AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Anne Capuron (Traducteur)
ISBN : 2756009512
Éditeur : Delcourt (05/03/2008)

Note moyenne : 4/5 (sur 89 notes)
Résumé :
Muets ou diserts, instantanés ou développés en plusieurs planches, les portraits que dresse Will Eisner dans New York Trilogie révèlent toute la finesse et l'intelligence de ce grand maître de la bande dessinée contemporaine. Un trésor accumulé, année après année, sous une grille d'égout, la faune exubérante campée sur les personnes d'immeubles populaires, les jeux turbulents des gamins des rues, telles des sentinelles imaginaires... Tous ces éléments de décor devie... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
  16 septembre 2014
Une trilogie new-yorkaise qui n'a rien à voir avec Auster.
Dans ce premier tome, le mobilier urbain - plaques d'égouts, fenêtres, lampadaires, bouches d'incendie, métro, ou boîtes aux lettres - sert de prétexte à décrire une multitude de petits scénettes mettant en scène des New-Yorkais.
Ce regard aiguisé qu'un dessinateur porte sur ses semblables, est attendri mais sans illusion. Scènes de la vie quotidienne, ou moins quotidienne, ironie de la vie, gags, situations absurdes, mise en scène de la mesquinerie, de la lâcheté, où l'on rit jaune, drames même. C'est souvent noir, jamais idéalisé.
Certaines scènes sont parlantes, d'autres muettes, certaines bruyantes, d'autres silencieuses, certaines sont sur une seule case, la plupart s'étendent sur deux ou trois pages. Souvent il n'y a presque rien à raconter, un rien rendu passionnant par un talent fabuleux à exprimer tant de choses juste en croquant un personnage.
L'album est aussi un superbe champ d'exploration formel. La construction des planches est très variée et inventive. Souvent, les murs, les façades, les dalles et les fenêtres délimitent la case, ou la séparent, imposant leur rythme de lecture, les perrons obliques guident le regard entre les cases, la ville fait corps avec la BD, le lecteur devient un voyeur observant des drames ordinaires par une fenêtre.
Finalement, New York ou une autre grande ville, il n'y a pas de différence fondamentale.
Dessins en noir et blanc. A lire, peut-être, par petites doses pour bien savourer l'art du dessin et de la mise en scène.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          320
l-ourse-bibliophile
  11 novembre 2013
Dans le premier tome (La Ville), on découvre la ville par des éléments insignifiants au premier abord : les perrons, une grille d'aération, le métro, les bouches à incendie, les détritus, etc. le second (L'Immeuble) raconte d'abord l'histoire de quatre personnes liées par un immeuble : un homme hanté par les regrets qui échoue à sauver des enfants, une femme qui renonce à son amour, un violoniste qui dépérit simultanément à la destruction de l'immeuble, un promoteur immobilier hanté par ce bâtiment. Suivent ensuite le Carnet de notes sur les gens de la ville qui traite du temps, de l'odeur, du rythme et de l'espace de la ville. le troisième enfin (Les Gens) est composé de l'histoire de trois personnes, trois invisibles.
Will Eisner, considéré comme le père des romans graphiques, porte un regard extrêmement sensible et acéré sur la ville dans cette trilogie. Ce n'est pas un éloge un peu guimauve de la ville, non, mais il dégage un amour très fort pour cet environnement. Mais la pauvreté est là, la cruauté aussi : morts, vols, viols se déroulent sous les yeux des gens indifférents ou, du moins, qui prétendent l'être pour se protéger. Tous des anonymes, des inconnus. Une femme et son bébé se jettent par la fenêtre pour échapper à l'incendie ; la huitième page du second tome est marquée par la mort d'un enfant. La ville est brutale et Will Eisner le montre tout au long de ces trois tomes.
Will Eisner possède un véritable don d'observation – peut-être aiguisé par les années – pour noter et croquer toutes ses vies, toutes ses nuances, toute cette différence qui se côtoie en ville. Sans aimer la ville, je reconnais que c'est quelque chose de fascinant, cette multitude de gens, de caractères, de styles qui vivent ensemble sans se regarder. Black City Parade : une ville, c'est vivant, c'est multiple, c'est des histoires qui cohabitent. Des histoires tristes et des histoires gaies que Will Eisner dessine. Certaines se racontent sur une seule planche, d'autres sur quelques pages. Certaines sont extrêmement bruyantes et bavardes, d'autres muettes.
Will Eisner rend le son de la ville, on entend les voix, les voitures, les klaxons en lisant ces livres. Je me suis sentie oppressée parfois : par la promiscuité, par ces murs qui enferment et bouchent tous les horizons.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Noctenbule
  05 janvier 2014
Bienvenue au coeur du New-York de Will Eisner, une ville qu'il a toujours aimé profondément et qui lui rend bien sous son crayon. Ce premier tome, La Ville de la trilogie New-York, le dessinateur nous emmène dans la grosse pomme de sa jeunesse.
Maniant avec talent son crayon, il dessine d'un trait certain et souple le quotidien de ces quartiers surpeuplés où règnent le bruits et les odeurs. L'amour d'un quartier ne veut pas dire que l'histoire sera remplie de bons et gentils sentiments. Car ici, il dépeint avec réalisme tout en noir et blanc que cela soit le viol, le vol, la solitude ou le malêtre. Mais bien entendu, il croque également l'amour, la tendresse et l'amitié. Un ensemble qui me berce dans une douce mélancolie.
Une surprenante première lecture de Will Eisner qui m'a donné envie de continuer de découvrir plus qu'un dessinateur mais un passionnée d'images et de sentiments à transmettre.
Commenter  J’apprécie          60
Chiwi
  09 mai 2014
Ce premier volume est l'oeuvre d'un fin observateur des habitants de New York et de la ville qui les entoure.
Les murs, les blocs, les égouts, le métro sont des acteurs à part entière de la ville. Les personnes semblent être dépendantes de leur état décrépit ou pas, de leur évolution ou de leur transformation.
Les courtes histoires sont rarement joyeuses, il y a quelques fois de l'humour mais cela vire souvent à l'humour noir et au cynisme. le côté réaliste des récits fait que ce sont fréquemment de petits drames qui nous sont racontés, certains plus tragiques que d'autres : comme la mort d'une immigrée mexicaine qui meurt dans un incendie et dont la colocataire se jette avec son bébé du troisième étage pour échapper aux flammes ou comme la condamnation d'une bouche incendie qui était la seule source d'eau d'une femme noire.
Les dessins ont peut être vieillis mais la description des habitudes et des comportements reste toujous d'actualité et très pertinente.
Lien : http://lecturesdechiwi.wordp..
Commenter  J’apprécie          50
Jasp3r
  12 novembre 2010
Constitué d ‘instantanés et d ‘histoires courtes, ce premier opus n ‘est pas un roman graphique à proprement parler. On y retrouve pourtant toute l ‘atmosphère de l ‘oeuvre de Eisner, ici plus témoin attentif que romancier, captant mouvements, mots et respirations de la grande ville. Un recueil d ‘observations comme un écho à toute l ‘oeuvre du maître. Autant de scènes que l ‘on pourrait croire extraite d ‘Un Pacte avec Dieu, de la Valse des Alliances ou de Petits Miracles tant les récits d ‘Eisner ont toujours entretenu un rapport tout à fait singulier avec LA grande ville, quelle qu ‘elle soit, mythique et monstrueuse, dévoreuse d ‘à¢mes, où se noient les espoirs des plus humbles comme des plus riches.
On découvrira dans les prochains tomes Will Eisner plus proche de ses personnages et du récit graphique qu ‘on lui connaît avec l'‘Immeuble à paraître en juin 2008, pour finir par Les Gens (octobre 2008). Un complément indispensable pour qui voudrait lire la ville sous le quotidien de ceux qui la vive et que n ‘a cessé de dépeindre Eisner tout au long de sa vie.
Lien : http://monsieur-o.fr/2008/02..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
MarielinoMarielino   28 août 2009
Vue de loin la plupart des grandes cités ne sont qu’une accumulation de bâtiments, de populations nombreuses et de vastes superficies. Pour moi, cela ne représente pas la « réalité ». La grande ville telle qu’elle est vue par ses propres habitants constitue en revanche le véritable reflet de cette réalité. L’essence même de la ville se trouve dans les crevasses de son sol, et dans les recoins de son architecture, là où le quotidien s’insinue.
(Extrait de la préface du tome 1, par Will Eisner.)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
NoctenbuleNoctenbule   04 janvier 2014
Tout comme elle griffe le ciel en quête de plus d'espace, la ville creuse sous terre pour ses trajets journaliers, créant des catacombes de vaisseaux capillaires, ouvrant le passage aux trains qui la traversent de part en part. Parqué la nuit dans des cours nues de ses faubourgs, ils dorment jusqu'à l'aube, où un esprit invisible les disperse dans la marée de la vie urbaine. Reptile de fer sans humour, qui jacassent stupidement sur un gracieux réseau de rails métalliques, ils serpentent dans le dédale d'immeubles jusqu'à ce qu'enfin, trouvant la bouche d'un tunnel, ils plongent dans les entrailles de la ville.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
NievaNieva   11 janvier 2014
Où existe-t-il une ville sans murs pour abriter son âme, étouffer ses cris et chorégraphier la danse de sa vie ? Si les murs sont là pour protéger et exclure, ne servent-ils pas aussi à contenir et emprisonner ? Alors servent-ils à aimer ou bien à haïr ? ... Tant il est vrai que les murs ne sont pas érigés par la nature.
Commenter  J’apprécie          40
NievaNieva   11 janvier 2014
Les bruits de la ville font partie intégrante de son architecture. Une symphonie sans fin qui lui est aussi personnelle que ses odeurs.
Commenter  J’apprécie          40
bibliophagebibliophage   14 août 2010
"La Ville" est une série de vignettes, les unes muettes, les autres pas ; certaines sont des histoires, d'autres de simples moments.
Commenter  J’apprécie          10
Lire un extrait
Videos de Will Eisner (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Will Eisner
L'histoire préférée de Will Eisner
Programmation et infos sur www.bdangouleme.com ou sur les réseaux avec @actudufauve #partageonslaBD
autres livres classés : new yorkVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





.. ..