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EAN : 9798512059265
278 pages
Auto édition (03/06/2021)
4.23/5   32 notes
Résumé :
Installé depuis deux ans à la PJ de La Rochelle après avoir fui la capitale, le capitaine Gabriel Podilsky gère son deuil aussi bien que possible, ayant préféré s’aider de récentes technologies révolutionnaires là où d’autres se laissent tomber dans la dépression ou dans l’alcoolisme. Enclin aux relations conflictuelles, prone à la mauvaise foi et à un certain cynisme, ses rapports avec ses collègues se sont vite montrés compliqués, mais ne l’ont pas empêché de gagn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
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Dans un futur proche, une technologie avancée permettra à ceux qui le souhaitent et qui en ont les moyens de se faire implanter dans leur cerveau la présence et toutes les caractéristiques d'un être cher disparu ou bien d'un être virtuel totalement créé et imaginée par eux-mêmes.

Cette technologie, Gabriel Podilsky, capitaine de police de son état, en bénéficie.

Son quotidien, ses enquêtes sont accompagnés par Camille, sa partenaire de boulot, disparue trois ans plus tôt.

Lorsque, sur un tournage de film, une grande vedette américaine est retrouvée morte, Gabriel et un collègue gendarme se retrouvent chargés de l'enquête.

Et quand les morts commencent à s'enchaîner, nos deux enquêteurs comprennent que le mobile du tueur n'est pas aussi classique qu'ils le pensaient.

Une enquête policière qui a des tenants et des aboutissants scientifiques, philosophiques.

Et si les meurtres étaient causées par une présence artificielle dans l'esprit du coupable ?

Est-ce que les souvenirs d'un défunt ou la copie de son esprit peut influencer la conscience d'un être vivant ?

Avec cette nouvelle technologie, nous n'aurions plus besoin de dire au revoir ou de subir un deuil ou une disparition. La personne disparue resterait à nos côtés et permettrait à beaucoup de bénéficiaires d'éviter la tristesse, le chagrin, le deuil, la dépression et même le suicide.

Une bonne chose me direz-vous.

Mais pourtant ces présences artificielles ne sont qu'une copie. Et cette copie empêche un deuil qui reste utile et nécessaire mais, par contre, en vient à couper ou au moins limiter les interactions sociales de son hôte.

Ces présences sont pour moi de bonnes solutions temporaires pour pallier à l'absence brutale d'un être disparu mais, sur le long terme, je ne suis pas persuadée qu'il soit très sain de baser des décisions et des choix de vie sur lavis d'un esprit artificiel.

De nouveau, comme à travers toutes ses histoires si bien écrites et rondement menées, Guy Roger Duvert pousse le lecteur à s'interroger en posant des questions philosophiques, morales et sociétales.

Un nouveau genre pour cet auteur habitué à la science-fiction, une grande réussite pour moi.

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C'est toujours avec plaisir que je me lance dans un livre de Guy-Roger Duvert à la plume particulièrement visuelle et cinématographique, ce qui n'est guère étonnant, l'auteur étant également réalisateur. Un amour pour le septième art que l'on retrouve ici, car s'il situe son intrigue sur l'Île d'Aix, c'est au coeur du tournage d'une production hollywoodienne qu'il nous plonge avec un sens du réalisme plus que convaincant. Une production quelque peu mise à mal par le décès de son actrice principale qui, à défaut d'avoir été appréciée de son vivant par les membres du tournage, était douée devant une caméra.

Bête accident comme chacun semble le penser ou meurtre ? C'est pour le déterminer que le capitaine Gabriel Podilsky de la PJ de la Rochelle, et le lieutenant de gendarmerie Beltiers sont envoyés sur place. J'ai apprécié de découvrir aux côtés des deux enquêteurs les dessous d'un plateau de tournage, la hiérarchie nette et franche qui sépare les gros poissons du menu fretin, les différents corps de métier, le rôle de chacun, certains termes techniques, les tensions, les solidarités, les cancans… Mais ce qui fait tout le sel de cette enquête, en apparence classique, c'est la manière dont l'auteur nous place aux côtés du capitaine et de son coéquipier de circonstance qu'il aime à charrier. Mais rassurez-vous, ce dernier semble tout à fait capable de lui rendre la pareille.

