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Critiques sur L'Île du jour d'avant (26)
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agenet
  12 décembre 2013
Érudits, foisonnants, complexes sans pour autant être dépourvus d'humour, les romans d'Eco font partie de ceux qu'il est bon de dévorer dans un endroit coupé de tout où l'on pourra prendre le temps d'apprécier le style très riche et les références nombreuses en tout quiétude. L'île du jour d'avant ne fait pas exception et fait partie de ces romans qui me font dire qu'Eco est l'un des plus grands, si ce n'est le plus grand, auteur contemporain. Pour moi qui suis passionnée par le XVIIe siècle, quel plaisir de se perdre en pleine mer sur ce bateau abandonné face au méridien de tous les possibles.
L'histoire est tout sauf linéaire et ce qui aurait pu être un long huis clos devient une histoire pleine de mouvement alors que croît la folie du personnage principal. Je suis surprise du nombre de critiques où les lecteurs disent que ce livre leur est tombé des mains. Pour ma part, je ne me suis pas ennuyée un seul instant, même si ce roman reste un cran en-dessous de l'inimitable Pendule de Foucault.
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frandj
  06 octobre 2019
J'ai vérifié la date de publication en français de ce roman: 1996. J'ai dû le lire il y a une vingtaine d'années, mais je m'en souviens.
L'action se passe au XVIIème siècle. Le héros, Roberto, se retrouve sur un bateau dont il est prisonnier, car il ne sait pas nager. Ce bateau est ancré près du méridien de changement de date. Celui-ci a a été déterminé par les géographes d'alors, qui se sont penchés sur le problème délicat des longitudes. Arbitraire, cette ligne n'a pas de signification particulière, mais on peut fantasmer dessus. Quoi qu'il en soit, Roberto vit diverses aventures que j'ai trouvé compliquées et parfois assommantes... Toutefois, l'essentiel n'est pas là. Umberto Eco était un extraordinaire érudit qui ne faisait pas mystère de l'immensité de ses connaissances. Il y a donc ici beaucoup d'allusions (claires ou partiellement occultes) à de nombreux personnages; le lecteur a du mal à suivre. Ce qui m'avait semblé tolérable dans "Le nom de la rose" m'a semblé vraiment fastidieux dans "L'Ile du jour d'avant". J'ai trouvé que ce roman finissait abruptement et ça tombait bien: j'en avais marre…
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Pirouette0001
  01 mars 2013
Enthousiasmée par "Au nom de la rose", je me suis embarquée sans hésitation dans ce livre et ai ramé, ramé, ramé, pour le laisser voguer seul au gré des vagues à cinquante pages de la fin. Quel ennui ! Peut-être n'était-ce pas le moment ? Allez savoir, en tout cas, je ne réembarquerai pas de sitôt.
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Raleigh
  14 mai 2016
Le seul livre d'Umberto Ecco qu'il m'ait été donné de lire jusqu'à présent et, je dois dire, une belle surprise. Acheté il y a 15 ans (la couverture m'avait tapé à l'oeil), tout juste retrouvé au fin fond de ma bibliothèque. Quelle étonnante plongée dans l'univers mental et culturel du XVIIe siècle! La fresque est fascinante, qui mêle considérations de "grande politique européenne" avec une peinture souvent humoristique des tribulations du jeune Roberto de la Grive entre son Italie natale et ce que l'on appelle l'île de Salomon. le point de départ de l'aventure est éminemment philosophique et scientifique, et tente de rendre compte du bouleversement de long terme qu'ont amené les Grandes Découvertes et les progrès de l'astronomie dans le renouvellement de la vision du monde, de Dieu et de l'homme. C'est du moins l'arrière-plan de ce voyage initiatique pour le jeune Roberto, qui se retrouve malgré lui embarqué à l'autre bout du monde pour essayer de percer les mystères de la "science des méridiens", dont on affirme qu'elle doit donner à celui qui la connaît la domination sur les océans du monde. Cette mission est aussi une quête intime du héros, prisonnier de ses passions, de ses rêves et de ses folies, et qui doit trouver au bout du monde des réponses sur sa propre existence. L'ouvrage est certes érudit, mais il rend compte avec beaucoup de justesse, je pense, de la manière dont on concevait la science et le sentiment religieux à cette époque: les amateurs d'histoire et de théologie se régaleront, les autres peuvent en trouver la lecture un peu plus difficile. Pour autant, ce récit est souvent très sautillant et léger, pétri d'ironie, parfois cruel et triste aussi, plein de personnages hauts en couleur. C'est la grande élégance de ce texte, je trouve: être capable de rendre compte d'un monde mental fort éloigné du nôtre avec beaucoup de vraisemblance, tout en bâtissant une histoire somme toute invraisemblable, pleine de poésie et de folie. Il faut également saluer, je crois, le travail de la traductrice, car il n'est certainement pas simple de traduire un ouvrage où la réflexion sur le langage, les mots et l'origine du "verbe" est permanente.
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jpatou
  14 mai 2012
Dans un premier temps l'ai trouve que l'auteur se regarde avant tout écrire puis j'ai été pris par la beauté des mots et des phrases mais pas suffisamment car j'ai déclaré forfait à un moment ou le texte est écrit en vieux français et la j'ai craqué. Fait partie des livres à relire plus tard pour moi.
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Perugino
  26 juillet 2017
L'image de couverture (une décoration de Taddeo Zuccari pour le plafond de la salle de la Mappemonde du palais Farnèse à Rome et qui la même pour toutes les éditions étrangères) explique ce livre : de beaux passages, difficiles à relier et qui partent un peu dans tous les sens. Reflet de l'époque dans laquelle il se situe, le XVIIe siècle foisonnant de découvertes, c'est un récit baroque, pour le meilleur et pour le pire.
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Astroploukos
  20 novembre 2016
Aimant le thème et l'auteur je me suis précipité dessus. Mais là c'est trop. Trop abscons, trop hermétique et au final trop pénible.
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DidierLarepe
  31 octobre 2016
Une virtuosité d'écriture "à la réneissante" sur la recherche du méridien initial… mais on finit par se lasser… vraiment !
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Enelice
  24 juin 2016
Il m'a peut-être manqué quelque chose dans ma lecture au moment où j'ai abordé ce livre, j'ai l'impression d'avoir effleuré quelque chose de grand sans en avoir pris la mesure... Pour un moment de lecture dans de bonnes conditions, on est très loin du livre de plage!
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Apoapo
  04 février 2016
[En français: L'île du jour d'avant, ISBN: 978-2253143611]

L'histoire est un peu faible : c'est celle d'un guerrier-savant du XVIIe siècle qui s'embarque vers la fameuse île située sur le 180ème méridien, celui du changement de date, laquelle il apercevra de très près mais ne pourra pas atteindre. Je pense que l'intérêt, comme dans tous les romans de Eco, réside dans le plongeon qu'il est capable de nous faire faire dans la pensée, la langue, les problématiques majeures d'une époque : ici il s'agit surtout des problématiques philosophiques et astronomiques. La langue est, dans le texte au moins, d'une pesanteur tout à fait baroque, et quelques amis spécialistes de la littérature italienne de cette époque m'ont dit avec un certain mépris qu'il s'agirait d'un complet plagiat d'oeuvres plus ou moins célèbres d'époque. Dans ce cas, je ne serais pas du tout méprisant, mais au contraire particulièrement admiratif, comme devant tout exercice de style de virtuose (comme devant La Disparition de Perec, pour donner un exemple).
De plus, et toujours en harmonie avec ce fameux siècle, la trame est basée sur une dialectique permanente avec un alter-ego méchant et poltron du héros, dans une histoire chevauchée, un peu comme dans le Vicomte pourfendu d'Italo Calvino, mais avec une plus grande profondeur ou une plus profonde grandeur (le baroque, c'est contagieux!), me semble-t-il, qui rend une lecture psychanalytique du roman possible, voire plausible (aux deux sens de ce terme).
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