AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782072829871
384 pages
Éditeur : Gallimard (03/10/2019)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 46 notes)
Résumé :
L'histoire vraie de Mokhtar Alkhanshali, jeune américano-yéménite, qui va tenter l'impossible pour redonner ses lettres de noblesse au café du Yémen. Mokhtar a 24 ans et travaille comme portier dans un prestigieux immeuble de San Francisco lorsqu'il découvre l'histoire fascinante de l'invention du café, et la place centrale que le Yémen y occupe. Jeune homme brillant, autodidacte et particulièrement débrouillard, il quitte alors sa famille et les États-Unis pour ret... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  12 février 2020
Mokhtar est un garçon intelligent mais à vingt-quatre ans, après l'abandon de ses études de droit, il traîne dans San Francisco insouciant de son avenir, habitant encore l'appartement familial exigu. C'est un travail de portier dans un immeuble prestigieux qui paradoxalement va lui ouvrir des perspectives d'avenir. En effet, Mokhtar par le biais d'une statue d'un immeuble voisin entrevoit l'histoire étonnante du café yéménite. Dès lors il n'aura de cesse de faire revivre la fève délaissée dans le pays de ses ancêtres. Un projet ambitieux, incluant l'amélioration des conditions des travailleurs yéménites, remis en cause en 2015 par la guerre civile.
Avec l'histoire vraie et singulière de l'attachant Mokhtar Alkhanshali, Dave Eggers nous fait découvrir l'épopée mondiale du café — de ses origines à aujourd'hui — la difficulté de sa culture, les perfidies de sa commercialisation, la complexité de sa récolte et de son élaboration, ses multiples provenances, qualités et variétés, mais aussi le Yémen, un pays en proie à toutes sortes de conflits et rivalités, et c'est passionnant.
Challenge MULTI-DÉFIS 2020
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          693
fanfanouche24
  12 décembre 2019
Un grand coup de coeur pour ce récit-documentaire, mettant en avant
le parcours époustouflant de ce jeune Americano- Yéménite, Mokhtar,
qui aurait aimé aller à l'université, mais de fâcheuses circonstances l'obligent à travailler comme "portier" dans un immeuble de haut standing, de San Francisco, lorsqu'il découvre, par un heureux hasard et l'impulsion
de son amie, Miriam...l'histoire incroyable de la fabrication du café,(au travers la vision d'une monumentale sculpture, sur le trottoir d'en face )...et la place prépondérante de son pays d'origine, le Yémen, dans cette épopée et l'évolution du commerce du café !
Il se lancera dans des recherches, des formations auprès d'experts,
voyagera, au Yémen, retrouvera des membres de sa famille, ira en
Ethiopie...fera des emprunts, expérimentera...au péril de sa vie...car
il retourne au Yémen...alors que la guerre civile éclate dans le pays !
Un vrai parcours des plus surréalistes : un mélange d'un Indiana Jones et d' un ingénieur agronome...
Un récit qui aura causé un immense travail à son auteur: une centaine d'heures d'entretiens avec Mokhtar Alkhanshali, sur trois années, sans omettre ses propres vérifications, des interviews, des recherches dans les
Archives historiques....Les lignes suivantes de l'auteur nous expliquent
la genèse de ce récit- documentaire "Le jour où je l'ai entendu dire cette blague, Mokhtar portait un tee-shirt sur lequel on pouvait lire :FAITES DU CAFE, PAS LA GUERRE.
Ses actes et ses propos sont toujours imprégnés d'un sens de l'humour que j'espère avoir su retranscrire et qui nous renseigne sur sa vision du monde, même face aux pires périls. (...)
Mokhtar se montre à la fois humble devant la grande histoire dont il a intégré les annales, et irrévérent envers le rôle qu'il y a joué. Mais son itinéraire n'est pas nouveau. Il s'agit essentiellement du rêve américain, qui demeure très vivant mais aussi très menacé. Son histoire parle aussi du café et des tentatives de Mokhtar d'en améliorer la production au Yémen, où cette culture est née il y a cinq siècles. "(p. 17)
Une histoire incroyable.... que celle de ce fruit, le Café... mais pas seulement... C'est surtout le vrai parcours, époustouflant d'un homme autodidacte, un franco-yéménite...
une sorte de Candide , quelque peu "baratineur", qui nous entraîne dans ses aventures aux quatre coins du monde, d'un homme aussi modeste qu'entreprenant et engagé, même si il a perdu des années d'indécision
et d'inaction , en cherchant un véritable objectif...à concrétiser, dans ce monde...!
Un documentaire qui mélange l'économie, la terre des ancêtres, l'épopée
du Café, et l'histoire des hommes...un large panorama géopolitique et
économique du monde, l'interaction entre les pays, par ce fruit du"Café" devenu essentiel, "carburant économique" et "carburant des hommes"...
