AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Jean-Luc Piningre (Traducteur)
ISBN : 2213623406
Éditeur : Fayard (04/05/2005)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 84 notes)
Résumé :
« Chroniques, volume I est, sans conteste, le livre de l’année. » The Observer « Epoustouflant… Ce livre révèle les premiers éveils de la créativité de l’auteur avec une urgence incroyable. » The New York Times « Ce livre est au rock n’roll ce que la découverte du journal secret de Shakespeare serait à la littérature. C’est sans doute l’autobiographie la plus intime et la plus...
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
madameduberry
26 octobre 2013
J'adore Bob Dylan, bon nombre de ses chansons continuent à me scotcher comme la première fois que je les ai écoutées, je trouve que c'est une personnalité fascinante,j'ai le plus grand respect pour l'indépendance d'esprit dont il semble avoir fait preuve à l'époque où, déifié alors que sa vie s'ouvrait à peine, il a tourné le dos aux méga concerts, au succès mondial,( mais aussi à la drogue pour tenir le coup il faut voir sa maigreur et sa nervosité au cours du fameux tour européen, au cours duquel un spectateur anglais l'a traité de Judas), à la mort certaine qui l'a d'ailleurs frôlé,quitté les feux de la scène pour épouser une fille de l'ombre,et vivre avec elle à la campagne près de Woodstock et lui faire une demi douzaine d'enfants en essayant vainement de se débarrasser des dizaines d'intrus qui allaient jusqu'à grimper sur la toiture de sa maison…Pas toujours pour lui demander des autographes, mais plutôt des comptes sur sa "désertion"
Comme on le prenait pour une figure christique, en bonne logique il a été crucifié. Comment comprendre qu'il refuse une telle consécration? Lâcheur, va.
Etranges les photos de cette époque où il vécut quasiment reclus en père de famille, ce n'est plus le même homme, on ne retrouve pas non plus un peu de l'adolescent joufflu débarqué à New York sous la barbiche de patriarche yiddish coiffé d'un chapeau melon ou faisant de la balançoire avec deux ou trois de ses mioches.
A côté de lui, une femme magnifique, au port de reine, au regard lointain et au sourire de Joconde…
Puis la renaissance où on ne le reconnaît pas plus, les cheveux plus courts, la barbe plus longue, c'est Zelig, cet homme là, on ne sait jamais quelle forme il va prendre.
Des dizaines de disques et de CD plus tard, on le retrouve à la radio, et puis sur les routes encore et toujours, avec maintenant une drôle de voix grave d'ancien trachéotomisé. Les musiciens ont l'âge de ses petits enfants, ils nous font un récital de toute la musique américaine depuis 60 ans, et de temps en temps on aperçoit sa silhouette près d'un clavier, c'est celui qui a le plus grand chapeau, en général. On connait une quinzaine de chansons sur le set , mais on ne les reconnaît pas toutes. Et on voit des septuagénaires dans la salle…
Donc ce livre, ah oui. Je l'ai trouvé illisible, mais je l'ai lu de bout en bout. Je l'ai trouvé confus, fouillis, mais d'une richesse extraordinaire. Mais il ne m'a rien appris sur Dylan, bien qu'aucun fait, auciune anecdote ici contés ne me soit antérieurement connus.Cela ne concerne que lui, cela pourrait s'appeler petite histoire de ma grande histoire. Il se souvient du nom de tous les producteurs, ingénieurs du son, barmen, amis d'amis d'écrivains maudits, chanteurs dont l'Amérique ne se souvient plus, et il chronique, chronique, en effet. Avec une sorte de distanciation et en même temps beaucoup de présence, comme s'il parlait au micro dans une émission de nuit pour une radio de campus...
Sacré Zim, comme disent les chroniqueurs rock.
Ses chansons sont un mystère, cet homme est un mystère, ce livre est un mystère: il est écrit comme Dylan parle, mais j'ai toujours aimé entendre sa voix, il est incompréhensible comme beaucoup de ses textes, mais j'ai ses oeuvres complètes quelque part. Allez comprendre. Je l'aime, c'est tout.
