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Jean-Noël Schifano (Traducteur)
ISBN : 2246615011
Éditeur : Grasset (12/02/2002)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 288 notes)
Résumé :
Voilà un nouvel opus de poids livré par Umberto Eco. Plus de vingt ans après Le Nom de la rose, bâti comme une cathédrale, le toujours sémillant sémiologue offre un portrait puisé dans le bas Moyen Âge. Baudolino est né au milieu du XIIe siècle à Alexandrie, dans le Piémont, entre les montagnes du Nord et la mer, dans le fourrages des animaux. À peine adolescent, il est acheté ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
BrunoA
  24 mars 2013
Après nous avoir enchantés avec le nom de la Rose, Umberto Eco nous entraine à la suite de Baudolino, jeune homme particulièrement malin et adepte du mensonge.
On voyagera avec plaisir aux côtés de ce génial affabulateur jusqu'aux confins de Pndapetzim.
Eco a l'art de faire entrer ses intrigues dans les méandres de l'Histoire là où trop d'autres tordent L Histoire pour qu'elle épouse les contours d'un récit souvent superficiel.
Un voyage passionnant dans le Moyen-Âge, encore trop considéré comme une période obscure.
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candlemas
  20 décembre 2017
Comme beaucoup d'entre nous, lecteurs, j'ai adoré le Nom de la Rose, pour son dosage parfait des ingrédients : un scénario à couper le souffle, du suspens à revendre, des personnages hauts en couleur, un cadre historique savamment reconstitué, et moult réflexions d'érudition... tout cela au milieu des livres dans une ambiance presque fantasy.
Je me suis ensuite attaqué au Pendule de Foucault, toujours intéressant et bien construit, mais déjà plus complexe à lire...
Et puis L'Ile du Jour d'Avant semblait m'avoir définitivement fâché avec Umberto Eco : trop abscons, même enjolivé... pour moi, c'était comme si Umberto Eco avait voulu se mettre au niveau du lecteur ordinaire le temps d'un ou deux romans, et revenait finalement à ses tendances naturelles, faites d'une érudition assez indigeste... malgré les traits d'humour, Eco tombait de son piédestal, et les comparaisons avec Calvino et Borges m'ont semblé alors bien usurpées.
Mais non, finalement, nous nous sommes laissé une nouvelle chance, avec Baudolino.
Baudolino le menteur manipulateur de génie du XIIème siècle, fils bâtard de Scheherazade et de Pantagruel, nous mène en bateau au cours des chapitres, de l'Empire de Barberousse à Constantinople, en passant par les cités italiennes, et même jusqu'au royaume oriental du Prêtre Jean. Baudolino, ou la force de l'imagination qui, grâce à la naïveté des puissants, conquiert tout à coup le réel.
C'est long, très long, trop long... délayé à souhait, et avec trop de complaisance pour l'érudition gratuite, à mon goût ; ou alors celle-ci aurait gagné à quelques qualités de synthèse... et le poids de papier avec.
Mais, pour moi, Eco renoue malgré tout avec les scénarii imaginatifs du Pendue de Foucault et du Nom de la Rose. C'est donc plutôt un bon roman, quoique pas au niveau du Nom de la Rose qui, seul, m'a semblé atteindre le point d'équilibre idéal entre le romancier à succès et le professeur de philo et de sémiologie.
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stcyr04
  05 août 2019
En l'an 1204 de notre seigneur, alors que Constantinople est la proie aux flammes, mise à sac, Baudolino, un homme que rien ne destinait à défrayer la chronique, vient en aide, captive par sa faconde et par sa maîtrise de moult langage Ninétas Khoniastès qui fut en des temps meilleurs chancelier du Basileus de Byzance. Baudolino lui narre comment, par sa finesse d'esprit et son franc parler qui détonne dans l'entourage de courtisan qui gravite autour de Frédéric Barberousse, empereur romain germanique, il gagne l'oreille et la bienveillance du monarque. Barberousse part pendant la troisième croisade pour retrouver un certain prêtre Jean qui régnerait sur un royaume fabuleux dans le lointain orient afin de lui remettre l'authentique Gradale ou Saint Graal, dans lequel but le messie le vin de la cène et qui servit de réceptacle à Joseph d'Arimathie pour recueillir le sang de Jésus. En ces temps de crédulité et de filouterie où chaque église se revendiquait comme plusieurs autres avoir qui le doigt, qui le crâne ou tout autre pièce d'anatomie d'un martyre ou d'un saint, il apparaîtrait qu'on ai mis la main sur LA relique qui a l'aspect d'une bien modeste poterie. En chemin Frederic est l'objet de ce qui a tout l'air d'un meurtre et l'objet sacramentel a disparu. C'est le départ de vastes pérégrinations.
Livre d'aventures picaresques, roman policier historique Baudolino est le roman le plus baroque et le plus iconoclaste de l'auteur transalpin. le livre est plein de rebondissements et de subversion. Il apparaît un peu plus décousu et moins mystérieux que le Nom de la Rose, moins documenté, vertigineux et passionnant que le Pendule de Foucault qui est pour moi son chef-d'oeuvre. Cela reste de l'excellente littérature, peut être plus accessible, une porte d'entrée idéal de l'univers d'Umberto Eco, même si l'adaptation cinématographique du Nom de la rose a grandement contribué à la popularité de l'auteur.
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isabellelemest
  19 janvier 2013

Rendu célèbre par le Nom de la Rose, Umberto Eco renoue dans ce roman avec le Moyen-Age qu'il choisit comme toile de fond historique et culturelle, pour y camper la quête pseudo initiatique et la geste de son héros éponyme. Au XIIe siècle, Baudolino, enfant des marais de la Frascheta en Lombardie attire l'attention d'un voyageur incognito qui n'est autre que l'empereur Frédéric Barberousse : ce dernier va s'attacher à lui et en faire son fils adoptif, en lui faisant poursuivre de bonnes études - à l'aune du savoir médiéval – d'abord à sa cour puis à Paris, où Baudolino, en compagnie d'autres étudiants qui désormais le suivront dans ses aventures, découvre dans les grimoires le mythe du royaume du prêtre Jean, situé dans un Orient légendaire et lointain. Après avoir pris une part active aux guerres entre l'empereur et les cités lombardes, le héros va partir à la recherche du mystérieux royaume et va vivre dans une cité peuplée de monstres et de chimères, avant un dénouement quasi-policier lié à la mort de Frédéric.
Ce roman fleuve, souvent nourri d'humour, de cocasserie, et de tendresse pour les personnages, nous entraîne dans l'univers mental des hommes du Moyen Age, pris entre l'action politique et militaire, la recherche religieuse, le questionnement sur le monde. Toutefois, dans ce récit rétrospectif fait à l'occasion de la prise de Constantinople par les Croisés en 1204, on cherche parfois le sens de cette longue narration qui apparaît souvent gratuite et ennuyeuse. On sent U . Eco fasciné par les fatras de savoirs et de croyances peuplant l'imaginaire médiéval, mais il ne parvient pas toujours à nous y intéresser, en particulier quand il fait vivre sous nos yeux les monstres hypothétiques des mondes inconnus. le message de cette fiction moyenâgeuse n'apparaît guère et elle finit par lasser le lecteur
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mireille.lefustec
  30 décembre 2015
Un jeune paysan piemontais acquiert les faveurs de l'empereur Frédéric Barberousse et devient son fils adoptif ce qui l'amène à affronter des entreprises mirobolantes.
Commence une aventure picaresque, une intrigue politique et en partie fantastique, située au temps des croisades.
C'est une histoire fascinante et stupéfiante. Une galerie de personnages inoubliables, parfois caricaturés, parfois extirpés des profondeurs de l'âme. Tous sont indissolublement et ironiquement liés à Baudolino.
Ce Baudolino a un but : rejoindre Le Prêtre Jean, gouverneur d'un règne idyllique aus confins des mondes.
Ce sera un voyage concret, mais aussi intérieur qui amènera le jeune homme à réfléchir sur la vie, la guerre, l'amour, .....
Au final, une histoire captivante, située dans un Moyen-Age superbement évoqué, riche de clins d'oeil historiques.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
PilingPiling   12 juillet 2008
incipit :
Ratisponne Anno (Dommini) Domini mense decembri MCLV kronica Baudolini nomen Aulario
moi Baudolino de Gliado des Aulari avec une teste ki sembme d'un leon alleluja Graces soyent randues al Seignor ki me pardone
(je ai faiet) habeo facto la desroberie la plus grande de ma vie en somme j'ai pris dans un escrin de l'évesque Oto moult feuilles ki peut etre sont choses de la (kancel) chancellerie impériale et les ai gratté quasi toutes fors ce ki ne partait point et ores j'ai autant de Parchemin pour y escrire ce ke je veulx en somme ma chronica meme si je ne la sais ecrire en latin
s'il descouvrent après ke les feuilles ne sont plus là ki sait kel capharnaüm sensuit et il pensent ke ce peut estre un Spion des evesques romains ki veulent du mal al emperer frederic
mais il se peut k'a nul importe en la chancellerie ils escrivent tout mesme quant point ne sert et ke ki les trouve [les feuilles] (kil se les enfile dans le pertuis del kü) n'en fasse goutte
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mireille.lefustecmireille.lefustec   30 décembre 2015
Ratispone Anno Dommini Domini mense decembri mclv kronica Baudolini cognomento de Aulario
io Baudolino di Galiaudo de li Aulari con na testa ke somilia un lione alleluja sieno rese Gratie al siniore ke mi perdoni
a yo face habeo facto il rubamento più grande de la mia vita cio è preso da uno scrinio del vescovo Oto molti folii ke forse sono cose de la kancel cancelleria imperiale et li o gratati quasi tutti meno ke dove non veniva via et adesso o tanto Pergamino per schriverci quel ke volio cioè la mia chronica anca se non la so scrivere in latino
se poi scoprono ke i folii non ci sono più ki sa ke cafarnaum viene fuori et pensano ke magari è una Spia dei vescovi romani ke voliono male all'imperatore federico
ma forse non li importa a nessuno in chancelleria schrivono tutto anca quando non serve et ki li trova [questi folii] se li infila nel büs del kü non se ne fa negott. (incipit)
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azelmazelazelmazel   16 décembre 2017
Ces mercenaires-là étaient des gens qui ne croyaient pas au Père Eternel, la seule chose en quoi ils croyaient, c'était la panse pleine et l'oiseau dressé...
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DosamuseDosamuse   28 août 2012
Et je lui ai dit qu'il suffit de savoir lire pour apprendre ce que tu ne savais pas encore alors que si tu écris, tu écris seulement ce que tu sais déjà.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   30 décembre 2015
Ces mercenaires-là étaient des gens qui ne croyaient pas même au Père Eternel, la seule chose en quoi ils croyaient, c'était la panse pleine et l'oiseau dressé.
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