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EAN : 9782266318594
416 pages
Pocket (15/04/2021)
4.52/5   91 notes
Résumé :
Dorothée Dussy se penche sur les mécanismes complexes par lesquels l’inceste, en théorie interdit et condamné, est couramment pratiqué dans l’intimité des foyers français. À la faveur du réel, et de la banalité des abus sexuels commis sur les enfants, l’inceste se révèle structurant de l’ordre social. Il y apparaît comme l’outil primal de formation à l’exploitation et à la domination de genre et de classe. Cinq ans d’enquête ethnographique menée auprès d’enfants inc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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J'ai lu ce livre dans le cadre d'une réflexion plus larges sur les violence sexistes et sexuelles (VSS) et après l'écoute de plusieurs podcasts. Bien sûr, j'avais écouté avec passions les interventions de Dorothée Dussy dans les Couilles sur la table, la série documentaire « Ou peut-être une nuit » de Charlotte Pudlowski, et plusieurs épisodes d'Un podcast à soi, de Charlotte Bienaimé. Ceux sur l'inceste, évidemment, mais c'est sa dernière série sur le thème de la violence faite aux enfants combiné à la lecture l'article de la Déferlante sur l'inceste entre mineurs qui m'ont décidée. J'ai l'habitude de me documenter sur des sujets durs et cette lecture prend aussi place dans une réflexion plus globale féministe et j'ai l'habitude de me confronter à des sujets rudes. Mais j'ai redouté cette lecture plus que les autres pendant longtemps.

Avec ce sujet vont de gros triggerwarning : viol, inceste, VSS, pour cette raison, je mets l'intégralité du reste sous les balises spoiler.



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Cet essai d'anthropologie est absolument bouleversant. Il s'attaque de front à un tabou très fort, pour montrer qu'il est théoriquement interdit mais en pratique assez ordinaire. Après avoir collecté des chiffres, l'autrice a étudié et interrogé les incesteurs puis les incesté•es.
Il n'y a pas de profil spécifique de l'incesteur, ses actes résultent d'une pédagogie familiale, érotisée, de l'écrasement.
Il est terrible de comprendre que l'inceste est banal; que les rapports de domination font partie des schémas familiaux. Dans 80% des agressions il y a une proximité agresseur/agressé•e.
L'introduction explicite une méthode originale dans l'écriture des sciences sociales, qui assume sa subjectivité et fait le choix d'une écriture du quotidien et du domestique, pour prendre une distance avec l'ordre dominant, masculin et patriarcal. Pourtant l'autrice dit ne pas faire oeuvre féministe... (tout en convoquant Wittig, G.Fraisse, etc.)
Dorothée Dussy montre qu'il n'y a pas de jeux sexuels ni de consentement possibles : les enfants sont toujours manipulés ou initiés par un aîné ou parent qui abuse de son autorité.
Ce qui ressort des entretiens avec les incesteurs : leur point de vue masculiniste s'approprie le corps des femmes, se justifie par une rhétorique de l'amour et de l'attachement... d'où la notion de consentement est exclue (confondue avec la peur, l'emprise...). La recherche de réparation et d'indemnisation des victimes est toujours présentée comme vénale.
La théorie des pulsions est parfois convoquée, alors que la stratégie de dissimulation des incesteurs montre sa fausseté. Les incesteurs s'arrêtent souvent à temps, quand ils sentent le vent tourner.
L'inceste est ancré dans le silence, dans l'amnésie des victimes; c'est un impensé, à cause de l'aveuglement des autres proches, de l'injonction collective au silence sur les viols, et aux représentations globales (les parents nous aiment et nous protègent, voyons...).
De plus la loi permet de protéger les incesteurs (prescription, majorité sexuelle, nombreux non-lieux...) L'analyse du procès d'Outreau est très pertinente : des enfants ont bien été violés, mais on ne retient que l'acquittement des adultes accusés à tort. Dans les procès d'inceste, c'est souvent une voix contre une autre, et celle de l'incesté•e porte rarement, elle est toujours soupçonnée de mensonge. le spectre de l'erreur judiciaire permet de déqualifier des infractions.
Ce qui est terrible c'est que la levée du silence et la mise en accusation pour agression sexuelle ne sont pas forcément suivies d'un séisme social pour l'incesteur...l'ordre familial perdure souvent, se recompose autour de l'incesteur. de + la victime n'est pas forcément soulagée car personne ne sort complètement de l'inceste. Il y a un phénomène de désaggravation qui se retrouve dans le vocabulaire utilisé, dans la fiction d'un inceste consenti voire heureux...
Cet essai est terrible, c'est un séisme dans nos représentations de la famille et de la société.
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Je souhaitais lire ce livre depuis longtemps à force d'en entendre parler dans divers podcasts. J'ai donc saisi l'occasion de sa réédition pour enfin le découvrir et je n'ai pas été déçue.
Dorothée Dussy dresse un portrait de l'inceste qui va bien au-delà du crime d'un adulte sur un enfant. A travers une enquête minutieuse et largement documentée, elle démontre que tous les pans de la société sont impliqués : la famille qui regarde ailleurs, préférant préserver sa ronronnante routine au mépris de la victime ; les amis, les voisins qui ne peuvent admettre que cet homme qu'ils apprécient depuis des années puisse commettre pareille horreur ; la justice qui joue sur les mots pour minimiser les faits reprochés ; et tous les quidams qui apprennent de manière fragmentaire et non objective par les médias ces histoires sordides sans remettre en question le discours ambiant. Et qu'est ce que le discours ambiant ? un laïus patriarcal et conservateur qui sacralise la cellule familiale dominée par "le bon père de famille".
L'inceste est toujours un rapport de domination, que ce soit du grand frère sur un cadet, d'un oncle sur sa nièce, d'un beau-père sur les enfants de sa compagne, et j'en passe. Il est, sauf rares exceptions féminines, l'expression du pouvoir masculin, de celui qui dispose d'autrui comme bon lui semble.
Je ne peux m'empêcher d'y voir, par extension, l'attitude de l'homme face à son environnement : l'enfant, comme la nature, comme la femme, sont des ressources qu'il pense être à sa disposition et il ne se prive pas de les exploiter selon ses envies.
Un livre phare sur la question de l'inceste à lire, relire et partager pour enfin ne plus fermer les yeux sur ce crime qui brise définitivement les victimes.
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J'ai découvert Dorothée Dussy en écoutant un podcast des "Couilles sur la table" et j'avais été surprise et choquée des chiffres de l'inceste évoqués et de l'importance du phénomène dans la société française (et pas que).

Dorothée Dussy y aborde dès les premiers mots et de façon brutale le phénomène sociétal qu'est l'inceste ("Tous les jours, près de chez vous, à Lyon, à Paris, à Barcelone, à Toronto, à Mexico ou à Dallas, un bon père de famille couche avec sa petite fille de neuf ans. Ou parfois elle lui fait juste une petite fellation. Ou c'est un oncle avec son neveu. Ou une grande soeur avec sa petite soeur." Cette étude, basée sur une bibliographie très conséquente mais aussi sur des entretiens réalisés auprès d'incesteurs condamnés à des peines de prisons, est très complète, décortiquant petit à petit l'ampleur de ce phénomène et surtout le silence autour de ce fléau.

C'est un livre difficile, bien sûr, à la fois par la description de ce que certain•es ont vécu, mais aussi parce qu'on se rend compte de l'énormité du phénomène : en France, le nombre de victimes d'incestes est évalué à 3 millions de personnes (et ce livre datant de 2013, il faut quand même noter que de récentes études menées par l'INED et IPSOS évaluent ce chiffre à 6,7 millions de personnes, soit un homme sur huit et une femme sur cinq incesté•es avant leurs 18 ans). Au-delà de ces chiffres effarants, c'est le peu de condamnations et de dénonciations qui choquent, le silence familial qui est le coeur même du phénomène de l'inceste. Dorothée Dussy y explique clairement comment l'incesté est parfois mis au ban de la famille car il a osé "briser la famille" en révélant l'inceste (alors que dans le même temps, l'incesteur n'est que peu critiqué ou rejeté). Elle y montre la véritable omerta familiale qui se tisse autour de ce phénomène et qui détruit encore plus les victimes.

Ce livre est aussi l'occasion de montrer que ce phénomène est un vrai phénomène sociétal, lié à la domination, qui se reproduit souvent dans les familles qui connaissent plusieurs cas d'incestes, ceux-ci n'étant pas forcément liés (l'incesté ne devient pas forcément incesteur, mais il y a souvent plusieurs incestés et plusieurs incesteurs dans une même famille). Elle y décrit aussi le phénomène consistant a minimiser ces actes, surtout quand ils sont commis par des enfants ou des adolescents, définis très souvent comme des "jeux" alors qu'ils créent un vrai traumatisme aux victimes. Elle y montre également que les incesteurs minimisent souvent leurs gestes, et que bien que la plupart aient conscience que leurs gestes sont interdits par la loi et peuvent les mener en prison, ils savent aussi que les condamnations sont rares et qu'ils ont de grandes chances de passer au travers des mailles du filet.

Enfin, elle décrit la prévalence de ce phénomène dans la société, s'appuyant notamment sur l'exemple du procès d'Outreau, dont la plupart des gens ont retenu l'erreur judiciaire, en occultant complètement que des enfants avaient vraiment été violés et que c'est finalement ça le plus grave... Et que depuis ce procès, la parole des enfants est souvent remise en cause alors que les fausses déclarations restent pourtant extrêmement rares.

Il y aurait des lignes et des lignes à écrire sur ce livre alors plutôt que de tout résumer, je vous invite vraiment à le lire. Cet ouvrage est magistral, à la fois parce qu'il analyse en profondeur ce phénomène, mais aussi parce qu'il s'appuie sur de nombreux témoignages d'incesteurs et d'incestés et qu'ils nous permettent de mieux comprendre pourquoi ce phénomène est si ancré dans nos sociétés, et par-là même, en en ayant conscience, de pouvoir peut-être lutter plus efficacement pour la protection des enfants (mais au vu de la décision du Sénat d'hier, qui a refusé la création d'une délégation aux droits des enfants, il semblerait que le chemin soit encore long...).
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Un documentaire très bien écrit, qui décortique l'inceste et ses mécanismes, chiffres et témoignages à l'appui. C'est passionnant, édifiant, mais simple à lire et pas du tout barbant.
J'ai compris énormément de choses sur le fonctionnement de l'inceste, et même le fonctionnement général de notre société. L'inceste est bien le berceau des dominations patriarcales, et assoit celles-ci justement dès le berceau. le point de vue d'anthropologue de Dorothée Dussy est particulièrement intéressant.

Le ton qu'elle utilise, absolument décomplexé quant à ses propres doutes, ses propres ressentis, et à la fois très pédagogue et clair quant aux informations données, rend la lecture particulièrement « agréable » (même si bien sûr les infos sont parfois très dures à digérer…)

Les fréquents témoignages, d'incestés mais aussi d'incesteurs, sont particulièrement intéressants, et l'analyse que l'auteure en fait, sans prétention mais avec beaucoup d'intelligence, est éclairante.

