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EAN : 9782715256637
160 pages
Le Mercure de France (06/05/2021)
3.85/5   24 notes
Résumé :
Mères de famille comparant les mérites de leurs nounous respectives ; parents ouverts à la mixité sociale mais ayant fait le choix de l'enseignement catholique pour leur progéniture ; jeune épouse ne sachant pas comment parler à sa femme de ménage ; trentenaire dévouée à la carrière de son mari redoutant le désoeuvrement... Les personnages de femmes peuplant le recueil d'Astrid Eliard ont en commun d'appartenir à une même classe sociale, la bourgeoisie. Néo-bobos d'... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Billie72
  10 août 2021
J'aime les nouvelles : j'apprécie l'écriture condensée, la focale sur un personnage, le dénouement parfois inattendu.
Dans Les Bourgeoises, en quelques coups de pinceau et avec beaucoup de finesse et de talent, Astrid Eliard nous propose une savoureuse galerie de portraits.
Huit nouvelles, huit « tranches de vie », huit « bourgeoises » du XIXeme siècle. Elles sont insupportables, attendrissantes ou complètement « paumées ». Mais l'autrice n'est ni dans la caricature, ni dans le jugement : sa plume est malicieuse, parfois sarcastique, jamais méchante.
Elle donne « à voir », tout simplement, et à méditer aussi... Peut-on être libre, s'affranchir du poids de son éducation et de la conviction innée/acquise que les apparences comptent plus que tout ?
Je recommande cette lecture, à savourer comme des berlingots aux saveurs douces, piquantes, sucrées, acidulées ou amères.
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Little_stranger
  14 mai 2021
Lire Astrid Eliard est toujours un plaisir pour moi, comme si je retrouvais une amie. Je l'ai rencontré avec "Danser" et puis ensuite "La dernière fois que j'ai vu Adèle" et je la retrouve avec ce dernier roman, une compilation de nouvelles qui parle des bourgeoises.
C'est drôle, vif, enlevé, c'est tendre et sarcastique ... J'ai eu l'impression de déguster des bonbons acidulés qui piquent parfois.
Il y a :
- le couple de Tewfik et de sa compagne, nouvellement devenus aisés, lui est à l'aise dans ses baskets, mais elle ne sait pas comment se comporter avec la femme de ménage, aime la truffe, mais a honte de pouvoir se l'offrir,
- ce groupe de femme qui "sélectionne" la nounou comme on choisi un poulet de grain,
- celle qui prend son bain de Guerlain au Galeries,
- Paul et Eva, couple aisé qui est pour la mixité sociale, mais met son fils dans une école catholique
- la jeune femme qui a monté une start up, eu trois enfants, va passer un entretien d'embauche, mais se retrouve confrontée par le biais d'une manifestation à un ancien copain, Guillaume, musicien, à ses rêves d'autrefois, abandonnés
- la vieille dame qui prend tout son temps chez le pharmacien juste pour le plaisir d'embêter le monde
- Mathilde, qui court après sa mère, atteinte de démence sénile, placée sous tutelle et qui fait la manche, en Burberrys, lunettes Armani et jean Guess, alors qu'elle est riche à millions
- l'enseignante, qui s'accroche à sa posture de celle qui sait face à ses élèves de milieux moins favorisés que le sien et qui se retrouve par la malice de sa voiture, face à un ancien élève, Diego.
Ce sont des portraits ciselés, fins que nous propose l'auteur et on regrette de la quitter si vite, car le livre est trop court, beaucoup trop court : j'aurais bien continuer à déguster ces tranches de vie, si justes. Et puis j'avoue, j'adore le prénom Astrid, c'était le prénom de ma maman qu'elle détestait et j'aime l'idée qu'une Astrid soit un écrivain que j'aime.
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Martine26
  25 mars 2022
Sans trop me tromper, je peux dire, après lecture, que ces jeunes femmes représentent tout ce que je ne supporte pas chez un être humain. Par leurs allures hautaines, leurs manières, leur condescendance, leur besoin de paraitre qui prime sur l'être, leur autosatisfaction associée à leur suffisance...
Mais, et c'est là que se situe, à mon avis, une grande partie du talent d'écrivaine nouvelliste d'Astrid Eliard en plus de posséder une écriture soignée, délicate, attentive et sensible, malgré les airs qu'elles se donnent, qu'elles affectent ou affichent, ces femmes ont aussi leurs faiblesses, leurs doutes, leurs interrogations, leurs attentes, leurs failles. Et, en cela, l'auteure nous les rend attachantes même si l'ironie n'est jamais très loin.
Je ne connaissais pas cette auteure qui a également publié quelques romans. Cette découverte s'est révélée heureuse et encore plus quand j'ai su qu'Astrid Eliard avait déjà fait paraitre un précédent recueil "Nuits de noces", prix de la Société des Gens de Lettres, que j'imagine aussi satirique que "Les bourgeoises" et que j'ai réservé auprès du réseau de lecture publique de Valence Romans agglo.
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Nadael
  18 juin 2021
Je lis peu de nouvelles. J'aime les intrigues, les péripéties, faire un bout de chemin avec les personnages. J'aime m'installer dans une histoire pour la vivre pleinement, longtemps. Mais parfois je me laisse tenter, car je connais la plume. Et l'écriture d'Astrid Eliard est de celle qu'on n'oublie pas. Sacrée Marie!, Danser, La dernière fois que j'ai vu Adèle, autant de romans autant de portraits sensibles et juste de femmes avec leurs ambivalences : fortes et fragiles, sombres et lumineuses, tristes et drôles, persévérantes et changeantes. En quête de sens, leurs sentiments valsent pour mieux s'ajuster aspirer espérer.
Au fil des nouvelles de ce recueil, défilent encore des visages féminins en clair-obscur, des figures de la bourgeoisie ( néo-bobos pour la plupart). Des textes doux-amers, un regard tour à tour tendre et ironique, des clichés démontés, un jeu d'observations et de questions soulevées. Une classe sociale auscultée à travers le prisme de situations souvent jubilatoires servis par des dialogues percutants.
Alors on se promène allégrement entre celle qui arpente chaque matin le grand magasin en quête de ses gouttes précieuses de Shalimar, celle qui en route pour un entretien d'embauche – lié à sa start-up – se retrouve au milieu d'une manifestation au côté d'un copain de jeunesse et d'une vague nostalgique, celle qui évoque non sans racisme, avec ses congénères, les nounous étrangères, celle qui préfère mettre son enfant dans une école catholique même si elle prône la mixité sociale, celle qui prend un malin plaisir à faire la cliente difficile à la pharmacie, celle qui atteinte d'alzheimer fait la quête dans la rue vêtue de ses plus beaux atours, celle qui enseigne et se persuade de gérer au mieux ses élèves issus d'un milieu social défavorisé, et celle nouvellement « riche » mise face à sa conscience et ses contradictions.
Un recueil savoureux!
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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celinedr
  28 octobre 2021
Je lis rarement des recueils de nouvelles. Je me suis lancée dans la lecture de celui-ci car le thème m'a happée. Une fois de plus ma curiosité littéraire a joué en ma faveur.
Le ton est juste, les sujets très contemporains. Les bourgeoises est, sans aucun doute, un recueil moderne qui traite avec exactitude des préoccupations actuelles considérées comme futiles pour beaucoup mais vécues comme une absolue nécessité par d'autres. Ces » bobos » comme certains les nomment, ces personnes dont la vie est régie par les apparences et les codes – leurs codes – ont pour obligation de faire » ce qui se fait « , de vivre » ce qui se vit » au même titre que leurs semblables, appartenant à leur classe sociale. Une expatriation, un enfant dans une école privée catholique, porter des signes ostentatoires de richesse, employer la » bonne » nounou sont des impératifs dans leur existence.
La bourgeoise fait tout ce qui est en son pouvoir pour mériter son titre. Chaque jour, déterminée, elle mène son combat.
Au delà du sujet qui a attiré mon attention, j'ai autant été séduite par la forme que par le fond de ces histoires. Ces tranches de vie transpirent la réalité de notre société. J'en aurais redemandé. Je serais volontiers entrée davantage dans l'intimité de ces femmes – car oui, ce sont surtout des préoccupations féminines – prêtent à tout pour suivre le schéma de vie qu'elles se sont fixées. Coûte que coûte.
J'aime le regard de l'autrice sur des réalités de notre société habilement pointées du doigt. Un recueil intéressant.
Lien : https://labibliothequedeceli..
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critiques presse (1)
LeFigaro   03 juin 2021
Un recueil de nouvelles décapant qui met en scène des femmes appartenant à la même classe sociale.
Lire la critique sur le site : LeFigaro

Video de Astrid Eliard (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Astrid Eliard
Astrid Eliard : Construire un recueil nouvelles .Comment construire un recueil de nouvelles ? D'abord choisir un thème. Mais ensuite comment se créent les différentes nouvelles ? Astrid Eliard nous révèle comment elle a élaboré son recueil de nouvelles Nuits de noces.Cette interview a été réalisée dans le cadre de la 5e édition du Salon du livre d'Ozoir-la-Ferrière (77) qui s'est tenue le 19 novembre 2011. Astrid Eliard a été la lauréate du Prix Ozoir elles en 2010.
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