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EAN : 9782707302502
324 pages
Éditeur : Editions de Minuit (01/03/1979)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 21 notes)
Résumé :

Dans une île de la côte atlantique, des garçons, âgés de sept à quatorze ans, vivent clandestinement une existence autonome. Issus de familles que tout oppose, du fils de maraîcher au fils de notable, leur bande se livre à des chapardages, puis à des cambriolages en règle, avec toutes les conséquences qui s'en-suivent. C'est énorme, irrespirable et d'un réalisme à faire peur. Caricature ? Oui, bien sûr, mais outre que la caricature est légitime, sommes-n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
stcyr04
  09 avril 2020
Une île quelque part sur la cote atlantique, dernier bout de terre avant la lointaine Amérique. Population variée, maraîchers, petits commerçants, artisans, ouvriers, petite et moyenne bourgeoisie, notabilités. Zone pavillonnaire . A part quelques loubards des localités voisines, il ne s'y passe pas grande chose niveau fait divers, pas de quoi ameuter ces messieurs de Paris. Puis, un cambriolage, avec une grand mère retrouvée morte, émeut le bourgeois. C'est le début d'une série d'effractions : panique dans le lanterneau. Les auteurs? Une bande de galopins, moyenne d'âge : dix ans, les enfants de la société locale. Ces visites périodiques n'ont pas comme motif le lucre. Les chenapans s'improvisent monte-en-l'air pour le sport, pour la beauté du geste et son absolue gratuité, pour le frisson transgressif. On dérobe des objets sans aucun intérêt, on vide des bouteilles, et on pose un étron en guise de signature. Les gamins se font la main dans les magasins, découvrent les joies des "amitiés particulières";
Ceci étant posé, les enfants ont de qui tenir; on se demande qui, des parents ou de leur progéniture, sont les plus odieux. C'est une chronique au vitriol du microcosme provincial. C'est féroce, c'est méchant, c'est affreux. C'est jubilatoire, désopilant et absolument délicieux donc. C'est un excellent exutoire, çà vous soulage les humeurs; c'est très salubre. Périodiquement c'est à prescrire, en guise de purgatif littéraire, un véritable défouloir, après çà on laisserai presque sa place dans le bus à la vieille dame.
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stalker
  17 novembre 2014
Les premiers livres de Tony Duvert, inspirés des techniques du Nouveau Roman, sont tous magnifiques. Ils disent avec âpreté les lancinances de l'amour pédophile, sans en faire aucunement un idéal. Dans l'après-68, les subversions sexuelles sont autant moyen d'exprimer un désir tabou que de critiquer la morale petite-bourgeoise et conformiste.
L'Ile atlantique, paru en 1979, délaisse les profondeurs du questionnement : le style devient limpide et relève du degré zéro de l'écriture, tandis que les déchirements intérieurs font place à une glorification indigeste de l'amour libre entre enfants. L'on passe donc sans transition d'Arte à TF1, pour un feuilleton érotico-héroïque : mieux vaut lire un bon Harlequin, au moins ça aide à s'endormir !
Si vous ne connaissez pas encore cet auteur, commencez donc par un de ses premiers romans comme Paysage de fantaisie ou Portrait d'homme-couteau.
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Guilll
  01 mai 2019
Un des plus beaux textes écrits en langue française.
L'auteur est dérangeant, mais avec une subtilité hors du commun.
Évidemment de nombreux commentateurs ne seront pas d'accord avec ce point de vue. Mais la littérature est une chose à part.
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tristantristan
  26 novembre 2017
D'une écriture brillante et d'un humour parfait, Tony Duvert crie leur prix aux bofs et aux autres. C'est vraiment très plaisant.
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jprudent
  03 décembre 2017
un condensé de tout ce que l'humanité a de dégueulasse
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
6L206L20   27 novembre 2017
Aucun de ces enfants ne savait parler à un autre. Qui le leur aurait appris ? Pourtant, chacun l'espérait, le ruminait, tournait autour, en tâtait, jouait un rôle solitaire, souffrait, était nu, commençait de haïr. Chacun avait fui un milieu infirme, une famille : on se retrouvait entre mutilés, on bégayait, on boitait, jamais aucune parole ne naîtrait, aucun geste ne s'inventerait. Trop tard.
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6L206L20   27 novembre 2017
Et puis Philippe était très loin de madame Seignelet. Son estomac, son corps, son cerveau, subitement soulagés de ce poids, devenaient des petites bêtes étonnées qu'on déboucle leur collier et qu'on les lâche dans une prairie, tout cela c'était Philippe, maintenant, immobile et muet à sa place, sage comme une image, presque envolé en paradis.
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