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EAN : 9782070776177
256 pages
Gallimard (25/08/2008)
3.53/5   60 notes
Résumé :
"Le 29 septembre 1990, une vingtaine de descendants de René Coty se retrouvèrent à l'Élysée. Chez les petites-filles du Président, d'ordinaire si ardentes à rompre avec le passé, cette perspective suscita un brin d'amusement. Tout le monde avait oublié le nom de Coty - sauf pour le confondre avec celui d'un parfumeur. L'époque présidentielle ne représentait plus une menace avec ses privilèges. Rien ne pouvait désormais entraver le triomphe de cette vie normale vers ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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En rendant hommage à ses aïeux, dont René Coty dernier président de la IV république, Benoit Duteurtre romance un demi siècle d'histoire du Pays de Caux et analyse l'évolution sociologique du triangle Etretat, Paris, Le Havre où vit sa famille.

L'écrivain masque ses cousines, ses oncles et tantes, en modifiant leurs noms et prénoms mais chacun reconnait le Docteur Georges, député du Havre et gendre du président Coty, sous le pseudonyme du « docteur Charles » et les familiers identifient aisément les personnages de ce roman dont on lit l'évolution sociale et religieuse en un demi siècle.

La description d'Etretat, l'évocation de son ancien maire Raymond Lindon (père de l'éditeur Jérome Lindon directeur des Editions de Minuit) rappelle que le chemin de fer, là comme ailleurs, permit la création de cette cité balnéaire appréciée des parisiens qui trouvaient la mer à deux heures de la capitale. Maupassant, Maurice Leblanc, les impressionnistes contribuent à la notoriété de ce paradis qui attire une clientèle aussi aisée que discrète. D'où la fondation d'un casino et d'une digue « Le Perrey » protégeant une vie sociale codifiée par les us et coutumes de la bourgeoisie qui voit se succéder les générations de 1880 à 1980, époque où l'impôt sur la fortune et les taxes foncière contraignent les familles à vendre leurs villas condamnant ainsi à la ruine ces petites stations et leurs artisans et achevant, par exemple, la légendaire pâtisserie Lecoeur.

Benoit Duteurtre observe le saccage de la nature et l'exploitation à grande échelle des galets qui laissent le littoral exposé aux marées et rasent les légendaires cabines de plage. Paru en 2008, cet ouvrage n'évoque pas le parc éolien et ses 71 turbines qui vont polluer polluer ce paysage mondialement connu …

« Les pieds dans l'eau », le romancier s'amuse à peindre avec ironie et nostalgie un monde en voie d'extinction mais il conclut avec espérance « je ne connais rien de plus fascinant que ce mélange de beauté immuable et de transformation du monde ».

Etretat demeurera donc éternellement célèbre, « L'aiguille creuse » et « La véritable identité d'Arsène Lupin ou le Secret des rois de France » n'ont pas fini de nous enchanter et Benoit Duteurtre rejoint Maupassant, Maurice Leblanc et Valère Catogan (alias Raymond Lindon) au panthéon des écrivains normands.
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« Tout ce qui disparaît me désole. » Benoît Duteurtre exprime une nostalgie douce et amère pour nous raconter la fin d'un monde. Pour ce faire, il puise dans la veine autobiographique. Il retrace le parcours social de la branche maternelle de sa famille et analyse la sociologie de la station balnéaire d'Étretat qu'il fréquente depuis son enfance.

« le 23 décembre 1953, à la surprise générale, René Coty était devenu président de la République française. » Cette élection provoque un cataclysme dans l'existence de ses proches. Habitués à un effacement timide, les voilà projetés dans les fastes de la République, contraints à devoir assumer une notoriété qui leur déplaît. Les petites-filles de René Coty restent indifférentes à la hiérarchie sociale et décident d'épouser des petit-bourgeois (ingénieurs, médecins). Elles choisissent ainsi une vie simple et heureuse, loin des mondanités. le souvenir de l'illustre aïeul s'efface progressivement et chacune finit par mener une vie normale et anonyme.

La deuxième partie du roman s'intitule « La fin du christianisme ». Duteurtre illustre le déclin de la bourgeoisie catholique à travers l'exemple de sa famille. Ses parents formaient un couple à la fois progressiste et très croyant. Enfant, l'auteur appartenait à la chorale de Saint-Thomas-d'Aquin du Havre. Les petits chanteurs entonnaient des morceaux de Lully, Rameau ou Haendel pour la grand-messe. Mais l'esprit libertaire imprègne peu à peu la chorale et bientôt des refrains de guitare issus du répertoire folk américain résonnent au cours de l'office. La chorale devient mixte et perd toute raison d'être. Les premiers renoncements ont marqué le début d'une défaite totale de la tradition. L'ouverture s'est transformée en déconfiture.

Une autre partie du roman porte également un titre évocateur : « La lutte des classes à Étretat ». Ce site est célèbre pour son « aiguille » et ses hautes falaises de craie blanche. Étretat est devenue au cours du XIXème siècle une station balnéaire prisée par la bourgeoisie parisienne. Des familles aisées continuent de s'y rendre chaque saison et pratique l'entre-soi en cultivant les « relations de plage ». C'est un monde fermé qui se retrouve autour de rituels précis : arpenter le Perrey le long des falaises, prendre des bains de mer à heures régulières, manoeuvrer le canot traditionnel nommé périssoire, posséder sa cabine, participer à un gala fin août. Adulte, Benoît Duteurtre tentera de s'intégrer à la société d'Étretat. Il ne parviendra qu'à nouer quelques liens avec les personnages âgées ravies d'échanger avec ce jeune-homme charmant. La plage est partagée avec les touristes issus des campings mais aussi avec ceux issus des quartiers populaires du Havre. La cohabitation est parfois difficile…

Duteurtre regrette la disparition d'une bourgeoisie qui cultivait l'esprit et le luxe et qui savait s'inventer une esthétique. Une classe sociale qui a offert de nombreux artistes à la France et qui se faisait construire des villas de plaisance originales. Désormais, le tourisme n'est plus un privilège, il s'est démocratisé et fait désormais place à une industrie des loisirs qui gomme toutes les disparités pour livrer un divertissement standardisé.

Le 11 août 1999, l'auteur observe l'éclipse totale de soleil de la plage. Ce phénomène symbolise à ses yeux la fin d'un monde à quelques mois de l'avènement d'un nouveau millénaire. La villa familiale est vendue à une famille qui a fait fortune dans la grande distribution, une cousine qui cultivait la mémoire de René Coty décède, certains rituels propres à la société d'Étretat ne sont plus suivis. Pour l'auteur, ce constat peut être étendu à la France. Il regrette la disparition d'un monde remplacé par une modernité décevante. Benoît Duteurtre se désole et relève par la satire quelques traits typiques de notre époque. Il consacre de nombreuses pages au galet d'Etretat qui seul parvient à contenir les marées et à ralentir l'expansion touristique et se moque d'une société avide de "précautions" qui en vient à interdire l'usage d'un canot dans les zones de baignade. Résigné, l'auteur nous livre une nouvelle fois son credo, il faut : "goûter à toutes les joies possibles".
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Benoît Duteurtre raconte Étretat et ses falaises, ses autochtones, les Parisiens … les habitudes et les manies de tout un chacun. L'auteur, arrière petit-fils de René Coty, dernier Président de la IVème République, de 1954 à 1959, évoque ses souvenirs d'enfance, d'adolescence et des premières années de sa vie d'adulte. Les thèmes de ce roman autobiographique sont la vie au Havre et à Etretat des descendants de René Coty, Président.
Un livre intéressant, une analyse de société faite avec humour, la description des falaises d'Étretat et de sa baie, donnent lieu à quelques passages poétiques qui enjolivent le récit.
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Maupassant introduit le roman de Benoît Duteurtre, Les pieds dans l'eau, avec une description d'Etretat mise en exergue. Il souffle aussi à l'auteur le titre de son 1er chapitre, Sur l'eau mais l'histoire de Benoît Duteurtre démarre au début des années soixante et retourne volontiers en arrière, lors de l'acquisition de la « Villa Cheu Nous » rebaptisée « La Ramée » par son arrière-grand-père René Coty, en 1948. Par petites touches discrètes et dans un style fluide, l'auteur retrace ses villégiatures à Etretat et dépeint les us et coutumes d'une bourgade aux rituels indéboulonnables. L'ancienneté de l'implantation de l'estivant lui procure des lettres de noblesse au sein d'un cénacle à cheval sur ses principes : « A l'ombre des falaises normandes, chaque sortie à la plage ressemble à une lutte, recouvrant une infinité de plaisirs cachés. Imperceptibles au premier abord, ces plaisirs minuscules sont l'un des attraits de l'existence du Parisien à Etretat. […] mettre les pieds dans l'eau glacée, prendre un bain de soleil sur les cailloux, résister à la bise du nord en plein mois d'août, se baigner sous la pluie, accomplir inlassablement la même promenade entre deux pans de falaise. » Il suffit de relire la chronique De Maupassant, « Etretat », rédigée en 1880 pour le journal le Gaulois. On y retrouve des rituels identiques à ceux décrits par Benoît Duteurtre. le monde pourrait s'être figé pour toujours dans la station balnéaire normande mais il n'en est rien. L'auteur parle de menues choses qui s'évanouissent définitivement. Quand on les a connues, on peut les regretter. Il y avait un vrai bonheur à goûter aux délicieux Brésiliens meringués, nimbés de « Béné » de la pâtisserie fine Lecoeur, rue Alphonse Karr, à Etretat, juste avant d'entreprendre la balade des falaises d'aval en suivant les indications données par Maupassant dans sa correspondance avec Flaubert. Lecoeur a fermé. L'itinéraire a perdu en sauvagerie ce qu'il a gagné en aménagements. Par son écriture déliée, Benoît Duteurtre réveille des souvenirs pâlis, ravive des regards embrumés, rallume des sensations enfouies, tout cela avec beaucoup de délicatesse. Il y a de la bonté d'âme dans cette écriture, une manière naturelle d'être à la bonne distance du sujet, sans pathos, sans mépris, avec une réelle compassion : « Je ne trouvais pas le passé préférable en soi ; mais je le trouvais irrésistible au moment de disparaître, quand il se réduisait à quelques personnes, quelques conversations, quelques souvenirs ». Les pieds dans l'eau est un bon titre et un bon livre.
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Dans ce roman clairement autobiographique, Benoît Duteurtre évoque ses souvenirs d'enfance et d' adolescence sur la côte normande, entre le Havre et la plage d'Etretat. Arrière petit-fils de René Coty – dernier Président de la IV ème République, de 1954 à 1959 – , ses réminescences sont indéfectiblement liées à l'histoire familiale ; défilent ainsi ses cousines, ses tantes et ses oncles, sa grand-mère, sa mère... et on sent la figure de l'arrière-grand-père planer de page en page...
À travers des images, des sensations, des lieux, des odeurs, des visages, des saveurs, des bruits, l'auteur retrace des instants d'une époque aujourd'hui révolue avec des sentiments différents : tantôt avec son regard d'enfant empreint de candeur tantôt avec ses yeux d'adulte, lucide et volontiers ironique.
Conjointement, Benoît Duteurtre profite de l'évocation de la deuxième partie du XX ème siècle pour faire une sorte d'étude sur l'évolution de la société durant ces années-là (consumérisme, addiction – casino, drogues – Mai 68...) à travers le microcosme d'Etretat et de sa plage : le comportement des parisiens, des touristes, des autochtones, des jeunes des cités du Havre...
L'écriture est pleine de charme lorsqu'il entre en contemplation. Ses descriptions de la mer et de ses baigneurs sont très belles. Une atmophère un brin désuète avec le luxe des villas de la station balnéaire et les cabines du bord de mer, le poids de l'Histoire et l'influence d'un homme sur l'existence d'une famille entière de génération en génération, les falaises abruptes et les traces laissées par les impressionnistes, de jolis portraits de femmes, l'apprentissage d'un homme devenu écrivain... Une agréable promenade.
Lien : http://lesmotsdelafin.wordpr..
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
... le galet d'Étretat, roi incontesté du galet normand qui semble avoir choisi de s'implanter dans le plus beau décor de la côte. Ce galet-là nous affirme que, s'il existe un lieu parfait par son architecture naturelle, ce lieu se devait aussi d'accueillir le plus beau galet de la terre : le plus rond, le mieux poli, le plus égal par les dimensions, le plus uniforme par la texture, le plus subtil par ses nuances de couleur.
Devant ce modèle incomparable, harmonieusement réparti selon les degrés de la plage (les gros cailloux en bas, les plus fins au sommet), on en vient à se demander si de mystérieuses brigades ne se chargent pas, depuis la nuit des temps, de ranger les galets en éliminant les suspects, les irréguliers, les vulgaires, pour ne laisser ici que la quintessence. Si la voûte plantaire doit en souffrir un peu, les yeux y trouvent un spectacle enchanteur et le corps une assise où chaque enfant, d'un geste joyeux, peut recommencer son défi à la mer. Les galets s'offrent à lui comme les pièces d'un jeu indéfiniment rebattu. La main n'a qu'à se servir, le torse à s'arquer, le bras à se tendre pour envoyer de nouveau, le plus loin possible, l'une des pièces qui attendra la marée pour remonter la pente et reprendre sa place au milieu des autres.
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Toutes ces voies se voulaient alors prometteuses. En liquidant le monde ancien, nous marchions sûrs de nous, vers une société meilleure, avant que la modernité ne révèle sa noire litanie de chômage, pauvreté, sida, désastres écologiques, décomposition sociale, liquidation du bien public. Nous rêvions d’un échange foisonnant, d’une humanité sans frontières, avant que le rêve ne s’accomplisse, d’une autre façon, dans le triomphe du marché universel et du tourisme de masse. Nous pensions bâtir un futur enchanté, quand nous nous contentions de nettoyer le vieux terrain national et religieux, comme pour faciliter l’avènement de la nouvelle industrie culturelle mondiale et de ses produits formatés. L’achèvement de l’histoire européenne se voulait audacieux, tel un surcroît de curiosité, de vitalité, d’expérimentations ; mais nos expériences ne valaient que par leur énergie naïve, opposée au vieil ordre que nous étions persuadés de combattre.
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À l’ombre des falaises normandes, chaque sortie à la plage ressemble à une lutte, recouvrant une infinité de plaisirs cachés. Imperceptibles au premier abord, ces plaisirs minuscules sont l’un des attraits de l’existence du Parisien à Étretat. Dans une station qui ne compte ni palaces ni boîtes branchées, la vie balnéaire paraît fondée sur la répétition de gestes apparemment pénibles : mettre les pieds dans la mer glacée, prendre un bain de soleil sur les cailloux, résister à la bise du nord en plein mois d’août, se baigner sous la pluie, accomplir inlassablement la même promenade entre deux pans de falaise. Tout cela s’apprend et finit par se déguster(...).
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Le bleu des flots est animé de minces crêtes blanches entre lesquelles glissent les périssoires. Ces élégants canots de bois blanc conduits par des estivants en maillots de bain se croisent partout sur la mer. Un couple d’amoureux longe la côte sans se presser ; ils se laissent dériver assis l’un derrière l’autre, le dos de la fille appuyé contre le torse du garçon qui, parfois, donne un bref coup de pagaie. En face d’eux, sur la plage, les corps dénudés ne semblent pas trop ressentir le petit vent du nord. Ils profitent du soleil comme dans un pays chaud. Et ce mélange d’air frais, de cailloux brûlants, de corps alanguis, de canots pagayant, de voix et de cris, résonne en moi tandis que nous nous apprêtons, avec ma mère et ma soeur, à descendre l’escalier qui relie la promenade à la plage.
Soudain, comme nous posons nos pieds sur les galets en tournant instinctivement vers la gauche, je vois se dresser tout un groupe de jeunes femmes en maillots de bain une pièce qui s’approchent avec de larges sourires, embrassent ma mère, nous dévisagent ma soeur et moi et poussent des exclamations joyeuses, comme s’il s’agissait d’une bonne surprise…
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« L'une des vertus du temps calme est d'inviter le baigneur à s'éloigner du rivage, pour atteindre la distance où se produit un changement d'environnement sonore. On n'a guère conscience, au bord, de ce tumulte, plein de cris et de roulements de galets. Il faut nager et nager encore pour, soudain, découvrir que le bruit diminue puis qu'il disparaît. Il faut que la clameur de la terre s'éteigne pour entendre bien mieux la présence de la mer, cette sonorité première. À présent, tandis que je progresse vers l'horizon, le frottement de l'eau et de l'air produit un léger chuchotement de surface. Je nage et ma nage devient le sujet de tout autre chose, le seul phénomène tangible entre moi et l'infini. Je ne vois plus rien que le casier de pêcheur signalé par un drapeau qui vacille, ou cet oiseau nageur qui plonge la tête et disparaît avant d'émerger un peu plus loin : c'est un cormoran. Je nage et je le regarde sans réfléchir ; car la nage est l'unique occupation de mon être ; non comme performance sportive mais comme façon d'être à la surface des choses. »
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Vidéo de Benoît Duteurtre
Benoît Duteurtre - Livre pour adultes .Benoît Duteurtre vous présente son ouvrage "Livre pour adultes". Parution le 18 août 2016 aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire 2016. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/benoit-duteurtre-livre-pour-adultes-9782072548093.html Notes de Musique : When You Leave by Sergey Cheremisinov. Free Musique Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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