Et je lirai le volume deux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          131
claudia_tros_cool
04 août 2012
Pour les 71 ans de Mr Dylan moi je décide de lire son autobiographie nommé Chroniques. J'ai toujours aimé Bob Dylan pour ses chansons mais sa personnalité ainsi que son histoire ça restait un mystère pour moi, quand je voyais Bob Dylan c'était plus comme une légende de la Folk Music.
Cette autobiographie est en fait une autobiographie en roue libre c'est à dire que Bob Dylan ne nous raconte pas son histoire en y rajoutant une touche personnelle qu'il n'y aurait pas dans les biographies. Dans Chroniques il raconte par exemple les débuts son arrivé à New York dans les deux premières partie puis deux autres ( New Morning et Oh Mercy ) pour revenir à ses débuts avec la signature de son premier contrat dans fleuve de Glace. En fait le chanteur/ auteur nous livre ses coup de coeur littéraires et artistique, les  personnalités qui l'ont influencés ( notamment Woody Guthrie et Robert Johnson ) les endroits ou il a commencé, sa volonté d'écrire ses propres chansons, l'inspiration etc. Dylan ne se montre pas comme un héros comme une super star bien sur il ne parle pas non plus de plusieurs chose que l'on connaît sur lui comme la drogue et l'initiation des Beatles, son amitié avec Joan Baez et j'en passe, il le fera certainement dans les autres volumes. Dans cette autobiographie j'ai tout de même eu l'impression qu'l essayait de se démystifier en parlant de ses craintes de vieillir que sa musique soit démodé, de sa perte de toute motivation, son envie de vivre en ermite avec sa famille, son refus d'être étiqueté comme porte parole et folk singer engagé qui m'a vraiment surprise. 
Ce qui est bien réussit c'est que quand Dylan parle de sa jeunesse il y a de l'innocence, de la volonté de percé, de l'admiration pour d'autre personnes, la motivation alors que quand il parle de 1987 ou il a 47 ans ou peut sentir de l'amertume, des regrets, des peurs, des hésitations...personnellement je préfère les parties ou il parle de ses débuts. 
Je m'attendais à une autobiographie proche de la biographie ou il nous raconterait année par année pour ceux qui ne connaissent pas les dates exact de l'histoire de Bob Dylan pourront trouvé cette autobiographie décousu avec plus d'anecdotes que de grande lignes sur la création du personnage. Je fais parti de ceux qui ne connaissent pas les dates exact du chanteur mais j'arrive à le situer ça m'a un peu dérangé mais o. Finit par s'y faire, ça m'a donné envie de me renseigner sur Wikipédia ou quoi. 
C'est assez dure de faire une critique sur une autobiographie, j'espère avoir réussi. Je conseille à toutes les personne qui aiment Bob Dylan et voudraient en apprendre plus sur sa vie et sa façon de voir son succès lié à sa vie de musicien, un portrait plus intimiste d'un grand artiste. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Junie
13 novembre 2016
Tout l'intérêt de ces chroniques est de nous faire remonter le temps et de nous emmener en immersion dans un univers plus fantasmé que réel. On connait la tendance de Bob à raconter des histoires, à faire en sorte de sublimer la réalité. Pas pour frimer ou pour nous mystifier, mais parce que la mémoire de cet homme ressemble à un film de Wim Wenders. Comme dans Paris Texas ou les Ailes du Désir, il nous promène dans l'hiver glacé de New York ou dans la moiteur de New Orleans avec un réalisme poétique, mais sans fioritures.
Comment naissent les chansons? autant essayer de comprendre comment on fait les bébés! Conception, gestation, avortement parfois, accouchement avec ou sans forceps...Tout vient du désir, celui de l'âme et des tripes, qui va prendre forme dans un rythme, des mots, une mélodie, devenir blues ou rock, ballade ou chant de révolte.
Je dois avouer que j'ai été séduite par le ton souvent ironique du récit, la distance et en même temps la passion qu'on ressent chez ce personnage qui recherche la grâce plus que la gloire.
Carry on, Bob, don't give up the fight.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          172
VanilleLN
18 septembre 2013
On le savait poète, on l'aime musicien, il est une légende de la Folk Music. Et grâce à ses "Chroniques", on le découvre, avec bonheur et admiration, talentueux écrivain. Si d'aucuns ont prétendu qu'il n'aurait pas écrit cette autobiographie lui-même, la structure, la composition du livre viennent contredire cette rumeur stupide nourrie de préjugés sans fondement. Car Dylan est la preuve que ce n'est pas parce qu'on est un génial musicien qu'on ne peut pas aussi être un bon écrivain.
Le livre s'ouvre sur l'année 1961, lorsque le jeune Dylan, qui s'appelait encore Robert Zimmerman, âgé de 20 ans, quitte son Minnesota natal pour débarquer à New York, plus précisément à Greenwich Village avec le désir de jouer avec tous les grands de la folk-music. Mais avant de vivre de la musique et de tutoyer le succès, il doit d'abord affronter le froid hivernal, la galère des squats, l'alternance de doutes et de certitudes jusqu'à ce qu'il rencontre, enfin, les personnes qui lui feront signer ses premiers albums. le récit bondit ensuite à la fin des sixties - l'époque du doute, à nouveau - puis en 1987, année marquante de la rencontre avec le producteur Daniel Lanois et de l'enregistrement de "Oh Mercy". le dernier chapitre revient aux années 1960 puis évoque l'enfance du jeune Robert Zimmerman, fils d'un comptable de la Standard Oil.
Aucun pathos, aucune nostalgie. Dylan se raconte avec une distance parfois teintée d'humour, parfois rageuse, mal à l'aise, agacé par les honneurs et les fanatiques qui veulent faire de lui "l'expression authentique de la conscience perturbée et inquiète de la jeune Amérique" ou un prophète.
Après un premier accident de moto, il se réfugie à Woodstock, espérant échapper au mythe qui l'a sacré "Frère aîné de la rébellion, Pape de la contestation, Tsar de la dissidence, Leader des écornifleurs"... Cela le dérange au point qu'il envisage même un temps de tout plaquer pour recommencer une autre vie. Heureusement, il n'en a rien fait et continue aujourd'hui, à plus de 70 ans, de faire vivre de façon unique la folk music...
Cette autobiographie est également une sorte de roman d'apprentissage plein de vie. Dylan a la chance de croiser dans les clubs où il se produit des personnages tels que Woody Allen, Lenny Bruce, Karen Dalton, Dave van Ronk, Harry Belafonte. C'est aussi un très grand et éclectique lecteur de Dostoïevski, Tchekhov, Balzac, Clausewitz, Homère, Thucydide. Il fréquente les musées pour admirer Picasso, Rubens, Goya, Red Grooms. Dylan a soif de savoir, de culture. Fasciné par Woody Guthrie, il se rend néanmoins conscience que cette folk music qui l'a nourri, qui l'a inspiré est désormais dépassée, qu'il lui faut évoluer pour lui donner une autre dimension, un autre son, une autre dynamique.
Ces "Chroniques" sont aussi celles de la musique populaire américaine du XXe siècle. En bon compositeur, Bob Dylan réunit Thelonious Monk, Rickie Nelson, Joan Baez et les Beatles pour retranscrire la musique de sa vie.
C'est riche, passionnant, vibrant, vivant, musical et littéraire. C'est le Tome 1. On attend avec impatience les suivants.
Lien : http://www.paroles-et-musiqu..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
leourlevent
24 octobre 2012
1961, le jeune Robert Allen Zimmerman quitte son Midwest natal, aux Etats-Unis, pour se rendre à New-York et plus principalement à Greenwich Village dans une volonté farouche de jouer avec tous les grands de la folk-music. Celui qui aller devenir Bob Dylan affronte un froid hivernal, galère de squat de canapé en squat de canapé, de doutes en certitudes et finit par rencontrer les personnes qui lui permettront de signer ses premiers albums.
Le premier volume des chroniques autobiographiques de Bob Dylan sobrement intituler Chroniques – Volume 1, nous permet d'approcher cet artiste aux multiples facettes, qui vouent un culte sans nom au Folk sans toutefois être extrémiste et qui se livre avec pudeur quoiqu'avec cette pointe de narcissisme que l'on pardonne volontiers aux grands génies.
Le livre est truffé d'anecdotes croustillantes, ses premières scènes ouvertes au milieu d'une foule d'artistes peu commune, sa boulimie de livres, sa fuite constante des fanatiques qui l'on érigé en porte-parole et qui ne manquent pas de violer son intimité, sa rencontre avec un certain Sun Pie et sa vision sur les chinois, bref, beaucoup d'histoires aussi touchantes les unes que les autres. A la lecture de Chroniques – Volume 1, nous croisons aussi quantité de références à la folk-music, au Jazz, au Blues, à la littérature. Nous découvrons l'histoire de l'enregistrement, dans les doutes et la douleur mais aussi au gré des rencontres et des moments d'inspiration, de l'album Oh Mercy ! sorti en 1989, considéré par Bob Dylan comme un nouveau départ.
Une mention spéciale pour le glossaire en fin de livre qui nous permet de comprendre, par exemple, ce qu'est un acétate.
Cette autobiographie permet aux novices de comprendre pourquoi Bob Dylan marque tant son époque alors que sa musique est à contre-courant, pour les puristes d'en savoir encore plus sur cette légende vivante et de découvrir deux autres facettes de Bob Dylan : l'écriture et la littérature. Au fil des pages, au rythme des mots, nous sourions, nous rageons, nous compatissons, nous aimons, nous détestons. Bob Dylan manie les mots comme il compose avec les notes. Un livre à lire absolument !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
leluezleluez13 novembre 2013
Une chanson ressemble à un rêve qu’on essaie de réaliser. Ce sont des pays inconnus où il faut s’introduire. On peut en écrire n’importe où, dans le compartiment d’un train, sur un bateau, à cheval – le mouvement aide toujours. Des gens qui ont un merveilleux talent d’auteur-compositeur n’en écrivent jamais parce qu’ils restent immobiles.
Commenter  J’apprécie          400
leluezleluez19 novembre 2013
Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s’évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors qu’on l’a à ses pieds. Ou dans son lit.
Commenter  J’apprécie          370
durrutidurruti30 août 2010
"Les ténors de la presse continuaient de faire de moi l'interprète, le porte-parole, voire la conscience d'une génération. Elle est bien bonne. Je n'avais fait que chanter des chansons nettes et sans détour, exprimant avec force des réalités nouvelles. Cette génération, je partageais fort peu de choses avec elle et je la connaissais encore moins."
Commenter  J’apprécie          150
ArnaudPArnaudP26 mars 2011
Il ne forçait pas sa voix, il n'en avait pas besoin ; il était détendu, il émanait de lui une puissance naturelle. Brusquement, sans aucune sorte d'avertissement, ce type-là a ouvert une fenêtre au fond de mon âme. C'était comme s'il me disait : " Tu devrais faire pareil. " Et j'ai compris quelque chose plus vite que jamais dans mon existence. Je voyais où il trouvait, cette puissance, ce qu'il faisait pour l'obtenir. Je voyais à quelle source il puisait, et ce n'était pas la voix en soi, cette voix qui me regardait droit dans les yeux. Je me suis dit, mais je faisais ça avant, moi. Certes, il y a longtemps, mais ça venait automatiquement. Personne ne m'avait appris. Comment oublier une technique aussi simple, aussi élémentaire ? Est-ce que je savais boutonner mon pantalon ? Je me suis demandé si j'y arrivais encore.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
ArnaudPArnaudP22 février 2011
Je mourais d'envie d'enregistrer un disque, mais pas un "quarante-cinq", justement. Les folk-singers, les jazzmen et les musiciens classiques faisaient des trente-trois tours, des disques longue durée, avec des tonnes de morceaux dans le sillon - ça avait du poids, de la gueule, on y bâtissait une identité. Ils obéissaient à la force de gravitation. Il y avait un recto et un verso sur la pochette qu'on pouvait regarder des heures. Alors qu'un quarante-cinq était fragile et ne cristallisait rien. On les empilait les uns sur les autres, et puis voilà.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Videos de Bob Dylan (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bob Dylan
Olivia Ruiz et Mathias Malzieu chantent Bob Dylan
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie: artistes et sportifs (789)
autres livres classés : folkVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Bob Dylan (Difficile)

Quel genre musical n'a-t-il jamais abordé dans ses albums au cours de sa longue carrière ?

Le folk
Le rock
La country
Le rap

11 questions
47 lecteurs ont répondu
Thème : Bob DylanCréer un quiz sur ce livre