AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur Chicago (11)

Ambages
Ambages   13 novembre 2018
- Sais-tu où habitent Sarah et Jeff ?
- Chez lui.
- Bien sûr, chez lui, mais est-ce que tu sais où c'est ? A Oakland, le quartier le plus pauvre et le plus sale de Chicago.
- Jeff m'a expliqué pourquoi. Il n'a pas encore les moyens de payer un loyer dans un autre quartier, mais quand il aura vendu sa nouvelle toile sa situation sera meilleure.
- Alors, toi aussi, il t'a convaincue ! Est-ce que tu crois qu'il y aura quelqu'un pour payer un dollar cette saloperie dont il barbouille ses toiles ?
- Saleh, je ne comprends pas pourquoi tu le détestes à ce point.
- Et moi, je ne comprends pas cet abrutissement qui t'a frappée. Ce voyou a pris ta fille unique pour l'emmener dans un quartier le plus sale de Chicago, et toi tu prends encore sa défense.
- Je ne prends pas sa défense.
- Non seulement tu la prends, mais en réalité c'est toi la cause de tout cela.
Commenter  J’apprécie          40
bacoltrane
bacoltrane   22 décembre 2008
Ce qui a aggravé les choses, c'est que les millions d'Egyptiens qui ont travaillé pendant des années en Arabie Saoudite en sont revenus avec des idées wahhabites et que le gouvernement a soutenu la diffusion de ces idées qui le renforçaient
- de quel façon ?
- Le rite wahhabite interdit de se soulever contre un dirigeant musulman, même s'il opprime les gens. La seule chose qui préocucupe les wahhabites, c'est de recouvrir le corps de la femme...
Le manifeste page 328
Commenter  J’apprécie          40
Ambages
Ambages   15 novembre 2018
Tarek soupira et sembla un peu inquiet, mais elle le poussa dans ses retranchements :
- Le cheikh Chaaraoui a prononcé une fatwa selon laquelle un garçon et une fille peuvent s'aimer sans péché pourvu qu'ils aient l'intention de se marier.
- Bien sûr. C'est clair.
- Et toi, qu'en penses-tu ?
- A propos, j'ai découvert une pizzeria très bon marché, dans Rush Street.
Commenter  J’apprécie          31
sylvie2
sylvie2   17 octobre 2015
Ce qui importe, ce n'est pas d'être célèbre, c'est d'être apprécié, c'est que ce que j'écris parvienne à un petit nombre de personnes, même s'il est limité, et que cela change leurs idées et leurs sentiments.
Commenter  J’apprécie          30
Charybde2
Charybde2   09 avril 2013
Le docteur Saleh se leva et se dirigea lentement vers la tribune, la tête baissée afin de ne regarder personne. (...) Il allait lire le manifeste d'une voix forte, claire et rapide, de façon à pouvoir le terminer avant qu'on l'en empêche. Il aurait été naïf d'imaginer qu'on le laisserait parler jusqu'à la fin. Pendant quelques instants, ils allaient être frappés de stupéfaction, mais ils reprendraient rapidement leurs esprits et ne tarderaient pas à réagir. Qu'allaient-ils faire ? Il était exclu qu'ils tirent sur lui. Ils l'arrêteraient, le frapperaient et même le bâillonneraient de force (...). Tout cela ajouterait à leur opprobre. Ce qui se passerait ensuite ne lui importait pas. D'où lui venait cette force ? S'il l'avait eue trente ans plus tôt, sa vie aurait changé, lorsque Zeïneb lui avait dit : "Dommage que tu sois lâche". Mais maintenant, il franchissait le dernier pas. Il allait faire face au président de la République et lire un manifeste en faveur du droit des Egyptiens à la démocratie et à la liberté. Il allait le faire devant le monde entier et les caméras trasnmettraient partout son image.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
nathalie_MarketMarcel
nathalie_MarketMarcel   12 août 2015
Il se mit à agiter les mains, prit de grands airs, puis se lança, dans son anglais de cuisine, en élevant et en abaissant la voix pour impressionner les auditeurs, comme s'il prononçait un discours du Parti national démocratique.
Commenter  J’apprécie          20
valeriepasdeloup
valeriepasdeloup   01 janvier 2015
Quel humour délicieux ! Les personnages sont torturés par l'auteur pour notre plus grand plaisir.
Commenter  J’apprécie          20
cheminvert7
cheminvert7   20 octobre 2011
Ceux qui gouvernaient l'Amérique envoyaient les fils des pauvres mourir au Vietnam pour multiplier les millions qu'ils gagnaient, tandis que leur propre progéniture menait une vie de luxe loin du danger. Le rêve américain était une illusion : une course sans fin dont personne ne sortait victorieux et au cours de laquelle les Américains se précipitaient vers les travaux forcés d'une concurrence cruelle et impitoyable pour acquérir une maison , une voiture rapide et une résidence secondaire. (page 186)
Commenter  J’apprécie          20
VALENTYNE
VALENTYNE   23 octobre 2018
Un quart d’heure plus tard environ, j’étais assis à côté de lui dans sa Jaguar rouge. Je m’étalai sur le siège moelleux. J’avais l’impression d’être le héros d’un film étranger sur les courses de voitures. Je lui dis :
– Vous avez une voiture formidable.
Il sourit et me répondit calmement :
– Je gagne bien ma vie, grâce à Dieu.
Le tableau de bord était plein de compteurs comme celui d’un avion et le levier de vitesse était une large manette de métal. Lorsque Karam l’actionna, le moteur rugit et la voiture démarra en trombe. Je lui demandai :
– Aimez-vous la course automobile ?
– J’adore ça. Lorsque j’étais enfant, je rêvais de devenir pilote de course. C’est de cette manière que je réalise maintenant certains de mes anciens rêves.
Il y avait quelque chose d’authentique dans le ton de sa voix, différent de la veille. C’était comme s’il avait alors joué un rôle dans une pièce de théâtre et qu’il parlait maintenant à un ami après la fin du spectacle.
Il me demanda amicalement :
– Avez-vous vu Rush Street ? C’est la rue préférée de la jeunesse de Chicago. Il y a là les meilleurs bars, les meilleurs restaurants, les meilleures discothèques. Les week-ends les jeunes y vont pour danser et boire jusqu’à l’aube. Regardez.
Je regardai dans la direction qu’il indiquait. Il y avait un groupe de policiers à cheval. Leur vision semblait étrange sur un fond de gratte-ciel. Karam dit en riant :
– Tard dans la nuit, lorsqu’il y a de plus en plus de gens saouls faisant du tapage et que les bagarres commencent, la police de Chicago a recours aux chevaux pour disperser les ivrognes. Lorsque j’étais jeune, un ami américain m’a appris comment exciter les chevaux. Nous allions dans cette rue. Nous buvions et, lorsque venait la cavalerie pour nous disperser, je me glissais derrière le cheval et le piquais d’une certaine manière. Il se mettait alors à hennir, ruait et partait en courant au loin avec le policier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
JeanPierreV
JeanPierreV   27 avril 2015
Si nous ne luttons pas pour le droit des gens à la justice et à la liberté, toute la science que nous pourrons acquérir ne servira à rien (P. 138)
Commenter  J’apprécie          00




    Acheter ce livre sur

    FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr