AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Anne Capuron (Traducteur)
ISBN : 2756009520
Éditeur : Delcourt (13/03/2008)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 56 notes)
Résumé :
Muets ou diserts, instantanés ou développés en plusieurs planches, les portraits que dresse Will Eisner dans New York Trilogie révèlent toute la finesse et l'intelligence de ce grand maître de la bande dessinée contemporaine. Après La Ville, premier tome dans lequel Will Eisner observe New York comme un tout vivant et fascinant, L'Immeuble rapproche un peu plus la caméra de son sujet pour suivre le récit de quatre fantômes, anciens habitants d'un bâtiment ressemblan... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Walktapus
  25 septembre 2014
La page se déstructure, les limites s'estompent, les fonds fusionnent, les cases flottent, chaque planche devient un tableau unique avec son propre rythme et sa propre personnalité. C'est impressionnant.
Les limites du contour de la case, la base de la BD, sont ici réduites au minimum (je ne parle même pas des gouttières). La case devient un sorte d'incrustation servant à montrer le séquencement des scènes au milieu d'un tableau. Les personnages et les bulles en dépassent d'ailleurs allègrement. Il y a toute une dynamique obtenue en jouant des cases, des fonds qui fusionnent, et des objets qui séparent les scènes, comme une fenêtre ou un dessus de table.
Et pourtant ça se lit sans difficulté ! Et pourtant j'ai l'impression qu'il se renouvelle à chaque page !
Désolé pour cet enthousiasme immodéré. Je ne connaissais pas Eisner.
Le premier tome était plutôt axé sur les éléments du mobilier urbain de New York. Celui-ci me semble plus parler des transformations mentales (toxiques, tant le portrait est au vitriol) que la ville induit sur ses habitants. La première moitié est une sorte de longue nouvelle consacrée à la vie de quatre habitants d'un immeuble (en fait cinq histoires courtes liées). La seconde une série d'historiettes ou de tableaux sur une à quelques pages, où Eisner se met en scène dans la rue, carnet de croquis à la main avec un drôle de compagnon.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          273
martinperez
  14 avril 2014
http://lacasebd.overblog.com/2014/04/the-building-will-eisner.html
Hello les amis,
Aujourd'hui j'ai l'esprit léger et le pas guilleret, un peu comme la floraison des cerisiers au Japon, car j'ai déterré pour vous un auteur figure de proue d'un renouveau bd aux US, j'ai nommé Will Eisner (ouais, rien que ça !).
Ne prenant que mon courage à deux mains je suis parti tirer les vers du nez de mon libraire, ce qui n'était pas une mince affaire vu son rhume, et j'ai déniché un « pas si vieux que cela » (1987) bouquin portant le nom de « Building ».
Pour la petite anecdote, Will Eisner est un gars genre bien mort (1917-2005) mais qui est devenu avec les années un pilier de l'art visuel de la BD américaine grâce notamment à une inventivité graphique en avance sur son temps, un style narratif unique et une vision des choses différente des us et coutumes de l'époque ; du coup il a été une inspiration pour pas mal d'auteurs underground et estampillé « bête de guerre » dans son genre. Il a même défini le concept du « roman graphique » tel qu'on le connait aujourd'hui c'est-à-dire des histoires bd sérieuses et pas forcément chiantes. Alors oui, aujourd'hui c'est presque du petit lait mais à l'époque les comics et bd avaient une connotation infantile et ça faisait un peu rétrograde quand un adulte un poil sérieux en lisait une (pointage du doigt, bonnet d'âne, ricanement, plumes et goudron, etc.). Bref, un auteur des plus célèbres outre-Atlantique à tel point que l'Oscar de la bande dessinée porte son nom.
On ne va pas se repasser tout son curriculum en vue mais si l'on doit retenir quelques oeuvres notables du gaillard, je ne citerais que The Spirit, A contract with God, Fagin le Juif, The building et j'en passe.
The Building va nous téléporter à une époque où la longueur des jupes commençait à rétrécir et les pantalons à pinces étaient toujours à la mode ; nous voilà en plein sixties ! Quatre personnages complètement atypiques vont nous faire découvrir la vie d'un immeuble new-yorkais : un violoncelliste passionné, une femme infidèle éprise d'un poète, un homme aigri par l'argent ainsi qu'une personne ayant eu un traumatisme et qui s'est donné pour mission d'aider les enfants, voilà pour nos guides attitrés. Tous vont partager une histoire, leurs histoires ; parfois triste, mélancolique et avec des sursauts de joies ayant pour lieu commun : l'immeuble (The Building en VO) ; cet immeuble qui est justement l'élément central, et qui sera le témoin de cette tranche de vie, du temps qui passe et des liens entre les hommes. Un immeuble peut-il avoir une âme ?
Vous l'aurez compris, ici on ne cogne pas, pas de communistes en mal de destructions massives ni de terroristes palestino-indiens, et encore moins de tripes virevoltantes ne vous laissant pas le temps de faire marcher vos neurones. Au contraire, décapsulez une boisson gazeuse, respirez un bon coup et mettez-vous plutôt à l'aise sous la couette.
Visuellement c'est beau, sobre, agréable à lire et est un vrai plaisir à regarder avec sa mise en page hors-norme remplie d'audace graphique et au dessin épuré ; chaque planche est émouvante et emplie d'émotions et vous plongera dans le gris de l'existence comme un bon coup de pelle projetant du mortier dans les dents (désolé, c'est mon côté maçon qui ressort). Mitonné de second degré et d'un double niveau de lecture, vous verrez au fil de la lecture les cases s'effacer pour donner vie à cette histoire au thème humaniste et qui étudie le comportement humain et social sans pour autant porter un quelconque jugement, ni être moralisateur.
Non content d'être un excellent album se suffisant à lui-même, celui-ci fait partie d'une trilogie (The building est en fait le tome 2), et est composé de 80 pages nous montrant un instantané de la vie raconté avec une finesse poétique assez rare, à tel point qu'on le termine sans s'en apercevoir. Bref, c'est une lecture un poil étrange, qui sort des sentiers battus et qui est rafraichissante.
Au final, voici une oeuvre intemporelle, originale et même novatrice vis-à-vis de tout ce qui sort actuellement et qui se résume trop souvent à un gros méchant, un complot et des boy-scouts qui sauvent la princesse à coup de semelle cloutée pointure 44. Alors, pardonnez mon hardiesse, somme toute pas subtile du tout, de vous suggérer la lecture de cette bd sous peine de passer à côté de quelque chose.
Si vous aimez les bonnes et belles BD avec une histoire intelligente qui vous ouvrira l'esprit, celle-ci est clairement pour vous !
Lien : http://lacasebd.overblog.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
bibliophage
  14 août 2010
Au contraire du 1er tome, celui-ci commence avec une longue histoire, ou plutôt 4 histoires, les destins de 4 personnes autour du même immeuble.
La 2ème partie revient avec des instantanés et des réflexions sur la vie dans les grandes villes, qui sont pour la majorité encore très pertinents aujourd'hui (30 ans après la publication de l'ouvrage).
Commenter  J’apprécie          30
stayfunny
  08 septembre 2013
Un immeuble New Yorkais est au coeur de l'histoire et la bande dessinée retrace le destin de quatre personnes qui vont toutes avoir en commun cet immeuble.
Les tranches de vie sont tellement réalistes et actuelles que l'on en oublie que cette bandes dessinée a été écrite il y a trente ans.
Commenter  J’apprécie          30
AnneNY
  02 janvier 2019
Dans la trilogie de Will Eisner on lit des histoire tragiques, des histoires tristes, des histoires absurdes, des histoires de solitude, des histoires drôles … tel NY on y retrouve un melting pot d'émotions. En quelques cases, quelques détails dans le dessin Will Eisner arrive à nous transporter dans la Grande Pomme. On entend les bruits, on s'imagine les odeurs … en lisant cette BD j'avais l'impression de me retrouver dans une nouvelle de Damon Runyon.
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
WalktapusWalktapus   24 septembre 2014
(...) la vie au coeur d'une grande ville est très différente de celle d'une petite communauté rurale. A mesure qu'on acquiert les aptitudes à survivre et les ruses de la rue, l'environnement affirme son triomphe sur nous tous.
Commenter  J’apprécie          220
bibliophagebibliophage   14 août 2010
Les principaux facteurs environnementaux qui caractérisent la ville sont : le temps, l'odeur, le rythme et l'espace. Le temps de la ville a sa cadence propre. Il est affecté par la durée de vie limitée des évènements. L'odeur est une cacophonie résultant d'activités innombrables. Le rythme est un élément de vitesse qui dicte la façon dont les habitants vont négocier le mouvement. Et l'espace est la zone de vie limitée que leur concèdent les obstacles dans le labyrinthe de béton.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
bibliophagebibliophage   14 août 2010
RUSES DE RUE

