AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2867466628
Éditeur : Liana Lévi (07/03/2013)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Un disque de 3 minutes 33 secondes, c’est tout ce qu’il reste de ce temps-là. De ce Paris occupé où trois jazzmen planqués pour échapper aux nazis tentaient malgré tout d’enregistrer un morceau. Sid, Chip, et Hiero, deux Noirs de Baltimore et un métis allemand, unis le temps d’un enregistrement frondeur, au nez et à la barbe de l’ennemi. Avant, c’est à Berlin qu’ils jouaient, quand l’Amérique marquait le tempo des folles nuits européennes. Avant que Goebbels n’inter... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
paroles
  20 novembre 2014
Amateurs de jazz, ce livre vous est dédié...
Hymne au jazz, à l'amitié, ce roman est un mélange complexe d'histoires. Histoire de guerres, histoires de vie, histoire du jazz.
Berlin, début années quarante.
La crise économique mondiale frappe de plein fouet l'Allemagne qui tombe peu à peu dans le nazisme. Un groupe de jazz formé de deux musiciens Black américains, d'un métis allemand noir et juif et d'autres musiciens allemands sont obligés de fuir le pays. Ce genre de musique n'est pas à l'honneur auprès de Goebbels.
Ils fuient donc le pouvoir nazi et se rendent en France où ils rencontrent le grand, l'immense Louis Armstrong, qui leur propose de réaliser ensemble leur rêve, réaliser un disque de jazz. 3mn 33s de bonheur pour des heures de travail. Mais tous les musiciens ne se montrent pas à la hauteur du grand jazzman, tous ne feront pas partie de l'aventure. le destin de chaque musicien prend alors une direction bien différente...
Roman qui se lit comme une partition. On y entend les standards du jazz des années de guerre. L'écriture prend le ton particulier du langage noir-américain, et on s'y habitue avec plaisir au fur et à mesure de la lecture. Les personnages sont touchants et très réalistes. Même si Hieronymus Falk ou Little maestro, trompettiste de génie, n'a pas existé, la musique de l'écriture l'a rendu bien vivant pendant ces quelques pages et j'ai goûté mon plaisir jusqu'au bout sans en perdre une note...
🎶 Un peu parti un peu naze
Je descends dans la boite de jazz
Histoire d'oublier un peu
Le cours de ma vie...🎶
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
dcs919
  04 janvier 2015
Dans les années 1960, en faisant des travaux dans une maison à Vichy, un entrepreneur découvre cinq disques de jazz cachés dans une paroi. Ces disques finissent par arriver sur le bureau d'un musicologue berlinois qui détecte dans ces "galettes" anonymes, un talent incroyable. Un trompétiste jazzmen, probablement l'un des plus doués de sa génération. Commence alors l'enquête pour savoir qui est ce trompétiste inconnu, Hieronymus Falk. Un journaliste décide d'en faire un documentaire, diffusé à Berlin en 1992.
Berlin, 1939. C'est clairement la fin pour un groupe de jazz réunissant deux jazzmen noir américains (Sidney Griffiths et Chip Jones), un métis issue de l'amour d'une allemande avec un soldat sénégalais ramené en Rhénanie par les français lors de la première guerre (Hieronymus Falk), un juif allemand (Paul Butterstein) et deux allemands "aryens" (Ernst et Fritz). Les autorités nazies, qui débutent leur entreprise de "purification" de la société allemande, ont dans leur viseur le jazz, cette musique de dégénérés jouée par des nègres (et un juif en l'occurrence).
Il faut fuir. Mais ce n'est pas simple dans un Berlin où la Gestapo est partout et rien ne se passe comme prévu. Paul sera attrapé et déporté. Fritz abandonne le groupe en espérant mieux s'en tirer seul. Restent Sid, Chip, Hiero et Ernst, qui rencontrent Dalillah, la manager d'un certain Louis Amstrong, qui voudrait bien les faire venir à Paris pour leur permettre de rencontrer le Maïtre.
C'est finalement Ernst qui permettra, en marchandant sa liberté avec son père influent, à Sid, Chip et Hiero de partir à Paris.
Là-bas, ils rencontrent Louis Amstrong qui leur propose d'enregistrer un disque ensemble, mais pas n'importe quel morceau. Une adaptation jazz d'un hymne nazi, le Horst Wessel, sorte d'ultime pied de nez à la tyrannie qui s'abat sur l'Europe.
Car oui, même à Paris en 1940, les musiciens sont rapidement rattrapés par L Histoire et encore une fois, rien ne se passera comme prévu. Il faut fuir à nouveau. Mais vers où ?
Sid et Chip sont américains, il leur faut partir vers le Portugal pour rejoindre les Etats-Unis. Mais Hiero ? Il est allemand, ou plus exactement apatride selon les nazis. La Suisse ?
Toujours est-il que la carrière de Hiero, baptisé "Litlle Louis" par le Grand, se terminera là.
Amitié, amour, jalousie, trahison dans le contexte compliqué d'un pays en guerre puis occupé. Les survivants, Sid, Chip et Hiero se retrouvant en 1992 pourront-ils se réconcilier ?
Le choix fait par l'auteure d'une narration non linéaire m'a dans un premier temps valu d'avoir un peu de mal à suivre et c'est seulement à la moitié du livre que j'ai vraiment définitivement accroché.
Le roman se déroule sur deux périodes, 1939-40 entre Berlin et Paris et 1992 à Berlin (avec un flash-back dans l'enfance de Sid et Chip à Baltimore) puis en Pologne. Mais particulièrement les évènements de 1939-40 sont narrés dans un désordre un peu perturbant, reflétant le désordre de la période historique décrite, mais qui m'a valu de devoir régulièrement revenir en arrière pour bien saisir ce que j'étais en train de lire.
Bref, tout est jazz dans ce très bon roman, et comme dans un bon morceau de jazz, on ne sait pas toujours où on en est...car l'on en est nulle part !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
topocl
  25 novembre 2014
C'est un groupe de jeunes gars insouciants qui ne vivent que par le jazz, leur musique. Seulement à Berlin, ça n'est pas forcément une bonne idée, en 1939. Surtout qu'il y a là deux Afro-Américains qui ont fuit la ségrégation des Etats-Unis, un Juif blond aux yeux bleus et un métis allemand au côté de deux Allemands bon teint. Et ça n'est pas forcément une bonne idée non plus de s'enfuir ensuite à Paris...
Car Louis Armstrong n'est pas forcément plus fort qu'Hitler... Et dans cette ambiance de peur et de haine, l'amitié, l'amour, la musique, c'est bien beau, mais ça peut mal tourner aussi...
Déjà les rapports du nazisme au jazz, et aux Noirs, c'est pas des histoires dont j'ai beaucoup entendu parler . Et à côté de cet aspect historique, on a tous les ingrédients d'un excellent roman. L' histoire est racontée par l'un des Noirs américains, en deux temps, car c'est à 84 ans, la vie ayant fait son chemin, que les amis vont se retrouver .
Il déroule par petits bouts cette histoire d'amitié musicale rendue complexe par une femme et des différences de talent, emmêlant habilement Louis Armstrong ou Bill Coleman aux personnages fictionnels. Une amitié qui va et vient entre chaleur et moqueries complices, rendue par des dialogues peaufinés aux petits oignons.
La voix d'Esi Edugyan impressionne par sa vivacité, sa justesse, dans un style où se mêle la proximité de l'oralité et des élans d'une beauté âpre et troublante pour parler de la peur, de la tristesse, des errances du coeur. Et de la musique, qui est là vivante, ample, joyeuse, du plaisir de jouer ensemble, consolateur et primordial.
Les choses auraient été si simple sans la guerre... J'ai trouvé d'une beauté bouleversante ce roman à la fois joyeux et tragique, écrit avec une chaleur de tous les instants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
ladyoga
  13 novembre 2014
Voilà une semaine que je traîne ce boulet de lecture, et là j'abandonne; ce livre n'est pas pour moi même si le thème me plaisait avec ces musiciens de jazz ballottés entre Berlin et Paris en pleine guerre mondiale. Mais la lectrice que je suis devenue a ses exigences et notamment sur le STYLE.
Je pensais que l'auteur était un homme et je viens de découvrir que je me trompais. C'est une femme, qui vit au Canada. Ce livre m'a été conseillé par une libraire, je m'abstiens de tout commentaire, l'important était l'acte de vente.
Assez de temps perdu.
Commenter  J’apprécie          60
fuji
  11 novembre 2014
Sid le narrateur fait parti d'un trio de musiciens de jazz. Un très jeune trompettiste Hiéro surgi de nulle part possède un talent extraordinaire.
De Berlin à Paris dans les années 40 une tragédie se noue.
