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ISBN : 2258151163
Éditeur : Les Presses De La Cite (06/09/2018)

Note moyenne : 2.85/5 (sur 17 notes)
Résumé :
1921. Tom, originaire de Chicago, ancien ambulancier pendant la guerre, travaille à l’ossuaire de Verdun. Il y rencontre Sarah, Américaine à la recherche de son mari disparu. Ils vont vivre une passion fulgurante. Des mois plus tard, Tom et Sarah se retrouvent à Bologne, où un soldat amnésique inconnu attire les foules. Dans la ville italienne où monte le fascisme, Tom et Sarah croisent Paul, journaliste autrichien intéressé par le malade. L’homme sans passé détient... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
coquinnette1974
  06 décembre 2018
Dans les bras de Verdun de Nick Dybek est un roman de la rentrée littéraire des éditions Presses de la Cité, qu'ils ont eu la gentillesse de m'envoyer via net galley.
1921. Tom, originaire de Chicago, ancien ambulancier pendant la guerre, travaille à l'ossuaire de Verdun. Il y rencontre Sarah, Américaine à la recherche de son mari disparu. Ils vont vivre une passion fulgurante. Des mois plus tard, Tom et Sarah se retrouvent à Bologne, où un soldat amnésique inconnu attire les foules. Dans la ville italienne où monte le fascisme, Tom et Sarah croisent Paul, journaliste autrichien intéressé par le malade. L'homme sans passé détient aussi un lourd secret.
1950. Santa Monica aux Etats-Unis. Tom, devenu un scénariste plus ou moins reconnu, recroise Paul lors d'une soirée à Los Angeles. Les souvenirs remontent, brisant les mensonges passés.
Dans les bras de Verdun est un roman qui me tentait énormément toutefois je n'ai malheureusement pas été réellement convaincue par ma lecture !
Déjà, les personnages m'ont laissé de marbre, on ne peut pas dire que l'un d'eux m'ai touché ou captivé.
L'idée de départ est bonne et je dirait qu'on a un là un hommage à ceux qui sont décédés lors de la première guerre mondiale.
Le coté historique est très intéressant, on voit bien la souffrance des hommes, la difficulté de reconstruire leur vie après la guerre. Surtout quand leur apparence à changée du tout au tout et qu'ils souffrent parfois d'amnésie.
Malheureusement, je trouve que ce roman n'est pas tout à fait abouti.
Je me suis parfois demandé où l'auteur allait, ce qu'il avait en tête et je dois vous avouer qu'au final je me suis assez ennuyée.
Je suis un peu passé à coté de ma lecture, c'est dommage.
Ma note : seulement trois étoiles.
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Sallyrose
  26 septembre 2018

Au lendemain de la première guerre mondiale, Tom, ancien ambulancier de guerre, aide un prêtre à constituer l'ossuaire commémoratif des soldats dont le corps n'a pas résisté aux obus.
Dans ce contexte, il rencontre une jeune américaine à la recherche de son mari disparu. Entre eux va se nouer une forte relation amoureuse qui ne résistera pas au souvenir du disparu, peut-être retrouvé en Italie.
La première partie du roman est celle de la rencontre et de l'épanouissement du couple. Elle comporte également un bel hommage aux soldats qui ont perdu la vie et évoque la tristesse teintée d'horreur de ceux qui habitent cette petite ville qui restera pour toujours marquée par le sceau du massacre.
Ce n'est pas indécent mais ça manque cruellement d'intérêt, le tout baignant dans une grande superficialité.
La seconde partie nous emmène à Bologne où se trouve un soldat amnésique que chacun(e)aimerait s'approprier. Sarah en fait partie et lorsque Tom la retrouve sur place, il comprend que leur relation se heurtera toujours à l'espoir de voir revenir le disparu. A Bologne, au début des années 20, des manifestations violentes mettent en place le pouvoir de Mussolini et rendent la vie tout aussi exsangue que l'était Verdun dans la première partie du roman.
Bref, si ce roman est intéressant par son versant historique, il est assez ennuyeux car le lecteur a l'impression que l'auteur cherche son sujet.
Une passion amoureuse au sein de la grande Histoire n‘a rien d'original mais est un sujet. Ici, les deux évoluent en parallèle sans trop savoir comment elles s'imbriquent et laissent froid le lecteur. Il manque une dynamique qui donne de l'intérêt.
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fflo
  31 août 2018
Très intéressant point de vue américain sur l'après première guerre mondiale. Juste avant que l'on commémore le centième anniversaire de l'armistice j'ai apprécié que l'auteur nous parle de cette période souvent laissée dans l'ombre. En 1921 les traumatismes de la grande guerre sont toujours dévastateurs. Par l'intermédiaire de Tom, un adolescent de Chicago venu rejoindre son père médecin en France, ce roman nous rappelle que nombre de jeunes américains se sont engagés dans les services ambulanciers volontaires (l'AFS : American Field Service) dès les premières années de guerre bien avant le véritable engagement des États Unis dans le conflit.
Dans la première partie on retrouve Tom, orphelin, resté en France à la fin de la guerre qui travaille au dégagement des corps des soldats inconnus sous l'autorité de l'évêque de Verdun (c'est un évêque imaginaire qui, comme le véritable, est à l'initiative d'un ossuaire près de Verdun). Pour le jeune Tom à peine adulte c'est un travail très dur psychologiquement. J'ai été émue par son désarroi face au désespoir des familles de soldats qui n'hésitent pas à faire le voyage jusqu'à Verdun, toujours à la recherche de leur disparu.
Dans une seconde partie Nick Dybek nous emmène en l'Italie auprès d'un soldat amnésique. Ce cas qui n'était pas le seul donne de l'espoir à de nombreuses familles de disparus. L'auteur nous rappelle que dans les hôpitaux psychiatriques les médecins ont testé sur ces soldats toutes sortes de nouvelles méthodes. Un autre thème de ce roman est la montée du fascisme dans la ville de Bologne.
L'ambiance décrite à Verdun comme en Italie m'a semblé très réaliste, J'ai beaucoup apprécié cette évocation des années d'après-guerre que l'on a tendance à passer sous silence. J'ai moins accroché à l'intrigue entre les différents protagonistes. Si l'on peut comprendre le désarroi des familles de disparus je n'ai pas compris le personnage de Sarah. Nick Dybek avait besoin de personnages comme fil conducteur de son roman mais il a certainement voulu trop en mettre. Il y avait matière à plusieurs romans. Il est vrai que c'est un premier roman et il est prometteur.
#Rentreelitteraire2018 #NetGalleyFrance
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Lildrille
  24 octobre 2019
Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=42205
J'ai mis la note de : 11.5/20
Mon avis : Dans les bras de Verdun est un livre aux bonnes idées et à l'émotion forte, mais qui n'est pas marquant dans le bon sens du terme. En effet, il manque cruellement de profondeur et de héros attachants. Les personnages principaux apparaissent ternes et comme inatteignables par les liseurs. Les horreurs que chacun a vécues les ont meurtris et les ont profondément changés. Bien que cela soit compréhensible, ils apparaissent cassés et effacés. Les mots ne mettent pas toujours convenablement en valeur leurs expériences et leurs troubles. le lecteur peut avoir l'impression que les protagonistes ne sont pas crédibles ni cohérents avec eux-mêmes. On ne parvient pas très bien à les cerner et c'est cette distance qui met à mal tout le roman. L'histoire d'amour qui nous est donnée manque de vraisemblance dans les sentiments, de force et d'intensité, tout comme l'histoire d'amitié qui débute et qui perdure bien des années plus tard.
Verdun a été un évènement tragique de la Première Guerre Mondiale, qui a causé pas moins de 700 000 morts et disparitions. le roman détaille l'après-bataille et les images qu'il nous met en tête sont terribles. On imagine très bien les villes et villages détruits, les ruines qui sillonnent le paysage et les familles sans toit ; les montagnes d'os qui parcellent les champs et les enfants sans père ou orphelins. L'auteur nous dépeint des tranches de vie marquées par la souffrance et nous transmet des émotions fortes et perturbantes. Il est dommage qu'elles ne soient pas toujours liées aux personnages mais davantage à la guerre et à ses horreurs. Ce roman fait un bel honneur à l'affrontement de Verdun, que l'on commence à oublier, et donne envie de s'y intéresser plus avant. Cependant, le livre n'est pas à conseiller à des âmes sensibles, tant certaines descriptions sont crues.
Outre Verdun, c'est l'Europe d'après-guerre qui est dépeinte dans ce roman, notamment avec l'ascension en puissance de certains partis (le nazisme, le fascisme) et les débordements politiques amenés par les traités de paix. L'histoire s'étend également jusqu'après la Seconde Guerre Mondiale mais ne s'y attarde pas trop. L'auteur s'intéresse davantage à l'industrie montante du cinéma, dans laquelle travaille notre héros, et parle du renouveau de l'espoir dans un continent meurtri par deux grandes guerres.
Le rythme du roman est inégal dans le rythme, dans les actions et dans son intérêt pour l'histoire. le conteur jongle souvent avec son passé et son présent, de telle sorte, qu'à certains moments, on ne sait plus très bien où on en est. Cela laisse une impression décousue, la narration cassant souvent le fil du temps chronologique, sans raison toujours valable ou intéressante. Cela amène de la lenteur et un suspense plutôt frustrant quand on sait que la partie prenante du récit se trouve dans le passé du personnage principal. D'autres personnages perturbent le rythme en racontant une tranche de leur vie passée, dans l'objectif de faire passer un message. Cette manière de faire lest lourde et lasse, alors que le message aurait été plus efficace sans tout le protocole. Finalement, seules les dernières pages du livre surprennent et mettent en lumière des éléments psychologiques captivants.
Le roman s'intéresse principalement aux disparitions survenues à cause de la bataille et aux personnes qui espèrent retrouver leurs proches. L'auteur appuie sur des faits bien connus des médecins, quand des personnes de la famille voient dans un rescapé à la mémoire perdue, leur mari, fils, ami ou père, alors qu'il n'en est rien. La mémoire et l'envie de revoir ceux qu'on aime, nous font porter des jugements hâtifs et faussés, qui pourraient aller jusqu'à briser la vie d'un soldat, déjà à la dérive après toutes les visions néfastes qu'il a dû surmonter. Nos yeux perçoivent ce que nous voulons parfois bien voir.
