AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2917718277
Éditeur : Griffe d'Encre (30/11/-1)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Alwaïd, petite fille de bonne famille, désobéissante, crache du feu sur une plage et aperçoit au fond des flammes une vision fugace... Sous le regard implacable de sa mère, protégée comme un bibelot, Alwaïd grandira, s'échappant en rêve de sa prison bourgeoise.

Aphélie, étoile errante volée à la nuit, rencontre Vincent, le peintre. Séduit par le mystère de son silence, il l'invite à devenir son modèle. Elle posera pour lui, assaillie par ses souvenirs... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Masa
  31 janvier 2018
Trouvé tout à fait par hasard, ce sont les avis positifs de Babelio qui m'ont décidé à le prendre. Au premier regard, j'ai reconnu la défunte maison d'édition Griffe d'encre, que je connais mal, mais célèbre pour leurs magnifiques illustrations. J'ai un peu craqué pour cette sublime couverture signée Magali Villeneuve, dont l'éditeur a bien gentiment accordé une page en fin de l'ouvrage.
Tout est déroutant dans cette novella, très courte. L'écriture d'Élisabeth Ebory est très intimiste. Toutefois, ce qui m'a le plus gêné, c'est cette combinaison entre la narration à la première personne, que je hais, et la troisième personne. J'ai trouvé très confus. de ce fait, j'avoue n'avoir pas compris grand-chose au premier chapitre.
Le style de l'auteure est particulier. Comme je l'ai indiqué plus haut, c'est très intime. Elle nous décrit sans pudeur et y développe toutes les émotions. J'ai trouvé cela à la fois délectable et détestable. J'ai même décelé quelques répétitions de mots, un comportement voulu, mais que j'ai pas trop aimées.
Et puis, il y a l'histoire, ou devrais-je dire l'univers. Il est agrémenté de bons passages, mais l'ensemble est déroutant. J'ai été largué dès le premier chapitre, bien que j'aie tenté de me raccrocher par la suite. Je suis peut-être passé complètement à côté et je devrais le relire pour mieux le comprendre. Cela dit, je n'ai pas détesté.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
helvetius
  21 mai 2017
Une lecture déroutante mais tellement envoutante et poétique...Je suis tombée sous le charme de l'écriture d'Elisabeth Ebory et malgré le peu de pages de ce roman, l'histoire qu'elle y développe y est aussi dense et prenante que dans un roman de plusieurs centaines de pages...
C'est un livre très étrange qui vous plonge dans un univers vraiment onirique, où les rêves n'en sont pas, les apparences sont trompeuses et on s'émerveille aussi vite que l'on prend peur...
Alwaïd est une petite fille qui a un don. Confinée dans sa tour d'ivoire pas ses parents, elle ne connaît pas le monde, elle ne connait que ce qu'on lui raconte, ce qu'elle s'imagine et ce qu'elle voit en rêve...mais est-ce vraiment des rêves? Aphélie est une jeune femme perdue et craintive qui ne parle pas. Son aura mystérieuse lui fera faire une rencontre salvatrice et vivre un moment de quiétude...mais pour combien de temps? Rien ne semble lier ces deux personnes et pourtant...
C'est très compliqué d'écrire une critique sur ce roman car on ne sait pas très bien ce que l'on lit, si c'est un conte, une légende, un roman contemporain ou un roman d'anticipation...L'auteur a un univers bien à elle et je pense qu'il ne peut pas y avoir de demi-mesure, on aime ou on déteste. Pour ma part, j'ai aimé, je me suis pris au jeu et je me suis laissée guider jusqu'au dénouement sans réfléchir, sans me poser de questions, j'ai savouré ma lecture, tout simplement...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
MaudeElyther
  01 juillet 2019
Moi qui ai adoré le premier roman d'Elisabeth Ebory, La Fée, la pie et le printemps, j'ai été plus que ravie de sortir de ma bibliothèque Novae, une novella que je n'avais pas encore lue.
.
Avec Novae, Elisabeth Ebory tisse un onirisme à la fois cosmique et intime. le texte tout en profondeur nous happe dès les premiers mots, le réel s'effrite d'emblée sous nous. L'auteure brouille les pistes (notamment l'époque), si bien que nous voilà dérivant dans cet onirisme éminemment poétique et personnel de cet univers. Car il s'agit avant tout de cela, d'un univers, que façonne cette novella. Un désert et ses ombres tranchantes, l'atelier encombré d'un peintre, la mer, une maison bourgeoise et sa porte dérobée dans le jardin, un port, une école pour femmes… Tout cela arbore des teintes étranges, des taches de lumière tel un kaléidoscope, ou bien le silence, le retrait.
.
Quête d'identité ou fuite, voilà ce que raconte Novae, en la personne de deux jeunes femmes que rien ne semble relier. Et pourtant… Voilà toute la magie, l'identité, le don qui saturent cet univers bouleversant et poignant. Impossible de lâcher la lecture, lecteurs ensorcelés par la musique des mots, la beauté de la poésie, la fascination pour ce monde à la fois familier et étranger.
Alwaïd, enfermée dans sa tour d'ivoire par ses parents, surveillée par Charles, a soif du monde et de liberté. Elle voit le monde interféré par ses visions. Son don est réprimé, pour quelle raison ? la protéger ?
