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EAN : 9782259277174
Plon (07/03/2019)
3.56/5   17 notes
Résumé :
Un polar sous tension, entre folie et désespoir.

Nicolaï Stefanovic a rendu les armes au Mali, la nuit du 16 mars 2013, dans une grotte de l'enfer rocheux de l'Idrar des Ifoghas. La vie du fier légionnaire avait basculé et la France l'avait décoré pour ça. Depuis, il erre, indifférent au monde. Il regarde sa vie lui échapper au rythme des voitures qui filent sur un quai de Seine. Depuis, c'est comme en prison, le froid, la faim et l'infini en plus. >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Bazart
  17 avril 2019
Née dans l'esprit de l'auteur par une rencontre sur un quai de Seine avec un SDF un jour de grand froid , la romancière Anna Véronique EL BAZ a imaginé une rencontre de fiction Léa et Nicolaï, deux êtres qui ont en commun le fait d'avoir été broyés par la vie et aux personnalités multiples.
Léa, libraire a priori terne est en fait une tueuse sans états d'ame le soir, alors que Nicolai, ex légionnaire détruit par la guerre a une personnalité multiple... Cette rencontre entre ces deux personnages singuliers fait le ( petit) intérêt de ce roman qui multiplie les scènes d'action, mais le reste est trop convenu et caricatural pour convaincre.... merci à babelio masse critique et aux éditions belfond pour la découverte !!
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zabeth55
  27 mars 2019
Elle est folle de chez folle cette Léa !
Le jour, elle travaille dans une librairie, sobre, effacée, efficace.
Sortie de là, elle se transforme en un être instable, incontrôlable. Elle est carrément psychopathe.
Son père, un truand, lui a appris à tirer à pistolet dans on enfance. Il meurt lorsqu'
elle a quinze ans. Sa mère meurt de chagrin deux ans plus tard.
Nicolaï, sdf, est un ancien légionnaire indifférent à tout.
Ces deux là se rencontrent par hasard.
Des meurtres sont commis que l'inspecteur Revel impute à l'étrange Léa sans preuves mais par pur instinct.
C'est une histoire prenante. Léa est complètement barrée mais sa personnalité interpelle et provoque une ambiance haletante.
L'intrigue est bien menée, le rythme soutenu.
Par moments, on trouve quelques phrase stéréotypées mais vite excusées par l''ensemble qui tient bien la route.
Léa l'insensée réussit à attendrir tout son entourage, Revel y compris, et bien sûr le lecteur.
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LilyRavioly
  27 avril 2019
« le mensonge, c'est comme les rêves, ça permet de façonner le monde, de le voir tel qu'on voudrait qu'il soit et de se voir dans le regard des autres tel qu'on voudrait être vu. »
Je remercie Babelio pour l'envoi de ce roman.
Roman des plus déstabilisants, Je maudis le jour met en lumière les contradictions de l'âme humaine.
Le style n'est pas des plus conventionnels : un thriller un peu monté à l'envers, puisque l'on retrouve des personnages directement dans le feu de l'action. Nous savons dès les premières pages qui est l'auteur des meurtres, et nous savons également que l'enquêteur principal sait qui est le meurtrier, sans pour autant réussir à le prouver. L'intrigue n'est donc pas dirigée vers la recherche de l'identité de l'assassin, comme on peut le voir dans de nombreux romans policiers. Ici, on se concentre plus sur le meurtrier lui-même. Nous avons accès à ses pensées, livrées par petit bout. Et nous l'accompagnons tout au long de sa descente aux enfers. Ce roman nous fait plonger au coeur d'une folie sans nom, une folie insaisissable, incompréhensible. Elément central du roman, l'auteure nous dépeint à la perfection cette dualité, que chacun possède en soi, cette ligne rouge à ne pas franchir, cette frontière entre réalité et folie.
Les actions s'enchaînent, sans laisser le temps au lecteur la possibilité de reprendre son souffle. Les chapitres sont courts, le rythme saccadé, les scènes de plus en plus insoutenable et le suspens tellement oppressant qu'il nous empêche de nous arrêter.
