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La Belgariade - Intégrale tome 1 sur 2
EAN : 9782266277532
896 pages
Pocket (14/06/2018)
4.07/5   30 notes
Résumé :
Le monde était jeune alors, les dieux vivaient en harmonie et les hommes ne formaient qu'un seul peuple. Aldur le Sage façonna un globe au pouvoir immense, l'Orbe. Mais Torak, le Dieu Jaloux, s'en empara, plongeant l'univers dans le chaos. Sa félonie fut punie : le joyau lui brûla visage et main, et il fut jeté dans un sommeil tourmenté. Ainsi les hommes se divisèrent, les dieux se retirèrent et l'Orbe fut caché.
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Cette lecture des 3 premiers livres de la Belgariade (Le Pion des Présages, La Reine des Sortilèges et le Gambit du Magicien) nous plonge dans une aventure qui reprend avec brio tous les codes posés par le père de la fantasy qu'est J. R. R. Tolkien.

Une prophétie fait se réunir plusieurs héros aux aptitudes diverses (un art pour certains, un pouvoir étrange ou une magie pour d'autres) qui accepteront au péril de leur vie de braver les obstacles, potentiellement mortels pour la plupart, pour rejoindre le lieu de l'accomplissement de leur quête, et parvenir à ramener l'Orbe dérobée avant que son pouvoir ne soit utilisé pour détruire l'ordre du monde et le faire basculer dans le chaos souhaité par un Dieu maléfique.

David Eddings a une écriture fluide et réussit à merveille à construire une personnalité intéressante à chacun de ses personnages.

De plus, le monde dans lequel il fait évoluer ses héros est assez varié et très visuel.

Ainsi les amateurs de fantasy seront tout à fait dans leur élément dans cet univers où la magie le dispute au mystérieux au détour de chaque forêt, montagne, désert, village ou Royaume.

On pourra peut-être regretter un cheminement un peu rapide de notre équipée qui parcourt les lieues à une vitesse qui ne permet pas au lecteur de goûter les charmes des étranges contrées traversées, et de s'attarder un peu dans ces terres mystérieuses et prometteuses...

Au final il s'agit là d'une fantasy de bonne facture qui rempli parfaitement son rôle en plongeant le lecteur dans un autre monde bien construit aux côtés de personnages très vivants.

Cette première partie de l'Intégrale de la Belgariade, qui regroupe les 3 premiers chapitres (sur 5), offre un agréable dépaysement.

Le style de Eddings permet une lecture sans effort et les 1159 pages sont rapidement englouties.

La deuxième partie de l'Intégrale de la Belgariade regroupe en 877 pages les 2 derniers chapitres : La Tour des Maléfices et La Fin de partie de l'Enchanteur.

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Il y a tout juste trente ans, les éditions Pocket publiaient La Belgariade pour la première fois. Or, pour fêter l'événement, ils ont décidé de rééditer ce célèbre cycle sous la forme de deux intégrales.

Dans ce premier intégrale, on retrouve donc les trois premiers volets de ce cycle.

Le Pion blanc des présages

Dans ce premier tome, on rencontre le jeune Garion, simple valet de ferme qui vit paisiblement avec sa tante Pol. le retour du vieux ménestrel Sire Loup va bouleverser sa vie et le conduire sur les routes en sa compagnie, ainsi que celle de sa tante et de deux étranges gaillards rencontrés chemin faisant. Tenu dans l'ignorance, Garion est ballotté à la suite de cette folle équipée mais cela ne l'empêche pas de comprendre que Sire Loup piste quelqu'un qui détiendrait quelque chose de très important. Voici donc le début de l'aventure pour notre jeune héros qui se découvre un esprit téméraire. Mais attention au danger qui rôde...

La reine des sortilèges

Les royaumes du ponant sont à nouveau menacés. Les signes du réveil imminent du dieu Torak se multiplient. Belgarath et Polgara sont toujours sur la piste du disciple du dieu aveugle qui a volé l'orbe. Garion a enfin compris les enjeux de cette quête même s'il s'interroge encore sur ses origines. de plus, il commence à entrevoir ses capacités surnaturelles car lui aussi dispose de grands pouvoirs même s'il n'a pas encore pleinement conscience de sa puissance et qu'il la rejette même. le compte à rebours a donc commencé pour notre communauté de héros car les ennemis grouillent de partout et ils sont autant d'obstacles pour les empêcher d'atteindre leur but. Alors arriveront-ils à temps ? Récupéreront-ils cet artefact ? Et est-ce que Garion acceptera pleinement son héritage ?

Le Gambit du magicien

L'orbe est tombé entre les mains de Ctuchik et Belgarath le sait. Mais avant d'aller le reprendre à son vieil ennemi, le sorcier entraîne Garion & co à sa suite pour faire un crochet par le val d'Aldur. C'est là que l'attend son maître et dieu afin d'y recevoir ses dernières directives avant que s'accomplisse la prophétie. Alors que les pions se mettent en place, ils finissent donc de réunir tous les éléments pour être fin prêts quand le moment du réveil de Torak sera venu.

La Belgariade nous immerge dans une grande épopée de fantasy. David Eddings y a réuni tous les éléments qui ont fait la noblesse du genre : la prophétie, l'élu, la lutte manichéenne, la mythologie et l'univers cartographié.

Dans cette saga, il nous attache aux pas d'un jeune garçon du nom de Garion qui ignore complètement sa destinée d'élu. Il se pense même être un garçon ordinaire. Curieux de nature, il s'intéresse à tout et interroge beaucoup son entourage sur toutes sortes de choses. En ce début d'aventure, Garion babille énormément mais il ne manque pas non plus de courage face au danger. Clairement, il est un héros très attachant. Sa naïveté et sa curiosité permanente en font un personnage rafraîchissant. Sa qualité d'élu lui vaut de se voir attribuer des compagnons de voyage qui vont lui servir de mentors. Il y a bien évidemment sa tante Pol qu'il découvre être une puissante sorcière prénommée Polgara. Tantôt indulgente, tantôt sévère à son égard, elle est sa protectrice. C'est la fille de Belgarath, un célèbre sorcier qui vient occuper ici la place de grand-père pour Garion et incarne d'ailleurs la figure du sage. Il est celui qui sait. Avec Polgara, ils ont mis tout en oeuvre pour que la prophétie s'accomplisse. Avec sa fille, ils sont donc les sorciers de cette compagnie. Par le Pouvoir et le Verbe, ils disposent d'une magie puissante qui leur permet d'affronter leurs ennemis. Parmi les autres membres de cette communauté, il y a Mandorallen. C'est le chevalier de la bande. Avec ses manières et son parler moyenâgeux, il est un combattant émérite, parfois irréfléchi et sans doute un peu trop frondeur. Enfin, alors que Silk est l'esprit rusé de cette compagnie, le géant Barak, lui, en est la force brute. Voilà qui nous éclaire sur les membres hétéroclites de cette aventure.

Dans ce récit, on retrouve, bien évidemment, l'enjeu de la quête. Pour ce début d'aventure, elle est d'ailleurs multiple. En effet, il y a d'un côté la quête initiatique que mène Garion pour connaître ses origines et appréhender son héritage : comprendre qui il est et accepter sa destinée d'élu. Et de l'autre côté, il y a la quête menée par tous pour récupérer un objet magique afin de contrer le retour du mal incarné. David Eddings a donc multiplié les enjeux pour rendre son cycle encore plus palpitant.

A cela s'ajoute un univers riche dans lequel cette histoire prend corps. Comme d'autres avant lui, David Eddings a construit sa fantasy autour d'un monde imaginaire très précis. Ainsi, on peut facilement suivre les pérégrinations de ses héros grâce aux nombreuses cartes disposées au début de chacun des tomes. A cette géographie détaillée, il a également élaboré une mythologie qui explique la genèse de ce monde. Il existe donc un panthéon des dieux qui ont façonné les hommes, les animaux et la nature. Or, la trahison de l'un d'eux a fracturé ce monde les obligeant à se retirer de la vie des humains. Ainsi, avec La Belgariade, David Eddings se fait le bâtisseur d'un monde cohérent et magique et nous entraîne à perdre haleine dans une aventure au long court qui nous captive dès les premières lignes.

Après la lecture de ces trois premiers tomes, je ne demande qu'à découvrir comment Garion va affronter le terrible Torak afin de sauver les royaumes du ponant de la destruction.

Avec La Belgariade et La Mallorée, David Eddings s'est hissé aux côtés des grands noms de la fantasy. Ses oeuvres sont devenues des classiques et son nom demeure incontournable pour le genre... Fantasy à la Carte.


Lien : https://fantasyalacarte.blog..
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Au terme des 3 tomes regroupés dans cette intégrale, on a hâte d'enchaîner et de poursuivre cette épopée.

Une intrigue bien menée, des personnages attachants et un univers incroyablement riche, la recette est prometteuse.

Oeuvre majeure de la fantasy, on se laisse aisément embrigader par l'auteur et son style simple et efficace.

Ceci dit, tout n'est malheureusement pas parfait à mon goût . Très inspiré de Tolkien et sa Terre du Milieu (l'auteur ne s'en cache pas), il n'est pas rare de faire le rapprochement, même si on est loin d'avoir à faire à une grossière copie.

Pour ceux qui, comme moi, démarrent cette saga plus de 30 ans après sa première sortie, il faut également savoir qu'on est sur de la fantasy bien polie et qui ne tâche pas. Pas de langage fleuri, de rares effusions de sang, ce roman à l'avantage d'être accessibles aux plus jeunes amateurs du genre.

Bon, il faut reconnaître que je pinaille un peu, ces quelques déceptions ne risquent pas de m'empêcher de découvrir, rapidement, la suite et la fin de cette aventure.

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Je n'avais plus lus de fantastique depuis des années ayant préféré me tourner vers une lecture plus engagée.

Je ne m'attendais pas à tomber aussi facilement dans un univers que je pensais inaccessible pour moi. D'abord Eddings a capté mon attention avec un langage propre aux contes de fées de mon enfance. Des descriptions des paysages faisant appels à tous les sens et qui vous fait plonger dans une ambiance, un univers riche. Un côté humoristique et de nombreuses péripéties ne laissent pas le temps de se lasser. Et des personnages assez variés pour qu'au moins un d'entre eux laisse leur marque sur le lecteur.

Les points négatifs selon moi : une écriture marquée par l'écrivain en tant homme avec des remarques sur les femmes ou des personnages féminins disons... jouant de leurs charmes.

Le côté émotions des personnages n'est pas assez développé.

Et enfin, j'ai eu parfois un peu de mal avec cette légèreté avec laquelle les personnages avait envie de tuer pour s'amuser ou pour détruire tout une race.

Je ne sais pas si je lirais la suite, car j'ai fini par me lasser dans les dernières pages. A voir.

En soi, quand j'étais occupée à autre chose, je ne pensais qu'à retourner à la lecture.

Merci à Babelio et aux éditions Pocket pour ce livre que j'ai obtenu lors de la Masse Critique Mauvais Genre. Ça m'a fait énormément de bien de retomber dans la magie.

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Bonjour a tous, avec la serie Dune et les Dragons de Pern, La Belgariade a fait parti de mes premiers romans Fantasy lus. Je n'ai pas pu m'arrêter.

J'ai tout aimé : l'histoire, les héros et la formation d'une "communauté" pour vivre ces aventures qui n'est pas sans rappeler le seigneur des anneaux mais différente : un vrai voleur au doux nom de Silk, prince Drasnien, un Chevalier Mandorallen qui parle d'honneur, ...

J'ai eu des vrais crises de fou rire (scène entre Silk et la Chesseresse), les différents entre Belgarath et sa fille,...

Bref, une vrai série coup de coeur. le seul petit bémol : Belgarion est un peu trop "gentil" naïf"... Il n'est pas sans rappeler Bilbo ou Frodo...

Vous pouvez lire cette série les yeux fermés. Mais Davind Eddings est un incontournable à mes yeux même si la suite de la Belgariade est moins réussie. La ere ne vous décevra pas.

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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation

Le repas leur faisait une impression bizare, la nourriture de base des Dryades semblant uniquement constituée de fruits, de noix et de champignons, dont aucun n'était cuit. Barak s'assit et braqua un regard lugubre sur les mets offerts.

- Pas de viande, grommela-t-il.

(...)

Barak plongea les lèvres dans sa tasse d'un air circonspect.

- De l'eau, grimaça-t-il, comme si ses pires craintes se trouvaient confirmées.

- ça vous changera d'aller vous coucher autrement qu'ivre mort, pour une fois, observa tante Pol en les rejoignant.

- Je suis sûr que ça n'est pas bon pour la santé, rumina Barak.

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Il vivait à l’écart des hommes comme de ses pareils.

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C'est ainsi, dit-on, que va le monde. Des siècles passent sans que rien n'arrive, et puis, en quelques brèves années, il se produit des faits tellement déterminants que le cours de l'univers en est bouleversé.

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Au départ, pour l'honneur - ou par gloriole, expliqua Lelldorin. Ensuite, sous le coup de la douleur, et par vengeance. Après, c'était tout simplement parce que nous ne savions pas nous arrêter.

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Vous savez, Relg, le mot "religion" recouvre des notions bien différentes selon les individus. Tout dépend de la nature du Dieu que l'on vénère.

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Video de David Eddings (1) Voir plusAjouter une vidéo
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