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Didier Cassegrain (Illustrateur)
EAN : 9781034737162
144 pages
Dupuis (25/01/2019)
4.23/5   540 notes
Résumé :
Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué. Tandis qu'un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l'affaire, trois femmes croisent son parcours. Mais qui, de la fillette passionnée de peinture, de la séduisante institutrice ou de la vieille dame calfeutrée chez elle pour espionner ses voisins, en sait le plus sur ce crime ? D'autant qu'une rumeur court ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (146) Voir plus Ajouter une critique
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sur 540 notes
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♫Rien n'est jamais acquis à l'homme ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur et quand il croit
Ouvrir ses bras, son ombre est celle d'une croix
Et quand il veux serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux♫
Poème de Louis Aragon, écrit en janvier 1943
Mis en musique -Georges Brassens-1953- qui réutilisa ensuite la même mélodie pour un autre poème, La Prière de Francis Jammes, un écrivain catholique, ce qui offusquera le communiste Louis Aragon !
----♪---♫----🎨---🐸---🎨----♫---♪----
Tout est affaire de décor
Changer de lit, changer de corps
A n'avoir que toits d'horizon
Voir les Nymphéas, à fleur d'eau
J'y vernis, ma vie dans un tableau
Vernis quotidien de résignation
Aimer à perdre la raison...
On est tous nés nus, pas de quoi d'piquer un fard !
Clamait la grenouille dans son nénuphar !
A qui annonce la floraison
Le poète a toujours raison
Le génie emmerde ceux qui n'en ont pas
c'est à dire presque tout le monde...je côaa
pour ce clerc de l'une de Bussi
On n'y voit qu'un peu
On cherche la plume
On cherche la feue
Bergère d'azur, infinie
Voyez
Près des étangs
Ces grands roseaux mouillés
1:Re-gardez Monet
et 2 Bussi étaient amis
Adaptation BD trés réussie 😎
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À Giverny, les touristes aiment se promener au coeur de ses rues paisibles, de ses jardins aux nymphéas rendus si célèbres grâce à Monet. Un village à la quiétude perturbée par un meurtre. le corps de Jérôme Morval, ophtalmologue originaire du village mais installé à Rouen, a été retrouvé dans la rivière. le crâne défoncé et un coup porté au coeur. Alors qu'elle se promène avec son chien Neptune, la vieille dame passe pourtant son chemin, certaine qu'un promeneur ou un joggeur le verra bientôt. Et c'est ce qui arrive très vite. Aussitôt, l'inspecteur Laurenç Sérénac et son adjoint, Sylvio Bénavidès, se rendent sur les lieux. Il s'agirait d'un triple meurtre : coup de couteau dans le coeur, crâne défoncé par une pierre et noyade. Pourquoi le meurtrier s'est-il donné autant de peine ? Une carte d'anniversaire est alors découverte dans une poche. L'enquête de voisinage commence alors, notamment auprès de l'institutrice Stéphanie Dupain, de la veuve Patricia Morval dont la réputation de son mari volage n'est plus à faire... La vieille dame, elle, surveille, de loin en loin, ce qui se passe...

Trois femmes, trois destins et un lien qui les unit au-delà du temps... Dépêché à Giverny, pays de Monet, où un meurtre a eu lieu, le lieutenant Laurenç Sérénac va devoir mener l'enquête et de ce fait, se rapprocher de Stéphanie Dupain, l'institutrice et l'une des maîtresses de Jérôme Morval. Outre cette trame policière, l'on suit le destin de trois femmes : Fanette, la troisième et la plus jeune, adorant peindre ; Stéphanie Dupain, la deuxième, qui cherchait l'amour ; et la première, la vieille dame qui sait des choses sur les deux premières. Fred Duval s'empare parfaitement du roman éponyme de Michel Bussi : une mécanique parfaitement huilée, des faux-semblants, une voix-off qui nous plonge dans une ambiance à la fois mystérieuse et énigmatique et un final renversant. Graphiquement, le travail de Didier Cassegrain est de toute beauté. Les aquarelles lumineuses se fondent parfaitement dans le paysage de Monet.
Une adaptation remarquable !
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C'est la première fois que je découvre une adaptation graphique d'un roman sans avoir auparavant lu ledit roman.
L'expérience est réjouissante !

La construction happe le lecteur immédiatement car il y a de l'intrigue en instantané ! On veut savoir quid des trois personnages a fait quoi !

Si cette bande dessinée nous emporte dès les premières pages dans une jolie fresque villageoise, elle nous surprend par la qualité des dessins. Cassegrain se dépasse avec une profusion de magnifiques dessins des jardins de Giverny qui ont tant inspiré Monet. le scénario bouscule nos habitudes de lecteurs, grâce à une construction déroutante et originale.

Alternant situations cocasses et tension dramatique, avec un graphisme extrêmement expressif et léché, Frédéric Duval et Didier Cassegrain nous offrent une oeuvre délicate et juste, l'analyse d'une vie ponctuée de compromis et de ces petits aléas du quotidien qui éloignent et séparent.

La construction est solide, rien n'est laissé au hasard et les pièces du puzzle viennent par s'imbriquer savamment.

Fidèle à son habitude, Michel Bussi se plaît à perdre le lecteur dans un labyrinthe entre rêve et réalité. Mais au-delà de sa peinture au vitriol du petit village de Giverny, il renvoie chacun à ses propres rêves et au prix qu'il est prêt à payer pour les réaliser.

Pari plus que réussi pour cette adaptation qui a su garder la moelle épinière du récit tout en lui apportant la couleur qui manquait aux nymphéas noirs.


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J'étais ravie de recevoir en cadeau cette BD car même si je ne suis pas très fėrue de ce type de livre, l'adaptation du merveilleux roman de Michel Bussi ( mon préféré de lui) me tentait!

J'ai retrouvé avec plaisir la trame de cette intrigue, bien respectée. Michel Bussi écrit d'ailleurs:" Mes Nympheas noirs étaient réputés inadaptables en images. Le scénario subtil de Fred Duval , le dessin délicat de Didier Cassegrain prouvent le contraire." Pourtant, effectivement, au regard des distorsions temporelles, ce n'était pas évident de les transcrire en images. Les différentes époques s'entrelacent, d'une planche à l'autre. C est parfois un peu confus, brutal, pour qui ne connaît pas le roman. Mais l'ensemble en restitue judicieusement l'ambiance. De même que le texte , très proche de l'original.

Le dessin est tout en contrastes de couleurs. Lumineux , un peu flou comme des taches impressionnistes, lorsqu'il présente Giverny, le village, le jardin de Monet. Et très exact aussi, car j'ai reconnu les endroits où je me suis promenée il y a quelques années. Sombre pour les scènes intimistes ou inquiétantes.

Les femmes sont sensuelles, pulpeuses, mention spéciale à Stéphanie, aux robes décolletées affriolantes! L'inspecteur Laurenç a une tête de jeune premier de cinéma. Je ne le voyais pas vraiment ainsi... Et la vieille dame narratrice, comme dans le roman, a un air machiavélique...

Après lecture, je suis agréablement surprise par cette adaptation. L'atmosphère mystérieuse, le jeu sur le temps s'y retrouvent. Mais bien sûr je reste imprégnée par le roman avant tout...

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Bussi et ses nymphéas noirs m'avaient subjugué.
Difficile d'imaginer son pendant à bulles parvenir à se hisser au même niveau de satisfaction client, et pourtant...

Giverny est devenu indissociable de Claude Monet.
C'est dans ce petit village pittoresque qu'allait se jouer une pièce en trois actes.
Une dramaturgie initiée par l'assassinat de Jérôme Morval, notable influent du coin et de ses environs. Une fois la thèse du suicide préalablement écartée, faut dire que le gars buvait la tasse, le crâne défoncé, une plaie en plein coeur, c'est à l'inspecteur Laurenç qu'il échut d'apaiser le malaise ambiant.

Autant le dire tout de go, on évolue en terrain conquis.
Le scénario initialement diabolique colle à son modèle comme une moule à son rocher, et là, j'ai comme un doute de la taille d'un bouchot sur la métaphore.
Mais là où je m'ébaubis sans faillir, c'est en découvrant la grâce éthérée des pastels gras de Didier Cassegrain passé maître dans l'art de la mise en boîte. Mais attention, classieux l'écrin. de ceux qui vous hypnotisent la rétine, vous caressent l'iris, plus-value éclatante de ce polar rural sur fond de billard à trois bandes.

Dire que ces Nymphéas Noirs est un réussite relève de l'euphémisme.
Il s'avère parfait en tout point et vous laissera sur le cul une fois la dernière planche dévorée.