En plus d'une relation assez sympathique et amusante à suivre, j'ai donc apprécié cette impression de suivre chaque étape de l'enquête, un peu comme si j'étais dans la tête de notre capitaine ! Une tête qu'il partage d'ailleurs avec Camille, son alter et ancienne collègue décédée en mission. Les alters sont des intelligences artificielles créées à partir du scan d'une personne vivante ou de souvenirs, avant d'être implantés. Certaines personnes peuvent également préférer se faire implanter une création originale répondant à ses attentes et à ses besoins, dans le respect de la loi et de certaines règles de déontologie. Un implanté communique via la pensée ou à voix haute avec son alter, qu'il peut faire taire et apparaître sur demande. Une possibilité que n'hésitera d'ailleurs pas à utiliser notre capitaine bien qu'en théorie, il ne soit pas autorisé à communiquer avec Camille durant son temps de travail. Évidemment, ces intelligences artificielles ne sont pas figées dans le temps et évoluent au gré de leurs expériences, de leurs interactions, de leurs observations…

Ainsi si L'adieu à Camille est un roman policier classique au premier abord, il intègre quelques touches de science-fiction qui m'ont personnellement plu. Il faut dire que la science-fiction, c'est un genre dans lequel l'auteur excelle ! Il prouve ici qu'il est capable d'écrire des oeuvres de science-fiction pure, mais aussi de mélanger habilement les genres pour proposer une histoire captivante et, comme toujours, porteuse de réflexion. Car, si l'entreprise Alter propose une technologie qui a de quoi faire rêver, bien qu'on regrettera une certaine inégalité d'accès en fonction de ses moyens, des questions quant aux limites et aux dangers de celle-ci ne manqueront pas d'être soulevées au cours de l'enquête.

Malgré les règles de sécurité instaurées, les alters ne peuvent-ils pas induire des pensées dangereuses chez leur hôte, voire des comportements immoraux et illégaux ? Moyen de lutte contre la dépression et les vices qui semble avoir fait ses preuves chez certains, ou outil qui tend à couper l'utilisateur d'autrui et à l'enfermer auprès d'une personne qui n'existe pas vraiment, mais dont la sphère d'influence est bien réelle ? Que l'on approuve ou non la conclusion du roman, force est de constater qu'elle soulève une réflexion pertinente, et dans une certaine mesure, vertigineuse quant aux implications pour l'humanité. Alors, si j'ai au début du roman souhaité qu'une telle technologie nous soit un jour proposée, j'avoue que ses potentiels dangers et détournements ont quelque peu freiné mon enthousiasme. Après tout, la manipulation est déjà bien assez présente dans les modèles économiques actuels sans qu'on ait besoin qu'elle soit directement implantée dans notre tête !

En ce qui concerne l'enquête, sorte de huis clos insulaire, je préfère rester vague, mais je peux néanmoins vous dire qu'elle se complexifie à mesure que l'on tourne les pages. La mort de l'actrice principale n'est pas le seul drame qui va venir entacher la production hollywoodienne et une île devenue bien menaçante… Entre les constatations d'usage, les interrogatoires, la plongée dans un monde à part avec ses codes, les vices de certains, les révélations et autres joyeuses découvertes… le capitaine et son coéquipier ne vont pas avoir le temps de s'ennuyer. Ni le lecteur d'ailleurs, car à peine une question survient qu'une autre se pose, le tout dans un climat étrange où le glamour est estompé par la mort, l'argent en trame de fond puisque drame ou pas « the show must go on », les petits arrangements avec la morale que l'on pense à la drogue ou à la présence d'un réalisateur connu pour ses comportements de prédateur sexuel… Mais que voulez-vous, il est « bankable » alors la santé physique et mentale des femmes avec lesquelles il travaille ne semble pas une priorité. Difficile de ne pas faire le lien avec une célèbre affaire impliquant un producteur américain.