Cette analyse de la mémoire et de la gestion de la souffrance, est menée avec empathie et délicatesse, notamment via des voix de médecins qui deviennent des personnages majeurs à la fin du récit. Ils décrivent les phénomènes à nos héros, tout en accompagnant les familles déçues qui doivent repartir bredouille. Il était d'ailleurs possible que les soldats sans mémoire soient torturés pour qu'ils retrouvent leurs souvenirs afin de contenter les proches qui attendaient désespérément leur retour. Ces actions tirées de faits réels, ajoutent encore à l'horreur de l'époque. le mensonge est également un phénomène mis en avant dans ce roman et dont les conséquences peuvent être bien dramatiques et inattendues.
Le côté psychologique du livre, ainsi que les reviviscences de l'Histoire, sont vraiment passionnants. Il est dommage que l'intrigue et les personnages ne captivent pas autant.
Lien : http://www.lavisqteam.fr/?p=..
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Eroblin
  16 septembre 2018
Quand j'ai lu le résumé, j'ai pensé immédiatement à la pièce de théâtre de Jean Anouilh, « le voyageur sans bagage ». Pour ceux et celles qui connaissent, c'est l'histoire d'un soldat de la guerre 14-18, retrouvé errant, et conduit dans un asile car il ne se souvient de rien. Cet homme sans mémoire est alors reconnu comme étant le fils de, le frère de, le mari de ou le père d'une famille dans le deuil depuis des mois. « Dans les bras de Verdun » reprend cette thématique avec le personnage d'un soldat amnésique, soigné dans un asile italien, en qui une femme voudrait reconnaître son mari disparu à la fin de la guerre. Auparavant Sarah s'est rendue à Verdun où on est en train de rassembler les os des tous les combattants anonymes pour les rassembler dans un ossuaire. Elle rencontre Tom, un américain, ancien ambulancier pendant la guerre avec qui elle noue une relation. Mais quand elle apprend qu'à Bologne se trouve peut-être son mari, elle le quitte. Tom, qui ne parvient pas à l'oublier, la rejoint là-bas et sur place, ils font la connaissance d'un autrichien lui aussi attiré par cet homme inconnu.
J'aurais voulu aimer ce roman car le contexte m'intéressait, la description d'une société qui peine à faire son deuil alors que déjà, dans le lointain, résonnent le bruit de bottes fascisantes. Ainsi que l'intrigue : qui est cet homme au regard éteint en qui tout le monde reconnaît un être perdu ? Mais je n'ai pas réussi à être emballée, j'ai trouvé que le roman était très bavard : on a droit à de nombreuses discussions sur la vie, le destin, etc. de plus, j'ai trouvé inutile les passages qui se déroulent en 1950, ils ralentissent un rythme déjà lent. Et enfin, je n'ai éprouvé aucune empathie pour les personnages, que ce soit tom, Sarah ou Paul. Il y a juste un passage intense quand Paul évoque un épisode de la guerre qui l'a particulièrement frappé. Au final, j'ai une impression mitigée sur ce roman. J'en sors déçue.
Je tiens à remercier les Editions des Presses de la Cité et Netgalley de m'avoir permis de découvrir ce livre.
Je lui mets 3 chats et demi.

Lien : https://labibdeneko.blogspot..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
BlackKatBlackKat   13 octobre 2018
Souvent, il y a un tel écart entre nos fantasmes et la réalité que, les rares fois où ils se rencontrent, on se prend à croire que notre désir peut faire plier le monde.
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BlackKatBlackKat   14 octobre 2018
(…) ils oubliaient qu’ils étaient dans un monde où les églises n’avaient plus de cloches parce qu’elles avaient été fondues pour fabriquer des balles.
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nicolasbabelionicolasbabelio   06 juillet 2018
En 1922, il était encore presque impossible de boire plus de deux verres sans aborder la guerre. Je payai la troisième tournée et m'efforçai de répondre à leurs question sur Verdun, mais, comme d'habitude, je me rendis compte que je ne pouvais pas dire grand-chose sans déformer ce que j'avais réellement vécu.
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nicolasbabelionicolasbabelio   06 juillet 2018
C'est difficile de garder la notion du bien et du mal quand on ne sait plus ce qui est réel. Mais ce n'est pas une excuse. Ma folie était bénigne.
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Videos de Nick Dybek (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nick Dybek
Nick Dybek, virtuose de la sensibilité, propose un roman initiatique dans le Grand Nord américain avec "Dans les bras de Verdun", paru pendant notre rentrée littéraire. A l'occasion d'une interview exclusive, l'auteur nous présente son roman. En savoir plus sur le roman " Dans les bras de Verdun" : https://bit.ly/2PKq40K
De Verdun à Bologne, de Paris à Santa Monica, une grande fresque sur les amours qui s?épanouissent dans l?ombre des absents.
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