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EAN : 9782070401833
293 pages
Gallimard (28/02/1997)
4.4/5   10 notes
Résumé :
José Maria Eça de Queiroz (1845-1900), journaliste et romancier, aura été l'un des grands auteurs portugais de la deuxième moitié du XIXe siècle.

Observateur impitoyable fustigeant le vice et l'hypocrisie, souvent intellectuellement proche d'un certain anarchisme, Eça de Queiroz fut aussi vigoureusement critiqué par ceux aux dépens de qui il exerçait son ironie qu'admiré dans le monde entier.

Son oeuvre se compose essentiellement de r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
J'ai beaucoup apprécié ce recueil de contes ! La couverture ne payant pas de mine, c'est un peu par hasard que j'ai décidé de le lire... pour cette fois, le hasard a indéniablement bien fait les choses ! Ce recueil est composé de quatre courtes nouvelles, utilisant de nombreux codes du conte.


Ces histoires ont un commun de ne pas être dénuée d'ironie et de philosophie. de même, elles se passent toutes au Portugal, avec de préférence des personnages hauts en couleur et issu-es de classes sociales supérieures. C'est l'occasion pour José-Maria Eça de Queiros de brosser un portrait féroce de ses contemporains et de leurs névroses.


Cela prête à rire, car l'auteur se gausse de ses semblables dans tous les textes, mais pas seulement. Il y a une véritable portée intellectuelle dans ce recueil, ainsi qu'une critique forte et à peine voilée de la société portugaise de l'époque. L'un des textes, "Civilisation", amène une morale ouvertement anarchiste et "naturaliste". Bref, je vous conseille de lire "Une singulière jeune fille blonde" et autres histoires, car c'est un très bon moment de littérature.
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Eça qe Queiros est considéré comme le Emile Zola portugais. Sûrement parce qu'isl étaient amis. Querios se voyaint plus proche et plus influencé par G. Flaubert. Emile Zola a dit De Queiros qu'il était meilleur que Flaubert.
Et pourtant en lisant les contes de Querios j'ai plutôt pensé aux contes de...Guy de Maupassant ! Ces contes sont d'un ironisme féroce, décrivant bien la subtilité de l'hypocrisie bourgeoise. Ces contes sont un vrai régal comme le sont les contes de la bécasse par exemple.
Par ailleurs, à travers ces contes mais aussi des autres romans De Queiros (les Maïa ou encore le crime du Padre Amaro on entre dans la bourgeoise portugaise du XIXème siècle, lettrée francophile et francophone, à la position sociale élevée et essentielle. Dans le même temps c'est une critique de cette bourgeoisie et de l'emprise de l'église catholique sur la société portugaise que nous donne à lire Queiros.

Auteur à découvrir ! A lire en portugais si possible !
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Une série de portraits d'hommes et de femmes dans le Portugal du 19ème siècle, une très belle écriture (aussi bien en portugais que dans sa traduction française), une description de la société que l'on imagine fidèle à celle de l'époque (tant dans la description des riches demeures que du cadre champêtre de l'intérieur du pays) et surtout des personnages d'une très grande complexité de caractère sous un premier abord plutôt simple et résigné. Mais la résignation initiale des personnages et le calme qui en découle sont contrebalancés par un foisonnement de détails qui met en relief toute la profondeur et l'ambivalence de leurs sentiments, toute l'agitation intérieure qui souvent les ronge. le tout écrit de façon extrêmement structurée, sans longueur, afin de mener crescendo le lecteur à une chute finale, un revirement de situation, inattendus. Une très belle surprise littéraire, vraiment.

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j'ai commencé cet été par José Saramago et j'ai désiré continuer avec les auteurs portugais et ce recueil de contes est magnifique, il est divisé en quatre histoires aussi savoureuses les unes que les autres : une singulière jeune fille, Au moulin, Civilisation, José Matias, très bien écrit
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
« Positivement, raconter des histoires est une des plus belles occupations humaines ; et c’est bien ainsi que la Grèce le comprit lorsqu’elle divinisa Homère, qui n’était rien d’autre qu’un sublime conteur d’histoires à dormir debout. Toutes les autres occupations humaines tendent plus ou moins à exploiter l’homme ; seule celle de raconter des histoires a pour but agréable de le distraire, ce qui le plus souvent équivaut à le consoler ».
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extrait d'une page de une singulière jeune fille : Macario me raconta ce qui l'avait le plus sûrement conduit à cette décision profonde et définitive. Ce fut un baiser. Mais cet épisode, chaste et simple, je préfère le taire ; ne serait-ce que parce que l'unique témoin en fut une gravure de la Virge, accrochée dans son cadre en palissandre au fond du petit salon obscur qui donnait sur l'escalier... Un baiser fugace, superficiel, éphémère. Mais cela suffit à cet esprit droit et sévère pour l'obliger à prendre Luisa pour épouse, lui engager à jamais sa foi, lui faire dont de sa vie...
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Video de José-Maria Eça de Queiros (1) Voir plusAjouter une vidéo

Eça de Queiroz : Alves et compagnie
Olivier BARROT présente, depuis les Chais de Porto (Portugal) le livre de Eça de Queiroz "Alves et Cie".
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