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EAN : 9782707321268
174 pages
Editions de Minuit (23/09/2010)
  Existe en édition audio
3.77/5   392 notes
Résumé :
Gregor a inventé tout ce qui va être utile aux siècles à venir. Il est hélas moins habile à veiller sur ses affaires, la science l’intéresse plus que le profit. Tirant parti de ce trait de caractère, d’autres vont tout lui voler. Pour le distraire et l’occuper, ne lui resteront que la compagnie des éclairs et le théâtre des oiseaux.

Fiction sans scrupules biographiques, ce roman utilise cependant la destinée de l’ingénieur Nikola Tesla (1856-1943) et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
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sur 392 notes
Ah, Tesla ! Quel bon temps était-ce là, Tesla !
Que de souvenirs !
Quand j'étais en prépa, j'en ai fait des exercices utilisant le Tesla.
Parce que Tesla, ce n'est pas qu'un homme, c'est aussi une unité qui sert à exprimer la valeur d'un champ magnétique : la communauté scientifique en choisissant ce nom a voulu rendre hommage à ce physicien hors norme et le faire passer à la postérité. Elle a bien fait : songez que c'est grâce à lui que nous utilisons le courant alternatif, ce courant qui alimente nos maisons et tous nos appareils.

À part son nom, je ne connaissais rien de Nikola Tesla... jusqu'à la lecture de ce livre.
La quatrième de couverture indique qu'il s'agit d'une "fiction sans scrupules biographiques" : Jean Echenoz a pris des libertés avec la vérité historique, à commencer par le nom du personnage principal, bizarrement transformé en Gregor − peut-être a-t-il vu là un nom qui en impose plus que Nikola, un nom sonore et qui claque ? −, mais si l'on cherche des renseignements sur Tesla, on se rend compte qu'en fait, tout est vrai.
Un peu arrangé, raconté d'une façon originale, mais vrai.

Gregor est l'archétype du savant fou. Il vit dans un monde parallèle, ne tient pas compte des choses matérielles, est entièrement tourné vers la science, et de son cerveau prolifique jaillissent sans cesse de nouvelles idées.
Beaucoup trop vite !
Ces multiples idées, il ne prend pas le temps de les développer, encore moins de les protéger par des brevets. Ainsi, cette inventivité folle ne lui rapporte-t-elle presque rien, mais elle contribue à enrichir grandement d'autres personnes bien plus avisées commercialement parlant.

Vous voulez découvrir la vie d'un scientifique excentrique ? Une vie contée avec beaucoup de verve, de fantaisie et d'ironie, avec un grand talent ? Foncez !
Dans un chapitre particulièrement drôle, vous apprendrez comment les expériences menées sur le courant alternatif ont conduit à l'invention de la chaise électrique. C'est vraiment très comique. Si, si !
Vous vous régalerez de deux pages jubilatoires consacrées au pigeon. Oui, le pigeon !
Bref, vous lirez un petit texte totalement farfelu, rempli de surprises que je vous laisse découvrir.
Je précise qu'il n'est pas du tout nécessaire d'avoir des connaissances scientifiques pour apprécier, alors, allez-y, laissez vous emporter par un humour décapant omniprésent.

Troisième des courtes biographies écrites par Jean Echenoz après Ravel et Courir, Des éclairs est la plus drôle, la plus burlesque. Tesla a merveilleusement inspiré l'auteur. Je n'ai qu'un regret : que ce soit la dernière.
Puisse un jour Jean Echenoz changer d'avis et nous offrir d'autres vies aussi réjouissantes !
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Des éclairs


… pour symboliser les recherches épatantes d'un scientifique surdoué et à la force de travail prodigieuse –Gregor, directement inspiré de Nikola Tesla qui vécut à cheval entre le 19e et le 20e siècle…
…pour symboliser les amis les plus proches et les plus fidèles d'un homme qui ne s'intégrait aux mondanités qu'afin de financer ses recherches scientifiques, alors qu'il préférait la solitude aux comédies de la vie sociale (« Il semble […] s'adresser aux éclairs eux-mêmes comme à des employés, des enfants, des élèves ou des pairs, avec une étonnante variété d'intonations : consolateur, sévère, plaintif, affectueux ou menaçant, moqueur ou grandiloquent, humble ou mégalomane »)…
… et pour symboliser, enfin, l'écriture de Jean Echenoz, qui fulgure et qui réduit la biographie fictive d'un homme ayant réellement existé, à une centaine de pages où le lecteur part en cavalcade minimaliste…


