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EAN : 9782746747371
296 pages
Éditeur : Autrement (26/09/2018)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 16 notes)
Résumé :
« Quand des Blancs feuillettent un magazine, surfent sur Internet ou zappent à la télévision, il ne leur semble jamais étrange de voir des gens qui leur ressemblent en position d’autorité. Les affirmations positives de la blanchité sont tellement répandues que le Blanc moyen ne les remarque même pas.
Etre blanc, c’est être humain ; être blanc, c’est universel. Je ne le sais que trop, car je ne suis pas blanche. »


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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
foxinthesnow
  14 juillet 2019
Un essai intéressant, basé sur un article de blogs et les réactions d'internautes qui ont suivi ; le prologue fait même un retour sur la publication de l'ouvrage et son impact sur les gens. L'ouvrage est écrit d'une manière plutôt "orale", et transmet des idées intéressantes, qui remuent et donnent à réfléchir ; mais c'est parfois basé sur de l'anecdotique et certains passages sont un peu fouillis. L'auteure porte des revendications antiracistes, et explique que les Blancs sont en position de domination et veulent rarement le reconnaître : c'est faire preuve de "color blindness". Elle analyse avec grande justesse la peur d'une planète noire, la misogynie inhérentes au nationalisme blanc, la manière dont le terme multiculturalisme était devenu un gros mot, la victimisation blanche... et démontre que les personnes discriminées cumulent souvent des positions d'infériorité dans ces différents domaines : race, catégorie socio-professionnelle, genre... ces différents domaines sont souvent indissociables. L'auteure aide à prendre conscience de la réalité concrète du privilège blanc, donne des éléments pour percevoir et combattre le racisme, et délivre ainsi un message d'optimisme, malgré tout.
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Keikana
  12 avril 2019
Voici une lecture fondamentale pour comprendre les rouages du racisme aujourd'hui, dans notre société. Avec des mots et des faits très simples, l'autrice pose les contextes historique, économique et social. A travers des témoignages et des exemples clairs, elle exprime tout haut les souffrances vécues silencieusement par les personnes de couleur et, sans jugement, confronte les Blancs à ce qu'ils refusent de voir, même les plus humains d'entre eux. En effet, Reni Eddo-Lodge aide à prendre conscience de la réalité concrète du privilège blanc, de ses racines et du déni qui l'entoure tel une carapace blindée. Avec beaucoup d'énergie et d'espoir, elle transmet aussi, à travers ces pages, quelques clefs pour amorcer le dialogue et combattre le racisme. Un livre à lire si on veut changer le monde.
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benjaminlete
  07 juin 2020
Comprendre le racisme structurel, ce livre coup de poing est essentiel aujourd'hui ! Eddo Lodge nous explique les rouages de ce racisme en Grande-Bretagne !
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critiques presse (2)
LaPresse   06 mai 2019
Un livre coup-de-poing qui dénonce le racisme structurel et qui a fait d'elle une voix incontournable dans le débat sur le racisme.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeSoir   28 septembre 2018
Le racisme est un problème de Blancs. Le titre de l’ouvrage (sa traduction en français plutôt) de la journaliste et essayiste Reni Eddo-Lodge annonce la couleur. Sorte de Rokhaya Diallo britannique, l’autrice est une militante féministe et anti-raciste qui n’a pas pour habitude de tenir des propos tièdes.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   13 juin 2020
 On exige toujours des femmes d’aujourd’hui qu’elles fassent l’effort de franchir le fossé de l’ignorance masculine et qu’elles éduquent les hommes quant à notre existence et quant à nos besoins. C’est là une vieille technique élémentaire de tous les oppresseurs, qui maintiennent les opprimés occupés des intérêts du maître. À présent, on entend dire que c’est aux femmes de couleur, malgré une résistance prodigieuse, d’éduquer les femmes blanches quant à notre existence, nos différences, nos rôles relatifs dans notre survie commune. C’est là une dérivation des énergies et une répétition tragique de la pensée raciste patriarcale. 
