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ISBN : 2264057866
Éditeur : 10-18 (18/10/2012)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 53 notes)
Résumé :
En cette fin d'automne, trois antennes locales de la police de Göteborgreçoivent des plaintes similaires: un inconnu accosterait des enfants dans un parc. Mais comme aucun crime ne semble avoir été commis,ces dépositions sont laissées de côté. Jusqu'à ce qu'un garçonnet de quatre ans soit enlevé dans ce même parc, puis retrouvé blessé. Erik Winter, qui enquête sur de violentes agressions touchant des étudiants, pense que les deux affaires sont liées. Commence alors ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Bibliozonard
  11 décembre 2012
Le dixième titre traduit en français chez JC Lattès et en poche 10/18. Sur les 17 déjà paru en Suède et ailleurs. D'abord, prononcé « Oke Edvardson », c'est plus facile pour le mémo. Alors pour ce qui est du fait que l'auteur est considéré comme le digne successeur de Henning Mankell. Je ne sais pas, pas encore lut le deuxième. Alors, j'ai demandé dans un ou deux groupes de polar pour vérifier l'info. Certains n'ont pas lu Ake ou Henning ou aucun des deux. Un fin connaisseur m'a dit qu'il trouvait Edwardson meilleur. D'autres préfèrent Mankell. Toutefois une analyse judicieuse et très minutieuse est présentée sur le blog du polar de Velda: "Wallander (H Mankell) versus Winter (A Edwardson) qui gagne ?" Voici son lien:http://leblogdupolar.blogspot.fr/2011/04/chambre-n10-de-ake-edwardson.html . En tous les cas, ce roman a reçu le prix de l'académie suédoise en 2001. La renommée de l'auteur dans le genre policier, grand détective, est bien assise. Lecture découverte. Première ! Action ! Clap !
Silence, on touuuuuuurne !
Des bouts chou disparaissent quelques heures dans une tranche d'heures où les parents sont en totale confiance. Les petits sont à la garderie. Un petit tour et puis reviennent sans dommages corporels ou psychologiques. En parallèle, des étudiants sont agressés en un tour de main. Ils s'en sortent malgré la gravité de LA blessure.
Des faits divers inquiétants. Pas les plus graves pour apparaître en première page d'un journal quotidien, et qui plus est sans lien entre eux. L'affaire des jeunes assaillis est confiée d'office au commissaire Erik Winter et Bertil Ringmar. Entre temps, des parents portent plaintes à différents commissariats de police pour l'enlèvement supposé de leurs enfants. C'est à Göteborg, la côte sud-ouest de la Suède, en période des fêtes de Noël, que ça se passe.
Je suis perplexe à 200 pages. Pour deux choses :
Primo, le changement de point de vue de personnages régulièrement sans annotations, sans caractère pour préciser que l'auteur change d'individus dans l'histoire. C'est déstabilisant au point de casser le rythme de lecture, je devais revenir sur mes pas parfois. « Oh mince ce n'est plus lui ! C'est lui maintenant ».
Secundo, le sujet et les personnages. L'idée est très séduisante. Les enfants qui disparaissent momentanément, les étudiants agressés. Cependant, la profondeur des personnages me semble incomplète, la tension est légère, le stress des parents exposé en surface. En gros, je ressens un manque dans cette enquête. Un grand détective, un polar en somme. Je verrais d'ici la fin. Mais voilà déjà une première orientation pour mon commentaire à venir.
Les séparations se sont atténuées. Des « * » font toujours office de séparateur de scénario. Ils marquent une pause « intra-muros » du chapitre. Ce n'était pas vraiment nécessaire. Toutefois, c'était très léger, à un moment dans le livre où il n'y a plus de cassure comme dans sa première partie (je sais que le but était de créer une dynamique particulière, mais elle n'a pas fonctionné). C'est devenu une histoire plus claire et agréable à lire. Plus cohérent.