En ville, les gens évitent tout contact visuel.

En ville, les gens gardent la main sur leurs affaires.

En ville, les gens évitent ceux qui sourient en public.

En ville, les gens ne s'arrêtent pas. L'élan protège de l'implication.

En ville, les gens apprennent vite la nécessité d'éviter tout contact corporel.
Commenter  J’apprécie          50
ieo9ieo9   30 octobre 2015
— Ouf! Bien joué, monsieur... Vous avez sauvez la mise de ce type...
— Gilda* Gilda* Oh* Gilda... où*?... Je l'ai vue... Je l'ai vue!
— On se calme, m'sieur!
Commenter  J’apprécie          80
l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   11 novembre 2013
Vivre dans une grande ville, c’est un peu comme vivre dans une jungle. L’individu s’intègre à son environnement. Il adopte instinctivement les rythmes et la chorégraphie, et avant longtemps, la conduite du citadin est aussi spécifique que celle des habitants de la jungle. Des talents de survie complexes et de subtils changements de personnalité viennent modifier le comportement.
Commenter  J’apprécie          20
Lire un extrait
Videos de Will Eisner (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Will Eisner
L'histoire préférée de Will Eisner
Programmation et infos sur www.bdangouleme.com ou sur les réseaux avec @actudufauve #partageonslaBD
autres livres classés : new yorkVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox