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Les rôdeurs de l'Empire tome 1 sur 2
EAN : 9782384110018
INCEPTIO ÉDITIONS (26/04/2022)
3.95/5   42 notes
Résumé :
Une auberge perdue au milieu des montagnes est soudainement attaquée par une troupe de soldats vêtus de noir. Les survivants, un groupe éclectique de guerriers, de mercenaires, de voleurs ou de rôdeurs qui ne se connaissent pas, parviennent à se barricader avant le second assaut. Ils tentent de découvrir pourquoi on veut leur mort.
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
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Habituellement, lorsqu'un auteur a trouvé ses thématiques fétiches, de prédilection, il s'y cantonne par confort et sécurité.
Mais comme pour toute règle, il y a une exception et je vous présente, Mesdames et Messieurs, Guy-Roger Duvert !
Non content de sortir de ses mondes habituels, il est de nouveau parvenu à créer un tout nouvel univers, une planète, des pays et royaumes, une foultitude de nouveaux personnages, cruels ou bienfaisants, discrets ou excentriques, peureux ou courageux.
Il s'agit d'un premier tome, un volume qui permet d'installer l'histoire, la narration et les personnages. N'ayez donc pas honte d'attraper un papier et un stylo pour prendre des notes car un nouveau monde s'ouvre à vous et il vous faudra une bonne mémoire !
Des guerriers, soldats ou mercenaires, des prêtres, des innocents au mauvais endroit, au mauvais moment, le tout saupoudré d'un peu de magie ; le récit monte en puissance au fil des pages et l'on sent que l'affrontement final va être chaotique et violent.
Curieuse de découvrir où Guy-Roger va nous emmener par la suite. A présent que l'histoire est installée, hâte de lire les derniers mystères qu'il nous réserve.

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Science-fiction sous toutes ses formes (anticipation, planet-opera, cyberpunk …), fantastique, polar et désormais heroïc fantasy : il semblerait que Guy-Roger Duvert soit bien parti pour explorer (et exceller dans) tous les genres les uns après les autres, pour le plus grand bonheur des lecteurs les plus éclectiques ! Mais sa marque de fabrique, sa signature littéraire, reste toujours la même : un style subtilement cinématographique mêlé d'un gout fort prononcé pour l'action, le suspense, le mystère. Il sait happer son lecteur, le tenir en haleine, mais aussi le mener par le bout du nez, le surprendre … et parfois même le frustrer : sa véritable spécialité, c'est bel et bien le page-turner ! Haletants au possible, ses récits font indiscutablement partis de ceux qui se dévorent d'une traite sans que l'on ne s'en rende compte : on a le sentiment qu'on vient à peine de commencer à lire que l'épilogue est déjà là … la plupart du temps avec un cliffhanger bien marqué, sinon ce n'est pas drôle ! Et le plus dingue, finalement, c'est que ça marche à tous les coups : loin de se lasser, quand bien même les schémas narratifs sont suffisamment similaires pour être prévisibles, on se laisse à chaque fois prendre au jeu, et on en redemande encore et toujours plus ! Peut-être justement parce qu'on sait à quoi nous attendre : à des romans follement palpitants qui nous font passer à tous les coups un incroyable moment de lecture !

Tandis que la guerre entre l'Empire et le petit royaume de Derenos menace d'éclater à tout instant, le Capitaine Jorekin et quelques-uns de ses soldats, parmi lesquels Roeken, sont chargés d'escorter le prisonnier Fendir jusqu'à la capitale. Chasseur de primes à la solde de l'Empire, Logan se voit contraint de retourner à Derenos pour poursuivre sa cible, le terrible Buckley, en route pour la capitale. Voleurs réputés, Revan et sa petite protégée Cassandra se sont aventurés au fin fond de la province de Derenos pour y récupérer la relique convoitée par leur client. Tobias et Trevor, mercenaires de leur état, ont acceptés d'escorter quelques marchands de passage à Derenos. Tous ont décidé de faire halte dans une paisible petite auberge nichée au coeur de la forêt avant de reprendre le cours de leur existence … Mais voici que l'établissement est subitement attaqué par des hommes vêtus de noir : en l'espace de quelques instants, la plupart des clients sont froidement assassinés, et ceux qui tentent de s'enfuir sont méthodiquement abattus. Ayant survécu à ce premier assaut, nos guerriers, mercenaires et petits bandits se retranchent dans l'auberge encerclée. Ils le savent, pour venir à bout de ce siège, ils vont devoir faire fi de leurs différences et unir toutes leurs forces … Mais difficile de se faire mutuellement confiance sans savoir pourquoi cette petite auberge a été prise pour cible. Etaient-ils là au mauvais endroit au mauvais moment, où l'un d'entre eux est-il la cause de ce carnage ?

La fantasy, genre codifié par excellence, peine à se renouveler : même en essayant coute que coute de se démarquer, la plupart des auteurs restent sagement dans les chemins battus … Mais Guy-Roger Duvert, lui, n'hésite pas à faire du hors-piste : les codes du genre, c'est bien, mais un peu d'audace, c'est encore mieux. Et c'est ainsi que, loin de nous présenter un futur petit héros bien comme il faut, qui portera avec honneur et vaillance le poids de la Grande Quête Salvatrice, il nous invite à faire la connaissance de ceux que les héros-bien-comme-il-faut évitent comme la peste. Les mercenaires, les pillards, les chasseurs de prime, les simples soldats. Ceux qui ont du sang plein les mains, et rarement pour servir de Nobles Causes Héroïques. Ceux qui ne se préoccupent que de leur propre survie et existence, même si c'est au détriment de celles des autres. Ceux qui n'hésitent pas à travailler avec les pires crapules si le butin est plus aguicheur que celui proposé par les autorités. Ceux qui font le sale boulot à la place de ceux qui se veulent honorables et respectables. Tout, sauf des héros de fantasy, en somme. Ce parti pris est risqué : même avec toute la bonne volonté du monde, le lecteur aura assurément plus de mal à s'attacher à un mercenaire sanguinaire ou à une voleuse sans foi ni loi qu'à un brave petit orphelin au grand coeur. Mais ce pari est selon moi gagnant : c'est tellement différent de tout ce qu'on a l'habitude de voir que notre curiosité est autrement plus attisée que si nous avions rencontré un énième petit héros bien comme il faut !

On s'en doute : il n'y aura donc pas non plus de Grande Quête Epique. Nos différents protagonistes ne sont pas amenés à former une Compagnie destinée à sauver le monde des Ténèbres. Ils ne se connaissaient pas et n'avaient nullement l'intention de se connaitre : ils venaient seulement se reposer et se sustenter un peu avant de reprendre leurs plus ou moins sinistres magouilles. Mais la fatalité en a décidé autrement : bien mieux armés (littéralement et mentalement) pour survivre à cette attaque fulgurante, les voici tous enfermés dans cette auberge remplie de cadavres et cernée d'assassins bien organisés et visiblement très déterminés à ne laisser aucun survivant. Désormais, ils n'ont plus le choix : ils savent tous parfaitement que le seul moyen pour chacun d'eux de s'en sortir, c'est de travailler en équipe. Les réticences sont nombreuses : le droit capitaine peine à accepter de se fier à un chasseur de primes, et le mercenaire est le premier à se méfier de la voleuse. Sans oublier le prisonnier et le criminel avéré : faut-il suivre la voie de la raison et les enfermer à la cave et perdre deux paires de bras, ou faut-il prendre le risque de les intégrer au groupe ? Sans oublier la question qui empoisonne chaque esprit mais que nul n'ose poser à haute voix : l'attaque est-elle dirigée spécifiquement contre l'un d'entre eux, et livrer cet individu permettrait-il à tous les autres de survivre à ce massacre ? Individualistes convaincus, aucun d'eux n'hésiterait une seule seconde avant d'abandonner celui ou celle qui les a mis dans cette fâcheuse situation …

Autant vous dire que l'auberge ressemble à une grenade dégoupillée qu'un simple choc suffirait à faire exploser : la tension ne fait que monter, au fur et à mesure que les assauts s'enchainent, que les issues se bloquent, que le siège s'éternise. Ils le savent tous pertinemment bien : plus ils laisseront le temps à leurs assaillants de s'organiser, plus la prochaine offensive risquera d'être la dernière. Les blessures s'accumulent, la fatigue également. Il faut trouver une solution, et vite. Au bout d'un moment, il faut bien l'admettre, on commence à se dire, nous aussi, qu'il faut en finir, qu'il faut passer à autre chose : ce qu'on veut, c'est comprendre le fin mot de l'histoire. Savoir, enfin, pourquoi cette auberge précise a été attaquée à ce moment précis, ce qui motive les assaillants. Car on s'en doute, c'est derrière cette raison que se cache le véritable enjeu de l'histoire. Histoire qui tarde donc à se mettre en place, tout cet opus ne constituant finalement qu'une longue, très longue exposition, très longue introduction : ancrer posément le contexte, c'est toujours une bonne chose, mais sur le coup, Guy-Roger Duvert a peut-être péché par excès de zèle ! D'autant plus qu'au final, on peine encore à comprendre véritablement quelles sont les implications de toute cette affaire sur le plan politique : on a saisi qu'une guerre était imminente, mais pour le reste, tout reste particulièrement confus. Peut-être qu'un peu moins d'action et un peu plus d'explications n'aurait pas été inutile …

En bref, vous l'aurez bien compris, ce fut globalement une bonne lecture, riche en rebondissements et en suspense, mais je reste tout de même un tantinet sur ma faim. Disons que c'est un premier tome trop introductif : tout au plus, nous avons commencé à faire la connaissance des différents protagonistes (et encore, ils sont nombreux et se ressemblent suffisamment pour qu'on continue à se mélanger les crayons, même si certains quittent l'équation en cours de route) et à saisir quelques bribes du contexte politique, mais nous avons encore bien du mal à comprendre où est l'intrigue, où est l'histoire. Ça manque en quelque sorte de profondeur, de consistance : on nous tient en haleine, ça s'est sûr, car même si ce sont pour la plupart de sombres crapules, on ne peut s'empêcher d'espérer qu'ils se sortiront vivants de ce guêpier, car on pressent tout de même qu'ils ont joué de malchance en se trouvant au mauvais endroit, au mauvais moment, et on se dit que c'est tout de même fort injuste de perdre la vie pour avoir choisi de s'arrêter à telle auberge tel jour … mais on en attendait tout de même plus. Mais connaissant Guy-Roger Duvert, il ne fait aucun doute que les choses sérieuses vont très bientôt commencer : bien contre leur gré, nos rôdeurs détiennent désormais quelque chose de très dangereux et de très convoités … et toute la question est désormais de savoir ce qu'ils vont les uns et les autres décider d'en faire. Et quelque chose me dit qu'ils n'ont pas fini de subir les conséquences de ce qui aurait dû être un simple repas !
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Si vous me lisez régulièrement, vous ne serez pas sans savoir que j'aime beaucoup le travail de l'auteur qui est devenu ma référence en matière de science-fiction. C'est donc un peu frileuse, mais très curieuse que je me suis lancée dans ce nouveau roman qui marque ses premiers pas dans un genre différent, celui de la fantasy. Des premiers pas qui m'ont complètement convaincue, car quel que soit le genre, Guy-Roger Duvert sait clairement divertir ses lecteurs et leur donner envie de prendre part à l'action !

J'aurais aimé un peu plus de détails sur le contexte géopolitique mouvementé, la guerre entre un puissant Empire et une nation pas prête à se laisser envahir étant imminente, mais j'ai apprécié que l'auteur entre rapidement dans le vif du sujet. On fait ainsi rapidement connaissance avec les personnages, ou du moins une partie d'entre eux. Alors qu'ils ne se connaissent pas, ils convergent tous vers une auberge isolée, scellant sans le savoir leur destin : ils pensaient se restaurer et se reposer, ils vont mettre les pieds dans un piège infernal. Mauvais endroit au mauvais moment… il n'en faut parfois pas plus pour faire de votre vie un enfer et vous contraindre à vous engager dans une bataille mortelle.

C'est la première fois que je rencontre un huis clos de cet acabit dans un roman de fantasy et j'ai adoré ça, d'autant que nous sommes tout aussi perdus que les personnages. Pourquoi diantre l'auberge est-elle attaquée et par qui ? Mais plus urgent, comment s'organiser pour faire face à cette attaque-surprise et maximiser les chances de survie des quelques clients qui ne sont pas encore tombés sous les flèches ? La situation semble mal engagée et les forces en jeu parfaitement déséquilibrées bien que l'on ne sache pas grand-chose sur les attaquants et leur nombre. Mais les survivants ne sont heureusement pas tous aussi dépourvus de ressources que la serveuse de l'auberge complètement ahurie par la situation.

Parmi les personnes encore debout, des militaires, des criminels, des mercenaires, une voleuse, un chasseur de primes… En d'autres termes, pas des enfants de coeur, mais des individus pas toujours fréquentables qui n'ont pas peur de se retrousser les manches, de riposter et de faire couler le sang ! J'ai beaucoup aimé la galerie de personnages aussi éclectique qu'intéressante avec des personnalités qui ne semblent pas vraiment faites pour cohabiter, et encore moins s'entraider… C'est d'ailleurs là la grande force du roman, nous donner le sentiment que si le principal danger vient de l'extérieur, l'intérieur n'est pas non plus très sûr. Jusqu'où des personnes qui ne se connaissent pas et dont les intérêts entrent parfois en collision peuvent-elles coopérer et se faire confiance ?

L'auteur a su me surprendre notamment avec une révélation que je n'avais pas le moins du monde anticipée, et qui prouve que les apparences sont parfois trompeuses et que certains sont prêts à tout pour leurs idéaux et leurs convictions. Mais il a surtout réussi à me tenir en haleine et, au même titre que ses protagonistes, captive de cette auberge dont les murs semblent se rétrécir à mesure que les minutes s'égrènent. Entre les attaques extérieures, l'organisation de la défense, les méfiances et les tensions sous-jacentes, l'atmosphère s'électrise… On en vient sérieusement à se demander si quelqu'un va arriver à se sortir vivant de cette situation qui est de plus en plus délicate, voire désespérée pour les moins optimistes ou les plus réalistes !

Complètement happée par ma lecture et quelque peu tendue à l'idée de voir disparaître mes personnages chouchous, j'ai lu le roman d'une traite, d'autant que la plume de l'auteur se révèle toujours aussi cinématographique et rythmée. Après une première partie plus introductive, nous permettant notamment de saisir les enjeux géopolitiques de la région et de faire connaissance avec les personnages, tout s'enchaîne rapidement. Pris par les événements, on ne perd pas de temps à comprendre pourquoi, mais on se focalise sur le comment. Comment survivre ? Une question qui guide l'humanité depuis ses débuts et qui prend ici tout son sens, certains se révélant d'ailleurs plus doués que d'autres à cet exercice.

Ce n'est qu'au fil des pages et des révélations qu'on réalise que les choses sont bien plus complexes qu'on pourrait le croire. À travers cette histoire suscitant un réel dilemme moral, on interroge la notion d'intérêt général, et la manière dont on est parfois contraint d'utiliser les moyens du mal au nom du bien. Pour ma part, je n'ai pas approuvé les méthodes, même une guerre devant avoir ses limites, mais j'en ai compris les motivations. le roman, principalement d'action, se part, en outre, d'une dimension psychologique liée à la notion de groupe, de son émergence dans un contexte particulier et autour d'un objectif commun, à sa dynamique de fonctionnement, en passant par sa dissolution.

La psychologique individuelle des personnages est, quant à elle, plus superficielle, ce qui n'est pas gênant en soi, l'auteur nous donnant assez d'informations sur ces derniers pour avoir envie de les suivre, et de tenter d'anticiper leurs mouvements. J'ai également apprécié d'assister à l'évolution des relations entre les différents membres de ce collectif formé en raison de circonstances bien particulières. Si certains personnages se connaissent déjà et s'apprécient plus ou moins, d'autres doivent se contenter de se faire rapidement une opinion sur leurs camarades de galère. Et on verra qu'il est parfois dangereux de se laisser guider seulement par son instinct ou les apparences.

Les personnages sont relativement nombreux, mais assez différents les uns des autres pour les retenir sans trop d'efforts. L'auteur a néanmoins pensé à proposer en fin d'ouvrage, une mini-biographie de chacun d'entre eux avec quelques informations ciblées permettant d'un peu mieux les comprendre. Je ne me suis pas attachée de manière viscérale aux personnages, ce qui est plus prudent vu comme ils ont tendance à ne pas faire long feu, mais j'ai développé mes préférences. J'ai ainsi beaucoup apprécié Logan, un chasseur de primes, qui est d'une honnêteté à toute épreuve, et qui possède une vraie éthique, tout comme Ethan, un archer qui jouera un rôle certain dans l'intrigue. Plus difficile à apprécier, car peu amène, Cassandra m'a néanmoins intriguée, car on devine chez elle un potentiel d'évolution certain, a fortiori après avoir perdu son seul repère…