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rkhettaouirkhettaoui   13 juin 2020
Le racisme structurel, c’est une culture organisationnelle blanche, impénétrable, créée par ces mêmes individus ; quiconque ne s’inscrit pas dans cette culture doit, au choix, s’adapter ou s’attendre à échouer. Le terme structurel est souvent le seul moyen de désigner ce qui est imperceptible : les froncements de sourcils silencieux, les préjugés implicites, les jugements à l’emporte-pièce, sans fondement réel, sur la compétence d’une personne. L’année où j’ai décidé que je ne parlerai plus de race avec des Blancs, l’enquête de la British Social Attitudes* révélait que le nombre d’individus prêts à reconnaître qu’ils étaient racistes avait sensiblement augmenté4. La hausse la plus forte, d’après un article du Guardian, concernait « les travailleurs blancs âgés de 35 à 64 ans, très instruits et gagnant beaucoup d’argent5 ». Voilà à quoi ressemble le racisme structurel. Il ne se limite pas aux a priori personnels, mais comprend également les répercussions collectives des préjugés. Ce type de racisme est susceptible de peser de manière considérable sur les chances de réussite de certains. Il est fort probable, en effet, que ces hommes blancs, éduqués et hautement rémunérés soient des propriétaires, des chefs d’entreprises, des P.-D.G., des chefs d’établissement ou des vice-présidents d’université. Très souvent, ils seront en position d’avoir un impact sur la vie d’autrui.
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rkhettaouirkhettaoui   13 juin 2020
Un journal, quelle que soit sa ligne éditoriale, ce n’est jamais que du papier. Sa puissance n’a rien à voir avec celle des médias télévisuels. Et ce sont eux, les médias télévisuels, qui sont gérés par une poignée d’individus et dirigés par de petits groupes d’intérêt voulant tous la même chose, qui ont réellement de l’impact. Oubliez le Daily Mail, ce sont les séries qui façonnent la manière dont les gens pensent.Quand vous dites qu’ils veulent tous la même chose, à quoi faites-vous référence ? Je travaille en effet dans le domaine des médias, et la plupart des gens y sont blancs. Le journalisme britannique compte environ 96 % de Blancs. Les salles de presse sont loin d’être multiculturelles.Non, non, non, c’est vrai, mais c’est encore un exemple de l’hypocrisie de l’élite libérale. Ils veulent bien que la classe ouvrière profite de cette formidable diversité, de l’immigration de masse et des avantages qui l’accompagnent. Mais ils n’en veulent pas pour eux-mêmes, bien entendu. Ni pour leurs enfants. Les Rupert Murdoch de ce monde, ils veulent le pouvoir, ils veulent la richesse, mais ils veulent surtout que personne ne se mette en travers de leur chemin.
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rkhettaouirkhettaoui   12 juin 2020
Il est facile de se convaincre que le passé n’a aucune incidence sur la manière dont nous vivons aujourd’hui. Pourtant, ce n’est qu’en 1833 que l’Empire britannique a adopté le décret abolissant l’esclavage (Abolition of Slavery Act), il y a moins de deux cents ans. Étant donné que les Anglais se sont lancés dans le commerce d’esclaves africains en 1562, la période durant laquelle l’esclavage a existé en tant qu’institution britannique est bien plus longue (deux cent soixante-dix ans) que celle allant de son abolition à aujourd’hui. Des générations et des générations de vies noires volées, de familles noires déchirées, de communautés noires divisées. Des milliers d’individus nés esclaves et morts esclaves, sans avoir jamais connu la liberté. Des existences entières vécues dans la brutalité, la violence et la peur constantes. Des générations et des générations de richesses blanches amassées, recettes de l’esclavage accumulées et distillées dans toutes les couches de la société britannique.
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rkhettaouirkhettaoui   12 juin 2020
Mon intention n’a jamais été de culpabiliser les Blancs ni de susciter chez eux une quelconque révélation. Je ne m’étais pas rendu compte, sur le moment, que j’avais involontairement écrit là une lettre de rupture avec la blanchité. Et je m’attendais encore moins à ce que mes lecteurs blancs, via Internet, viennent me jouer la sérénade, avec boîte à rythme et bouquet de fleurs, confessant leurs erreurs et leurs failles à genoux sous ma fenêtre et m’implorant de ne pas les quitter. Tout ceci me semblait très étrange et me mettait plutôt mal à l’aise. Car, en écrivant ce post, je n’avais pas cru dire autre chose que mon ras-le-bol. Ce n’était ni un appel au secours ni une supplique réclamant des Blancs plus de compréhension ou d’empathie. Encore moins une invite à l’autoflagellation. J’avais simplement arrêté de parler de race avec les Blancs car, pour moi, le renoncement n’est pas forcément signe de faiblesse. C’est parfois juste un moyen de se protéger.
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