Sid, Chip et Hiero tous de sang mêlés doivent fuir l'Allemagne et c'est à Paris que tout se joue.
Un demi siècle plus tard les souvenirs vont être confrontés à la réalité....
L'auteur déroule cette histoire comme si c'était un morceau de jazz, en lisant on écoute une musique
bouleversante.
Le destin d'individus dont les différences deviennent visibles à un instant de l'Histoire.
La peur, la lâcheté et la trahison.
La musicalité du style accompagnant une histoire bouleversante de 3 individus qui n'ont pas la bonne couleur de peau.
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
parolesparoles   22 novembre 2014
C'était la voix des dieux, tout ce cuivre. C'était le vieil Armstrong et le nouveau, l'essence concentrée de la maturité d'un maître et du gamin qu'il avait été, le gamin qui pouvait faire claquer ses glissandos comme des billes, les contre-ut perçants. Hiero balançait note après note, chatoyante comme le soleil qui glisse à la surface d'un lac, et Armstrong était l'eau, tout en profondeur et en pensée, pas une note de gâchée. Hiero ne faisait que tendre le bras, cherchant la rive ; Armstrong était là à l'appeler. Leurs trompes rendaient le son si nu, si brut, qu'on se rendait presque coupable de l'entendre, comme si on écoutait aux portes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
parolesparoles   23 novembre 2014
C'était des rues de jazz, après tout. Cette musique y avait un jour accroché son chapeau et presque tout le monde avait eu envie de venir en jouer. On passait devant les pensions bon marché, les appartements abandonnés où les jazzmen étaient venus swinguer. On se baladait devant un Rat Mort délabré, la porte étroite et condamnée du Big Apple, devant le bon vieux Bricktop d'où Bechet et McKendrick avaient déboulé dans la rue en se tirant dessus, saouls comme des cochons tous les deux. Le long de la rue Pigalle et de la rue Fontaine y avait plus que l'écho de nos pas pour marquer le rythme. On était devenus maigres comme des lévriers, le corps tout en espoir et en os.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
parolesparoles   22 novembre 2014
Louis Armstrong ? Bon Dieu, je savais que ça y était, que c'était notre heure, notre vie. Les gens croient qu'une vie, ça s'étale sur des années. C'est pas vrai. Ça peut aller aussi vite que le feu d'une allumette dans une pièce obscure.
Commenter  J’apprécie          110
fannyvincentfannyvincent   22 mai 2014
Chip nous a déconseillé de sortir. Allez pas tenter le diable, les mecs, il disait. Mais la nuit avait été mouvementée, je vous jure, on tenait plus sur nos jambes, à cause du tord-boyaux – le tord-boyaux, la gnôle des paysans de France, c’était pas cher, voyez-vous, mais ça faisait comme des clous dans les tripes. Même à regarder, c’est trouble et noir dans la bouteille, on
croirait boire une eau marécageuse.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
topocltopocl   25 novembre 2014
Le jazz. Ici en Allemagne c'était devenu pire qu'un virus. On était tous comme des puces, nous les Nègres, les Juifs et les voyous de basse classe décidés à produire ce tintamarre vulgaire pour entraîner des mignonnes petites blondes dans le vice et le sexe. C'était pas une musique, c'était pas une mode. C'était un fléau envoyé par les hordes noirs maudites, fomenté par les Juifs. Nous les Nègres, voyez-vous, on ne pouvait nous le reprocher qu'à moitié, c'est tout bonnement plus fort que nous. Les sauvages ont un instinct naturel pour les rythmes dégradants, aucun self-control à proprement parler. Mais les Juifs, mon frère, eux il faisaient exprès de mijoter cette musique de la jungle. Tout ça faisait partie de leur plan démoniaque pour affaiblir la jeunesse aryenne, corrompre ses filles, diluer son sang.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Esi Edugyan (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Esi Edugyan
Esi Edugyan: The Waterstones Interview
autres livres classés : jazzVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr

Autres livres de Esi Edugyan (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Pentaquiz : on recherche le cinquième terme

Afrique, Amérique, Asie, Europe, ...

Basson
le chien Dagobert
Le Deutéronome
Jean Valjean
New York
Océanie
Rimski-Korsakov
Russie

16 questions
341 lecteurs ont répondu
Thèmes : anatomie , bande dessinée , géographie , géopolitique , littérature , musique , société , sport , zoologieCréer un quiz sur ce livre
.. ..