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Jean-Noël Schifano (Traducteur)
EAN : 9782246615019
557 pages
Grasset (12/02/2002)
3.62/5   373 notes
Résumé :
Voilà un nouvel opus de poids livré par Umberto Eco. Plus de vingt ans après Le Nom de la rose, bâti comme une cathédrale, le toujours sémillant sémiologue offre un portrait puisé dans le bas Moyen Âge. Baudolino est né au milieu du XIIe siècle à Alexandrie, dans le Piémont, entre les montagnes du Nord et la mer, dans le fourrages des animaux. À peine adolescent, il est acheté ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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BRUMANT
  06 avril 2021
Ce pendant cette fois c'est allé bien et les tudesques ne m'ont pas touché pas même un cheveu. Un nom de la rose laïcque traduit parde Schifano. Ce coquin ce menteur. Fils adoptif de l'empereur Frédéric Barberousse. le royaume du prêtre jean ou Presbyter Johannes. A T'il une ame ? Greculet répugnant alexandrin. Sainte Sophie
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candlemas
  20 décembre 2017
Comme beaucoup d'entre nous, lecteurs, j'ai adoré le Nom de la Rose, pour son dosage parfait des ingrédients : un scénario à couper le souffle, du suspens à revendre, des personnages hauts en couleur, un cadre historique savamment reconstitué, et moult réflexions d'érudition... tout cela au milieu des livres dans une ambiance presque fantasy.
Je me suis ensuite attaqué au Pendule de Foucault, toujours intéressant et bien construit, mais déjà plus complexe à lire...
Et puis L'Ile du Jour d'Avant semblait m'avoir définitivement fâché avec Umberto Eco : trop abscons, même enjolivé... pour moi, c'était comme si Umberto Eco avait voulu se mettre au niveau du lecteur ordinaire le temps d'un ou deux romans, et revenait finalement à ses tendances naturelles, faites d'une érudition assez indigeste... malgré les traits d'humour, Eco tombait de son piédestal, et les comparaisons avec Calvino et Borges m'ont semblé alors bien usurpées.
Mais non, finalement, nous nous sommes laissé une nouvelle chance, avec Baudolino.
Baudolino le menteur manipulateur de génie du XIIème siècle, fils bâtard de Scheherazade et de Pantagruel, nous mène en bateau au cours des chapitres, de l'Empire de Barberousse à Constantinople, en passant par les cités italiennes, et même jusqu'au royaume oriental du Prêtre Jean. Baudolino, ou la force de l'imagination qui, grâce à la naïveté des puissants, conquiert tout à coup le réel.
C'est long, très long, trop long... délayé à souhait, et avec trop de complaisance pour l'érudition gratuite, à mon goût ; ou alors celle-ci aurait gagné à quelques qualités de synthèse... et le poids de papier avec.
Mais, pour moi, Eco renoue malgré tout avec les scénarii imaginatifs du Pendue de Foucault et du Nom de la Rose. C'est donc plutôt un bon roman, quoique pas au niveau du Nom de la Rose qui, seul, m'a semblé atteindre le point d'équilibre idéal entre le romancier à succès et le professeur de philo et de sémiologie.
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BrunoA
  24 mars 2013
Après nous avoir enchantés avec le nom de la Rose, Umberto Eco nous entraine à la suite de Baudolino, jeune homme particulièrement malin et adepte du mensonge.
On voyagera avec plaisir aux côtés de ce génial affabulateur jusqu'aux confins de Pndapetzim.
Eco a l'art de faire entrer ses intrigues dans les méandres de l'Histoire là où trop d'autres tordent L Histoire pour qu'elle épouse les contours d'un récit souvent superficiel.
Un voyage passionnant dans le Moyen-Âge, encore trop considéré comme une période obscure.
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Pitchval
  11 octobre 2022
Je sais ce que je reproche à « Bouvard et Pécuchet » bien que je ne puis nier la haute qualité de l'oeuvre. C'est cette sorte de répétition outrée qui m'importune. Je songe, après dix épisodes plus ou moins similaires, même si cocasses : « C'est bon. On a compris ». Et c'est strictement la même chose pour Baudolino, à la différence importante que c'est nettement moins bon que chez Flaubert.
C'est à Bizance et à la fin de sa vie que notre personnage raconte son histoire. Baudolino est un grand affabulateur, on le comprend très vite. Orfèvre sans doute, spécialiste du mensonge de haut vol autant que du vil et du grossier. Gamin campagnard dans un contexte d'Italie du douzième siècle, il croise la route de l'empereur Barberousse. Ce dernier le considérera comme son fils et le gamin menteur deviendra, par la même occasion, une sorte de surprenant rouage de l'Histoire.
C'est environ un roman historique. Baudolino, au surplus de mentir et d'influer le cours de l'histoire, est à peu près omniprésent. Il fût présent au couronnement de son père adoptif autant qu'au pillage de Constantinople, mais également à la bataille de Legnano, et aussi à Paris. Et voici qu'il serait même plus ou moins à l'origine - à lui tout seul- de chaque fait historique d'importance. Ses mensonges prennent vie et deviennent à peu près réalité : le graal, Alexandrie, Etc. Tout viendra d'abord de son invention, et puis, persuasif, il parvient à donner vie et sens à ce qui sort de son imaginaire. Improbable, drôle, rocambolesque… ça l'est fort au début.
Passés ses événements historiques d'importance, Baudolino passe au récit de son grand voyage à la recherche du Prête Jean et du Graal. le roman historique devient rapidement une sorte de conte, un recueil de légendes, et s'apparente également à un roman d'aventure, un peu à la façon des chevaliers de la table ronde, la bouffonnerie en plus.
Environ inclassable, donc, ce Baudolino. Et je demande bien pardon d'avance aux nombreux admirateurs d'Eco : ce me fût assez indigeste, comme manger le même plat plusieurs jours d'affilée. Après avoir lu un quart du roman à peine, on comprend et devine que la suite ne sera que répétition du même schéma narratif, des mêmes façons d'annoncer un nouveau mensonge éhonté qui prendra vie et réalité. Bien sûr, il y a un peu de drôlerie, une sorte d'extravagance qui divertit et rafraîchit au début, mais je me suis demandé à quel moment serait pris le virage, le passage à autre chose. Jamais. Plusieurs centaines de pages ainsi, sur le même ton et pour passer en revue le même procédé et le même tempérament… seuls les événements historiques changent (encore heureux !).
Les dernières pages, toutefois, sont plus plaisantes. Seulement, on aurait pu y parvenir en deux fois moins de longueurs et d'impatiences. Néanmoins Baudolino est tout de même un personnage plaisant. Ah, que ces mensonges éhontés et effronteries sont tout de même réjouissantes ! J'aime son tempérament, en somme : une sorte d'ardeur, un entrain, une insolence et une propension au mensonge tout à fait assumés. Il faut se méfier de lui comme d'un petit animal inoffensif en apparence et qui mord par ruse. Et puis on se laisse aller à croire presque à ses mensonges. C'est un conteur, voilà. On entreprend le récit avec défiance et puis il nous y conduit tout de même, et parfois avec plaisir. Peut-on le cerner cependant, ou décider de manière péremptoire qu'il est inconséquent ? Difficile à dire. Il fait partie de ces gens extravagants à qui l'on pardonne un mauvais penchant, non seulement parce qu'ils l'assument mais au surplus avec aplomb et audace.
Ce roman m'a aussi fait penser à Rabelais, mais moins distrayant, plus pénible, plus ennuyant.
Je vais m'en tenir là pour Eco je crois. du moins pour un moment. Si la lecture distrait un temps, elle m'a vite ennuyée. On m'a dit que ce n'était pas le meilleur roman de l'auteur, que d'autres en valaient la peine, et je le crois volontiers. Cependant, pourquoi écrire Baudolino si l'on est capable de beaucoup mieux ? Même le style est assez lourd, brouillon, sans fulgurances. C'est long, trop long.
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polarjazz
  30 décembre 2022
Umberto Eco nous conte une quête, celle du royaume du Prêtre Jean par Baudolino, un être dont l'esprit inventif mythifie son épopée.
En 1204, Baudolino se trouve à Constantinople lors du siège contre les barbares et sauve la vie du seigneur Nicétas, un écrivain d'histoires. A l'abri dans une tourelle, Baudolino raconte sa vie épique, de sa naissance dans les landes de la Franscheta Marincana, de son adoption par l'empereur Frederic, son apprentissage auprès de l'évêque Otton (c'est auprès de lui qu'il entend parler pour la première fois du royaume du Prêtre Jean), qui se poursuit, seul à Paris, malade d'amour pour Béatrix, la jeune épouse de l'empereur. Il y rencontre ses partenaires de quête, Abdul, un Maure, Boron, un clerc, le Poète, son colocataire à Paris, Rabbi Solomon et Kyot, natif de Champagne, l'âme enflammée d'histoires de chevalerie.
De retour auprès de son père adoptif l'empereur Frederic, belliqueux et guerrier, il l'accompagne lors d'une campagne vers son pays natal. Il y retrouve ses parents vieillis et mourant. Guerres et champs de bataille se succèdent pour le pouvoir spirituel et temporel. Entre échec des croisades vers Jérusalem et mort de l'Empereur Frederic, Baudolino entame sa propre quête vers le royaume du Prêtre Jean accompagné de onze compagnons. Ils se font passer pour les rois mages rentrant au royaume.
Voici grosso modo, l'histoire de Baudolino, dont la vie s'est confondue entre ce qu'il voyait et ce qu'il désirait voir à une époque où les mystères étaient légion, comme la Terre qui est en forme de tabernacle. C'est un siècle où le pouvoir spirituel cherche à dominer la vie de l'homme et pour y parvenir quoi de mieux que l'invention de reliques.
J'ai passé un bon moment même si le début du roman m'a décontenancée. J'ai beaucoup aussi. L'érudition d'Umberto Eco est toujours une plaisante découverte.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
mireille.lefustecmireille.lefustec   30 décembre 2015
Ratispone Anno Dommini Domini mense decembri mclv kronica Baudolini cognomento de Aulario
io Baudolino di Galiaudo de li Aulari con na testa ke somilia un lione alleluja sieno rese Gratie al siniore ke mi perdoni
a yo face habeo facto il rubamento più grande de la mia vita cio è preso da uno scrinio del vescovo Oto molti folii ke forse sono cose de la kancel cancelleria imperiale et li o gratati quasi tutti meno ke dove non veniva via et adesso o tanto Pergamino per schriverci quel ke volio cioè la mia chronica anca se non la so scrivere in latino
se poi scoprono ke i folii non ci sono più ki sa ke cafarnaum viene fuori et pensano ke magari è una Spia dei vescovi romani ke voliono male all'imperatore federico
ma forse non li importa a nessuno in chancelleria schrivono tutto anca quando non serve et ki li trova [questi folii] se li infila nel büs del kü non se ne fa negott. (incipit)
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PilingPiling   12 juillet 2008
incipit :
Ratisponne Anno (Dommini) Domini mense decembri MCLV kronica Baudolini nomen Aulario
moi Baudolino de Gliado des Aulari avec une teste ki sembme d'un leon alleluja Graces soyent randues al Seignor ki me pardone
(je ai faiet) habeo facto la desroberie la plus grande de ma vie en somme j'ai pris dans un escrin de l'évesque Oto moult feuilles ki peut etre sont choses de la (kancel) chancellerie impériale et les ai gratté quasi toutes fors ce ki ne partait point et ores j'ai autant de Parchemin pour y escrire ce ke je veulx en somme ma chronica meme si je ne la sais ecrire en latin
s'il descouvrent après ke les feuilles ne sont plus là ki sait kel capharnaüm sensuit et il pensent ke ce peut estre un Spion des evesques romains ki veulent du mal al emperer frederic
mais il se peut k'a nul importe en la chancellerie ils escrivent tout mesme quant point ne sert et ke ki les trouve [les feuilles] (kil se les enfile dans le pertuis del kü) n'en fasse goutte
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azelmazelazelmazel   16 décembre 2017
Ces mercenaires-là étaient des gens qui ne croyaient pas au Père Eternel, la seule chose en quoi ils croyaient, c'était la panse pleine et l'oiseau dressé...
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DosamuseDosamuse   28 août 2012
Et je lui ai dit qu'il suffit de savoir lire pour apprendre ce que tu ne savais pas encore alors que si tu écris, tu écris seulement ce que tu sais déjà.
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polarjazzpolarjazz   30 décembre 2022
- De nombreuses reliques que l'on conserve ici à Constantinople sont de très douteuse origine, mais le fidèle qui les baise sent qu'il émane d'elles des arômes surnaturels. C'est la foi qui les rend vraies, non pas elles qui rendent vraie la foi.
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Vidéo de Umberto Eco
Leçon inaugurale d'Umberto Eco prononcée le 2 octobre 1992. Umberto Eco est professeur du Collège de France et titulaire de la Chaire Européenne (1989-2008).
Une coproduction Collège de France – Doriane Films
Consultez la page de sa chaire : https://www.college-de-france.fr/chaire/umberto-eco-chaire-europeenne-1989-2008-chaire-annuelle
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