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ISBN : 2749150515
Éditeur : Le Cherche midi (26/05/2016)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 10 notes)
Résumé :
La dérive d'une femme qui se mue en une tueuse en série.Léa s'ennuie. Son existence terne ne lui apporte ni bonheur ni désir. Mariée trop jeune, elle s'étiole dans une vie de couple médiocre. Sa seule évasion, cette fille de mafieux la trouve dans la lecture. Une vraie boulimie. Un livre en entraîne un autre. Puis survient une rencontre. C'est le déclic qui la fait basculer. Léa se transforme physiquement et moralement. Elle commence à tuer...
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Livresque78
  27 mai 2016
Ce roman est un court thriller, court mais intense.
Une histoire sombre, une femme, Léa, ses difficultés à voir les belles choses de la vie. Il faut dire que son mari est loin de l'avoir rendu heureuse et qu'en plus il s'est tiré avec une autre... Son évasion à Léa, c'est les polars, elle les dévore, son père était un mafieux, alors les flingues elles les a déjà manipulé, la prison, elle ne connait pas, mais elle ne semble pas en avoir peur...
L'auteure parvient à nous plonger dans la psyché de Léa, cette envie de rien, ce non plaisir. On ne l'envie pas la vie de cette femme c'est sûr! Ce livre est comme une incursion dans la tête d'une meutrière, car c'est ce que va devenir Léa, un déclic, comme une réalité qui s'impose à elle et lui dicte où se trouve son bonheur, où atteindre la jouissance tant recherchée.
Lien : https://livresque78.wordpres..
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Ally
  24 décembre 2016
Un roman qui se lit très bien et très vite ! le personnage de Léa se révèle bien mystérieux. On peut avoir bien du mal à s'identifier à elle, et heureusement. Cependant, en tant que femme, on peut trouver juste quelques unes de ses remarques , notamment sur la gent masculine. Bref, le roman souffle un peu le chaud et le froid. Léa est notre nous intérieur mais dans l'excès total. Son métier, sa manie du rangement, de l'organisation, de la propreté, ses rapports avec ses parents, puis avec sa fille.... Sans parler de ses liaisons. Elle a besoin d'être aimée mais n'y arrive pas. Au lieu de se remettre en question, elle préfère tuer. D'ailleurs, dans le roman, il y a une vraie fascination pour le meurtre. Cela peut vite devenir dérangeant, surtout vers la fin... Je pense que l'auteure, aussi, tombe dans l'excès. Peut-être est-ce l'effet Léa ?
J'ai apprécié l'écriture franche, limite rentre-dedans et parfois, j'ai souri devant cette Léa qui dit les choses telles qu'elle les pense.
Un roman qui sort vraiment des sentiers battus et qui donne envie de découvrir les autres livres de la romancière.
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delphlabibliovore
  14 octobre 2016
« La fille au 22 » d'Anna-Véronique El Baze est un livre court mais intense. Léa vit un divorce et un drame familial à sa façon. Grande lectrice de polars dont elle est une spécialiste dans une librairie, Léa s'inspire peu à peu de certains de ces romans qu'elle vend avec brio. Sinon, c'est une femme effacée qui va réserver quelques surprises.
Tout d'abord, j'ai trouvé Léa assez sympathique d'autant plus que c'est une lectrice de classiques du polar comme moi. D'ailleurs les quelques références que l'auteure glisse au fil des pages ne peuvent que ravir les amateurs du genre.
Mais peu à peu je découvre une autre personnalité effrayante sous les traits de la timide jeune femme. L'intrigue montre l'évolution de Léa qui sait être douce et brutalement cruelle selon ses souffrances.
La plume de l'auteure offre d'intenses moments de lecture. El Baze est très littéraire sans nous lasser. le style est incisif et froid en adéquation avec la personnalité de l'héroïne.
« le journaliste se gratte le crâne. Visiblement, une tournée d'implants capillaires ne serait pas un luxe. »
« La fille au 22 » apparaît comme l'autopsie d'une meurtrière dont on suit les métamorphoses. Les spécialistes du roman noir pourront avec plaisir détecter certaines étapes de la transformation de la tueuse.
Il émane une certaine tristesse dans quelques paragraphes rendant le livre grave et terriblement vrai. L'auteure parvient ponctuellement à montrer le cynisme de l'homme envers les femmes.
« Un peu jeune, peut-être. Mieux vaut trop jeune que l'inverse, songe-t-il, pragmatique. La fermeté de la peau compense l'inexpérience. L'inverse, il ne sait pas. Il l'emmènera juste prendre un verre, éreinté par le manque de sommeil et le lever matinal. »
Je déplorerais, malgré la bonne impression générale, une fin moins convaincante que l'ensemble du roman aurait pu le laisser penser. Mais là est le choix de l'auteure qui signe ici plus qu'un simple thriller, une fable sur la misère du monde actuel!

Et à l'instar d'une autre « fille » qui cartonne au cinéma en ce moment, je verrais bien « La fille au 22 » adapté à l'écran tant le personnage féminin est fort et original.

Lien : http://delphlabibliovore.blo..
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SophieSonge
  26 mai 2016
Absolument conquise, ce thriller avait décidément tout pour me plaire. Je ne pouvais m'imaginer un pouvoir d'attraction aussi impétueux qu'il vous colle à la peau. Trop rares sont les tueuses dans les thrillers et pourtant le crime leur sied si bien...
Léa est le profil de femme terne sur lequel on ne se retourne pas. Son quotidien serait morne et triste si elle ne pensait pas à s'évader au cours de ses lectures. Sa came, c'est le polar noir, celui qui lui procure le sentiment d'être vivante et où elle puise ses explosives montées d'adrénaline. Jusqu'au jour où la frontière entre le réel et la fiction devient si étroite que le danger gagne, bascule.
L'écriture est sublime, féminine, incandescente, évaporée. La séduction opère avec le personnage de Léa qui nous trouble jusqu'à l'obsession perverse, ultime et assassine. L'ambiance est sombre, prédatrice, les scènes sont cinématographiques. L'auteur subjugue avec une insolente légèreté. Au coeur des drames, un caractère névrosé et le développement d'un fort complexe d'abandon.
On se laisse abîmer au fil des pages dans la saltimbande des mots jusqu'à s'en étourdir. Un roman classe, prodigieux aux volutes aussi intrigantes que captivantes. Toute la dynamique repose sur ce personnage féminin autant redouté que fantasmé.
Que vous-dire de plus sinon que je suis sous le choc, le charme et définitivement désarmée. Passer à côté serait une grave erreur mais c'est à vous de voir...
Lien : http://www.sophiesonge.com/a..
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denisarnoud
  26 mai 2016
Léa est divorcée d'un mari pervers narcissique qui l'a détruite psychologiquement. Passionnée de littérature policière, véritable boulimique de lecture, elle trouve un emploi dans une librairie. Ses goûts sûrs, son sens maladif de l'organisation en font très vite la responsable du rayon qui deviendra vite l'un des plus courus de Paris.

« Aujourd'hui, je règne sur cet espace clos où se bousculent les amateurs. Sensation nouvelle d'avoir un rôle majeur. Celui de décider des ouvrages qui seront exposés aux meilleures place ; celui d'influencer les lectures de dizaines d'inconnus pour qui je n'éprouve qu'indifférence. »
La suite de ma chronique sur le blog : lien ci-dessous
Lien : http://leslecturesduhibou.bl..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
denisarnouddenisarnoud   26 mai 2016
Un attroupement s’est formé autour du corps à présent apaisé. Je planque l’arme sous le siège. Hypnotisée par la scène, je fais comme eux, les badauds, je mate le cadavre. Voir la mort pour se dire qu’on est vivant.
Une flaque rouge dessine une arabesque ronde et vivace autour de sa tête. Soulagement brutal, délivrance inquiétante, toute-puissance. La montée d’adrénaline est si forte qu’il n’y a plus de place pour la tristesse ou la colère. Juste un sentiment de joie intense auquel succède une sensation de plénitude absolue.
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denisarnouddenisarnoud   26 mai 2016
Au fil des mois, je m'habituais au silence, aux petits déjeuners avec pour compagnons une tasse de café et un livre. Il avait fallu que Franck me quitte pour que je mesure l'ampleur de ma dépendance. Un amour bancal. J'avais été la victime consentante d'un expert en manipulation. Un constat sans appel. Je n'avais pas connu l'état d'ivresse que je devinais dans les scènes d'amour torrides des polars. Les affres de mon chagrin n'étaient que l'angoisse liée au bouleversement de mon quotidien. Le vertige du taulard bousculé à la porte de son centre de détention. Cette terreur imbécile de n'avoir plus de tortionnaire pour poser les limites, de gardien pour veiller au respect des règles. Plus rien ne me protégeait de moi-même.
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denisarnouddenisarnoud   26 mai 2016
Aujourd’hui, je règne sur cet espace clos où se bousculent les amateurs. Sensation nouvelle d’avoir un rôle majeur. Celui de décider des ouvrages qui seront exposés aux meilleures place ; celui d’influencer les lectures de dizaines d’inconnus pour qui je n’éprouve qu’indifférence.
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