J'en arrive à l'histoire proprement dite. Une enquête triste, malsaine, un sujet peu rassurant. Qui peut susciter le réveil d'un sentiment d'insécurité. Voir de paranoïa. Des cas extrêmes, mais réels. En mai 2012, un enfant s'est échappé d'une crèche en Gironde. D'office, le manque de personnel est pointé. Il y a eu le projet de puce électronique apposée sur les vêtements des enfants en 2011 en France. Ce qui permettait de les suivre et de savoir où ils étaient. Succès ou ratés ? Je ne sais pas. Personnellement, j'adhère. Il n'y a pas que le manque de personnel. L'infrastructure sécurisée. Jusqu'à quel point ! de ne plus empêcher un forcené d'attaquer une crèche à la machette comme à Termonde en Belgique en 2009. Et pourquoi ne pas imposer un arrangement sur le temps de travail : un des deux parents garde son enfant jusqu'à ce que le petit intègre l'école maternelle. Et voilà ! le cadeau du Père Noël ! Enfants sauvés et parents rassurés. Grand coeur et mauvais comptable, car c'est une solution qui gonflerait le chiffre du chômage. Alors, reprenons les employé(e)s, formons-les pour qu'ils ou elles comblent le manque de personnel dans les grandes écoles. Trop grosses dépenses. Certes. Finalement, laissons la chose en l'état. le pourcentage recensé de risque de disparition d'enfants ou de crimes dans les crèches a moins de conséquences sur l'économie d'un pays que le financement de la sécurité optimale exagérée. Et ce que cela comporte comme mesure efficace.
L'intrigue passe de faits presque banals et sans liens, à suspicieux et inquiétants. Un enchainement qui devient vite une histoire plus complexe, plus dure. L'horrible sort de ses gongs. L'essentiel dans ce livre est l'enquête policière, les ramifications, les voies de recherches, l'unité des services de police. L'excellente collaboration que la Belgique aurait aimé connaître en 1996 avec l'affaire Dutroux. du dialogue, des questions réponses, un pur roman policier. Lecture facile et rapide, la tension est bien gérée de sorte que le lecteur est sincèrement embarqué par la curiosité plus que le suspens. L'envie de connaître l'issue de l'aventure sera pressante.
Les sujets délicats de la maltraitance, de l'homosexualité, des abus, du racisme sont présentés finement. Pas de manière à étoffer une affaire avec des paragraphes informatifs. Ils sont plutôt ancrés dans le texte, éléments vivants de l'histoire. C'est le socle, l'enquête, qui permet à la réalité de ces sujets de ressortir.
Le ciel est sur terre. Cela pourrait signifier que le paradis est sur terre. Comme dans le tube de Belinda Carlisle en 1987, qui parle de sentiments amoureux. (p378) « Heaven is a place on earth. » Une chanson qui ouvre les portes de la joie où « Tu te tapes le ménage en dansant et en chantant ». Cette ambiance est vraie pour l'issue de l'enquête, pour le bon fonctionnement des services de police. C'est Noël et vive sa magie. L'autre penchant de l'allusion faite avec le titre du livre signifierait que le ciel est absent là haut. Pas de paradis. Sur terre, il nous est tombé sur la tête. Rien de magique, pas d'illusions. Sans vie. Mais de la survie. L'histoire reflète ce contexte de beauté disparue. Il faut donc se créer son rêve, son paradis, son ciel sur terre.
Pour conclure, à lire. Faire fi de la construction en ouverture. Et puis le reste coule entre peur et vérité. Joyeux Noël. GOD JUL (prononcé « Goud iul » en suédois)
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infosix
  11 août 2013
Nous sommes ici aux antipodes des romans finement ciselés de Henning Mankell et je ne preux comprendre - outre le fait qu'ils soient tous les deux suédois - qu'on ait pu présenter ce Åke Edwardson comme étant "le successeur de Mankell".
