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EAN : 9782258118522
360 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (21/04/2016)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 14 notes)
Résumé :
C'est la dernière des Kermadec. Elle sera « la Chose », fillette damnée, qui grandit dans le silence et le froid d'une cave...
1931. Aëlle et Madalen Kermadec, ravissantes Nantaises, rencontrent à la faveur d'un bal champêtre dans la presqu'île du Cotentin les vieux garçons Valvachet. Ils se marient d'un bel amour.
Au côté de Roland, potier, Madalen s'épanouit dans son métier d'institutrice à Barfleur, tandis qu'Aëlle rejoint Auguste dans sa ferme isol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
pupucing
  23 octobre 2016
1931, Aëlle et sa soeur Madalen Kermadec, font la connaissance des frères Valvachet, tous deux plus âgés qu'elles, vieux garçons qui pensaient ne jamais trouver l'amour.
Madalen, l'institutrice, aime sa vie auprès de Roland, le potier de Barfleur, il a perdu une jambe à la guerre, heureux parents du petit Joseph, filent le parfait amour dans la maison de Thilda, veuve de l'aîné des Valachet, fille adoptive du devin Imanol, qui lui a tout appris, et en fait une voyante très prisée, que ce soit des pêcheurs, dew fermiers ou de la bourgeoisie de Cherbourg
Aëlle, pétillante vendeuse de vêtements, se retrouve loin de tout, dans la ferme isolée de ses beaux-parents, au beau milieu de la pointe de la Hague, entre landes et falaises escarpées, malgré son amour pour Auguste, elle n'arrivera pas à s'épanouir dans sa nouvelle vie, surtout que la venue d'un enfant se fait trop attendre.
Mais la vie n'est pas faite que de bons moments, elle peut être des plus cruelles, et s'acharner plus que de raisons sur les membres d'une même famille, les soeurs Kermadec en ont déjà fait les frais dans leur jeunesse en perdant leurs parents, leur bonheur auprès de leur nouvelle famille ne sera, malheureusement pas, épargné par les drames ...
J'ai gagné ce roman avec l' opération Masse Critique de Babelio.com, je l'avais sélectionné en partie parce qu'il se passe chez moi, dans le Cotentin, chauvinisme quand tu nous tient 😉
Quand je l'ai reçu, j'avoue m'être demandé pourquoi je l'avais sélectionné, il est à de milliards de lieues de mes lectures habituelles, j'avais d'ailleurs choisi d'autres romans qui me correspondent plus mais c'est celui-ci qui est arrivé à la maison, une sorte de retour aux sources pour lui ...
Je m'y suis donc attelé, d'une part parce que c'est un contrat à remplir quand on s'inscrit à Masse Critique, et parce qu'il me titillait quand même pas mal, de fait, c'est vrai qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d' avis : j'ai été littéralement transportée par cette petite pépite !!
Un roman d'une beauté, d'une de des forces, une incursion bouleversante dans l'âme humaine, dans ce qu'elle a de plus beau comme de plus violent, une incursion dans la vie d'une famille avec ses joies et ses drames, ses secrets ....
J'avoue avoir pris un plaisir immense à lire une histoire dont je connais les lieux, dont je connais les noms des villes et villages, les paysages sauvages et isolés comme les plus civilisés, je connais ce vent normand qui fouettait les protagonistes, ce vent salé par les embruns, je connais cette pluie qui les lavait de toutes leurs joies et leurs peines, je connais cette mer qui entoure notre presqu'île, c'est chez moi et je suis fière d'y être née et d'y vivre, que ce soit réellement ou lors d'un court moment dans un livre, comme celui-ci !
Court moment littéraire, car j'ai dévoré ce roman, impossible de le lâcher ! Que j'ai aimé ces personnages, si vivants, si vibrants, j'ai ri et pleuré avec eux, j'ai souffert autant qu'eux, et comme eux, j'ai pardonné...
Vraiment une magnifique découverte, hors de mes sentiers battus, et ça fait un bien fou, je remercie à nouveau Babelio, sans oublier les éditionsPresses de la Citéé et l' auteure Catherine Ecole-Boivin
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CarnetParisien
  14 octobre 2016
Il y a des thématiques comme ça, dans les romans, qui m'interpellent et qui me font foncer tête baissée dans une lecture sans rien savoir du contexte, de l'auteur, sans avoir d'avis, juste en écoutant mon coeur. Parfois, ce sont des bonnes surprises, parfois des déceptions. Les thèmes des secrets familiaux regorgent pour moi de surprises et de twists en tout genre qui me font souvent apprécier ce type de lecture. C'est pour cette raison que je me suis tournée vers ce titre lors de la masse critique Babelio.
Le bilan de cette lecture ? En demi-teinte. Il y a du bon et du moins bon.
Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé les personnages de cette famille. En dehors de la Chose, ils ont tous leurs défauts, leurs qualités, et l'Histoire laisse une marque sur leur corps et leur esprit (amen). Ces deux frères, et surtout ces deux soeurs, mesdames les épousées, m'ont fait passer par une palette de sentiments assez large et nuancée. Mon coeur s'est serré à la lecture de leurs aventures, et j'étais loin de m'imaginer ce que me réservait l'auteur sur leur sort commun.
Ce que j'ai préféré, dans ce roman, ce sont ces secrets que l'on nous promet en quatrième de couverture, et qui constituent pour moi une promesse tenue. Après tout, quelle famille n'en a pas ? Avec le contexte de la guerre, il faut avouer que le terrain était plutôt propice à une histoire très marquante.
Et puis, il y a cette histoire de voyance, d'héritage culturel. Que l'on y croit ou non, les prophéties régissent et ponctuent le récit au fil des pages. J'ai aimé ce petit don de Thilda, d'Imanol.
En revanche, je déplore un gros point négatif dans ma lecture : le mode de narration, et surtout l'écriture à laquelle je n'ai pas réussi à adhérer. Des phrases trop longues, trop alambiquées, un style un peu trop métaphorique par moment, trop imagé, trop… parfois trop éloigné du sens premier. J'aime quand les choses sont poétiques, ça oui, mais j'aime aussi quand les choses sont claires. Et parfois, elles ne l'étaient pas, et je devais relire certaines phrases deux à trois fois. J'ai donc eu du mal à entrer dans le roman, à me concentrer, et j'ai même très clairement sauté des passages à de nombreuses reprises.
Par ailleurs, j'ai un peu moins accroché à ces entre-chapitres racontés du point de vue de la Chose. le résumé nous promet de nous concentrer sur ce personnages qui devient presque secondaire. Je ne suis pas sûre que j'aurais fait ce choix de la mettre en avant, de raconter son existence et de tout faire partir de là. Peut-être suis-je trop habituée aux modes de narration plus classiques… J'aurais aimé une diégèse plus linéaire, finalement.
En conclusion
Dans ce récit empreint d'un autre temps, nous faisons face à des personnages intéressants, liés par un secret de famille d'une noirceur insoupçonnée. Entre surprises et rebondissements, cette lecture remplit son rôle promis par la quatrième. Cependant, je regrette une narration à laquelle j'ai eu beaucoup de difficultés à adhérer.
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Eniaa
  28 octobre 2016
La quatrième de couverture d'Enfuir l'hiver annonce des secrets, une histoire sombre teintée de superstitions et de trahisons. Je regrette qu'elle n'évoque pas les deux événements principaux qui jouent un rôle crucial dans la vie des personnages : la Première et la Seconde Guerre Mondiale. Les Valvachet ont été écorchés par la Première Guerre Mondiale et ne s'attendent pas à trouver l'amour quand ils rencontrent les soeurs Kermadec à l'occasion d'un bal. Les Nantaises tombent pourtant sous le charme de ces hommes et les épousent, quittant la ville pour s'accommoder d'une vie plus simple. Quelques années après ces noces, ce sont la Seconde Guerre Mondiale et l'occupation allemande qui touchent à nouveau nos personnages et les entraînent dans des situations dramatiques.
Ça a été relativement compliqué de dresser le bilan de cette lecture qui m'a entraînée sans totalement me convaincre. J'ai eu un peu de mal à accrocher au style de l'auteure que j'ai parfois trouvé trop sophistiqué et lourd. Les phrases sont longues et complexes alors que ce n'est pas toujours utile. J'aurais aimé un peu plus de légèreté pour pouvoir souffler de temps en temps. Après quelques pages, je suis rentrée dans l'ambiance mais cette gêne est restée jusqu'à la fin du roman et m'a éloignée des émotions du roman.
Cette prise de recul forcée est regrettable car l'histoire imaginée par Catherine Ecole-Boivin est plutôt bien menée et originale bien que le sujet des grandes guerres ait déjà été beaucoup abordé dans la littérature. le roman tisse des liens entre différents événements et met en avant ces petites vies touchées de près ou de loin par les événements dramatiques du XXème siècle. Les personnages sont bien dépeints mais j'ai eu du mal à m'y attacher, encore une fois à cause de ce style qui apparaît également dans les dialogues (qui sont par ailleurs peu nombreux).
Le sujet de la voyance est abordé d'une façon très intéressante, le personnage de Thilda est assez fascinant, j'aurais même apprécié qu'elle apparaisse davantage. Je pensais, en lisant la quatrième de couverture, qu'elle aurait un rôle beaucoup plus important dans l'intrigue et je n'ai cette impression au final.
Un avis qui reste mitigé donc, je regrette car ce roman est plein de bonnes idées, il n'aurait probablement pas manqué de m'émouvoir si j'avais mieux accroché avec la plume de l'auteure. Je remercie Babelio et les Presses de la Cité qui m'ont permis de découvrir ce livre grâce à une opération Masse Critique !
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auducath
  20 juin 2016
Äelle et Madalen Kermadec sont soeurs.
L'une et l'autre vont se marier aux frères Valvachet.
Madalen épouse Roland, alors qu'Äelle se marie avec Auguste.
Madalen est heureuse auprès de Roland, et totalement comblée dans son métier (elle est institutrice, lui est potier).
Pour Äelle, c'est bien différent, elle n'arrive pas à s'adapter à sa nouvelle vie à la ferme, qu'exploite Auguste avec ses parents, qui vivent d'ailleurs avec eux. La jeune femme rêve de retrouver sa vie d'avant.
Mais la vie est fragile, Madalen et Roland connaissent la douleur de perdre leur petit garçon, Joseph
Quand à Äelle, elle est violée par le simplet du village, Evroult. Une fille naîtra de ce viol, Äelle décédera lors de l'accouchement.
L'enfant sera abandonné dans une cave, les premières années de sa vie, puis emmenée chez la vieille, dite La Barbelé voleuse de terre des morts.
En se rendant chez sa soeur, afin de récupérer ses affaires personnelles, Madalen aperçoit furtivement l'enfant, on lui répond que c'est l'enfant de la Barbelé.
Et c'est en rentrant chez elle, qu' elle sera capturée par la Gestapo, avec des tracts pour la résistance.
Dans les camps, elle deviendra amie avec Anne-Marie, à qui elle confiera un secret.
Qu'a découvert Madalen pour qu'elle soit dénoncée ? Et qui l'a dénoncée ?
Je dois dire que j'ai eu un peu de mal avec le style déroutant, les prénoms etc
Cependant l'histoire m'a plu, et le secret est pire encore que je le pensais.
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LeslecturesdeLily
  09 juin 2016
Ma chronique: http://www.leslecturesdelily.com/2016/06/enfuir-lhiver-ecrit-par-catherine-ecole.html#more
Extrait de mon avis: Enfuir l'hiver est ma toute première lecture de Catherine Ecole-Boivin. J'ai eu la chance de rencontrer cette auteure à deux reprises lors de deux salons différents et je peux vous dire que c'est une femme vraiment sympathique et pétillante. du coup, je partais assez confiante pour cette lecture puisque je me disais que des romans écrits par ce genre de personne ne pouvaient être qu'attrayants, vifs et plaisants.
Bon, je ne vais pas vous cacher que j'ai été assez surprise, car je n'ai pas tout à fait trouvé ce à quoi je m'attendais dans ce livre. le résumé est fluide et prometteur, il donne l'impression que l'on va rentrer avec facilité dans l'histoire, ce qui n'a pas été le cas pour moi. J'ai mis du temps à me sentir à l'aise avec ce roman, je dirais qu'il m'a fallu une bonne cinquantaine de pages avant de m'imprégner de l'histoire et des personnages, l'ensemble est tellement singulier... Ce qui m'a rattrapée, c'est le drame qui tourne autour d'une enfant, cette fillette qui est surnommée La chose. Elle a ses propres passages en italique et c'est dans ces moments de lecture que je me suis sentie le plus submergée.
En fait, Enfuir l'hiver est un roman à deux voix, c'est vraiment intéressant parce que ça lui donne du rythme, surtout qu'il y a peu de dialogue. J'ai particulièrement aimé les descriptions faites par Catherine Ecole-Boivin, elles sont assez poussées et précises ce qui fait que nous n'avons aucun mal à imaginer les lieux. J'ai aimé également le côté mystique.[...]
Pour lire la suite, rdv sur mon blog www.leslecturesdelily.com
Lien : http://www.leslecturesdelily..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LeslecturesdeLilyLeslecturesdeLily   31 mai 2016
Les deux femmes se racontent jusqu'à ne plus avoir de voix, leur Bretagne, leurs souvenirs d'enfance. Elle n'ont plus d'avenir. Des souvenirs nombreux, parce que la Bretagne à cela d'incroyable :
Y être né c'est emmener avec soi et partout son mystère, le soleil de Carnac est puissant et dur, il appuie sur le ciel, délivre son message mystérieux et communique avec ses enfants où qu'ils soient, affirme Anne-Marie qui lui raconte une légende ancienne qui veut que les pierres de l'alignement sont des fantômes protégeant les Bretons. On pense qu'elles ne sont pas vivantes et on se trompe, elles possèdent une forme de vie irradiant bien au-delà des terres de Breizh. Elles ont absorbé les prières magiques et chaque personne en détresse peut les percevoir.
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LeslecturesdeLilyLeslecturesdeLily   30 mai 2016
Cette nuit-là, les etoiles fondent. Les âmes s'y clouent, crucifiées, soumises, en attendant d'enfuir l'hiver.
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laetyinwonderlandlaetyinwonderland   12 juillet 2016
Cette nuit-là, les étoiles fondent.
Les âmes s'y clouent, crucifiées, soumises, en attendant d'enfuir l'hiver.
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Videos de Catherine Ecole-Boivin (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Catherine Ecole-Boivin
Foire du livre 2016 – Terres de France Cette émission s’intitule « Terres de France », présentée par Patrick Bouthet qui reçoit : - Edouard Brasey pour son ouvrage « Le domaine des Oliviers », aux éditions Calman Lévy - Catherine École-Boivin pour sa publication « Enfuir l’hiver », aux éditions Presses de la Cité
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