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Oliver Stone (Antécédent bibliographique)
EAN : 9782277222019
Éditeur : J'ai Lu (26/02/2001)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Une jungle putride et bourbeuse, des cadavres abandonnés et, terré là, le petit poste U.S. de Cu Chi, repaire d'un peloton de la compagnie Bravo.
Un peloton ? Plutôt un ramassis de zombies, de drogués : des Noirs et des Blancs, venus des ghettos ou des fermes, les uns braves, les autres lâches, tous usés par des mois de guérilla. Et les "encadrant", des brutes de sous-off et un lieutenant fou !
C'est là qu'est projeté Chris, étudiant de vingt ans, eng... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Wendat69
  12 février 2019
Lorsque Chris Taylor, jeune volontaire fraîchement sorti du giron familial, arrive sur le sol vietnamien, c'est avec un sac plein de choses inutiles et la tête emplie d'idées toutes faites sur ce que doit être la guerre et ce qu'elle doit faire de lui.
Sitôt arrivé, le voilà plongé en mission profonde en pleine jungle avec la nouvelle famille que l'oncle Sam lui a trouvé, la 2ème section de la compagnie Bravo du 25ème régiment d'Infanterie. L'enfer vert semble l'aspirer littéralement, en même temps que ses certitudes fondent, se diluent dans la torpeur ambiante, se liquéfient sous les quolibets de ses compagnons d'armes qui ne voient en lui, le Bleu, qu'un morceau de viande inutile, voire un pot de poisse.
Taylor comprend très vite les règles du jeu et entend faire de son mieux pour agir en bon soldat, raisonner en bon soldat, vivre en bon soldat. Il s'imprègne donc de la voix de ses maîtres, qu'il identifie au travers des deux vrais cadres de la section, les sergents Barnes et Elias. de fait, le chef de section ne la dirige que virtuellement, car le lieutenant Wolfe n'arrive pas à masquer derrière son grade son incompétence et ses difficultés à diriger un groupe de soldats aguerris. Les vrais artisans du bon ordre de marche, les gardiens du temple, ce sont Barnes et Elias, qui apparaissent pour Taylor comme deux figures tutélaires, incarnations parfaites de l'idée qu'il se fait du combattant, mais dont le caractère, la physionomie, l'être profond, sont aussi différents que le jour et la nuit.
Barnes et Elias, parfaitement complémentaires dans le temps du combat, sont absolument opposés lorsque celui-ci s'arrête. Entre ombres et lumières, Taylor voit s'affronter, en s'acharnant à survivre au milieu de ses compagnons d'infortune, deux visions -sinon du monde, du moins de la guerre.
La guerre a avalé Barnes, elle l'a défiguré, au propre et au figuré, tandis qu'elle a marqué Elias, en profondeur. En un sens, tous deux se savent perdus pour le Monde, la différence profonde est la façon dont ils entendent le quitter.
Le livre est la parfaite retranscription du film, les scènes de combat, les dialogues ciselés, le physique des acteurs, leur jeu, tout cela remonte à la mémoire avec une facilité déconcertante, tout comme reviennent avec la précision la plus parfaite les scènes de combat et de désolation, l'atmosphère étouffante de la moiteur de la jungle vietnamienne, ce qui tend à confirmer que Platoon est un film qui a véritablement marqué son époque, qu'elle que soit les considérations que l'on peut avoir quant aux ambitions « idéologiques » qui peuvent se dégager.
Chris Taylor sera transformé, comme tous ceux qu'il aura côtoyé au Vietnam, par l'expérience unique et terrible de la guerre. Lui aussi sera « marqué » par l'apprentissage de la colère, du courage, du devoir. Lui aussi aura dans le regard cette trace indélébile qui l'accompagnera sa vie durant.
« Abyssus abyssum invocat », « l'abîme appelle l'abîme », dit le Psaume, l'abîme de notre bassesse appelle l'abîme d'une Hauteur, notre misère est effacée par la Miséricorde, la souffrance n'est que le prélude au Salut.

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LesChroniquesdEmilie
  12 mai 2013
Une histoire très intéressante mais que je trouve sans plus tout simplement à cause de l'écriture qui à fait mes yeux ne fait ressortir les sentiments propres à la guerre. Je pense que le film est l'un des meilleurs films du XIXème siècle.
Lien : http://leschroniquesdemilie...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Wendat69Wendat69   11 février 2019
Peu après le départ du lieutenant, O'Neill rafla le pot grâce à un full aux as. De son autre main, il actionna son Zippo sous la cigarette de Barnes.
-Un sinistre con, pas vrai, Bob? Tu crois qu'il tiendra le coup?
Barnes avala la fumée, rota et dressa l'oreille à la musique country tonitruant d'une radio branchée sur l'American Forces Vietnam Network à Saigon. Avec un grognement, il répondit d'un mouvement de tête presque imperceptible et ramassa ses cartes. Le regard d'O'Neill fit le tour de la table.
-Voyez? C'est ça que je veux dire. Certains types, on les regarde en face et on sait. On sait qu'ils s'en tireront pas.
Barnes misa deux dollars et regarda O'Neill bien en face.
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Wendat69Wendat69   11 février 2019
Rhah alluma sa pipe et la fuma un moment en silence.
-Taylor, je me souviens quand t'es venu ici la première fois, quand tu nous disais que tu admirais ce salaud. Tu disais que c'était un sacré soldat!
-Et alors? Je me trompais, quoi!
-Tu te trompais? Mon vieux, t'as jamais eu raison de ta vie...sur rien! Maintenant écoutez un peu, bande d'enfoirés. Barnes a été blessé sept fois, pas? Et il n'est pas mort. Ça ne vous dit rien, ça? La seule chose qui peut tuer Barnes... c'est Barnes!
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Wendat69Wendat69   10 février 2019
Elias comprenait que, d'une façon ou d'une autre, ses hommes iraient en embuscade ce soir. Il se leva pour partir, mais pas avant d'avoir bien fait sentir à O'Neill ce qu'il pensait d'un type qui se tirait de son tour dans la jungle.
-Tu devrais te reposer un peu, O'Neill. Y a rien dans le manuel qui dit que t'es forcé d'être une ordure tous les jours de ta putain de vie.
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Wendat69Wendat69   09 février 2019
-Dites voir, sergent Elias, j'ai pas bien compris ce truc que vous avez dit tout à l'heure. Qu'est-ce que c'est, un SCAR?
Elias secoua la tête et ses yeux fulgurèrent sous son chapeau de brousse.
-C'est pas SCAR, Gardner. C'est F,C,AR, ça se prononce FCAR et ça veut dire Foutus Cons de l'Arrière...Quelque chose que vous n'êtes plus à partir de désormais.
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Malahide75Malahide75   06 mai 2013
Maintenant qu'il s'était familiarisé avec les deux côtés de la nature humaine, il supposait qu'il passerait le restant de ses jours à se demander s'il devait faire appel à Elias ou à Barnes pour trouver une solution appropriée. Il était un orphelin de guerre, un enfant né de deux pères qui l'abandonnaient maintenant à son sort.
Un jour, Chris Taylor aurait des enfants à lui ou l'obligation d'instruire les enfants des autres. Que leur dirait-il lorsqu'ils lui poseraient les questions qu'il se posait il y avait encore peu de temps ? Il contempla la jungle défilant sous l'appareil comme un fleuve vert et pensa aux démons qui attendaient là pour harceler et terrifier d'autres hommes. A la fin, se dit-il, nous n'avons pas combattu l'ennemi. L'homme se bat contre l'homme depuis le commencement des temps... Mais le seul ennemi est en l'homme lui-même.
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