En conclusion, Les rôdeurs de l'Empire marque les premiers pas de Guy-Roger Duvert dans le domaine de l'heroic fantasy. Une incursion parfaitement maîtrisée, l'auteur nous proposant une intrigue sans temps mort où la guerre n'attendra pas d'être déclarée pour se révéler mortelle. La menace gronde et la survie devient le principal objectif d'un groupe de personnes évoluant en marge de la société, des personnes qui vont devoir coopérer pour espérer se sortir vivantes d'une situation désespérée. Un huis clos dans un univers de fantasy aux enjeux géopolitiques forts dans lequel les alliés d'hier peuvent devenir les ennemis d'aujourd'hui ! Tension, action et trahisons au programme d'une histoire où les contours de la morale s'estompent que ce soit au nom du bien commun ou des petits intérêts de chacun.
Lien : https://lightandsmell.wordpr..
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Après la série des Chroniques occultes, dont j'ai adoré les deux tomes que j'ai lus, et le one-shot Eschaton, que j'avais aussi beaucoup apprécié, je redécouvre Guy-Roger Duvert avec sa nouvelle série, Les Rôdeurs de l'Empire.

L'Empire a été. L'Empire est. L'Empire sera.
Lorsque les visées expansionnistes de l'Empire, première force politique au monde, se tournent vers son proche voisin Derenos, rien ne va plus entre les deux Etats. La guerre est imminente.

Dans ce contexte tendu, se retrouvent par hasard, dans une petite auberge proche de la frontière, un chasseur de prime, une voleuse, des soldats, un prêtre, des mercenaires... Leur point commun? Ils ne font pas partie de ceux qui prennent les décisions, qui font les grandes choses. Ce ne sont que de petites mains, celles qui se salissent lorsque d'autres donnent des ordres.
Alors pourquoi l'auberge est-elle soudainement attaquée par une troupe d'hommes vêtus de noir, bien décidés à ne laisser personne en réchapper?

Après l'aventure pulp et le roman d'anticipation, nous sommes cette fois dans un univers médiéval fantastique. Loin de se cantonner à un genre qui lui réussit, cet auteur touche à tout papillonne d'un genre à l'autre et réussit toujours à nous surprendre.

Ce que j'adore avec cet auteur, c'est que quelque soit le genre, il y a une constante: invariablement, ses romans sont ultra addictifs. On retrouve à chaque fois son style très rythmé, très visuel, presque cinématographique. Des chapitres courts qui vont rythmer le récit, avec des péripéties et des surprises fréquentes, qui "réveillent" le lecteur qui se laisserait endormir par la fluidité du style.

Ici, nous sommes sur un premier tome, forcément introductif. Toute la première partie consiste à nous présenter les différents protagonistes du roman, et ce qui les conduira à l'auberge.
Ils sont très nombreux et j'avoue qu'après une cinquantaine de pages, j'avais un peu l'impression de me perdre, j'ai ressenti le besoin de me faire une petite fiche-personnages pour me rappeler rapidement qui est qui.
Après ça, je n'ai plus eu de souci! (et la fiche a été régulièrement mise à jour avec le destin de chacun).
Petite astuce pour vous: je me suis rendue compte à la fin que l'auteur avait intégré un glossaire assez complet des personnages du roman, bien plus détaillé que ma petite fiche^^ Bien pratique en tout cas!

Après cette première partie introductive, qui peut paraitre un chouia longuette (mais nécessaire), dès que tout ce petit monde est réuni à l'auberge, nous entrons dans le vif du sujet avec l'Attaque. A partir de là, le rythme ne va plus faiblir et il devient très compliqué de lâcher le roman. C'est un huis-clos étouffant dont on ne peut qu'avoir hâte de savoir la fin.

J'ai particulièrement apprécié de constater que personne n'est à l'abri. Même des personnages qui nous semblent "principaux" ne sont pas exempts de finir sacrifiés sur l'autel de la vraisemblance ou pour le bien de l'intrigue. Forcément, je ressors du livre avec un attachement assez fort pour ceux qui ont su se tirer en vie de ce guêpier.

