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Myriem Bouzaher (Autre)
ISBN : 2253044148
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Texte érudit et lumineux, l'Apostille au "Nom de la rose" livre les secrets de fabrication du chef-d'oeuvre d'Umberto Eco. Pourquoi l'intrigue se déroule-t-elle au Moyen-Age ? Pourquoi en novembre de l'an 1327 et à la fin du mois ? Pourquoi une bibliothèque conçue comme un labyrinthe ? Pourquoi une histoire digne d'un roman policier classique ? etc. Toutes les questions que suscite la lecture du Nom de la rose trouvent ici leur réponse.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  09 septembre 2012
Une apostille, un gros « Post Scriptum » de la part d'Umberto Ecco pour son chef d'oeuvre « le nom de la rose ».
Un petit opus que tous les amateurs du désormais célèbre « roman policier médiéval » ne doivent pas manquer de lire ; accompagnés par les curieux (comme moi) de la genèse d'une oeuvre. Umberto Eco revient en effet en sept courts chapitres pour expliquer.
Pourquoi le Moyen Age ? Pourquoi en 1327 ? Pourquoi fin novembre ? Pourquoi une bibliothèque conçue en labyrinthe ? Pourquoi ? Pourquoi ?…
Un petit ajout érudit au remarquable « le nom de la rose ». Un petit ajout qui ne répond pas à toutes les questions que suscite la lecture du Nom de la Rose, mais qui apporte un éclairage particulier à l'oeuvre, notamment au sujet des bibliothèques médiévales.
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BrunoA
  24 mars 2013
Complément indispensable à tous ceux qui ont lu et aimé le nom de la rose.
On y découvre, outre le processus d'élaboration de cette oeuvre, la réponse à de nombreuses questions qui éclairent la relecture du roman.
Mieux comprendre Eco, c'est l'approcher un peu.
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VampCruci
  14 juillet 2015
J'apprécie encore plus Eco quand il explique que quand il romance. Bref, je suis convaincue par l'essayiste. Dans cette réponse aux lecteurs sur le pourquoi du comment du nom de la rose j'ai été frappée par certaines opinions qui m'ont renvoyé à d'autres lecture du mois précédent. En particulier le fait que les dialogues étaient "cinématographiques" et "temporellement justes", ce qui m'a fait réaliser que Wilde et son Dorian Gray l'étaient beaucoup moins (avec des conversations de 20 minutes qui prennent temporellement la journée), et qu'il s'en découlait une sensation étrange de moindre crédibilité. J'aime quand ces lectures font ricochet sur d'autres.
Je n'ai toutefois pas pu apprécier la discussion sur le modernisme et post-modernisme littéraire, car je ne crois pas avoir lu d'oeuvres qui entrent dans ce champ d'idées, mais cela me motive pour de futures lectures, dont le référence de Eco à Joyce avec Dubliners, qui attend sagement son tour sur mes étagères.
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Bibliooophilia
  14 septembre 2018
Le roman référence de l'écrivain italien. Fidèle à sa spécialité médiéviste, le nom de la rose nous plonge dans l'univers d'une abbaye du nord de l'Italie au milieu du 12ème siècle.
Guillaume de Baskerville, ancien inquisiteur, est accompagné du jeune Adso qui est la plupart du temps le narrateur du texte, pour élucider un meurtre au sein même de l'abbaye. Pire, les assassinats s'accumulent. Qui tue des moines ? Pour quelles raisons ?
A travers les rencontres du maître et son disciple, on découvre la structure des moines, leur jardin, des descriptions incroyables (qu'on ne trouve nul par ailleurs) des plantes, des décorations, des tenues, l'architecture, les moeurs et les valeurs de ce temps méconnu. Eco sublime les mises en scène où se mêle érudition, rebondissements et profondeur des personnages. le Moyen-Age a souvent une image négative, Eco l'embellit : le mélange des langues, des découvertes, de la quête insatiable de la vérité. Mais jusqu où ?
Un texte érudit tout en étant accessible grâce à sa forme « polar », un véritable chef d'oeuvre !
Toutefois, pour les moins courageux ou pour les PAL qui débordent, lire les 100 dernières pages suffisent pour découvrir les fabuleuses argumentations de Guillaume, très actuelles, pour lutter contre toute forme de fanatisme. Et si jamais l'écriture d'Eco ou les descriptions vous font peur, il reste toujours le super film avec Sean Connery
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AmandineMM
  28 janvier 2012
Plutôt intéressant, bien que je n'aie pas (encore) lu le "Nom de la rose". Ayant vu le film qui en a été tiré, je connaissais néanmoins déjà l'intrigue, donc n'ai pas été surprise par les "spoilers" de l'auteur (je le déconseille donc à ceux qui n'ont pas encore lu le livre et veulent garder un peu de suspense: c'est à lire en postface plutôt qu'en préface). Eco explique les problèmes qu'il a rencontré dans son écriture et la façon dont il y a fait face ; il se refuse à interpréter son texte, mais explique comment et pourquoi il l'a écrit. Lire ou écouter les auteurs parler de leur oeuvre me fascine toujours, et cette lecture n'y fit pas exception: il décrit vraiment bien son esthétique et son orientation littéraire (théorie de la réception des textes, postmodernisme, etc.) J'ai hâte d'avoir le temps de découvrir l'application de ces principes dans son oeuvre "Le nom de la rose" même.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
AlzieAlzie   22 novembre 2017
Les longs passages didactiques avaient aussi une autre raison d'être. Après avoir lu le manuscrit, mes amis de la maison d'édition me suggérèrent de raccourcir les cents premières pages, qu'ils trouvaient trop absorbantes et fatigantes. Je n'eus aucune hésitation, je refusai. Je soutenais que si quelqu'un voulait entrer dans une abbaye et y vivre sept jours, il devait en accepter le rythme. S'il n'y arrivait pas, il ne réussirait jamais à lire le livre dans son entier. Donc, les cents premières pages avaient une fonction pénitentielle et initiatique. Tant pis pour qui n'aimerait pas : il resterait au flanc de la colline.
Entrer dans un roman, c'est comme faire une excursion en montagne : il faut opter pour un souffle, prendre un pas, sinon on s'arrête tout de suite. [...] (p. 48 - 49)

