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Marie-Hélène Archambeaud (Traducteur)
ISBN : 2264049499
Éditeur : 10-18 (01/10/2009)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Une boutique de quartier dans la banlieue de Göteborg. Trois hommes sont retrouvés assassinés, le visage explosé à l’arme à feu. Erik Winter se trouve face à une affaire particulièrement épineuse. Drogue ? Trafic de réfugiés clandestins ? Ou pire encore ?
Personne ne semble avoir vu ni entendu quoi que ce soit, et ceux qui pourraient savoir se taisent – ou disparaissent…

Le huitième roman dans la série des enquêtes d’Erik Winter et ses collègue... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Lorraine47
  05 janvier 2014
La Saint Jean en Suède, une nuit qui n'en finit pas de tomber, un soleil de plomb pire que dans l'extrême sud de d'Espagne...
Erik Winter, commissaire de la bonne ville de Göteborg a du pain sur la planche: un triple meutre d'une violence inouïe pour cette petite ville bien tranquille: les trois types qui ont été dézingués n'ont plus de visage, c'est dire!
Un polar haletant où les témoins sont de véritables fantômes qui plus est plus muets que des carpes! Nous sommes baladés dans la communauté kurde de Suède. Bref, ne comptez pas sur moi pour vous lâcher le morceau de cette intrigue que l'on solutionne dans les toutes dernières pages!
On transpire, on vit au rythme effréné de cet été suédois brûlant et haletant!
Ce doux pays... Qui est le mien!
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sandrine57
  19 novembre 2015
Après six mois sous le soleil espagnol, le commissaire Erik Winter est de retour à Göteborg, à la tête de son équipe. En ce mois de juin où la chaleur stagne sur la ville comme une chappe de plomb, il est appelé au petit jour sur les lieux d'un crime particulièrement sanglant. Trois hommes ont été abattus et défigurés dans une supérette ouverte 24 heures sur 24, dans les quartier Nord de la ville. Cette partie de Göteborg est essentiellement peuplé d'africains, de moyen-orientaux, de kurdes. Réfugiés politiques ou économiques, clandestins ou réguliers, ils se méfient tous de la police et Winter a le plus grand mal à faire parler les témoins.
Une enquête difficile pour Erik Winter qui évolue parmi ceux qu'on ne voit pas, une population qui se fait discrète, gère ses conflits et vit en lisière de la société suedoise. Comme à son habitude, Åke EDWARDSON nous montre l'envers du décor de ce ''doux pays'' souvent érigé en modèle mais dont les failles se font de plus en plus profondes. Winter, flic atypique, humain, empathique, intuitif, inquiet pour l'avenir du monde, s'imprègne de l'atmosphère de ces quartiers Nord sans réussir à les pénétrer vraiment. Impuissant à faire parler une population méfiante, qui souvent a fui des conflits armés, le commissaire cherche à comprendre sans brusquer les choses. C'est là toute l'originalité de ce policier toujours dans l'interrogation et la réflexion, adepte de la méthode douce.
Cette huitième enquête fait partie des meilleures de la série. Winter y est plus humain et sensible que jamais, enquêteur méticuleux, mari et père aimant.
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Caliban
  16 novembre 2016
Un suspense peu haletant , l'impression que parfois l'auteur tire à la ligne rendent ce livre un peu ennuyeux et j'ai eu du mal à le terminer mais il est instructif à plus d'un titre et j'ai retenu la formule en basde la page 253:
"Il fallait être ouvert à tout, vraiment ouvert . Et ne pas tomber dans la facilité en jugeant les cultures étrangères d'après la nôtre . a, c'était de l'ethnocentrisme ."
Ce polar est, bon gré mal gré, l'illustration de la pénétration du tiers monde en Suède . Voilà qui éclaire le débat sur les frontières de l'Europe d'un jour nouveau : Les frontières de l'Irak et de l'Iran (par Kurdistan interposé ) ont atteint Göteborg . Même les pays non colonisateurs subissent le ressac de la décolonisation, le choc en retour .
Nous voilà loin du polar !
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Sharon
  04 avril 2018
Je n'apprécie pas toujours les enquêtes d'Erik Winter, parce qu'il est un enquêteur qui ménage un peu trop, voire beaucoup trop, les personnes qu'il interroge. Cela dépend des enquêtes. Prendre son temps est nécessaire pour bien enquêter, cela ne veut pas dire perdre son temps.
Dans cette intrigue, les faits sont différents, parce qu'Erik sait que le temps joue contre lui, et que la vie d'une personne, au moins, est menacée. Il faut déjà qu'il parvienne à identifier cette personne, jeune, très jeune, présente sur les lieux du crime, mais ignorée (ou pas ?) par les meurtriers.
Trois hommes sont morts. Tous les trois se trouvaient au même endroit parce qu'ils y travaillaient, parce qu'ils y commerçaient – les horaires d'ouvertures de magasins, en Suède, ne sont pas les mêmes qu'en France. Seulement, les proches des victimes ignoraient qu'elles travaillaient là, voire ce qu'elles pouvaient faire là. Ignorance feinte ou réelle ? Leur point commun, à tous trois, est leur origine étrangère. Cela a-t-il pu jouer ?
D'autres auteurs suédois (Camilla Lackberg, Theodor Kallifatides dans une moindre mesure
) ont parlé du malaise d'une certaine frange de la population face à l'arrivée d'immigrés, de réfugiés, sur le sol suédois. Ici, nous voyons plutôt les conséquences de la politique visant à l'intégration au quotidien – ou plutôt les conséquences des erreurs qui ont été commises. Les bonnes intentions ne suffisent pas.
Erik Winter est confronté à la barrière de la langue, aux usages différents. Il lui est plus difficile d'interpréter les indices qu'il pense découvrir. Il a aussi ses propres préoccupations, liées à sa famille et à l'orientation qu'il souhaite donner à sa vie familiale : il n'est pas si facile de choisir où habiter, surtout si l'on a le choix.
Ce doux pays, titre ironique, puisque la Suède n'a pas pu ou su offrir aux immigrés un lieu sûr où vivre sans crainte. N'est-ce pas le problème qui se pose à de nombreux pays occidentaux ?
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Rodin_Marcel
  16 mars 2015
Edwardson, Åke (1953-....). Ce doux pays (traduit du suédois par Marie-Hélène Archambeaud) – éditions 10-18, 2009 (ISBN : 978-2-264-04949-0) (copyright en langue originale 2006 sous le titre "vänaste land")

