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ISBN : 2714459536
Éditeur : Belfond (18/02/2016)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Quarante ans après, deux survivants du ghetto de Varsovie reviennent dans la ville où leur existence a basculé. Les souvenirs se réveillent, et avec eux les aveux, les secrets. Par l'auteur de Dernier refuge avant la nuit, lauréate du prix du Premier Roman étranger, une oeuvre hypnotique où l'amour et la sensualité éclairent un impossible et poignant retour en arrière.

Drapée dans un épais manteau, une toque de fourrure enfoncée sur la tête, elle rega... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Croquignolle
  11 juillet 2018
Un voyage en train pour relire certains événements du passé.
Un voyage en train à lente allure pour permettre l'intériorité et l'émergence de souvenirs.
Un voyage en train pour ne pas oublier.
Un voyage en train pour retrouver une terre.
Un voyage en train pour se rappeler une rencontre capitale.
Un voyage en train pour faire le deuil et pleurer.
Un voyage en train comme le dialogue enfin partagé de ce couple survivant du ghetto de Varsovie.
Un voyage en train que j'ai vécu avec curiosité et attention durant la lecture mais que j'ai vite oublié une fois les pages refermées.
Un voyage en train comme une impression de déjà-vu.
Commenter  J’apprécie          200
Duzbo
  04 avril 2018
Dans ce court roman que j'ai trouvé poignant, Gwen Edelman revient sur ce qu'ont vécu de nombreux polonais juifs enfermés dans le ghetto de Varsovie.
Lilka et Jascha résident à Londres, où ce dernier est devenu un grand écrivain, loin des souvenirs de la Seconde Guerre Mondiale 40 ans plus tôt. Pourtant, quand on leur propose de se rendre à Varsovie pour une lecture et qu'ils finissent par accepter, c'est tout un douloureux passé qui va refaire surface.
Dans de courts paragraphes, on passe de l'un à l'autre, des souvenirs de Lilka dans la Varsovie de son enfance aux douloureux récits de Jascha dans le ghetto où tous les deux se rencontreront. Ces courts paragraphes, comme pour laisser le temps aux personnages de respirer entre ces souvenirs parfois terribles, font se dégager de ce récit une grande intensité. D'autant que nos deux personnages, malgré les 40 années passées, restent tourmentés par ces années de guerre.
Ce roman aborde également l'idée d'appartenance à un pays, à une culture : assumer son héritage polonais, tout en s'en étant détaché, être polonais sans plus se sentir vraiment polonais. Enfin, c'est aussi l'histoire d'un couple, lié à jamais par L Histoire, parfois dépassé par la colère, mais dont l'amour reste toujours plus fort, qui se soutient mutuellement quand les images du passé deviennent trop dures et quand l'incompréhension face aux horreurs devient trop grande.
Un beau roman à la forme particulière, qui m'a beaucoup touché et qui mérite d'être découvert.
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ingridfasquelle
  25 février 2016
Gwen Edelman est née à New-York. Elle a fait ses études aux États-Unis ainsi qu'en France, à la Sorbonne, avant de devenir éditrice puis de créer sa propre agence littéraire. Après avoir habité de nombreuses années à Paris, elle vit aujourd'hui à New-York et se consacre à ses deux passions : l'écriture et les voyages. Son premier roman, Dernier refuge avant la nuit (Belfond, 2002; J'ai Lu, 2004), a été récompensé par le prix du Premier Roman étranger en 2002. le train pour Varsovie est son deuxième roman.
Jascha et son épouse Lilka, tous deux survivants du ghetto de Varsovie, se sont retrouvés après la guerre et ont émigré à Londres où Jascha est devenu un écrivain célèbre. Quarante ans ont passé lorsqu'il reçoit l'invitation d'un cercle littéraire de Varsovie. S'il n'a aucune intention de retourner en Pologne, Lilka brûle de revoir la ville de son enfance heureuse et celle de leur terrible jeunesse amoureuse dans le ghetto. Mais, dès le début du voyage, d'horribles réminiscences se mêlent à la nostalgie de l'avant-guerre... Dans cette Varsovie reconstruite, glaciale et enneigée, les fantômes hantent les rues disparues qu'il aimaient et les atrocités surgissent de leur mémoire, comme les questions restées sans réponses...
Gwen Edelman réussit là une saisissante et poignante plongée dans le ghetto de Varsovie. Elle dépeint ses horreurs, ses trafics, sa misère et les intrigues qui s'y tramaient. À mesure qu'ils redécouvrent la ville où leur existence a basculé, Jascha et Lilka se souviennent.
«Jascha resservit du café. C'est arrivé un mardi, le jour où Rosenstajn nous a quittés pour un monde meilleur. Ils avaient laissé entrer quelques «touristes». Des officiers et leurs petites amies, des amis de Hans Frank, venus là pour s'amuser, pour s'extasier devant les Juifs mourants dans le zoo du ghetto. J'ai entendu les femmes, les épouses des officiers, pousser des cris d'orfraie. Quelle odeur ! s'exclamaient-elles. Ils ne se lavent jamais ? Qu'est-ce qu'ils sont sales ces Juifs ! Et les enfants, ils ne les habillent même pas correctement, il leur manque des dents. C'est ainsi que les Juifs s'occupent de leurs enfants? Tous des mendiants. Répugnant. Quels sauvages ces Juifs ! Jamais on ne verrait des enfants allemands se comporter comme ça. Parfois, l'on donnait aux touristes des fouets et des pistolets pour qu'ils jouent avec. Un Juif de plus qui prend des coups de fouet ou une belle ? Quelle importance ? Puisqu'ils étaient tous voués à disparaître.»
Leurs souvenirs se réveillent et avec eux, les regrets, la culpabilité et les secrets inavoués...
Face aux obsédantes et éternelles questions posées par la Shoah, malgré l'ironie désespérée de Jascha, l'auteure montre ce que signifie d'être enfermé dans un traumatisme, dans le passé ou dans un ghetto. Si Jascha et Lilka ne peuvent échapper à leur passé, l'intensité de l'amour qui les unit leur évitera peut-être de souffrir de n'appartenir à aucun lieu...
«Je n'ai pas de maison, dit-elle. Elle regarda les pins sombres et sages sous la neige. J'en ai eu une autrefois, mais c'était il y a longtemps.»
Le train pour Varsovie est un roman bouleversant, à la fois hypnotique et obsédant. Avec une force dévastatrice et insidieuse, Gwen Edelman montre toute la souffrance et la culpabilité de deux êtres tourmenté, qui ne pourront jamais revenir en arrière ni changer leur passé. Magnifique !
Lien : http://histoiredusoir.canalb..
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MIEL21
  02 mars 2016
Jascha et son épouse Lilka, tous deux survivants du ghetto de Varsovie, se sont retrouvés après la guerre et ont émigré à Londres où Jascha est devenu un écrivain célèbre. Quarante ans ont passé lorsqu'il reçoit l'invitation d'un cercle littéraire de Varsovie et après un commun accord ils repartent sur le lieu où les fantômes ont hanté leur jeunesse.
Le train pour Varsovie est bouleversant, un conte obsédant, l'auteure nous retrace la souffrance et la culpabilité de deux êtres tourmentés, qui veulent revenir en arrière mais n'y arrivent pas, ils ressassent, ils boivent, ils fument, ils se souviennent, ils s'aiment, ils se chamaillent, leur passé est désormais une hantise car dès le début du voyage dans ce train filant à toute allure vers une destination glaciale, se mêlent d'horribles pressentiments et la nostalgie de l'avant-guerre est insoutenable.