Merci à elle pour ce formidable travail.
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
Pour les filles hétérosexuelles, comme l’indique l’enquête de Nathalie Bajos, il y a la double injonction d’être désirable, de plaire et de rester discrète vis-à-vis de soi-même et des autres par rapport au plaisir sexuel, sous peine de salir sa réputation. Pour les garçons, il y a la double injonction de la performance et du nombre de partenaires qui doit, autant que faire se peut, être élevé. Voilà pour la théorie, qui sème les graines de la dysharmonie entre les partenaires sexuels. Dans la pratique cela suppose, pour les garçons comme pour les filles, de n’écouter ni son désir ni son plaisir (mais tant mieux si le hasard fait bien les rencontres). Pour les jeunes femmes, cela revient à céder aux avances sexuelles d’un homme car il leur fait l’honneur de les désirer, et pour les garçons, à considérer que les femmes cèdent parce qu’elles sont consentantes au rapport sexuel qu’on leur propose. (…) Si tu n’as pas dit à quelqu’un, voire à toi-même, que ce gars avec qui tu as couché te dégoûtait, tu as hypothéqué au moment du premier silence tes chances de pouvoir dire d’autres dégoûts ou d’autres violences ultérieures. Si tu as forcé ta copine un peu beaucoup pour qu’elle couche avec toi, et qu’elle a fini par céder, ça t’arrange et tu capitaliseras la reddition de ta partenaire qui sera portée au bilan de tes relations sexuelles réussies.
Rien de mystérieux et d’inévitable dans l’invisibilité et le silence sur les violences subies ou agies, tout est affaire de pratique, donc de logique et de pédagogie. Idem pour la violence psychologique et la violence physique : si tu n’as pas ravalé l’insulte que tu as balancée à la gueule de ton copain qui t’avait énervé, ou contredit l’insulte que tu as reçue de ton copain que tu n’as pas attendu parce qu’il était en retard, tu rends l’insulte admissible.
(…) Le « cycle des violences », schéma d’intelligibilité du phénomène de la violence conjugale décrit par les féministes (montée en tension dans le couple / explosion / transfert où la victime veut s’en aller et l’agresseur s’excuser / réconciliation), se joue bien en amont de la relation dysfonctionnelle entre conjoints. Le tabou sur la violence conjugale s’explique par la gêne généralisée à dénoncer quelque chose qu’on s’est tous habitués à taire et dont la révélation est empêchée par le poids successif des mille et une expériences antérieures de silence. Ajoutez à cela la naturalisation des violences sexuelles (sexistes) pensées comme pulsionnelles, ce qui selon Geneviève Fraisse, joue en faveur de l’absence de volonté politique d’éradiquer le viol (Libération, 9 août 2011), et on voit mal comment les filles et toutes les personnes violées (donc surtout les filles) réaliseraient qu’elles vivent un viol. (p. 62-64)
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La doxa, dans le système judiciaire français, suit le cap d’une conception masculiniste des rapports sociaux, c’est-à-dire partiale, en tous cas partielle, qui déduit de l’expérience des hommes des vérités censées être universelles. Dans ce schéma, l’expérience sociale des femmes et des enfants est moins constitutive de l’organisation sociale et de la qualification des infractions que celle des hommes. Elle vient simplement renseigner ce qui arrive aux hommes. Rappelons que la terminologie profane afférente aux violences domestiques et/ou sexuelles tend généralement à nier les dimensions genrées et violentes des actes commis. Cette « désaggravation » s’opère à travers des métaphores systématiques, où le viol conjugal devient « devoir conjugal », le meurtre entre époux se transforme en « crime passionnel », sans évoquer les crimes d’honneur, les tournantes, et autres périphrases de la violence sexuelle et/ou domestique. Ce glossaire populaire a depuis longtemps fait son entrée en Cour via les plaidoiries des avocats, le vocabulaire des justiciables et des magistrats, ces derniers calant leur niveau de langue sur celui des personnes qu’ils interrogent. Ainsi, en ville et devant la Cour, les gens, dont les avocats de la défense et les accusés, disent « simples attouchements, baisers, caresses » à la place d’agressions sexuelles pour désigner les gestes extorqués et imposés aux enfants. La confusion des registres de la tendresse et de l’agression jette ainsi le trouble sur des situations qui, une fois gommée la spécificité du non consentement d’un des protagonistes, ressemble une relation sexuelle normale, voire à une histoire d’amour. (p. 353-354)
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L’échelle de gravité des infractions sexuelles est calée sur une conception masculine du crescendo sexuel. Le droit, rédigé pour une large part par des hommes, est au diapason des incesteurs. (…) En s’interdisant de pénétrer le vagin de leurs fillettes et en lui préférant la bouche, ce père, comme la plupart des incesteurs condamnés pour viol par fellation, cale son idée du préjudice et de la gravité de son geste sur sa propre échelle du plaisir sexuel. (…) Le droit l’entend de la même façon et récompense la retenue des hommes puisqu’il ne considère pas les attouchements comme des viols. Si les gestes sexuels sans pénétration sont passibles d’une sanction moindre parce qu’ils sont considérés comme moins graves (…) c’est en référence au moindre plaisir qu’ils procurent aux hommes. (…) Dans le même esprit, la sanction imposée par la Cour est plus importante quand la victime est un garçon, parce que le viol paraît plus dommageable pour un garçon que pour une fillette. Cette conception du droit et de ce qu’il conçoit comme juste ne va pas de soi. En prenant en compte le point de vue des victimes, on s’aperçoit que l’étendue du préjudice ne dépend pas forcément du type de gestes portés, ou de leur violence, ou de leur durée. (p. 349-350)
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La théorie très déterministe du violeur violé ne rencontre pas un grand succès auprès des détenus incesteurs. Admettre qu’il y ait un lien, quel qu’il soit, entre le fait d’avoir été sexuellement abusé et d’incester soi-même ses enfants quand on devient parent, prive ce père incesteur de son libre-arbitre. Cela revient à considérer une métastructure qui commanderait les choix de l’homme à son insu, ferait de lui une marionnette. Cette difficulté à reconnaître un lien causal entre le fait d’être violé et celui de violer à son tour – somme toute compréhensible, si on voit comme une privation de nos propres motivations ce que nous prenons à nos parents sans nous en rendre compte – tient aussi à la crainte d’être étiqueté malade mental. La maladie mentale, dans tous les entretiens que j’ai menés au cours de cette enquête en prison, est considérée comme pire que l’inceste, le viol, et tout autre acte de violence commis contre une personne vulnérable. L’acte de violence, même moche et peu valorisé, est commis par un homme en pleine possession de ses moyens, et vaut mieux que le stigmate de la folie dont la représentation entame l’unité de l’homme. (p. 214)
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Mais, si l’on cesse d’idéaliser la fonction maternelle ou de banaliser les agressions commises par les femmes, il semble finalement que les mères incestueuses qui abusent de leurs enfants en bas âge représentent une proportion importante des auteurs d’inceste. Monique Tardif et Bernadette Lamoureux évoquent différentes considérations qui viendraient protéger notre conception individuelle et collective de la fonction maternelle. Elles évoquent autant les résistances à reconnaître les manifestations sexuelles émanant des femmes que celles de leurs conduites agressives. Les soins et le maternage affectent la capacité de discernement tant des victimes que des proches qui font face à des comportements abusifs subtils ou masqués. (p. 73)
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Vidéo de Dorothée Dussy
L'inceste « structure notre société ». Il touche des millions de personnes, mais trop souvent, nous refusons d'en parler. Longtemps considéré comme un tabou, c'est au contraire un fait social majeur, selon Iris Brey, Dorothée Dussy et Juliet Drouar qui publient La Culture de l'inceste (Seuil). C'est notre entretien du jour, en accès libre. Avec le témoignage de Paoline Ekambi, ancienne internationale de l'équipe de France de basket.
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