Les personnages sont sombres et inquiétants, empreint d'une terrible fatalité. Tous blessés, ils nous émeuvent, et on se sent proche de leur fragilité.
L'intrigue est bien menée, le sujet bien maîtrisé. L'écriture est pure, brute. Livrée noir sur blanc, sans fioritures, parfois crue mais toujours poignante, juste.
Ce roman laisse un émerger étrange sentiment. Et pour cause. On ne ressort pas indemne d'une confrontation directe avec la plus noire des folies.
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StefEleane
  23 avril 2019
Je maudis le jour est un roman qui se dévore, mais attention je vous mets en garde, il faut lire le premier livre avant !
Bien évidemment, si je vous dis cela c'est que je ne savais pas que c'était une suite lorsque j'ai commencé ma lecture. Autant parfois, cela n'est pas trop gênant, autant ici, on rate une grosse partie de la psychologie du personnage principal. L'antériorité de cette histoire est un point primordial pour comprendre pourquoi cette femme agit de cette façon et sa relation ambiguë avec le policier.
Léa est une libraire de 39 ans, divorcée et mère d'une jeune fille qui est dans le coma. Elle a tout d'une femme insipide aux yeux du monde sauf dans ceux de Nicolaï Stefanovic. Ex-légionnaire, aujourd'hui SDF à Paris, il voit Léa comme une femme perdue qu'il faut sauver.
En même temps, un tueur fou dézingue tout ce qui bouge. L'inspecteur Revel est persuadé que ce meurtrier n'est autre que notre gentille libraire.
J'éradique les types qui brisent les femmes à force de les abreuver de mots, de fausses promesses, par indifférence, par négligence ou par perversion.
Mon expérience de lecture est un peu faussée puisque comme je vous l'ai dit plus haut, il me manque une certaine dimension afin d'apprécier totalement la complexité de Léa. J'ai été, au début de ce roman, déstabilisé par son comportement. L'auteur met un peu de temps pour nous expliquer la situation, mais je rappelle que celle-ci est dans le premier roman.
J'ai aimé énormément la plume de l'auteur et l'idée de nous offrir une femme qui agit comme un homme psychopathe. Cette femme qui file entre les doigts du lecteur et des policiers. Cette femme qui est complexe, insaisissable, versatile. Qui a une dualité. Qui est écorchée.
Lien : https://lesciblesdunelectric..
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LudivineBon
  06 septembre 2021
Posons le décor. Léa Gillet est une psychopathe dangereuse. Elle ne le sait toutefois pas, ou plutôt Léa Zemar est une psychopathe et Léa Gillet essaie d'être normale. Sauf que ces deux Léa sont bien une seule et même personne. Léa Gillet est libraire et vit une existence quasiment normale mais elle perd parfois le contrôle et de très petits événements peuvent vite déraper. C'est ce qu'il s'est passé il y a peu et Léa a été inquiétée par la police car deux proches ont été retrouvés morts. le Capitaine Patrick Revel est sur ses traces mais il n'a, jusque là, pas réussi à faire craquer Léa. Il sait au fond de lui qu'elle est coupable de ces meurtres et de ceux survenus très récemment. Ils sait que c'est elle le Tueur au .22. Pourtant Revel n'arrive pas à la faire tomber, et ça le mine. Son équipe n'est elle pas convaincue de la culpabilité de la jeune femme et ne comprend pas l'acharnement de Revel. Pourtant au fil de l'enquête et des morts, l'étau se resserre autour de la jeune femme et les esprits commencent à s'éveiller. L'enquête prend encore un autre tournant lorsque Nicolaï Stefanovic, SDF et ex-légionnaire ayant servi au Mali et en Afghanistan est arrêté. Celui-ci possède en effet des objets qui vont faire avancer l'enquête et orienter de nouveau l'affaire vers Léa Gillet. Pourtant le SDF ne coopère pas. Pire, il semble vouloir protéger la jeune femme. L'équipe d'enquêteurs va devoir jouer finement afin de découvrir les vrais liens entre Nicolaï et Léa et leurs liens avec les morts les entourant. Cette enquête est loin d'être terminée mais les morts eux, s'enchaînent. Revel est sous pression. Pourra-t-il coincer Léa Gillet avant qu'elle ne recommence à tuer ? Voilà un roman très atypique. le lecteur sait dès les premières pages que l'héroïne est une tueuse et que la suite ne sera pas de tout repos. La psychologie du personnage féminin est retranscrite avec justesse et donne une saveur particulière au roman. On comprend les tourments de cette femme à la double personnalité. On espère que la police l'arrêtera mais on s'inquiète aussi de savoir si la part innocente de Léa prendra le dessus sur la tueuse. L'histoire est haletante et terriblement prenante de bout en bout. Un suspense bien étudié et une héroïne originale, forte, froide et tout aussi fragile, voilà ce qui fait de ce roman un très bon moment de lecture. 
Lien : https://cafenoiretpolarsgour..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   10 août 2019
Elle soufflait le chaud, le froid, passait de la légèreté à la noirceur avec une facilité déconcertante qui le désarçonnait et le séduisait aussi, jusqu’au jour où son nom était apparu dans une affaire. Par réflexe et respect des règles, il avait pris ses distances. Mais Léa l’avait mal vécu. Et l’embryon de relation, avortée, était désormais un handicap à son enquête. Il se sentait en faute chaque fois qu’il la croisait, même s’il ne la revoyait que pour les besoins de l’investigation. Sa simple présence entretenait son malaise. Elle le fixait, le regard rempli de désir, parfois méprisante, jamais indifférente. Dérangeante – oui, elle était dérangeante.
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rkhettaouirkhettaoui   10 août 2019
Les hommes se repaissent des drames qui ne les touchent pas directement, les prolongent, les décortiquent, les accentuent. Parce que l’horreur de la vie des autres masque la fadeur de leur propre existence. Le temps d’un flash, les journalistes se croient les porte-parole héroïques du malheur, alors qu’ils ne sont que des vautours fouillant dans les entrailles de carcasses encore chaudes ; celles que Léa leur offre sans qu’ils comprennent quoi que ce soit à son acte. Elle leur sert les victimes sur un plateau et eux ils n’ont plus qu’à les dépecer. Aucun n’a le courage d’agir, ni celui de risquer sa liberté pour secouer son quotidien de soumis. Témoins, flics, spécialistes du crime, auditeurs et spectateurs se shootent à l’adrénaline par procuration. La peine, les pleurs, les gémissements des autres leur donnent, par contraste, le sentiment d’être heureux. Mais ce sont eux, les assassins ; eux qui participent à son plaisir à tuer. Et l’amplifient.
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rkhettaouirkhettaoui   10 août 2019
Au bas de l’escalier, militaires et policiers contrôlent les fuyards. Leurs regards, tous identiques, sont vides d’émotion. La compassion n’est pas de mise, l’indifférence nécessaire pour ne pas flancher. Certains hommes déboulent bras levés, coupables d’être là, comme autant d’auteurs potentiels du massacre. Chaque ombre qui déchire la nuit est un danger en puissance. Les forces de l’ordre ont défini un couloir de sécurité pour assurer un semblant de contrôle et tenter de repérer le sniper invisible.
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rkhettaouirkhettaoui   10 août 2019
Elle ne dort plus tout à fait, mais ne veut pas se réveiller. Et si elle ouvre les yeux, il ne sera plus là, elle le sait. Lutter pour rester dans cette ouateuse inconscience qui la protège des flics, des hommes, d’elle-même. Se réveiller reviendrait à le perdre. Alors il cesserait de la contempler, de la désirer, de la rassurer. Mais le combat est perdu d’avance. Au fil des minutes, la silhouette de Nicolaï devient plus floue, quasi translucide. Déjà, elle ne peut plus agir, juste subir son départ.
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rkhettaouirkhettaoui   10 août 2019
Elle ne peut ouvrir les yeux, ne veut pas parler trop fort au risque de rompre le charme. Une force mystérieuse la retient dans un univers parallèle. Un sas invisible qui la préserve de la réalité.
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