C'est un réel traumatisme pour ces deux amoureux transis et Gwen Edelman réussit là une saisissante et poignante plongée dans le ghetto de Varsovie, elle y dépeint ses horreurs, ses trafics, sa misère et les intrigues qui y régnaient. À mesure qu'ils redécouvrent la ville où leur existence a basculé, Jascha et Lilka se souviennent, c'est magnifique.
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LeaTouchBook
  30 mars 2016
2.75/5 : La Seconde Guerre Mondiale est un pan historique qui aura marqué notre temps et les mémoires... Gwen Edelman décide ainsi de donner la parole à deux survivants du ghetto de Varsovie.
J'aime lire des romans sur cette période, il ne faut jamais l'oublier et même si ces terribles évènements ne sont ni excusables ni explicables la littérature est le meilleur moyen pour permettre de retranscrire et transmettre au travers des émotions, pensées... C'est ainsi que deux êtres -mari et femme- vont retourner sur les traces de leur passé pour le meilleur et pour le pire...
J'ai aimé l'idée de ce roman : l'auteure dépeint très bien les remords, souvenirs, regrets, angoisses de ses protagonistes. Ils nous deviennent très vite familiers et on se demande si ce retour là où tout a basculé est vraiment une bonne idée. L'un ne souhaite pas vraiment y retourner, il faut tourner la page; pour l'autre il faut y retourner, c'est un passage nécessaire.
L'horreur passée et la culpabilité présente sont deux faces de la même pièce dans un livre qui ne renouvelle pas le "genre", qui n'apporte pas grand chose de nouveau mais qui transmet bien les sentiments de Jascha et Lilka. Pour ma part je dois avouer que j'ai bien aimé ma lecture mais elle ne m'a pas marquée plus que cela.
Les points mitigés sont plus de l'ordre de la forme : j'ai trouvé que le livre était trop court pour permettre de décrire tous les évènements et pourtant j'ai trouvé certains passages longs. En réalité je trouvais que l'auteure ne mettait pas assez en lumière les points les plus intéressants. Ensuite le style de Gwen Edelman est assez particulier et j'ai été parfois un peu perdue dans ma lecture.
En définitive, une lecture intéressante mais qui aurait pu gagner en intelligibilité et originalité...
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
CroquignolleCroquignolle   25 juin 2018
Faire l'amour n'a jamais été aussi bon que lorsque nous pouvions perdre la vie à tout moment. Les douces cuisses d'une fille n'ont jamais été aussi désirables que dans ces moments où elles pouvaient disparaître à chaque instant. Il n'y a qu'au casino que l'on peut tout perdre en une seconde, il n'y a qu'au casino que je retrouve cette autre vie.
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CroquignolleCroquignolle   25 juin 2018
Quelque part là-haut, avait-il ajouté, il y a un Comptable qui garde une trace de tout ce qui se passe ici-bas. A côté de lui, je suis plus insignifiant qu'une mouche. Mais de cette petite portion de forêt, de ce petit coin effroyable de la planète, je sais tout. Rien n'échappe à mon regard.
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CroquignolleCroquignolle   25 juin 2018
Ils ont abattu Avi et Jurek alors qu'il rentraient chez eux, dit-il. Un papillon lune vit huit jours. La même espérance de vie qu'un Juif à cette époque. Il s'adossa et ferma les yeux. Je n'ai rien oublié.
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CroquignolleCroquignolle   25 juin 2018
J'étais fou amoureux de toi, dit-il. Mais je ne voulais pas le montrer. Ce n'est pas bon de gâter les femmes. Elles ne doivent pas savoir l'emprise qu'elles ont sur nous.
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CroquignolleCroquignolle   25 juin 2018
Dans le ghetto, poursuivit Lilka, on ne pouvait pas survivre si l'on n'avait personne à aimer. C'était la seule chose qui pouvait vous sauver du désespoir.
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Videos de Gwen Edelman (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gwen Edelman
Deuxième partie de notre rencontre avec Gwen Edelman pour la sortie de "Le train pour Varsovie" chez Belfond.
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