ne sais pas…
- C’est un bon début, vous doutez.
- Oui, je doute de certaines choses…
- C’est normal ! Heureusement que vous doutez ! le doute est le premier pas vers Dieu. Si vous doutez, vous allez chercher, vous intéresser, vous pencher par exemple sur la traduction exacte du mot Elohim dans la première phrase de la Bible ou lire le prophète Ézéchiel ou le livre d’Hénoch qui gagna le ciel sur un chariot de feu. En tout cas, ce sont les êtres sensibles qui cherchent. Les autres se moquent complètement ou n’ont malheureusement plus le temps, ou ne savent même plus qu’il y a quelque chose à chercher. Vous comprenez ?
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KrisPyKrisPy   12 octobre 2015
- Et vous avez des passions ?
- Oui. Un petit peu. Et vous, vous avez des passions ?
- Les mondes perdus.
Puis il s'est tu, comme si de dire " mondes perdus " nous faisait tomber dans un silence noir. Il m'a fixé longuement, plusieurs secondes, sans parler. Ses yeux semblaient se planter derrière les miens, pénétrer mon front, fouiller derrière ma tête.
- Les mondes perdus, vous voulez dire l'Atlantide ?
- Oui, ce genre de chose. Vous connaissez le mythe de l'Atlantide ?
- Oui. Un petit peu. Comme tout le monde.
- Tout est un petit peu avec vous...
J'ai souri et essayé d'enchaîner.
- Je travaille sur les quais de la Seine, je vends des bouquins d'occasion. Alors les livres sur l'Atlantide, j'en ai toujours un ou deux en rayon.
- En rayon... Quelle chance vous avez de vivre avec les livres ! Le livre délivre.
Il a de nouveau marqué une pause puis a sorti d'un trait :
- Pour vous, l'Atlantide est un mythe, une légende, une civilisation antédiluvienne ou tout simplement un endroit de notre cerveau ? Une mémoire cellulaire ADN, un Eden ?
- Joli.
- Comme un paradis, le Pardès des kabbalistes ou une mémoire perdue ou une civilisation qui vivrait en parallèle de la nôtre ou peut-être même souterraine et qui pourrait ressurgir d'un instant à l'autre ? On pourrait parler des Grecs et des dieux vivants dans l'Olympe ou de la race des géants... Ou des constructions colossales de l'Egypte ancienne ou d'Aztlan, l'île mythique des Aztèques. Avez-vous remarqué que Aztlan et Atlantes sont proches ? On pourrait même parler de la pyramide de Tula qui nous renvoie au mythe de Thulé. Surtout que pour beaucoup de civilisations d'Amérique centrale et du Sud, les dieux venaient de l'est... C'est à dire de chez nous.
- Houla... Vous allez un peu trop vite pour moi, là...
J'étais soufflé. Il enchainait les idées avec une vitesse, une énergie et une fluidité incroyable.
- C'est que je n'ai pas beaucoup de temps, vous savez...

pages 164-65
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KrisPyKrisPy   10 octobre 2015
(pages 72/73 - infos sur le contexte - le "héros", Raphaël, s'est fait embarquer dans une combine d'argent "facile à gagner", le système de la pyramide, mais là, au lieu de s'appeler une pyramide, ils appellent ça : un avion qui décolle... )

Pendant la soirée, Farid était venu vers moi la gueule enfarinée et les yeux comme une souris de laboratoire. il avait regardé partout un peu inquiet.
- T'es bien sûr qu'il va décoller à son tour mon avion, je vois que des Tchongs là ?
- Si le mien décolle, pourquoi le tien y pourrait pas décoller ? ça dépend que de toi ! Tu peux compter que sur toi, mec !
- Ouais je comprends. Mais quand même, sois gentil, explique-moi mieux le système parce que moi, j'ai pas tout compris !
- Je ne suis pas responsable de ton avion, tout commence à partir de toi... Chacun est responsable de son avion. C'est toi le commandant de ton propre avion et de tes passagers, tu comprends ?
- Oui je comprends, t'es responsable de rien ! Mais c'est qui qui m'a demandé de venir dans l'aéroport ?
Je pense qu'à ce moment précis, Farid était complétement défoncé, il n'était pas vraiment immunisé contre son propre shit, du double zéro qu'il fumait non-stop.
- Quel aéroport ?
Il commençait à s'énerver en faisant bouger ses oreilles, une sorte de tic.
- Dans ton aéroport avec tous tes avions, la seule chose que je te demande nardinamouk, c'est si mon avion va décoller !
- D'abord un, je suis pas nardinamouk, je suis Raphaël, et deux quand ce sera toi le pilote, ce sera toi qui sera responsable de ton avion et de son décollage.
- Il est comment c't'avion ? C'est Easy Jet ou quoi ?
- C'est pas un avion, c'est une image.
- Comment c'est une image ? Tu vas me donner une image avec un avion dessus pour 1 000 boules ?
Les bras m'en tombaient.
- Non, c'est comme dans un avion. T'as des places dans un avion ! Et bien toi, t'avances dans l'avion et quand t'arrives à la place du pilote, tous les gens dans l'avion, ils te payent et ton avion décolle.
- Y va vers où ?
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motspourmotsmotspourmots   30 août 2015
Le sfumato, une technique qui permet d'obtenir des contours imprécis, une superposition de très fines pellicules de peinture qui donne un aspect brumeux dans les arrière-plans et fait ressortir le sujet car la lumière ne semble alors parvenir qu'au travers de ces différentes couches vaporeuses.
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isa48isa48   27 octobre 2015
- Pourquoi vous faites tout ça pour moi ?
- Parce que vous êtes jeune et que je suis vieux et fatigué.
- Vous n'avez pas l'air fatigué.
- Je le suis pourtant. Je le sens. Et puis vous êtes un écrivain, un poète, vous saurez quoi en faire, je vous donne de la matière, à vous de la transformer ... Vous savez, cette question m'a obsédé toute ma vie, alors oui, c'est formidable d'accumuler des connaissances et d'avoir ouvert des portes, mais comment ne pas garder ça uniquement pour soi-même ? Comment transmettre tout ça ? C'est ma grande obsession, transmettre. Avez-vous remarqué que dans le mot apprendre il y a "prendre", et que dans le verbe prendre, il y a "rendre" ?
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