Si j'ai deviné l'une des révélations, mais pas le motif, cela ne nuit en rien au plaisir que l'on prend à suivre le cheminement de pensées du capitaine, ses hypothèses, ses doutes, les ponts qu'il fait entre la situation sur place et sa vie personnelle… Un plaisir d'autant plus grand que le personnage est finalement bien plus sympathique que la description des débuts ne le laisse présager. Certes, il a tendance à mettre les gens à distance en se montrant cassant, mais son humour m'a fait sourire et sa relation avec Camille le rend assez touchant. On sent que derrière le côté bourru, se cache un homme qui a du mal à se pardonner la mort de sa coéquipière, mais qui ne cherche pas à explorer plus que cela ses sentiments et sa douleur. Quant à savoir si faire son deuil à l'aide d'un double virtuel de la personne que Camille fut est sain, chacun se fera sa propre opinion. Pour ma part, j'ai apprécié la lucidité du capitaine sur son alter et l'efficacité avec laquelle il utilise cette technologie.

Un point m'a semblé au départ peut-être un peu gros, mais après réflexion, je ne peux que reconnaître qu'en l'état actuel du monde, il est finalement assez réaliste ! C'est peut-être ce qui rend le dénouement aussi marquant avec cette impression qu'il y a au-dessus de la toile une araignée intouchable prête à étendre son influence. En ce qui concerne la plume de l'auteur, elle se révèle, comme toujours, très agréable et facile d'accès, ce qui rend la lecture aussi rapide que facile, d'autant que le roman ne souffre d'aucun temps mort ni de détails inutiles.

En conclusion, fidèle à son habitude, l'auteur nous propose un véritable page-turner, qualification qui tient autant à l'intrigue en elle-même, une enquête policière sur une île qui se complexifie au fil des pages, qu'à une plume fluide, immersive et agréable. Mais ce qui fait l'originalité de ce roman policier est sa touche de science-fiction qui, en plus de s'intégrer avec beaucoup de réalisme à l'intrigue, soulève des questions intéressantes quant aux intelligences artificielles, leurs bienfaits, leurs dangers et leurs limites, tout en nous poussant à nous demander si le véritable danger provient de la technologie en elle-même ou de l'utilisation que certains en font ou aimeraient en faire…


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Et action !

C'est dans le monde du cinéma que nous plonge ce polar avec une touche appréciable de science-fiction. le Capitaine Gabriel, un peu "ours" sur les bords ce qui ne l'empêche pas d'être finalement attachant, enquête sur la disparition d'une actrice hollywoodienne.

Le rythme du roman et la plume de l'auteur sont excellents, fluide, intéressant au regard des thèmes abordés. Puisque le roman se déroule sur quelques jours, toute l'histoire est dynamique. Ecrit à la première personne, on voit le monde au travers du Capitaine et des ses délicieuses répliques cinglantes.

On sent parfaitement le travail de l'auteur avec les termes techniques du cinéma employés sans que cela ne s'avère compliqué à comprendre pour autant !

J'ai cette petite plongée dans un univers que je ne connaissais que très vaguement et je garde un bon souvenir de cette lecture originale à souhait.

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Alors même que j'ai finalement été obligée de prendre la (dure) décision de ne plus demander ou accepter de nouveaux services de presse pendant une durée indéterminée, mes troubles anxieux étant plus vivaces que jamais et la pression des dates de traitement pesant bien trop lourdement pour que je puisse continuer ainsi sans m'effondrer, je n'ai cependant pas pu me résoudre à laisser de côté le petit dernier de Guy-Roger Duvert … On va dire que c'est une exception qui confirme la règle ! Et c'est ainsi qu'à peine Les chroniques occultes lues et chroniquées, j'ai reçu dans ma boite aux lettres L'adieu à Camille : quand y en a plus, y en a encore ! Et même sans avoir lu le résumé – avec Guy-Roger, je sais désormais que je peux me « permettre » d'y aller les yeux fermés, de me laisser embarquer sans savoir dans quoi je mets les pieds, je sais que je ne serai jamais déçue – je sentais bien que l'ambiance allait être fort différente de ses récits précédents : de quoi titiller ma curiosité ! Et même si l'adage « chassez le naturel, il revient au grand galop » est particulièrement juste chez lui, puisqu'il ne peut visiblement pas s'empêcher de glisser une petite touche de futurisme un petit peu partout, mon intuition était la bonne : on est vraiment dans quelque chose de tout à fait nouveau pour lui, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est aussi bon en polar qu'en planet-opera !

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé » … Ces quelques mots De Lamartine, associés aux progrès fulgurants des recherches sur l'intelligence artificielle, ont donné naissance à la technologie Alter permettant de palier à la perte d'un être cher ou bien à la simple solitude. Il suffit désormais d'un simple implant cérébral pour permettre d'interagir à nouveau avec l'être aimé décédé ou l'ami créé de toutes pièces … C'est grâce à cette technologie que Camille, décédée trois ans auparavant, continue d'accompagner le capitaine Gabriel Podilsky dans toutes ses enquêtes, quand bien même l'utilisation des implants Alter est théoriquement interdite durant le service. Lorsqu'il est envoyé sur la petite île d'Aix, reconvertie en plateau de tournage pour un film historique, afin d'élucider les causes de la mort d'une célèbre active hollywoodienne ayant fait l'objet d'un véritable scandale médiatique quelques temps auparavant, il s'attend à croiser le traditionnel quatuor « sexe, drogue, gloire, argent » et à ce que l'affaire soit rondement menée. Mais tandis que les meurtres et tentatives de meurtres se multiplient sur l'île, certains éléments le poussent à envisager l'implication d'un Alter dans l'équation ...

Il semblerait que Guy-Roger Duvert ait voulu rendre hommage à son « autre monde » en plongeant le lecteur sur un plateau de tournage : c'est bien sur une petite île choisie comme décor pour une grosse production hollywoodienne que se déroule ce polar pas tout à fait comme les autres ! Il y a donc cette petite ambiance de huis-clos à la Agatha Christie qui s'entremêle avec celle, tumultueuse et fantasque, du monde du cinéma : une association surprenante mais drôlement efficace ! D'autant plus qu'on s'en doute bien, l'enquête de ce brave Gabriel – dont j'ai apprécié le côté un peu « bourru » et cynique, même s'il est parfois bien trop … bourrin à mes yeux d'hypersensible – ne va pas être aussi évidente qu'elle n'en a l'air au premier abord. En effet, à première vue, tout semble le pousser sur la piste d'un bain de minuit qui a mal tourné : des falaises abruptes, une actrice réputée pour se droguer retrouvée morte sur la plage … Mais il n'y aurait pas d'histoire si les choses étaient aussi simples que cela ! Et pour tout dire, tout semble au contraire de plus en plus compliqué à chaque nouvel interrogatoire et découverte : petit à petit, le nombre de suspects augmente de façon exponentielle, tandis que le nombre de mobiles se multiplie comme jamais. Est-ce une histoire de coeur brisé et de vengeance, de jalousie et de possessivité, ou bien une magouille pour évincer une actrice devenue trop gênante au profit d'une autre jusqu'alors habituée à l'ombre des petits rôles ?

L'intrigue, et donc l'enquête, tient en cinq jours : c'est peu, très peu, trop peu sûrement (j'y reviendrais plus tard), mais cela a au moins l'avantage d'instaurer un rythme absolument trépidant. Il n'y a aucun temps mort : Gabriel, son coéquipier « physique » et sa collègue « virtuelle » courent d'un bout à l'autre de l'île pour tenter d'interroger tout ce beau petit monde sans perturber plus que nécessaire le tournage qui a déjà pris beaucoup de retard. Et le temps presse : contre toutes attentes, il semblerait qu'ils soient en réalité sur la piste d'un tueur en série … Toutes leurs théories s'effondrent à chaque fois qu'un nouveau meurtre vient briser la série de constantes : comment vont-ils parvenir à démasquer le meurtrier s'ils ne parviennent même pas à comprendre sa logique ? Comment vont-ils réussir à l'empêcher de sévir à nouveau s'ils ne peuvent pas deviner qui sera sa prochaine cible ? Petit à petit, une sorte de compte à rebours s'enclenche, une véritable course contre la montre s'entame. Et clairement, ça marche : on dévore chaque chapitre, la gorge un peu plus nouée à chaque fois, de peur qu'une nouvelle victime ne soit découverte, tandis que notre esprit s'efforce de tourner dans tous les sens les quelques certitudes et indices à sa disposition pour tenter de découvrir qui est le coupable. On aimerait comprendre avant le capitaine … mais peine perdue.

Car c'est finalement le seul petit point « noir » que je peux « reprocher » à ce roman, le seul élément qui me fait dire que ce n'est assurément pas le meilleur de Guy-Roger Duvert : le dénouement. Trop rapide, précipité … et un peu tiré par les cheveux. J'ai bien conscience que tout était fait pour nous mener sur une fausse piste pour mieux nous surprendre le moment venu, mais cela donne plutôt le sentiment que l'enquête (et donc l'histoire) est partie dans tous les sens pour finalement pas grand-chose, et c'est un petit peu dommage de nous avoir « appâté » avec cette technologie pour qu'elle ne soit finalement que si peu exploitée … Tant et si bien qu'on a quelque peu du mal à comprendre le bien-fondé du titre : bien sûr, on peut très vaguement discerner une petite pointe de réflexion chez Gabriel concernant cette fameuse technologie, mais rien de suffisamment poussé pour justifier ce titre. Cela me chagrine d'autant plus que, jusqu'à présent, l'auteur m'avait justement habitué à la présence d'une véritable réflexion sur les avantages et les inconvénients des avancées technologiques mises en oeuvre dans ses univers futuristes, des avancées qui ne sont pas si éloignées de ce que nous tentons d'ores et déjà de créer en s'imaginant « améliorer » notre mode de vie … La résolution de l'enquête est surprenante, certes, et on comprend bien en quoi l'existence de cette technologie nous a induit, ainsi que les enquêteurs eux-mêmes, en erreur, mais c'est justement un peu dommage qu'elle n'ait servi qu'à cela … Mais cela ne gâche rien au plaisir de lecture, heureusement !

En bref, vous l'aurez bien compris, même si ce n'est clairement pas mon roman préféré de Guy-Roger Duvert, ça reste un petit polar « subtilement futuriste » fort sympathique, qui fait passer un bon moment de lecture. Il est vrai que les adeptes du roman policier « pur et dur » resteront sans doute un peu sur leur fin face au dénouement un tantinet trop rapide et facile, et que les amoureux de la science-fiction « bien carabinée » grimaceront face au peu d'importance de cette technologie futuriste, mais pour un lecteur « éclectique » qui aime un peu tous les genres, ce roman est vraiment idéal ! J'ai énormément apprécié de faire une incursion dans le monde du cinéma, d'en apprendre un peu plus sur la réalité des tournages, sur la complexité des tournages également, sur le travail de toutes ces petites mains de l'ombre sans qui aucun film ne verrait le jour, véritable petite armée de fourmis courageuses qui courent dans tous les sens pour veiller au bon déroulement de cette incroyable machine qu'est le cinéma. Cela confère vraiment une ambiance assez unique à ce polar ! Ajoutez à cela le caractère plutôt haut en couleur de notre héros et narrateur, avec son cynisme à toute épreuve, et vous comprendrez que c'est un roman policier que j'ai pris grand plaisir à lire !


Lien : http://lesmotsetaientlivres...
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Si me suivez depuis un moment, vous savez à quel point j'aime les romans de cet auteur. Et comme je le dis à chaque fois, c'est devenue une vraie valeur sûre pour moi! Je n'ai jamais été déçue une seule fois en lisant ses romans. Je les ai tous trouvé incroyable et c'est un pur bonheur de se plonger dedans à chaque fois. Ici c'est un nouveau genre auquel il s'essaye. Habitué à la science fiction, ici il nous offre un thriller, avec une petite touche de science fiction tout de même. Et je dois avouer que c'est une réussite pour moi! J'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture que j'ai dévoré en un rien de temps. C'est ça aussi que j'aime énormément avec ses romans, une fois le nez dedans c'est très compliqué de les lâcher tant c'est addictif. Généralement, je ne vous cache pas qu'ils sont lu en une seule fois en à peine quelques heures. Je vous le dis, c'est très dur, voir impossible de les lâcher.

On va suivre le personnage de Gabriel, capitaine à la PJ de la Rochelle, où il s'est installé après avoir fui la capitale. Il gère son deuil comme il peut, il a préféré s'aider des nouvelles technologies qui sont clairement révolutionnaires, d'autres plongent dans l'alcool ou la dépression. Malgré des relations compliquées avec ses collègues, en partie à cause de son caractère empli de mauvaise foi ou encore de cynisme, ça ne l'a pas empêché de gagner une légitimité sur place. Il va se retrouver embarqué dans une enquête de meurtre mais pas n'importe lequel. En effet, il doit aller sur une petite île, l'île d'Aix, où un tournage pour un long métrage international se déroule. L'actrice hollywoodienne bien connu dans le milieu a été retrouvé morte. Gabriel, une fois sur place, n'est pas surpris d'y retrouver des histoires de sexe, de drogue, d'argent et compagnie. La surprise est de découvrir que les nouvelles technologies dont il fait usage est justement probablement lié au meurtre.. Il doit donc se dépêcher de dénouer l'affaire car les morts s'accumulent sur cette petite île..

J'ai vraiment beaucoup aimé ma lecture. Déjà, retrouver la plume de l'auteur c'était génial. J'aime tellement sa façon d'écrire etc. C'est un ressenti difficile à expliquer mais si vraiment vous ne connaissez pas, je vous invite vraiment à vous plonger dans ses différents romans. C'est une immersion la plus totale dans chacun de ses romans. C'est si bien écrit qu'on a l'impression d'être nous même dans le livre au côté du personnage. Ou l'impression de voir le film dans notre tête. Et je trouve ça tellement génial. C'est ce qui fait la force de ses romans, enfin selon moi. C'est si bien écrit qu'on a vraiment l'impression d'y être et on l'imagine facilement être adapté à l'écran.

L'histoire m'a vraiment fasciné. Comme dans chaque thriller que je lis, je me rends compte que je suis une vraie nulle niveau enquête. Je n'arrive jamais à deviner le coupable ou la finalité de l'histoire. D'un sens, je me dis que c'est si bien pensé que ce n'est clairement pas évident à trouver. Mais il n'empêche que je suis une vraie quiche lorsque je lis des thrillers. C'est devant notre nez depuis quasiment le début mais non, je suis encore étonnée en découvrant le dénouement. Lorsque l'on pense avoir deviner, hop un nouvel élément débarque et fait voler en éclats toutes vos théories. Personnellement, j'ai failli m'arracher les cheveux tant je voulais trouver le coupable avant qu'on le découvre.Une fois que l'on découvre qui est le coupable mais c'est tellement évident en fait! Enfin je trouve que c'est évident. Je ne sais même pas pourquoi je n'y pas pensé une seule seconde. Tout ça pour dire que l'enquête est vraiment hyper bien écrite. C'est cohérent, il y a des rebondissements qui nous font changer d'avis sur le coupable etc. Un régal.

Concernant les personnages, j'ai beaucoup aimé Gabriel. C'est un personnage que j'ai trouvé vraiment touchant. Derrière son gros caractère se cache un homme meurtri par le deuil. Et c'est ça qui le rend touchant. Vraiment, je me suis énormément attaché à lui. J'adore le duo qu'il forme avec Camille. Elle est d'une aide précieuse voir vitale pour lui. Il a besoin d'elle dans son quotidien mais aussi pour l'aider à résoudre ses enquêtes. Elle arrive toujours à repérer le détail qui fera toute la différence. J'ai surtout beaucoup aimé le duo Gabriel/Beltiers, c'est simple ils sont comme chats et chiens. Au premier abord, on dirait qu'ils ne s'entendent pas du tout mais au final à force de se côtoyer sur cette enquête, ils finissent par mieux se connaitre et l'opinion qu'ils ont de l'autre finit par changer également. Et on a devant nous un duo qui fonctionne parfaitement bien d'ailleurs!