Le point fort du roman, c'est son mystère: comment, et surtout pourquoi cette attaque? J'ai beaucoup aimé l'explication présentée par l'auteur, qui promet une suite passionnante! Vivement!
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C'est avec une certaine curiosité que je découvre cet auteur ainsi que cette maison d'édition. Les différentes critiques que j'ai pu lire ici ou là m'ont convaincu de me procurer ce premier tome des Rôdeurs de l'Empire, la lecture du quatrième de couverture ayant définitivement attisé mon intérêt.
Je me laisse donc guidé par les mots de l'auteur.
La première chose qui me frappe est la taille de la police et le nombre de pages, pas très conséquents, 340 environ. C'est tout juste suffisant pour constituer un roman et surtout celui ci va se lire vite, très vite. En effet, dans la soirée, le roman y passe...
Je me laisse donc happé dans le monde imaginé par Guy Roger Duvert, qui nous présente d'abord le contexte politique. Nous sommes a l'aube d'une guerre entre deux royaumes et la tension est palpable partout.
Les premiers chapitres servent à présenter les personnages, qui entrent en scène les uns après les autres. Un nombre conséquent de protagonistes qui va vite amener une confusion et même un désintérêt, étant donné que l'auteur se contente d'une caractérisation très sommaire, à peine esquissée, tout juste une description physique, et une personnalité réduite à leurs actions, des éléments qui ne permettent malheureusement pas, ni de s'attacher à eux et encore moins de les différencier. A ce stade, Ils sont toutes et tous interchangeables.
Une belle couverture qui attire l'attention, un pitch rapide et accrocheur, une intrigue simple, une réflexion réduite à sa plus simple expression et sa résolution rapidement expédiée. L'auteur est clair, on n'est pas là pour se poser trop de question mais pour entrer dans le vif du sujet.
Et pour exemple, cette scène dans laquelle l'un des personnages meurt très tôt dans le récit et dans les bras d'un autre personnage, dont on découvrira plus tard qu'il est important.On ne s'embarrasse pas trop des sentiments, du deuil, sa disparition est pratiquement anecdotique alors que les liens qui unissaient les deux semblaient, ou pouvaient, paraitre forts, entre un mentor et son élève...!
Pourtant au bout de quelques chapitres (toujours tous très courts, ce qui imprime un rythme haletant au récit), et presque la moitié du roman, la sauce prend, on se laisse prendre dans le mouvement imprimé par l'arrière d'autant qu'il semble attirer nous attention sur un personnage en particulier. Certains autres se détachent également du lot, de la masse, alors que le récit se resserre et finit par se dérouler uniquement dans cette au auberge, centre de l'attention et de la tension.
Et l'on continue de suivre le scénario qui s'attache à la volonté des personnages de sortir du traquenard dans lequel ils se sont laissés prendre.
C'est un huis clos où le doute et la suspicion prennent le dessus jusqu'à ce qu'une première ouverture ne transporte l'action au dehors.
L'intrigue évolue au fil des révélations et si au début, le lecteur était perdu comme tous les personnages, on finit par savoir pourquoi une troupe de soldats a organisé le siège de cette auberge, et prise d'assaut dans le seul objectif de tuer tout le monde.
On se laisse prendre au jeu jusqu'à une résolution qui laissera en vie seuls les personnages que l'on retrouvera dans le tome suivant.
Le nombre important de personnages sert bien entendu à brouiller les pistes puisque l'intrigue repose en partie sur l'identité et les motivations de certains. Leur caractérisation très simplifiée joue en faveur du site et cela fonctionne puisque le lecteur ne peut distinguer un protagonistes plus que l'autre. Mais un peu moins de personnages, mieux caractérisés, plus individualisés, et dont on aurait approfondir les motivations et les relations, jouant sur l'ambiance anxiogène, révélant petit à petit les plus mauvais aspects de l'âme humaine, aurait tout autant fonctionné sinon mieux.
J'avais une soirée à occuper, ce livre a rempli son rôle....
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Gorgen observait le ciel, le visage fouetté par le vent, se demandant dans quelle mesure le changement des conditions climatiques pouvait impacter sa mission. Les nuages étaient épais et menaçants. S’ils restaient là assez longtemps, ils rendraient la nuit beaucoup plus obscure, offrant ainsi aux assiégés des chances de s’enfuir. Il ne fallait pas courir ce risque.
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- Qu'est-ce que tu vois, là ?
- Des connards ?
(...)
- Bon, d'accord. Mais à côté de ça ?
- D'autres connards.
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Son instinct le fit se retourner : son adversaire, le visage en sang, avait également survécu à la chute. Il avait un bras totalement démis et ne semblait plus capable de l’utiliser, mais, avec son autre main, il avait ramassé son épée qu’il brandissait afin d’achever le mercenaire
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La magie était un élément connu de chacun mais peu avaient l’occasion de croiser des personnes capables de la manier.
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"- Qu'est-ce que tu vois, là ?
- Des connards ?
(...)
- Bon, d'accord. Mais à côté de ça ?
- D'autres connards."
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