Le souffle
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PilingPiling   13 juin 2010
J'ai commencé à écrire en mars 1978, mû par une idée séminale. J'avais envie d'empoisonner un moine.
(…)
Comme je l'ai dit dans certaines interviews, je ne connais le présent qu'à travers mon écran de télévision tandis que j'ai une connaissance directe du Moyen Age. Quand, à la campagne, nous allumions des feux dans les prés, ma femme m'accusait de ne pas savoir regarder les étincelles qui s'élevaient au milieu des arbres et voletaient le long des fils de lumière. Lorsque, ensuite, elle a lu le chapitre sur l'incendie, elle m'a dit : "Mais alors, les étincelles, tu les regardais !" J'ai répondu : "Non, mais je savais comment un moine du Moyen Age les aurait vues."
(…)
J'ai découvert qu'un roman n'a rien à voir, en première instance, avec les mots. Écrire un roman, c'est affaire de cosmologie, comme l'histoire que raconte la Genèse (il faut bien se choisir des modèles, disait Woody Allen).

(…)
Quand j'ai mis Jorge dans la bibliothèque, je ne savais pas encore que c'était lui l'assassin. Il a pour ainsi dire tout fait tout seul.
(…)
auquel de tes personnages t'identifies-tu ? Mon Dieu, mais à qui s'identifie un auteur ? Aux adverbes, bien sûr.
(…)
chaque fois qu'un critique ou un lecteur a écrit ou dit qu'un de mes personnages affirmait des choses trop modernes, eh bien, dans tous les cas, dans ceux-là justement, j'avais utilisé des citations textuelles du XIVe siècle.
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jpercevaljperceval   20 février 2016
La prétérition

Adso m’a servi à résoudre une autre question. J’aurais pu inscrire mon histoire dans un Moyen Âge où tout le monde sait de quoi on parle. Dans une histoire contemporaine, si un personnage dit que le Vatican n’approuverait pas son divorce, il est inutile d’expliquer ce qu’est le Vatican et pourquoi il n’approuverait pas le divorce. Mais dans un roman historique, il n’en va pas de même. On raconte aussi pour éclairer les contemporains sur ce qui s’est passé et pour dire en quel sens ces événements lointains ont une importance actuelle.
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crapahutevidacrapahutevida   08 juin 2017
Depuis deux ans, je refuse de répondre à des questions oiseuses. Du style : ton œuvre est-elle une œuvre ouverte ou pas ? Mais est-ce que je sais, moi ! C’est votre affaire, pas la mienne ! Ou alors : auquel de tes personnages t’identifies-tu ? Mon Dieu, mais à qui s’identifie un auteur ? Aux adverbes, bien sûr
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Anis0206Anis0206   16 février 2018
Certes, l’auteur ne doit pas interpréter. Mais il peut raconter pourquoi et comment il a écrit. Les essais de poétique ne servent pas toujours à comprendre l’oeuvre qui les a inspirés, mais ils servent à comprendre comment on résout ce problème technique qu’est la production d’une oeuvre.
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Vidéo de Umberto Eco
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