Concernant la partie nouvelle technologie, je dois avouer que je l'ai trouvé incroyable! Il s'agit de Alter, une technologie qui permets à ceux qui sont implanté de retrouvé une personne disparu. Seul eux peuvent le voir et communiquer avec cette personne. C'est ce que Gabriel va faire justement avec Camille. Chacun à son avis sur la question mais je trouve que cette technologie a beaucoup de bon. Prenons le cas de Gabriel, c'est justement cet implant et le fait de pouvoir revoir Camille qui va le maintenir à flots. Sans ça, il aurait plongé profondément dans les fin fonds de l'alcoolisme. Elle a de bons côtés, aider les gens etc mais je pense que l'on peut très vite tomber dans la folie avec ce genre de technologie. Cela ne doit pas être évident à gérer niveau émotion. J'adorerais avoir ce genre de technologie pour me permettre de revoir ceux que j'ai perdu mais au final je ne pourrais pas l'avoir au quotidien. Je pense que ça me ferait beaucoup trop de mal psychologiquement. Mais j'ai vraiment apprécié cette idée de nouvelle technologie! Et puis, comme je le dis plus haut, cette partie futuriste c'est vraiment la marque de fabrique de l'auteur!

Ce thriller m'a vraiment énormément plu. L'histoire est hyper addictive, elle est plaisante à lire et on a une enquête palpitante. J'ai eu tout un tas de théories, qui se sont toutes avérées fausses, et en plus de ça je n'ai jamais, pas une seule fois, soupçonné le véritable coupable. Quand je vous dis que je suis nulle franchement! On a pas mal de rebondissements qui nous font clairement voler nos théories en éclats. On doit recommencer et reprendre en compte les nouveaux éléments. Mais c'est ce qui rend l'enquête aussi palpitante et fascinante à suivre. le sujet des nouvelles technologies est vraiment passionnant à suivre, j'ai vraiment beaucoup aimé cet aspect là de l'histoire. Les personnages sont vraiment intéressants à découvrir. Et la plume de l'auteur est toujours aussi addictive! J'ai envie de dire: vivement le prochain!


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critiques presse (1)
SciFiUniverse
24 janvier 2022
Avec une enquête à multiples rebondissements et une galerie de personnages qui montrent que l'auteur connait bien le milieu du cinéma, ce polar se savoure avec plaisir. La technologie imaginée est crédible et teinte le roman de cyberpunk. Les amateurs du genre apprécieront, les lecteurs peu habitués à la science-fiction ne seront pas perdus.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (5) Ajouter une citation

- J'ai pas parlé de tueurs en série, notai-je.

- Ben si on se retrouve avec un double meurtre, c'en est un. Donc c'est bien ce que tu évoques.

- De toute façon, pour le moment, rien ne prouve qu'il y en ait ne serait-ce qu'un, de meurtre. Hamid, vous nous raccompagnez au compound ?

Le gaillard sourit, visiblement amusé que je puisse craindre de me perdre sur une surface aussi limitée. Mais s'il y a une chose que je savais sur les forêts, c'est que rien ne ressemble plus à un arbre qu'un autre arbre...

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Perdu dans mes pensées, je finis par m'endormir. Il était amusant, mais aussi quelque peu perturbant que j'aie préféré éviter d'avoir cette discussion avec Camille, comme si j'avais eu peur de la blesser. Déjà autrefois, on notait que les gens ne s'exprimaient pas de la même manière pour parler de leur ordinateur selon qu'ils étaient dans la même pièce ou non que la machine. Autant dire que désormais, le rapport humain de la relation entretenue avec les programmes atteignait de nouvelles frontières.

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Perdu dans mes pensées, je finis par m'endormir. Il était amusant, mais aussi quelque peu perturbant que j'aie préféré éviter d'avoir cette discussion avec Camille, comme si j'avais eu peur de la blesser. Déjà autrefois, on notait que les gens ne s'exprimaient pas de la même manière pour parler de leur ordinateur selon qu'ils étaient dans la même pièce ou non que la machine. Autant dire que désormais, le rapport humain de la relation entretenue avec les programmes atteignait de nouvelles frontières.

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Lorsque l'on est mort, c'est pour les autres que c'est dur...

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- Merci beaucoup, Mesdames.

- Pas de problème, Inspecteur. Officier ? Faut vous appeler comment, au fait ?

- Poliment.

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