Il n'y aucune finesse dans l'écriture et la psychologie des personnages tient davantage de la bande dessinée que du roman psychologique. L'intrigue est cousue de fil blanc. La structure du roman découpée en petites pièces détachées, agace et dérange, comme si l'auteur avait voulu faire paraître touffue une intrigue qui ne l'est pas.

Mais ce qui heurte davantage c'est la piètre qualité de l'écriture. Il faut dire que la traduction baclée du roman "en français de rue" n'aide en rien à mieux faire paraitre ce roman (Jean-Claude Lat­tès, pour la tra­duc­tion fran­çaise).
Cette traduction bourré d'argot parisien me fait penser à ces bons vieux westerns américains de mon enfance, abominablement "traduit en parigot" et où l'on voyait le texan John Wayne apostropher le premier truand venu "Alors, Mec, tu te casses" ...). Bref, tout ce qu'il y a de moins crédible...
Mais en plus, l'omniprésence d'extraits en anglais (non traduits) viennent ponctuer ce "français de rue" d'une étrange façon. J'imagine que l'auteur qu'on sent totalement acculturé aux produits culturels anglo-saxons (il cite pas moins d'une dizaine d'extraits de chansons), les a cité dans la langue de Shakespeare. Et la traducteur ne les a pas traduit, ou pire encore, occasionnellement il les cite dans les deux langues ce qui alourdit encore le texte. "Suivez le guide - Follow the guide"
Des exemples tirés du roman de Åke Edwardson (..et j'aurais pu en citer des centaines d'extraits):
"...elle a chopé une sacrée crève".
" le livreur attitré s'est fait porter pâle en dernière minute,
" Les faits. Always the facts"
" la boule à zéro, en polo"
" What did you say, Simon ? Qu'est-ce que tu as dit ...
"... : en lui serrant la paluche."
" des pompes excessivement cirées."
": le long des voies de chemin de fer s'alignaient des files de taxis obscurs. Follow the tracks..."
" Derrière lui, résonnait la musique de U2, et ces mots : Heaven on Earth, le ciel sur terre, we need it now, nous en avons besoin maintenant, I'm sick of all this hanging around, sick of sorrow, sick of..."

Pierre Lavallée
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CaroMleslivres
  20 mai 2013
'ai lu tous les opus du commissaire Winter. Celui-ci est paru en France après toute la série. C'est un peu dommage, car on retourne dans le passé du commissaire, du temps où il n'est pas encore marié à Angela... L'éditeur avait-il perdu ce volume sur le coin d'une étagère ? le traducteur avait-il oublié d'envoyer son manuscrit traduit ?...
Toujours est-il que j'ai quand même retrouvé avec plaisir l'équipe du commissariat de Göteborg. L'écriture d'Ake Edwardson est pleine de non-dits, ce qui la rend si particulière. le rythme est toujours empreint de lenteur, même si ce livre a un rythme un peu plus soutenu bien sûr, (tout est relatif). On ne lit pas Ake Edwardson pour de l'action ou de l'hémoglobine. On le lit pour l'ambiance, pour la psychologie des personnages, pour la noirceur de la nature humaine. Amateurs d'émotions fortes s'abstenir ! Boules de nerfs s'abstenir également !
Pour ma part, j'ai encore une fois apprécié sa lecture (enfin, je ne suis pas une molassone non plus, que les choses soient bien claires entre vous et moi). Deux enquêtes s'entremêlent. Il faut juste bien situer tous les personnages dès le début, car ils sont nombreux, et il n'est jamais évident de retenir qui est qui, à cause de l'exotisme des noms de famille.
Une série a été adaptée à la télévision suédoise assez récemment. Elle a été diffusée sur Arte, et je trouve que l'acteur principal a été bien choisi. Par contre, le rythme de la série est aussi lent que le rythme des livres. A ne pas regarder le soir en fin de semaine, à moins d'avoir des problèmes d'insomnie... Dans ce cas, ça peut être assez efficace !
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sandrinebyu
  23 mars 2015
Une lecture qui ne peut pas laisser indifférent.
Göteborg, une histoire de gamins accostés dans un parc,...
Une histoire d'étudiant agressé.
Une histoire de malade mental.
Une histoire de flic tenace.
Une histoire de gamin paniqué...
Je ne sais pas si ça tient à la traduction ou au texte original, mais le texte est haché, ponctué de phrases courtes, de passages du passé au présent, dans la tête d'un malade, dans la tête du flic qui tente d'éviter le pire avant qu'il soit trop tard.....
On court après l'histoire, on court, paragraphe après paragraphe. On essaie d'accélérer la course contre la montre du flic.
On essaie de comprendre ce qui se passe ... Sans trop vouloir comprendre car l'histoire est affreuse.
Je ne sais pas si j'ai aimé ce livre. Je sais que j'étais passionnée par sa lecture, mais l'univers très très noir m'a rendu malade.
Âmes sensibles s'abstenir.
Je vous laisse juge.
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edwige31
  06 mars 2018
Je redoute toujours un peu les thrillers qui abordent l'agression et le meurtre des enfants mais ce roman policier les abordent avec une certaine délicatesse car sans force de détails sordides. Les différentes enquêtes sont complexes mais abordées avec efficacité.Encore une fois, les auteurs nordiques ont la capacité d'intégrer la vie personnelle des policiers pour enrichir l'histoire et les personnages. La double vision ( du policier et de l'agresseur) est particulièrement réussie et crée un véritable suspens.
Excellente écriture rythmée mais aussi sensible.
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critiques presse (1)
Actualitte   15 décembre 2011
Ce qui importe dans ce roman, c'est l'enquête et le cheminement du commissaire et de ses acolytes. Et leurs vie personnelles également, proches de notre quotidien et qui forcément séduisent. Ainsi Bertil et son fils Martin qui ne veut plus le voir, Fredrik, veuf depuis peu, à l'humour redondant et Aneta, la « Black » du service, sensible et intelligente ; autant de stéréotypes qui ancrent le récit dans une réalité finalement concrète et proche.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
line70line70   23 octobre 2011
- Pour ma part j’ai fréquenté l’école de la vie, fit remarquer Ringmar.
- Et quand est-ce qu’on obtient son diplôme ?
Ringmar secoua les épaules.
- On repasse l’examen tous les jours, c’est vrai. On se voit tous les jours récompensé, Erik.
- Par qui ?
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rkhettaouirkhettaoui   13 août 2018
S’il dessinait une voiture, elle était à l’intérieur. Un cheval, elle le montait. Un petit enfant, elle le tenait par la main. Ils marchaient sur une pelouse parsemée de fleurs rouges et jaunes.
Il dessinait un champ. Et la mer après le champ.
Le soir, il faisait le lit pour sa maman. Il avait une petite banquette dans sa chambre, alors il mettait une couverture et un oreiller. Si elle revenait, elle pouvait dormir là. S’allonger directement, sans faire le lit, pas de problème.
+ Lire la suite
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rkhettaouirkhettaoui   13 août 2018
Les spéculations devaient maintenant être suivies de questions, d’autres questions encore, de promenades dans les rues, dans les escaliers, de nouvelles auditions et de conversations téléphoniques, de lectures, suivies de nouvelles lectures, suivies d’examens et de nouveaux examens.
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rkhettaouirkhettaoui   13 août 2018
C’était facile de se cacher dans une grande ville comme Göteborg. Et Ringmar n’avait pas lancé de mandat de recherche après ce fils qui n’avait pas donné de nouvelles depuis bientôt un an. Qui ne voulait pas qu’on le trouve. Au moins savait-il, par Moa, que le gamin était en vie.
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rkhettaouirkhettaoui   13 août 2018
C’est l’époque qui veut ça, songea Ringmar, et ce n’est pas plus mal. Dans mon jeune temps, on était toujours furieux contre quelque chose ou quelqu’un. Des révoltés.
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