.
Quant à Aphélie, elle a fui, jusqu'à atteindre ce village en bordure de mer où elle rencontre Vincent, un peintre dont elle devient le Muse. Elle ne parle pas ; sa voix vient des ombres dans les flammes, sa voix est destruction.
.
Leurs visions du monde chavirent, donnent le vertige, angoissent, émerveillent, stupéfient… La réalité s'effrite, l'onirisme s'épanouit alors, tel un phénix renaissant de ses cendres. Ici la magie se teinte à l'oriental, convoque des démons du désert, des démons intérieurs, le tout en une litanie de vie/de liberté ou bien de fuite. Alwaïd et Aphélie, comme deux facettes, deux mondes, deux destinés distinctes qui vont se faire écho… et se rejoindre.
.
J'avais déjà parlé de la plume d'Elisabeth Ebory à travers ma chronique de son roman La fée, la pie et le printemps, faisant notamment un parallèle avec une auteure phare à mes yeux : Léa Silhol. Pour Novae, la plume d'Elisabeth Ebory est tout simplement magistrale, nul doute qu'elle tient là un merveilleux don ! Tout comme lors de ma lecture de Comment le dire à la Nuit de Vincent Tassy (que je vous invite plus que fortement à découvrir : ses textes sont pour moi d'énormes coups de coeur), j'ai eu ici le sentiment de vivre un rêve éveillé, bercée, ensorcelée, émerveillée par cette novella. Novae a vraiment été pour moi un plongeon dans l'univers de l'auteure, à la fin et même encore maintenant, quelques semaines après la lecture, il me reste les sensations et ressentis des atmosphères, le bercement de ce surnaturel oriental, l'empreinte de cette magie onirique… Je la relirai avec grand plaisir !
.
Vous l'aurez compris, cette nouvelle lecture d'Elisabeth Ebory confirme mon sentiment suite à La fée, la pie et le printemps : voici une nouvelle auteure chouchou sur ma liste !
Lien : http://maude-elyther.over-bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Strega
  02 juillet 2011
Je ne vais pas vous raconter l'histoire, mais…
Une fillette étrange, au regard trop clair, que l'on tient à l'écart du monde et qui pourtant s'échappe dans des rêveries colorées, une jeune femme qui se tait par choix, mystérieuse et solitaire, un peintre charmeur, clairvoyant, perspicace. Et d'autres encore qui marchent sur des fils au-dessus du vide, sans savoir que ceux-ci forment une toile sous le firmament…
Des fils d'argent, sortilèges et destins entrecroisés, des étoiles filantes et des éclats de rêve… Des personnages qui peuvent tomber à tout moment ou s'empêtrer dans le piège de la toile… Une vision fugace ou l'incertaine esquisse de rêves que l'aube a chassés… C'est cela Novae et c'est bien plus encore. C'est impossible à raconter, si difficile à partager…. Il faut la lire, tout simplement.
L'écriture est délicate, ciselée, poétique, c'est un vrai bijou. Et le récit l'est plus encore.
J'ai été happée par cette histoire que j'ai lue si vite, trop vite, tournant fébrilement les pages pour savoir enfin ce qu'il allait advenir de ces personnages auxquels je me suis tant attachée. J'ai marché avec eux au-dessus du vide en oubliant jusqu'à mon effroi et quand j'ai refermé ce livre lu trop vite, il m'en est restée une grande nostalgie qui a mis du temps à s'évaporer pour ne plus laissé que l'éclat du rêve. Un éclat que j'aimerais partager avec vous en vous incitant à lire Novae.
Lien : http://livropathe.blogspot.f..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Bookworm84
  13 mai 2011
D'entrée, je l'avoue : Elisabeth Ebory fait partie de mon panthéon d'écrivains favoris. Elle y est entrée à pas feutrés d'abord, au fil des nouvelles égrenées en anthologies, avant d'y asseoir sa place avec un recueil. Novae ne fait pas exception, comme les autres parutions ce court roman conforte la position d'Elisabeth Ebory dans ce petit panthéon personnel.
Car parler d'Elisabeth Ebory, c'est évoquer d'abord son écriture. Elle lui est propre et se retrouve ainsi dans chacun de ses textes. C'est une écriture qui ensorcelle, une écriture qui happe le lecteur, tout entier, et ne le relâche qu'une fois arrivé à la dernière ligne de l'histoire. Et encore… car les mots d'encre lus tournent encore quelque temps dans la tête, murmures de poésie et de magie qui ne nous quittent plus. Et lorsqu'on tente de les garder à tout jamais en mémoire, ils s'envolent, évanescents. Nous voilà condamnés à relire l'histoire, pour entendre de nouveau leurs chuchotis. [Lire la suite de la critique sur le site de la Lune Mauve]
Lien : http://www.lalunemauve.fr/ec..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
MasaMasa   31 janvier 2018
Ma mère me punit toujours de la même façon : elle demande à la bonne de fermer à clé le piano du salon. Pauvre piano, qu’elle muselle. Pauvre de moi qu’elle fait taire – petite prisonnière silencieuse, dans notre belle villa.
Commenter  J’apprécie          50
autres livres classés : novellasVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
2061 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre