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Francis Lustman (Traducteur) Quarante-deux (Traducteur)
EAN : 9782253072508
382 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (18/06/2003)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Nick Stavrianos est détective privé. En tant qu'ancien flic il possède des capacités physiques et mentales accrues grâce aux nods, des nanoprogrammes implantés dans son cerveau, qui modifient le champ de sa conscience. Engagé par un commanditaire inconnu, il est chargé d'enquêter sur la mystérieuse disparition d'une autiste dans un hôpital. Étrange coïncidence, cette femme est née l'année o&#... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
  18 février 2017
Les smartphones et leurs applications vous horripilent ? Vous n'aimeriez certainement pas vivre dans le futur imaginé par Egan, dans lequel les êtres humains peuvent s'injecter directement des « mods », capables de booster les aptitudes intellectuelles, bloquer certaines émotions nuisibles, faire des recherches sur le réseau et recevoir les résultats immédiatement dans le cerveau, etc.
Le début du roman m'a un peu pris au dépourvu : la Terre soudainement isolée du reste de l'univers par une bulle apparue on ne sait trop comment, une secte apocalyptique qui fait régner la terreur, et des industries ultra-puissantes pour qui tous les moyens sont bons pour se faire un peu plus d'argent. A priori, on était plutôt dans le genre « techno-thriller de gare », qui était assez éloigné des attentes que j'avais de l'auteur.
Après 150 pages toutefois, Egan revient sur son terrain favori, la hard-science. La transition est d'ailleurs brutale, toute l'intrigue construite au début du roman est poussée sur le côté sans ménagement, et on en entendra pratiquement plus parler. À la place, on se torturera les méninges avec certains paradoxes de la mécanique quantique. Je pense que j'étais le bon public : juste assez de connaissances pour saisir de quoi on parle, et pas assez pour me laisser emmener là où le veut l'auteur sans discuter.
Le coeur du roman et le côté hard science que j'affectionne chez Egan continuent à me plaire, mais la structure du roman en général me paraît assez bancale. Mon verdict final sera un « mouais » sans conviction.
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Alterran
  15 février 2018
Nous suivons Nick Stavrianos, détective privé et ancien flic.
Laura Andrews est handicapée mentale sévère et a été enlevée. Nick est mis sur le coup par un client inconnu. Il accepte pourtant le contrat sans s'imaginer les conséquences pour lui, les autres et le monde.
Nous sommes en 2068. La planète vit sous une chape inconnue (la Bulle) depuis 33 ans : un beau jour, les étoiles disparaissent et sont occultées par un voile mystérieux qui isole le système solaire du reste de l'univers. Personne ne peut avancer de théorie suffisamment solide pour l'expliquer. Les premières émeutes émergent en même temps que les premiers mouvements fanatiques religieux. Pourtant, ce changement radical n'apporte finalement aucune transformation à la vie paisible sur Terre et la majorité des gens, plus stoïques qu'extrémistes, reprennent leur train-train quotidien, faute de mieux.
Cela m'a tout de suite fait penser à l'excellent Spin de Robert Charles Wilson. Nul doute que RCW s'est fortement inspiré de l'oeuvre de Greg Egan pour créer son Spin. Mais la comparaison s'arrête là, car la suite du récit va invariablement dévier vers des réflexions quantiques, et une en particulier, qui vont se révéler être le pilier du livre (nous y reviendrons).
Le progrès technologique a été notable dans cette société de fin de XXIe siècle : les gens ont, moyennant finance, la possibilité d'acquérir des mods, des sortes de mini-programmes implantés directement dans le cerveau afin d'aider dans certaines tâches (par exemple le mod Maître-Chiffre de Nick qui lui permet de centraliser une grosse quantité de données ou encore En coulisse pour croiser et rechercher des données, etc.) Cela va même encore plus loin ; d'autres mods à usage privé permettent d'invoquer une rémanence d'un être aimé disparu et permettent d'interagir avec eux, comme s'ils étaient encore vivants. Tout cela avec la simple volonté; il faut s'imaginer une sorte de nano Google Glass implanté dans le cerveau sous forme de puce et où les infos invoquées apparaissent en superposition du champ de vision. Autre intérêt des mods : l'amorçage qui permet un bien-être relatif et d'échapper aux turpitudes habituelles quand on les active…
Ainsi, Rick se met sur la piste de Laura et très vite les premiers obstacles apparaissent. Comment une handicapée mentale a-t-elle pu s'échapper de l'institut médical dans lequel elle était plus ou moins enfermée? Rick finit par émettre des hypothèses et une piste l'amène à se rendre à New Hong Kong (NHK), dans le nord de l'Australie. de là, il va retrouver la trace de la disparue et se faire attraper par l'agence Biomedical Development International (BDI) qui a organisé l'extraction de Laura. BDI va alors lui implanter de force un mod de loyauté qu'il ne pourra plus désactiver ni même imaginer avoir envie de le faire. Car il s'agit bien de cela: un mod de loyauté vous enlève toute velléité à son égard, pis, vous embrasser la cause de sa fonction et pour Rick, sa nouvelle raison de vivre devient le but également recherché par BDI: l'Ensemble.
Cette première partie du roman, que l'on pourrait qualifiée de technopolar évoque des thèmes chers à Greg Egan ; les réfugiés (NHK), le libre arbitre (les mods et une petite dédicace à Orwell :)) et l'éthique. Passée cette étape, la suite du récit s'oriente beaucoup plus clairement vers une réflexion ontologique sur la physique quantique.
Une enquête quantique
La principale réflexion enchâssée dans la deuxième partie du roman est la mécanique quantique où comment l'auteur arrive brillamment à déployer, à personnifier une des théories quantiques à travers son histoire. Cette théorie est celle de von Neumann qui consiste à dire que l'observation à elle seule permet la réduction du paquet d'ondes dans le champ des possibles des états quantiques et permet ainsi de définir la réalité que nous percevons. Je vous rassure, pour illustrer tout ça, Greg Egan utilise plusieurs exemples dans le livre qui permettent de saisir l'implication d'une telle chose. J'avoue avoir été complètement bluffé et c'est là que j'ai perçu le génie de Greg Egan. Après quelques recherches, j'ai pu constater que cette théorie n'avait plus les faveurs des scientifiques (Greg Egan a écrit ce livre en 1992), pour autant, l'impact macroscopique de cette théorie est vraiment séduisant et rend le récit particulièrement accrocheur.
On peut alors se demander quel est le lien entre une handicapée mentale qui semble susciter les convoitises, la Bulle et l'Ensemble. Sous peine de dévoiler la suite, je vais en rester là sur l'intrigue mais un lien existe et on le perçoit peu à peu.
Des éléments perfectibles
Principalement deux: le style de l'auteur et le développement des personnages. le style peut paraître froid, clinique, surtout dans la deuxième partie du roman. On a l'impression parfois d'assister à un cours relevé sur la mécanique quantique plutôt qu'à un récit de SF. En fait, pour être plus précis, j'ai eu l'impression que le récit de la deuxième partie du roman servait d'alibi à l'auteur pour pouvoir placer ses idées, certes géniales. L'intrigue cède le pas face au cours magistral du docteur Egan. Cela pourra en désarmer certains, mais les puristes savoureront.
Les personnages sont, là aussi, sous-exploités. On est même parfois perdu. Rick, le personnage principal, nous gratifie parfois de réflexions intéressantes mais on a du mal à s'y attacher pleinement. C'est un point qui diverge totalement d'avec Robert Charles Wilson pour le coup. Il faut dire que le futur dépeint par Greg Egan accentue ce sentiment : un futur au tout technologique, moderne, froid. N'est-ce pas le lot de tout récit de hard SF? Privilégier l'aspect scientifique plutôt que l'aspect fictionnel? Peut-être…
Enfin, quelques longueurs et répétitions sont a déplorer en fin de roman.
En conclusion
Avec ce récit, Greg Egan signe une oeuvre magistrale sur fond d'enquête quantique. Si quelques éléments, comme les personnages où le style de l'auteur peuvent paraître en deçà de tout excellent récit de SF, la mise en oeuvre de la mécanique quantique et ses implications sont éblouissantes.
Vous l'aurez sans doute deviné, le récit est exigeant et difficilement accessible pour tout un chacun. Non pas qu'il faille détenir un doctorat en science pour pouvoir comprendre l'enjeu du récit, mais quelques bases en physique quantique est quand même un plus pour pouvoir apprécier pleinement ce livre. Après avoir dit cela, il ne fait aucun doute que si les sciences dures en générale et la physique quantique en particulier vous intéresse, ce livre est fait pour vous.
Lien : https://espaceduntemps.fr
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ildibad
  17 juin 2011
Imaginez recevoir comme thème, l'expérience imaginaire et très ésotérique suivante :
"Un chat est enfermé dans une boîte avec un flacon de gaz mortel et une source radioactive. Si un compteur Geiger détecte un certain seuil de radiations, le flacon est brisé et le chat meurt. Selon l'interprétation de Copenhague, le chat est à la fois vivant et mort. Pourtant, si nous ouvrons la boîte, nous pourrons observer que le chat est soit mort, soit vivant." (http://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_de_Schrödinger)
La plupart d'entre nous aurai bien du mal à sortir autre chose une essai aussi incompréhensible qu'indigeste.
Greg Egan, lui en tire un pur bijou.
Si vous êtes amateur de Sf Hard-science, vous vous délecterez de ce jeu ou l'observation modifie la réalité.
Si vous êtes fan de cyberpunk, vous apprécierez l'ambiance un peu glauque, un peu blues avec tout plein d'implants dans la tête
Si vous aimez une belle histoire, vous retrouverez avec plaisir un détective blessé par la vie engagé par un mystérieux client.
Un livre un peu complexe, plusieurs niveaux de lecture, cinq étoiles, pas moins !
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Arutha
  19 mai 2017
J'avais déjà fait une tentative d'incursion dans l'univers de Greg Egan sans succès. Il s'agissait d'un recueil de nouvelles dont le titre m'échappe et dont le propos m'avait alors paru si incompréhensible que j'abandonnai au premier récit. Mais comme j'aime bien donner une seconde chance aux gens, je décidai de tenter une nouvelle expérience avec ce roman.
Au début, tout était parfait. le style était clair et je comprenais non seulement tous les mots mais aussi toutes les phrases, l'un ne conduisant pas forcément à l'autre. de plus, le récit s'avérait très prenant et j'avoue que ce mélange, réussi, de polar et de science-fiction avait tout pour me plaire. Puis, le ton change.
Et là, c'est le drame... Greg Egan, comme s'il ne pouvait s'en empêcher, introduit dans son récit l'un des concepts les plus difficiles à comprendre pour un néophyte, donc à mon avis 99 % de ses éventuels lecteurs, je veux parler de la physique quantique. Il s'agit là d'un domaine de la physique non pas tant complexe (un peu quand même) que contre-intuitif. Moi-même, bien qu'ayant parcouru quelques ouvrages abordant le sujet, j'avoue n'avoir pas compris tout ce que me disait l'auteur. Je n'ose imaginer la difficulté pour quelqu'un sans une once de connaissance dans le domaine. Pour paraphraser le génial physicien Bohr : si vous avez compris la physique quantique, c'est qu'on vous l'a mal expliquée.
Maintenant, pour être tout à fait honnête, lorsqu'on a à peu près compris où Egan veut en venir, après un bon mal de crâne, l'idée développée est assez séduisante si ce n'est très réaliste (autant que je puisse en juger compte tenu de mon faible bagage). Je veux bien tenter de vous expliquer ce que j'ai compris mais, si vous lisez la suite de ce paragraphe, c'est à vos risques et périls. En mécanique quantique, donc dans le monde de l'infiniment petit, c'est à dire l'atome, en gros, il est admis qu'il est impossible de déterminer la position d'un électron à un instant donné. Tout juste existe-t-il une probabilité qu'il soit à tel endroit plutôt qu'à tel autre. Pour ce qu'on en sait, l'électron peut même se trouver à des millions d'endroits en même temps. En revanche, dès que l'on observe la position de l'électron, toutes les possibilités de présence en tel ou tel endroit sont en quelque sorte annihilées, à l'exception d'une seule. C'est ce qu'on appelle la réduction du paquet d'onde ou l'effondrement quantique.
Ça va ? Vous êtes toujours là ? Greg Egan extrapole cette particularité et imagine un être humain capable d'extraire d'une multitudes de possibilités la seule qui l'intéresse. Autrement dit, entre des milliards de futurs possibles, il s'arrange pour ne faire exister que celui qu'il souhaite. C'est un peu comme si, achetant un billet de loterie il laisse "vivre" des millions de copies de lui-même ayant acheté un billet perdant jusqu'au moment des résultats où il ne permettrait de rester qu'à celui qui aurait acheté le billet gagnant. Anéantissant du même coup tous les autres. C'est sympa, mais appliquer au monde macroscopique les réalités du monde microscopique sont tout simplement utopistes. Mais admettons.
En revanche, j'ai plutôt bien aimé son idée des mods qui sont des modifications neurales permettant d'améliorer considérablement les facultés du cerveau. le héros, en bon détective, en est truffé. J'aime l'humour avec lequel il cite les noms et fonctions de ses différents mods sans omettre d'en indiquer le fabricant et le prix. On ne sait jamais.
Voilà ! Un bon roman sans nul doute mais que vient gâcher cette manie (plutôt anglo-saxonne) de rendre le propos inintelligible pour qui n'a pas bac + 12 dans une filière scientifique. Désolé, mais cela ne laisse pas de m'agacer à chaque fois.
Pour ceux qui souhaitent (essayer de) comprendre la physique quantique, je ne saurais trop vous conseiller l'excellent ouvrage La physique quantique (enfin) expliquée simplement de Vincent Rollet.
Lien : http://aruthablog.blogspot.fr/
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Riduidel
  14 mars 2020
Dans ce roman, On suit donc les aventures de Nick, détective privé, qui enquête sur la disparition de Laura, une attardée mentale pour le moins étrange. Et comme on est chez [a:Egan|49625|Jennifer Egan|https://images.gr-assets.com/authors/1231143470p2/49625.jpg], rien ne se passe comme d'habitude. le détective fait quasiment tout le boulot de chez lui, sauf évidement lorsqu'il s'agit d'aller à l'étranger, et c'est là que ça se gâte. Mais je ne vous en dit pas plus sur l'histoire. Quelques éléments du décor Eganien : le système solaire tout entier a été entouré par une bulle, empêchant l'humanité de communiquer avec le reste de l'espace; les gens utilisent des mods neuraux, qui consistent en des spécialisations via nanomachines de parties du cerveau, ça leur permet de rester vigilants, de disposer de meilleurs réflexes, d'avoir une mémoire complète de l'heure, ... Je ne suis décidément pas fan du groupe GregEgan. Déja, ce roman se distingue à mon sens par une écriture assez différente des deux précédents. En trois romans, on ne se fait pas vraiment au style d'un auteur, mais je peux dire, presque sans me tromper, que l'auteur de ce roman est très différent de celui de [b:la cité des permutants|553637|La Cité des permutants|Greg Egan|https://images.gr-assets.com/books/1175741746s/553637.jpg|1270567] et de [b:l'énigme de l'univers]. Ca ne tient à rien, mais j'ai pourtant cette sensation étrange. Passons maintenant à l'histoire. J'ai été très déçu par ce roman, où la Bulle, qui contient le système solaire, n'est finallement qu'un accessoire, alors que j'aurais aimé la voir avoir un rôle plus central. Quant à l'histoire d'étalement quantique, qui couvre toute la deuxième partie du roman, son explication ressemble beaucop plus à un tour de passe-passe à la Houdini qu'à une véritable explication scientifique. Et je ne parlerai même pas de la conclusion distribuée, où tout arrive, et où pourtant rien n'arrive. Il y a pourtant un véritable "sense of wonder" dans cet ouvrage, notamment grâce aux mods neuraux, qui sont, enfin, une présentation intéressante d'une humanité augmentée qui resterait "biologiquement" semblable à nous. Malheureusement, cet élément ne suffit pas, pour moi, à racheter cette oeuvre qui s'enfonce, lentement mais sûrement, dans le marigot du pénible, pour ne jamais se départir d'un certain mépris pour l'intrigue, les personnages et l'univers, au profit des abstractions physiques décrites grâce à la physique quantique. Et je n'oserais pas conseiller à qui que ce soit de se plonger dans cet ouvrage rempli de bonnes idées, mais gâché par le désir de l'auteur de s'élever au pinnacle de la science.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ACdeHaenneACdeHaenne   21 juillet 2016
Je savais que Karen était morte. Pas blessée, pas en danger. Sans rien pour la protéger de la détonation, elle devait être morte sur le coup.
J’ y ai longuement repensé depuis, et j’arrive à la même conclusion : une personne ordinaire, dans la même situation, serait revenue en courant, aurait risqué sa vie; sous le choc, désemparée et incrédule, elle aurait fait ce qu’on imagine de plus dangereux et de plus futile.
Mais le boy scout zombie savait qu’il ne pourrait rien faire, donc il s’est simplement retourné, et s’est éloigné.
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SpoumSpoum   06 juin 2014
J’arpente l’appartement, en essayant de rester calme, en recherchant un parallèle, une métaphore – un modèle, si trivial soit-il, me permettant d’imaginer selon une démarche au moins partiellement raisonnable ce qui se passe dans ma tête.
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ACdeHaenneACdeHaenne   16 juillet 2016
Consensus et intransigeance - quel sympathique oxymoron orwellien.
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SpoumSpoum   06 juin 2014
Je continue à marcher, sans pouvoir cependant m’empêcher de me laisser aller à la douce vision de son visage réduit en une bouillie sanglante et écarlate.
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SpoumSpoum   06 juin 2014
J’avais huit ans quand les étoiles se sont éteintes.
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Video de Greg Egan (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Greg Egan
Cérès et Vesta - Greg Egan Une Heure Lumière (Le Bélial') // 2017 // 144 pages
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