Le «doux pays» en question désigne la Suède d'aujourd'hui. Ce roman n'est pas bien bon, il veut faire trop d'effets de style, et piétine souvent sur place à grand renfort de digressions sans grand intérêt.

L'auteur se saisit pourtant du thème de ces immigrés de tous les pays du monde qui se réfugient en Europe, et y importent des drames et manières d'agir en provenance de leurs pays d'origine. Ici, il s'agit de Kurdes, d'Irakiens, de Syriens, de Turcs etc, qui exercent une terrible vengeance contre certains des leurs qui ont contribué à alimenter un réseau de prostitution de jeunes filles. L'auteur tente de restituer au mieux le mode de vie de ces communautés, tout autant terrorisées par leurs propres mafieux que par la police qui cherche à repérer les clandestins pour les renvoyer chez eux.

Une belle page sur l'une des policières, d'origine africaine (Ouagadougou), née en Suède et donc se sentant plus ou moins suédoise, mais qui, après un séjour dans son pays d'origine, ne sait plus très bien ce qu'elle est au juste (voir pp. 55-56). Page 90, un passage bien vu sur "l'amour de la banlieue", mais de loin ; un constat, page 173, sur l'état de délabrement des liens familiaux (voir citations).
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Lorraine47Lorraine47   03 janvier 2014
Les Kurdes s'étaient répandus au-delà de leur territoire d'origine, puis à travers le monde entier, ils avaient franchi les frontières non reconnues comme telles de leur pays: une forme de diaspora qui rappelait si besoin en était que vivre sans frontières ne signifie pas toujours vivre libre.
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Rodin_MarcelRodin_Marcel   16 mars 2015
"Il y avait un panneau à l'entrée de la grand place de Ranneberg, le centre économique du quartier. Winter apercevait une pizzeria qui ouvrait sur la place par une large baie vitrée. Il se gara en face du complexe sportif. En sortant du parking, il déchiffra le panneau : «Nous aimons la banlieue»
Peut-être était-ce le Service du logement social qui l'avait fait poser. Ils percevaient les loyers. À moins qu'il ne s'agisse de la commune, ou d'une autre institution publique... Tout le monde aime la banlieue, pourvu qu'elle reste la banlieue, songea-t-il. Pourvu que les banlieusards n'en bougent pas. On appréciait moins leurs sorties dans le centre-ville. À Vasaplats. Du coup les bourgeois déménageaient... vers le sud, les banlieues sud. Encore plus au sud. C'était plus propre, plus beau, plus blanc. Pourtant à Ranneberg aussi, c'était beau et blanc. Le Service du logement social avait décidé qu'il n'y aurait pas plus de trois familles immigrées par bâtiment. Dommage qu'on n'y ait pas pensé avant, c'était ça la clé de l'intégration." (p. 90)


"Dans de nombreuses familles immigrées, les parents ne pouvaient rien contrôler. Ils n'avaient aucun contact avec le monde environnant, ne pratiquaient pas la langue, n'avaient aucun repère en dehors de la maison. Ils avaient peur. Les enfants sortaient dehors, dans ce monde étranger, effrayant. Les enfants, eux, faisaient d'incessants allers-retours entre ces deux mondes. Ils passaient la frontière cent fois dans la journée. Parfois ils ne rentraient pas à la maison." (page 173)
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Lorraine47Lorraine47   04 janvier 2014
Il tira dessus et regarda la fumée monter vers le ciel. La première bouffée de la journée, toute propre et innocente. Comme un pet du matin, douce comme la brise.
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NikozNikoz   22 février 2017
Qui s'installerait ici de son plein gré, dans cet avant-poste de l'Arctique, s'il avait vraiment le choix? La Suède fait partie des huit pays dits"arctiques". Il y en a huit, et pas un de plus. Le soleil brille au-dessus de la ville en ce moment, mais sinon c'est le règne des ténèbres. De la pluie et du vent.
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morinmorin   08 février 2011
Nasrin l'attendait sous un arbre. Ce jour-là tous ceux qu'il rencontrait n'aspiraient qu'à retrouver l'ombre.
- je préfèrerais marcher, lui dit la jeune fille. Je n'ai pas envie de rester plantée ici.
- de quel côté ?
elle fit un vague geste en direction du sud-ouest....
... pourquoi vouliez -vous me rencontrer maintenant ?...
Winter n'avait pas encore ouvert la bouche depuis le début de la promenade
.. nous ne sommes plus très loin
- loin de quoi ?
- loin de la vérité. De la solution de l'énigme, si on peut l'appeler comme ça.
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Videos de Åke Edwardson (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Åke Edwardson
Bande annonce de la série Kommissarie Winter, adaptée de la série littéraire d’Åke Edwardson, le Commissaire Winter est un des personnages les plus connus de la littérature nordique.
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