"Toute tasse de café requiert donc une vingtaine de mains, du producteur au consommateur. Et pourtant, elle ne coûte que deux ou trois dollars. Même une tasse à quatre dollars relève du miracle, compte tenu du nombre de personnes impliquées, compte tenu de l'attention et de l'expertise prodiguées aux grains dissous dans cette tasse à quatre dollars. Une attention et une expertise telles que en fait, même à quatre dollars, on peut soupçonner que, au cours du processus, des gens – peut-être même des centaines de gens – ont été escroqués, sous-payés, exploités."
Cet ouvrage dynamique me fait songer aux excellents textes d'Eric
Orsenna sur le papier, le coton, etc. Une histoire planétaire des hommes à travers la production de telle ou telle culture, faisant partie intégrante du quotidien des individus, de leurs échanges, de leur transmission ou non de leurs savoirs-faire...
Parallèlement, nous apprenons beaucoup de l'histoire du Yémen,
territoire aux multiples tragédies, conflits...guerres tribales. Ce Yemen,
pays d'origine de notre jeune entrepreneur, qu'il va mettre à l'honneur,
faire redécouvrir au monde, sous des images plus positives, comme
celle de la terre initiale du café, même si le Yémen et l'Ethiopie s'en
disputent depuis toujours la primeur !!
Un documentaire qui offre une mélange très réussi d'un destin
individuel et de l'histoire d'un pays méconnu, le Yémen...Bravo et
Merci à l'auteur...sans omettre"notre admiration" face au parcours
extraordinaire de son "Héros", Moktar...
Une lecture qui sort quelque peu de mes lectures habituelles...je suis
très enthousiaste de ce premier contact avec cet écrivain-journaliste, dont j'ai réservé à la médiathèque un texte antérieur, "Les Héros de la
frontière", afin de poursuivre ma connaissance de cet auteur, dont je viens d'apprécier amplement le style plein de vitalité ,de dialogues et le choix des thèmes !
Je ne peux m'empêcher d'achever ce "billet" par une "anecdote" de
l'histoire littéraire:
"Harar était aussi la ville d'adoption d'Arthur Rimbaud. le jeune poète français, qui devint une source d'inspiration majeure pour les surréalistes, s'exila dans une maison délabrée des hauteurs de la ville. Toxicomane et parfois trafiquant d'armes, il fut également, pendant une courte période, marchand de café. (p. 225)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          418
Giraud_mm
  04 février 2020
Fils de yéménites émigrés aux USA, à San Francisco, Mokhtar végète entre petits boulots et études. Un jour, il découvre le café, l'histoire fascinante du café, et ses origines au Yémen. Il quitte alors les Etats-Unis et sa famille pour aller à la rencontre des cultivateurs et ouvriers du café dans le pays natal de ses parents. Son objectif : redonner ses lettres de noblesse au café yéménite ! Mais la guerre civile, et l'intervention de l'Arabie Saoudite, viennent contrecarrer ses projets. Qu'importe, porté par une optimisme et une tchatche sans limites, Mokhtar fait face aux événements.
Il paraît que c'est le récit, vrai de vrai, de la vie de Mokhtar... En lisant ce livre, il m'est souvent arrivé de me poser cette question : un récit, un récit romancé ou un roman ? Faisons confiance à l'auteur : il s'agit bien d'un récit, celui d'une dizaine d'année de la vie de Mokhtar... Une vie des plus ordinaires au début, entre études et petits jobs ; puis une vie qui trouve son sens, ou plutôt ses racines, avec le café, et plus particulièrement les origines yéménites du café ; une vie qui rencontre enfin l'aventure avec la guerre civile au Yémen. La fin m'a rappelé Comme un vol d'aigles de Ken Folett, quand le milliardaire américain Ross Perrot organise l'exfiltration de ses salariés d'un Iran en pleine révolution islamiste.
Un récit très bien écrit, et traduit, qui se lit comme un roman d'aventure, mais qui éclaire sur l'histoire du café, et celle, plus sombre, du Yémen.
Digne d'un roman !
Lien : http://michelgiraud.fr/2020/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
kathel
  08 septembre 2020
Voici pour changer un peu de registre, non un roman, mais une biographie écrite par Dave Eggers, auteur qui excelle dans l'écriture de récits bien documentés et surtout nantis d'une forte dose d'attachement pour les personnages dont il raconte la vie, comme dans Zeitoun que j'avais précédemment lu et adoré.
Il s'agit ici de café, au travers de la vie d'un jeune homme d'origine yéménite vivant à San Francisco. Après une jeunesse un peu agitée, il découvre que le grain de café torréfié trouve son point de départ au Yémen, accompagné par une très jolie légende, d'ailleurs. Il s'intéresse de plus en plus à cette boisson et projette de remettre en route la culture du café au Yémen, où elle a été supplantée par celle du qat, pour vendre ses grains aux États-Unis, dans des filières d'exception. Mais la guerre civile éclate alors qu'il commence à peine son négoce, et cela va le mener à prendre bien plus de risques que prévu.
La vie de Mokhtar Alkhansali, de sa jeunesse tumultueuse, surveillé de près toutefois par son père chauffeur de bus, à son job de portier dans un grand immeuble de San Francisco, puis à sa recherche de partenaires pour son projet de café yéménite, est parfois tellement incroyable qu'on se dit que la réalité est largement plus imaginative que la fiction. L'écriture de Dave Eggers, avec son sens de la formule et son humour, rend particulièrement bien compte des capacités hors du commun qu'il faut à Mokhtar pour mettre en route et tenir le cap du projet qu'il s'est fixé. Il rentre dans les détails du processus long et coûteux pour obtenir une délicieuse tasse de moka (l'origine de ce mot yéménite est bien sûr expliquée dans le livre) mais ces détails n'alourdissent jamais le propos qui demeure passionnant d'un bout à l'autre. Il parvient également à faire poindre l'émotion, sans trop en faire, et en gardant un récit bien équilibré, entre documentation et sentiments.
Tout au plus peut-on se demander si Mokhtar n'idéalise pas un peu ses souvenirs racontés à l'auteur, à moins que ce ne soit Dave Eggers lui-même qui n'enjolive légèrement. En tout cas, un petit tour sur le site de The Mokha Foundation permet de confirmer la réalité et de voir comment se porte le commerce de Mokhtar. Après ce livre, vous ne dégusterez plus votre expresso de la même manière !
J'ai autant aimé ce récit que celui sur Zeitoun et l'ouragan Katrina, et je conseillerais, s'il me lisait, à l'auteur de s'en tenir à cette veine, car, si j'ai aimé le cercle, dystopie numérique, je n'ai pas du tout accroché au roman Les héros de la frontière, malgré l'envie que j'en avais !
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Sharon
  03 novembre 2019
Le moine de Moka est avant tout l'histoire d'un voyage. Non pas l'histoire du trajet du café des champs de caféiers à notre tasse (encore que…) mais le voyage qui a mené Mokhtar Alkhanshali a devenir lui-même, lui qui, selon certains membres de sa famille, valait moins qu'un âne, le genre de remarque qui aurait peut-être conduit quelqu'un d'autres sur le divan d'un psy pour n'en plus bouger.
Sauf que Mokhtar a presque 25 ans. Il contemple sa vie, ce qu'il a fait jusque là, et cela ne le satisfait pas vraiment. Alors oui, il a excellé dans différents métiers, qu'il a quitté parce que cela ne lui convenait pas – comme chez ce vendeur de voiture qui s'arrangeait pour paraître conciliant d'un côté, avant de reprendre l'avantage financier de l'autre, l'argent n'a pas d'odeur. le café, lui, en a. Et c'est presque par hasard, que Mokhtar se plongera dans les origines du café, découvrant que son pays, le Yémen, est pour beaucoup dans sa découverte.
Il y a de la candeur et de la détermination chez ce jeune homme qui vit un retour au source en retournant dans son pays pour recréer une route du café, et surtout, une nouvelle manière d'exploiter ce café yéménite qui n'a pas vraiment la cote auprès des spécialistes. Candeur, parce qu'il ne connaît que peu de choses à la manière de cultiver les caféiers, de cueillir les grains, encore plus d'exporter le tout, détermination parce qu'il va tout mettre en oeuvre, y compris devenir le premier yéméno-américain à obtenir le Q-Grader.
Yéméno-américain et musulman, et malheureusement, la question religieuse a son importance dans un pays – l'Amérique – plus refermée sur elle-même que certains ne le croient ou ne veulent le voir. Etre musulman et voyager, puis revenir aux Etats-Unis peut vous placer dans des situations que n'aurait pas renié Kafka.
Et il ne faut pas oublier, justement, le Yémen, ce pays dont on parle très peu, pour ne pas dire pas du tout, ce pays dont les habitants eux-mêmes ne connaissent pas la beauté, parce qu'ils se déplacent très peu, parce qu'ils n'ont pas la possibilité de le faire non plus. Des vies difficiles, des conditions de travail redoutables et la guerre qui fait irruption au moment où le projet de Mokhtar était vraiment sur la bonne voie, pour ne pas dire presque concrétisé.Et là, en lisant le récit de ses pérégrinations à travers le Yémen, on se dit vraiment que les Etats-Unis n'ont pas été à la hauteur pour aider leurs ressortissants, se lavant les mains de ce qui pourrait survenir. Ahurissant aussi de lire la violence quotidienne, la douleur, le fait que les terroristes profitent de tous les événements, y compris les plus tragiques, pour tuer encore plus.
Le moine de Moka est une épopée moderne, à la fois drôle et tragique : vous ne verrez plus votre tasse de café de la même façon.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          131

Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   13 février 2020
Une onde de légère euphorie se répandit dans la pièce, et Mokhtar choisit ce moment pour leur parler du passé et de l’avenir.
Il évoqua la naissance du café, raconta qu’il avait été cultivé pour la première fois ici, au Yémen, qu’il s’agissait d’un élément central de l’histoire du pays : le café était leur héritage imprescriptible. La plupart des hommes semblaient surpris. Le savaient-ils déjà ? Mokhtar n’en était pas sûr. Il poursuivit en expliquant que les Néerlandais avaient dérobé des semis, les avaient plantés à Java et en avaient donné aux Français, qui à leur tour les avaient plantés en Martinique, puis les Portugais en avaient volé aux Français pour les planter au Brésil. Le café représentait désormais un marché de soixante-dix milliards de dollars, et tout le monde semblait gagner de l’argent grâce à cette fève – tout le monde sauf les Yéménites, qui avaient été à l’origine de ce commerce. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
palamedepalamede   11 février 2020
Historiquement, lorsqu’ils n’étaient pas envahis ou colonisés par des puissances extérieures, depuis les Ottomans jusqu’aux Britanniques, les Yéménites s’entre-déchiraient. Ce n’est qu’en 1990 que le pays devint la première démocratie parlementaire multipartite de la péninsule arabique. Des élections eurent lieu en 1993, puis, en 1999, le maréchal Ali Abdallah Saleh fut élu président du pays nouvellement unifié. Sa popularité fut de courte durée et le Printemps arabe emporta le Yémen dans ses rêves d’un Moyen-Orient plus démocratique et plus équitable. Face aux pressions internes et internationales, Saleh finit par démissionner et fut remplacé par Abd Rabbo Mansour Hadi. Toutefois, une année durant, le vide politique engendré par le Printemps arabe avait enhardi les mouvements insurgés. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
palamedepalamede   13 février 2020
 Il resta trois mois au Yémen et fut malade tous les quatre ou cinq jours. On lui avait dit de faire attention à l’eau prétendument potable, aux fruits, à tous les produits potentiellement risqués car, étant américain, il n’était pas habitué aux bactéries tolérées par les autochtones. Mais il avait beau savoir qu’il devait éviter certains aliments dans certains villages (ou, plus précisément, la plupart des aliments, tous les produits crus, toute l’eau, tous les jus, tous les fruits, dans tous les villages), il ne pouvait pas refuser. Il était un invité – un invité qui devait se montrer respectueux, mettre en valeur son propre héritage yéménite et ne pas souligner son caractère étranger ou précieux. Alors il mangeait tout ce qu’on disposait devant lui et croisait les doigts. Il eut la diarrhée à de trop nombreuses reprises pour en faire le compte ou s’en soucier. C’était, tout bien considéré, un petit prix à payer pour jouir de la générosité légendaire des Yéménites. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
palamedepalamede   09 février 2020
Toute tasse de café requiert donc une vingtaine de mains, du producteur au consommateur. Et pourtant, elle ne coûte que deux ou trois dollars. Même une tasse à quatre dollars relève du miracle, compte tenu du nombre de personnes impliquées, compte tenu de l’attention et de l’expertise prodiguées aux grains dissous dans cette tasse à quatre dollars. Une attention et une expertise telles que, en fait, même à quatre dollars, on peut soupçonner que, au cours du processus, des gens – peut-être même des centaines de gens – ont été escroqués, sous-payés, exploités. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          222
palamedepalamede   15 février 2020
Mokhtar continua à se rendre dans les zones tribales, à des heures ou à des jours de Sana’a, et emportait toujours sa dague, ainsi qu’un pistolet SIG Sauer. Son chauffeur avait un fusil semi-automatique. Quand il était dans des régions plus troublées ou inconnues, il se faisait accompagner par un homme supplémentaire, muni d’un AK-47 et d’une grenade. Il n’y avait rien d’inhabituel dans tout cela. Le Yémen comptait au moins treize millions d’armes à feu pour vingt-cinq millions d’habitants, ce qui en faisait, après les États-Unis, le pays le plus armé au monde. Les hommes déambulaient dans les rues avec des kalachnikovs. Ils les apportaient même aux mariages. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140

Videos de Dave Eggers (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dave Eggers
THE CIRCLE Bande Annonce VF
autres livres classés : yémenVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1405 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre

.. ..