A la limite, la genèse du personnage de Gregor n'intéresse pas Jean Echenoz. Gregor surgit du néant. Son existence ne mérite pas d'être justifiée. Pourquoi deviendra-t-il ce qu'il est ? Comment se fait-il qu'il soit doté de capacités extraordinaires, d'une intelligence hors du commun ? Jean Echenoz s'en frappe la tête contre les murs et nous bâcle la présentation de son personnage en un couple de pages, pas davantage. La description de la personnalité de Gregor nous fait profiler les stéréotypes les plus agaçants du type de l'intellectuel méprisant. A force de réduire, on se croit projeté dans la simplification :

« […] son caractère se dessine vite : ombrageux, méprisant, susceptible, cassant, Gregor se révèle précocement antipathique. Il se fait tôt remarquer par des caprices, des colères, des mutismes, des fugues et des initiatives intempestives, destructions, bris d'objets, sabotages et autres dégâts »


De même, hop ! hop ! Gregor est devenu adulte et omniscient en moins d'un paragraphe :


« Ayant ainsi appris en cinq minutes une bonne demi-douzaine de langues, distraitement expédié son parcours scolaire en sautant une classe sur deux, et surtout réglé une bonne fois pour toutes cette question des pendules –qu'il parvient bientôt à désosser puis rassembler en un instant, les yeux bandés, après quoi toutes délivrent à jamais une heure exacte à la nanoseconde près-, il se fait une première place dans la première école polytechnique venue, loin de son village et où il absorbe en un clin d'oeil mathématiques, physique, mécanique, chimie, connaissances lui permettant d'entreprendre dès lors la conception d'objets originaux en tout genre, manifestant un singulier talent pour cet exercice »


Manière de renforcer les prodiges d'apprentissage d'un homme ? Ou mépris de Jean Echenoz qui cherche à se débarrasser le plus rapidement possible de formalités afin de se consacrer aux conséquences de la possession de telles facultés ? Puisqu'on ne le sait pas encore, à cette étape de la lecture, Jean Echenoz semble n'avoir livré qu'un texte décevant. En ce sens, il fonctionne à l'inverse de son personnage. Ce dernier, d'abord brillant –il cumule les découvertes révolutionnaires, réussissant même à braver l'opprobre et les réticences de la plèbe en se procurant le soutien de milliardaires et de scientifiques influents-, finira par voir apparaître une accumulation de gestes maladifs, une solitude et de mauvais choix de gestion de patrimoine qui s'achèveront dans la déchéance. Mais Gregor se préserve des malheurs ! reclus dans un monde qu'il a créé de toutes pièces, il reçoit des messages extraterrestres et se fait le protecteur et plus grand ami des pigeons, ayant abandonné tout souci de se faire valoir et de rechercher des mécènes, ayant fait disparaître toute envie d'inventer, de spéculer, de se torturer la matière grise pour que d'autres s'emparent mieux que lui du privilège d'être « l'inventeur ». Gregor semble plus serein que jamais.


On comprend alors pourquoi Jean Echenoz a survolé si rapidement les débuts de l'existence de Gregor ainsi que ses maigres et relatifs succès –vite volés par d'autres scientifiques moins dispersés et plus pragmatiques que lui. La vie « saine », dans ce qu'elle comporte encore de minimum de relations sociales, plus ou moins bien tolérées, n'est qu'une marque de l'incomplétude de l'affirmation véritable du caractère d'un homme. Gregor devient entièrement singulier lorsqu'il perd toute attache avec les conventions et les normes de la vie sociale. C'est sur ce tournant de la vie du scientifique que Jean Echenoz consacre la plus grande part des Eclairs. On s'en veut alors d'avoir regretté l'allusion rapide de l'auteur aux débuts de la biographie de Gregor : en effet, ce n'était pas là ce qu'il y avait de plus intéressant à dire. En quelque sorte, Jean Echenoz semble récompenser le lecteur qui ne se serait pas laissé décourager par ce minimalisme en lui livrant, peu à peu et sur le tard, l'évolution objectivement désastreuse mais subjectivement merveilleuse d'un homme qui s'était peut-être d'abord réfugié dans la spéculation scientifique pour donner une forme conventionnelle aux folies qui rongeaient en réalité son esprit –et qui finirent par le rattraper.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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L'écrivain le plus lapidaire de la littérature française contemporaine : Jean Echenoz. Quoique, quelques-uns de ses petits camarades des Editions de Minuit, Christian Oster et Tanguy Viel, entre autres, peuvent aussi prétendre au titre. Style distancié, a priori dénué d'affect, ironie grinçante sous-jacente, c'est leur marque de fabrique, plutôt euphorisante, pour peu que l'on soit en phase avec cette écriture particulière, évidemment.
Après Ravel et Zatopek (Courir), Echenoz s'attaque avec Des éclairs à la biographie d'un dénommé Nikolas Tesla (1856-1943), inventeur américain d'origine croate. Enfin, il serait plutôt juste de parler de biographie subjective ou fantasmée, tant l'auteur se donne toute latitude pour réinventer la vie de l'inventeur (sic). 87 ans d'existence résumés en 174 pages, cela donne une idée de la vitesse (de l'éclair ?) à laquelle Echenoz survole la vie de ce brave Nikolas, rebaptisé Gregor dans son roman.
Mais c'est bien cela la qualité de l'écrivain, il se concentre sur les moments-clés de l'existence de son héros et crée de toutes pièces des manies (en l'occurrence, l'amour des pigeons ou sa superstition vis à vis des multiples de 3) censées éclairer sur sa personnalité. Une méthode qui a fait ses preuves dans ses deux précédents livres et qui marche ici encore, du tonnerre. Ou comment l'omission et le mensonge peuvent conduire à une certaine forme de vérité.
Pauvre Gregor, moitié génie, moitié savant fou, dont la distraction et la légèreté lui valent de se faire déposséder de ses plus grandes découvertes par d'autres scientifiques un peu plus avisés et les pieds sur terre, à commencer par Edison et Marconi. Echenoz se gausse assez ouvertement de lui, répétant à plusieurs reprises le qualificatif d'antipathique, et fustigeant son horreur des contacts physiques et son obsession de l'hygiène. En matière de formules assassines, qui font mouche, il n'est pas le dernier à dégainer et, ma foi, cela participe au bonheur que l'on prend à lire ses livres. D'autant qu'Echenoz n'est pas méchant, moqueur, ça oui, mais au fond n'a t-il pas une certaine tendresse pour son Gregor, qui, à force d'échecs, devient pathétique à l'automne de sa vie ?
Des éclairs est à la fois un roman désinvolte et survolté (pour rester dans le domaine électrique), virtuose et modeste, qui parvient à capter, avec des moyens détournés, ce qu'est l'essence d'une vie à moitié réussie ou à moitié ratée, tout dépend de la position adoptée. Nikolas Tesla a inventé le courant alternatif, Echenoz l'utilise avec talent, dans un domaine, la littérature, où on ne l'attendait pas.
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Pour la présentation du sujet on retiendra, bien que cela importe peu au fond, l'indication du quatrième de couverture : "fiction sans scrupules biographiques, ce roman utilise cependant la destinée de l'ingénieur Nikola Tesla". En effet, la simple lecture de l'article d'encyclopédie révèle instantanément l'aspect très romanesque de la vie de cet homme de science, cet inventeur prolifique. La légende de la naissance sous le signe d'un orage de bon et mauvais augure est reprise avec humour dès les premières lignes. Belle transition pour la suite : "naissance hors du temps, donc, et hors de la lumière compte car on ne s'éclaire qu'ainsi à cette époque, à la cire et à l'huile, on ne connaît pas encore le courant électrique". Une vie presque comme les autres, presque trop romanesque pour ne pas être celle d'un grand homme. Lu presque d'une traite, car l'humour y est presque noir.
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Tant d'écrivains nous ont offert leur version de "Grandeur et décadence" et autre roche tarpéienne tout près du Capitole. Donc, ici aussi, un individu sort de la foule, brille par son génie, puis, de déboires en déconvenues, sombre dans la déchéance et retourne à l'anonymat.
Sauf que Echenoz nous raconte cette vie en 170 pages pleines de vie, de verve, de cynisme et d'alacrité (oui d'alacrité: j'adore ce mot et je viens juste de comprendre qu'il a été inventé pour caractériser la prose échenoziennne). Pas la moindre once de psychologie (Quel bonheur!). Aucun temps mort avec si peu d'action. Gregor a préféré les pigeons aux brevets en bonne et due forme: Dommage pour toi, semble lui dire son biographe, qui n'a pas le temps d'être désolé, tout à la jouissance de l'écriture.
"Le pigeon, pourtant.
Le pigeon couard, fourbe, sale, fade, sot veule, vide, vil, vain.
Jamais émouvant, profondément inaffectif, le pigeon minable et sa voix stupide. Son vol de crécelle. Son regard sourd. Son picotage absurde. Son occiput décérébré qu'agite un navrant va-et-vient. Sa honteuse indécision, sa sexualité désolante. Sa vocation narcissique, son absence d'ambition, son inutilité crasse."
Echenoz: l'écrivain qui donne envie d'être un con d'oiseau ou un inventeur psychotique.
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
Énigmatique et théâtral, ménageant ses éclairages et ses effets, Gregor joint à ses dons d'orateur ceux de comédien et de prestidigitateur asymptote du magicien. S'agissant de prouver avant toute chose la sûreté du procédé alternatif, il saisit de la main gauche un fil provenant d'une bobine où circule un courant à forte tension, puis de la droite s'empare d'un tube et voici que le tube, à la stupéfaction de la salle, s'illumine aussitôt. La preuve est ainsi faite que, traversant sa personne, l'électricité ne l'affecte en rien. Certes, pour effectuer cette démonstration, Gregor a eu recours à un courant à haute fréquence ne pouvant pénétrer dans le corps mais circulant sans aucun risque à sa périphérie, donc léger subterfuge, très légère tricherie mais qu'importe : conviction du public et succès assuré.
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Chacun préfère savoir quand il est né, tant que c'est possible. On aime mieux être au courant de l'insrtant chiffré où ça démarre, où les affaires commencent avec l'air, la lumière, la perspective, les nuits et les déboires, les plaisirs et les jours. Cela permet déjà d'avoir un premier repère, une inscription, un numéro utile pour vos anniversaires. Cela donne aussi le point de départ d'une petite idée personnelle du temps dont chacun sait aussi l'importance : telle que la plupart d'entre nous décident, acceptent de le porter en permanence sur eux, découpé en chiffres plus ou moins lisibles et parfois même fluorescents, fixé par un bracelet à leur poignet, le gauche le plus souvent que le droit.
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Anormalement costaud, épaules de pachyderme et regard de python, John Pierpont Morgan préfère aussi qu'on le voie le moins possible, que son image en tout cas ne circule point. Mais s'il ne déteste rien tant qu'être photographié, c'est moins par souci de discrétion qu'en raison de l'existence de son nez. Nul homme n'a jamais été ni ne sera jamais doté d'un tel nez, nul ne souffrira tant d'un pareil appendice énorme et violacé, fendillé de crevasses, embouteillé de nodules, parcouru de fissures, prolongé de pédoncules et embroussaillé de poils. Sur les rares clichés de lui dont on dispose, bien qu'on ait l'instruction de toujours les retoucher sous peine de mort, il semble déjà s'apprêter à faire exécuter le photographe.
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Vingt minutes suffisent à cette opération après laquelle, estime Gregor, deux ou trois jours de repos seront nécessaires pour que l’animal [un pigeon] redevienne ingambe. Mais en attendant, il le considère. Le considère longuement. Le considère tant, toutes les heures suivantes et presque malgré lui, qu’une émotion de modèle et de format inconnus semble à sa vue s’emparer de lui. C’est un ravissement attentif, émerveillé, prévenant, rajeunissant, tension sans dévoltage qu’à ce jour il n’a éprouvée avec personne et dont il vient à se demander en fin de journée s’il ne s’agirait pas d’un affect dont il n’a qu’entendu parler sans y prêter attention jusque-là, un sentiment difficile à définir, comment trouver l’expression juste. Un état, risquons le mot, va pour amoureux.
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Le pigeon, pourtant. Le pigeon couard, fourbe, sale, fade, sot, veule, vide, vil, vain. Jamais émouvant, profondément inaffectif, le pigeon minable et sa voix stupide. Son vol de crécelle. Son regard sourd. Son picotage absurde. Son occiput décérébré qu'agite un navrant va et vient. Sa honteuse indécision, sa sexualité désolante. Sa vocation parasitique, son absence d'ambition, son inutilité crasse.
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Vidéo de Jean Echenoz
Mathieu Lindon Une archive - éditions P.O.L où Mathieu Lindon tente de dire de quoi et comment est composé son livre "Une archive", et où il est notamment question de son père Jérôme Lindon et des éditions de Minuit, des relations entre un père et un fils et entre un fils et un père, de Samuel Beckett, Alain Robbe-Grillet, Claude Simon, Marguerite Duras et de Robert Pinget, de vie familiale et de vie professionnelle, de l'engagement de Jérôme Lindon et de ses combats, de la Résistance, de la guerre d'Algérie et des Palestiniens, du Prix Unique du livre, des éditeurs et des libraires, d'être seul contre tous parfois, du Nouveau Roman et de Nathalie Sarraute, d'Hervé Guibert et d'Eugène Savitzkaya, de Jean Echenoz et de Jean-Phillipe Toussaint, de Pierre-Sébastien Heudaux et de la revue Minuit, d'Irène Lindon et de André Lindon, d'écrire et de publier, de Paul Otchakovsky-Laurens et des éditions P.O.L, à l'occasion de la parution de "Une archive", de Mathieu Lindon aux éditions P.O.L, à Paris le 12 janvier 2023.

"Je voudrais raconter les éditions de Minuit telles que je les voyais enfant. Et aussi mon père, Jérôme Lindon, comme je le voyais et l'aimais. Y a-t-il des archives pour ça ? Et comment être une archive de l'enfant que j'ai été ?"
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