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ISBN : 2266156829
Éditeur : Pocket (11/10/2006)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 17 notes)
Résumé :

Qui n'a jamais rêvé d'être le témoin de son propre trépas ? De passer de l'autre côté, tout en restant omniscient, à l'image d'un ange errant au purgatoire, à mi-chemin entre la terre et le paradis ? Olivier est de ceux-là. Défunt depuis huit jours, cet homme de soixante-cinq ans va donc goûter aux joies de l'immortalité, perdre la notion du temps et de la matière, ne garder de ses cinq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Croquignolle
  15 décembre 2014
Livre plaisant, vite lu qui donne quelques éclairages romancés sur ce que pourrait être la vie après la mort. Certains passages sont plein d'humour et m'ont fait sourire. D'autres, comme la fin du roman d'ailleurs, m'ont paru un peu plus téléguidés et sans surprise.
Reste le meilleur : La notion du temps qui passe dans l'éternité qui est délicieuse !
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florinette
  15 mars 2018
La mort, pourtant sujet tabou, est traitée dans ce livre, sans peur ni murmure, mais avec drôlerie et gravité, puisque pour Jean Dutourd la mort n'est que le commencement vers une autre destinée.
Olivier vient de rendre son dernier souffle à l'âge de soixante-cinq ans, en laissant derrière lui Marie-Françoise, sa femme depuis vingt ans et ses amis. Il va entreprendre une drôle de traversée à travers les limbes qu'il pense être le Purgatoire, aura une autre vision sur sa vie d'en bas, voit ce que deviennent ces proches, assiste à son propre enterrement…
Mais surtout, de son éternité, il va faire connaissance d'Hadamas, étrange personnage qu'il considère au début comme un compagnon de voyage errant comme lui, mais au fil du temps, il va se révéler bien plus que cela…
À sa sortie en 2004, c'est un roman qui m'avait beaucoup interpellée, car j'étais très étonnée de voir cet homme de lettres et, qui plus est, membre de l'Académie française, parler de la mort ainsi ! Car tout est si plausible dans ce roman que l'on se demande parfois si Jean Dutourd, sans le vouloir et sans le savoir, n'aurait pas soulevé un léger coin du voile qui nous sépare de l'au-delà…
Lien : http://www.leslecturesdeflor..
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jecogite
  24 août 2015
Très intéressant. Donne matière à réflexion. On ne s'ennuie pas un instant et surtout, on se met vite à la place personnage.
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steph42
  29 octobre 2015
Livre touchant avec un parfum de testament où l'humour toujours présent ne masque pas entièrement une certaine nostalgie.Un écrivain du siècle passé
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sunnynouna
  10 novembre 2011
Les pensées d'un homme fraichement mort. L'auteur aime la langue française, ce qui rend ce petit livre de 150 pages finalement assez dense.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
jecogitejecogite   24 août 2015
Le bien et le mal n'existe pas. Le bien et le mal sont les deux faces inversées d'un même principe. Au fond, ce n'est que des mots. On s'en sert pour qualifier les forces qui façonnent le monde. Elles ne sont pas antagonistes mais complémentaires. La seule différence et que ce qu'on appelle le mal est plus avantageux que le bien, ou mieux rémunéré. Le maître du mal à une plus grande influence sur le monde que le maître du bien, et cela se comprend sans peine : c'est qu'il récompense fastueusement ceux qui le servent. Il l'ordonne la longévité, la puissance, la richesse, la réussite dans leurs entreprises, le luxe, la séduction, l'amour, et ce qui vaut encore plus que tout cela, la tranquillité de la conscience. Ils s'absolvent eux-mêmes à chaque minute de leur vie. Le maître du bien est tout le contraire. Il demande sans arrêt l'impossible à ses zélateurs, jusqu'au martyre. La pauvreté et la chasteté sont ses moindres exigences. On ne parvient à lui plaire qu'on s'accusant des pire noirceurs, même si on ne les a pas commises. Il y a des fous qui se fouettaient jusqu'au sang pour lui faire plaisir. Enfin, lorsque tu as besoin d'une petite aide surnaturelle pour sortir d'une situation désespérée et que tu la sollicites humblement, le maître du bien devient subitement sourd et te laisse te débrouiller tout seul, sous prétexte que c'est ta foi qui est ainsi mis à l'épreuve.
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jecogitejecogite   24 août 2015
Il me semble que mon prénom était Olivier, mais je n'en jurerais pas. J'irai vérifier sur ma pierre tombale. Même oblitération du nom de famille, à croire que le vent qui souffle dans les allées de mon cimetière est un vent d'oubli. J'ai l'impression qu'un certain nombre de mes souvenirs tombent de moi comme de vieux costumes, peut-être parce que, dans l'état où je suis, ils ne me servent plus rien.
Il me faut cependant noter la persistance d'une illusion d'autrefois, à savoir que je n'avais aucune mémoire des bonnes actions que j'avais accomplies, mais à peu près uniquement des mauvaises. Il m'est arrivé des centaines de fois, sinon des milliers, d'être patient, prudent, compatissant, généreux, courageux, etc. tout cela a filé dans le néant ; je n'ai dans mon souvenirs que les petites lâchetés, les mesquineries, bassesses, petites mufleries, petits calculs, petites tromperies et autres vilenies. A vue de nez, j'en distingue une trentaine, une quarantaine, pour 65 ans de vie, ce qui n'est pas beaucoup en soi et ne pèse pas lourd dans ma balance intime du bien et du mal, mais c'est cela qui me revient comme une nausée quand j'examine ma vie d'homme, et non ce dont je pourrais me prévaloir, ne fût-ce qu'à mes propres yeux. Ce minuscule paquet d'ordures ménagères a pris toute la place dans ma conscience. Je ne vois que cela, je cherche en vain quelque chose de bien, de convenable, pour compenser. J'ai beau me dire que les plus illustres bienheureux ont eu comme moi leurs moments de faiblesse, leurs ombres fugitives, cela ne me console pas. ils étaient habités par une passion qui emportait tout comme un ouragan. Le bon et le mauvais de leur âme étaient pris dans un mouvement furieux qui les jetait au paradis, aux pieds de Dieu. Moi, je ne suis pris dans aucun mouvement furieux. J'ai un coeur médiocre qui a sécrété des idées médiocres et des actes médiocres dont je sens qu'il me faudra répondre. Devrais-je les racheter un par un, comme des traites ou des billets a ordre ? Personne ne me l'a dit mais quelque chose en moi me murmure que je ne me trompe pas.
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born2flyborn2fly   20 octobre 2012
On a volontiers tendance à penser que les mésaventures, les humiliations, les épreuves, les chagrins, les drames ouvrent l'esprit de ceux qui les endurent et qu'un imbécile qui a souffert et moins sot qu'un imbécile qui ne s'est jamais heurté aux aspérités du monde. Mais ce n'est pas vrai. Un imbécile, heureux ou malheureux, reste toujours un imbécile ou. Sa nature ne change pas sous la pression des événements.
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jecogitejecogite   24 août 2015
La survie de la politesse par-delà la mort est un phénomène psychologique qui mériterait une thèse.
[...]
J'avais été si bien élevé par mes parents, dis-je, que l'amabilité, la civilité, la délicatesse, l'altruisme, la litote et les sous-entendus s'étaient pour ainsi dire incorporés à mon caractère. Dès l'âge de dix-huit ou vingt ans, il m'était impossible de dire crûment à quelqu'un qui m'assommait le mal que je pensais de sa personne ou de ces actions et, par la suite, l'écarter définitivement. Ainsi ai-je traîné derrière moi toute ma vie des gens qui ne me plaisaient pas, pour la simple raison qu'il me semblait malséant de le leur signifier avec netteté.
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jecogitejecogite   24 août 2015
Je ne regrette pas le temps. Je suis très content d'être débarrassé de la tyrannie des minutes qui emprisonne la vie des hommes depuis la Préhistoire. Un des aspects charmant de l'éternité est que, sur ce plan-là, on est tout à fait libre. Vivant, on était boudiné dans le temps comme dans un costume trop étroit (quand on n'avait pas l'impression de flotter dans un vêtement trop large) bref, jamais (ou rarement) on n'avait la satisfaction d'être habillé sur mesure. Il y avait quand même un domaine où le temps avait une qualité essentielle : la littérature. À l'époque je lisais des livres, j'admirais tel romancier d'avoir su montrer la durée des sentiments ou des êtres, tel autre d'avoir bien rendu le vieillissement du monde, l'usure des choses. À certains moments de ma vie terrestre, j'ai tenu un journal intime, dans lequel je consignais des pensées, des racontars, des anecdotes et où je reproduisais des conversations. Soi-dit en passant, je me repens de ne pas avoir détruit les neuf carnets renfermant mes idées géniales et les relations de mes rencontres historiques. Je m'aperçois maintenant qu'ils ne contiennent pas le meilleur de moi, mais surtout reflète ma vanité, y compris la vanité de l'écrivain amateur qui se prend pour Jules renard. Pourvu qu'un héritier zélé ne se mettre par en tête de publier ce fatras ! Le journal intime avait toutefois une commodité, à savoir qu'il était, comme son nom l'indique, un journal, c'est-à-dire qu'il était découpé en petites tranches de temps et que cela permettait de se repérer dans la bouillie des jours.
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Vidéo de Jean Dutourd
AU BON BEURRE Extrait du téléfilm Au bon beurre.. Ce roman de Jean Dutourd se déroule pendant la période de l'occupation allemande de la France. Un crémier opportuniste et peu scrupuleux se livre à l'activité du marché noir en se convaincant du bien-fondé de ses actes. Deux intrigues principales suivent le destin du couple Poissonnard qui tient une crèmerie « Au Bon Beurre » en plein Paris dans les années 1940 et d'un jeune homme, Léon Lécuyer, fils d'une de leurs clientes et ancien prisonnier de guerre évadé. Cette période, où comme disait Pompidou, les français ne s'aimaient pas..
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