Réussite sur tous les tableaux.
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critiques presse (7)
LaCroix
29 mars 2019
Dans le cadre enchanteur de Giverny, village normand de Claude Monet, une adaptation du roman policier à succès de Michel Bussi. Un polar impressionniste.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Bedeo
04 mars 2019
C’est une véritable toile de maître qui se dessine petit à petit dans les pages de Nymphéas noirs, avec une atmosphère où le flou impressionniste est logique, imprégné, splendide.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Sceneario
25 février 2019
L'album est envoûtant, presque hypnotique, 140 pages qui défilent lentement, qui se savourent comme lorsque l'on se perd dans les peintures de Monet. Alors oui, il faut trouver un coupable, oui, c'est compliqué et oui on devine qu'il y a des choses qui ne se disent pas et que progressivement nous doutons même de ce que l'on peut lire… Malgré tout, quelle expérience de lecture, quelle claque que ce one shot absolument sublime à tous les niveaux !
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi
21 février 2019
Une histoire à clef, aux révélations finales sidérantes, que la version BD parvient à maintenir brillamment. C’était là le grand défi, et il est totalement relevé.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Culturebox
21 février 2019
Les nymphéas noirs est un des best-sellers de Michel Bussi. Huit ans après sa parution, ce polar qui a pour cadre Giverny, le village cher à Claude Monet, vient d'être adapté en BD par Fred Duval et Didier Cassegrain aux éditions Dupuis. Un véritable challenge pour les deux hommes. Un pari réussi aux yeux de Michel Bussi.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeSoir
18 février 2019
Polar impressionniste, Nymphéas noirs sème la jalousie et la mort dans les rues de Giverny, le village du jardin d’eau de Claude Monet, le peintre de la lumière et des couleurs.
Lire la critique sur le site : LeSoir
BDGest
05 février 2019
Graphiquement maîtrisée et parfaitement écrite, cette variation immersive des Nymphéas noirs de Michel Bussi se suffit à elle-même et ne devrait pas laisser indifférents ceux qui s’y aventureront au risque d’être quelque peu troublés, lors du retour à la réalité !
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
- Un nénuphar double sa taille chaque jour. Sachant qu'il recouvrira le bassin en cent jours, combien lui en faudra-t-il pour couvrir la moitié ?
- Cinquante !
- Et toi, Fanette ?
- J'en sais rien...Cinquante ! Comme Vincent !
- Tout faux ! Vous voulez la solution ?
- On s'en moque, laisse-moi peindre !

P.-79-
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Trois femmes vivaient dans un village...
La première était méchante...
La deuxième était menteuse...
La troisième était égoïste.
Leur village portait un joli nom de jardin. Giverny.
La première habitait dans un grand moulin au bord d'un ruisseau, sur le chemin du Roy...
La deuxième occupait un appartement mansardé au-dessus de l'école, rue Blanche-Hoschedé-Monet...
La troisième vivait chez sa mère, une petite maison dont la peinture aux murs se décollait, rue du Château-d'eau.
Elles n'avaient pas non plus le même âge. Pas du tout.
La première avait plus de quatre-vingts ans et était veuve, ou presque.
La deuxième avait trente-six ans et n'avait jamais trompé son mari, pour l'instant.
La troisième avait onze ans bientôt et tous les garçons de son école voulaient d'elle pour amoureuse.
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Moi ce que je cherche, c’est une boîte à chaussures remplie de vieilles photos...Il parait que maintenant, toute une vie de photos peut tenir sur une clé USB de la taille d’un briquet ! Alors, moi, je cherche une boîte, mais vous, quand vous aurez mon âge, vous chercherez un minuscule briquet ! C’est ça, le progrès !
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Je suis née ici, à Giverny, en1926, l'année de la mort de Monet. Pendant presque 50 ans après sa disparition, ces jardins ont été fermés, oubliés, abandonnés. Aujourd'hui, la roue a drôlement tourné et chaque année, c'est des dizaines de milliers de japonais, d'américains, de russes ou d'australiens qui traversent la planète pour flâner dans Giverny. Le jardin de Monet, c'est un temple, une mecque, une cathédrale. Tu vois, ce qu'ils ont fait de la campagne de Monet ? Un décor de supermarché !
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C'est étrange, vouloir quitter Giverny, vous ne trouvez pas ? Toutes les trois pensaient que le village était une prison, un grand et beau jardin, mais grillagé... Comme le parc d'un asile. Un trompe-l'œil. Un tableau dont il serait impossible de déborder du cadre.
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Vidéo de Fred Duval
En 2016, Fred Duval et Corentin Rouge avaient travaillé ensemble sur un "XIII Mystery" (tome 10, sur le personnage de Calvin Wax). Huit ans plus tard, tadaaaa les revoilà en duo sur une autre « licence » elle aussi créée par Jean van Hamme : "Thorgal" ! Leur "Thorgal Saga" emmène le célèbre viking et sa famille sur le nouveau monde, comme le périple maritime était finalement assez convenu depuis Erik le rouge (et non Corentin) (j'me comprends). Thorgal chez les indiens donc, pour une rencontre avec le mythique et monstrueux "Wendigo". Une culture que connait bien Corentin Rouge (et non Erik), puisque son père (Michel Rouge) a dessiné moult westerns et que son épouse (à Corentin) est brésilienne. Bref, tout ceci méritait bien une interview vidéo.
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