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ISBN : 2715232896
Éditeur : Mercure de France (27/04/2012)

Note moyenne : 3/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Certains matins, juste avant le réveil de son fils, Marie s'accroupissait au bord du lit, et passait la main dans ses cheveux, si doux, si noirs, indiens, c'était une sorte de pèlerinage sur les lieux de son tout premier baiser de mère. Elle sentait alors son corps se figer dans l'empreinte de l'amour perdu, ce creux un peu froid qu'avait laissé en l'abandonnant l'instinct animal, la tendresse évidente, absolue, de la louve pour son petit. Durant ces quelques second... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Nadael
  15 juin 2012
Marie et son époux Cornélius posent leurs bagages en pleine campagne, fuyant la vie trépidante d'une ville bruyante. C'est avec enthousiasme qu'ils prennent possession d'une vieille bâtisse à Vivanon, une bourgade de quelques âmes. Cornélius, médecin de son état, compte bien installer son cabinet, et faire pousser une multitude de plantes afin de satisfaire à sa spécialité d'herboriste. Il se voit déjà guérir les habitants voisins de tous leurs maux. Quant à Marie, elle rayonne. Enceinte de son premier enfant, elle imagine un avenir merveilleux auprès de sa famille, et se donne pour mission d'être au petit soin pour chacun, pleinement. Dès son arrivée au village, elle fait la connaissance de jeunes mères avec qui elle lie une amitié. Elle a tout pour être heureuse, Marie !
le tableau semble idéal mais si l'on gratte un peu sous le glacis, une réalité toute autre se dévoile. le temps passe, l'enfant naît mais le cabinet de consultation de Cornélius n'a, lui, toujours pas vu le jour, ce dernier s'avère être un personnage égocentrique et méprisant envers sa femme qu'il déprécie quotidiennement. Pour l'occuper, il lui confie la tâche ingrate de copiste – Marie passe des heures à recopier sur des flacons le nom de plantes médicinales. Leur fils qui voue une admiration sans borne à son père ignore sa mère, rejetant avec défiance toute marque de tendresse venant d'elle.
La lumineuse Marie n'est désormais plus qu'une ombre. Terriblement déçue par la maternité et le comportement de Cornélius, elle ne sort presque plus. Seule évasion, la voix de Corinne, une femme qui lui livre les enseignements de la bible par téléphone. Et puis, il y a Emilie, la chatte qu'elle a recueillie. Marie s'adresse à l'animal comme à un être humain – la fille qu'elle n'a pas eu peut-être -. Bon an, mal an, la jeune femme poursuit une existence qui ne lui convient pas, jusqu'au jour où elle comprend ce qu'elle doit faire. Partir.
J'ai aimé cette femme incroyable, à fois forte et fragile, rêveuse, douce, aimable, mais si peu sûre d'elle. Elle déborde d'amour Marie ! Mais, elle n'en reçoit jamais. L'auteure a esquissé là un très joli portrait de femme. Ce roman est poétique, fantaisiste, fantastique, biblique, comique aussi parfois. La nature y est sublimée. Et la grâcieuse Marie ne se laissera pas dicter les lois, elle finira par les enfreindre et c'est très bien.

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MelWaouMan
  13 juin 2012
Pour un esprit rationnel, le roman d'Astrid Eliard, Sacrée Marie peut paraître loufoque. Marie, jeune épouse d'un médecin herboriste, est pleine d'enthousiasme face à la vie qui l'attend dans ce petit village où ils viennent de s'installer. Mais face à l'isolement, à la froideur de son premier enfant, à l'égoïsme méprisant de son mari, Marie s'étiole, elle en vient à parler à Dieu, puis au chat. Son esprit déraille ou trouve la voie de l'indépendance et de la plénitude? Par contre, si l'on apprécie la fantaisie, voire le fantastique, on peut se délecter de ce roman qui ouvre une multitude d'interprétation possible. Folie, prise de conscience, intervention divine, pouvoir des plantes, jalousie, à vous d'imaginer ce qui entraîne Marie vers la rébellion,
En tout cas, le style de l'auteur est remarquable car si tout commence dans la poésie d'une nature accueillante et d'un couple charmant, l'étau se resserre vers un vocabulaire plus âpre. L'auteur intervient même dans le texte pour excuser de si crues descriptions.
Le titre du livre évoque certes la religion, mais surtout le caractère étonnant de Marie. C'est un livre qui m'a intriguée et amusée.
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sylire
  25 juin 2012
Marie est une jeune femme tout juste mariée à un médecin et confiante en l'avenir. Mais elle ne tarde pas à déchanter. Les enfants qu'elle met au monde sont loin d'être ceux auxquels elle rêvait et son mari n'a au final pas grande considération pour elle. Bref, sa vie « foire » complètement…. Pour autant elle ne se laisse pas abattre, cherchant refuge dans son imaginaire et sollicitant dieu pour lui porter secours…
Ce roman se lit facilement et je l'ai trouvé plutôt bien écrit. Pour autant, je ne dirai pas que j'ai aimé cette lecture. le coté mystique de Marie m'a laissé perplexe et ses conversations avec Emilie, la chatte, tout autant ! le coté loufoque de l'histoire m'a agacée (le chat qui parle, le « miracle » de la fin du roman…). Quant à Marie, si je l'ai trouvée attachante au début du livre, elle m'a semblé assez vite un peu « dérangée ». Je n'ai pas aimé sa façon de gérer les nombreux problèmes qui se posent à elle. Quant au mari et aux enfants, ils sont tout sauf intéressants. Une bien curieuse famille...
Je suppose qu'il ne faut pas se contenter du premier degré et voir dans ce texte une critique des valeurs de notre société (l'amour maternel comme une évidence, les médecines douces…). Mais, je dois dire que je n'ai pas vraiment passé le cap du premier degré, décontenancée par les invraisemblances (voulues) qui se glissent dans le texte.
Vous l'aurez compris, ce livre n'était pas pour moi !

Lien : http://sylire.over-blog.com/..
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Actulitteraire
  13 juin 2012
Sacrée Marie ! est l'histoire d'une émancipation, morale et physique. Marie est mariée, a deux enfants, une bande d'amies, mais n'est pas heureuse. Décidant de réagir, son récit nous est exposé avec une écriture extrêmement fluide et par laquelle on pourrait penser en faire une adaptation cinématographique.

Le style de Sacrée Marie ! peut se targuer d'avoir toutes les caractéristiques d'un page-turner : Simple, aéré, fluide,etc. le sujet est rassembleur car souvent universel, et est traité sans pathos. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que le lecteur plonge dans cette histoire, raconté à l'aide de notes d'humour par un narrateur omniscient - dont l'identité reste assez floue.

Le récit est scindé en petites parties, rendant - un fois de plus - la lecture ordonnée et facile. le lecteur pénètre ainsi dans la vie de Marie, Emma Bovary contemporaine, face à mari, enfants, et tiraillée par Corinne, cette femme avec qui elle correspond. Sacrée Marie ! n'est cependant pas un manifeste féministe. En effet, la figure féminine n'est pas utilisée, de sorte à mettre en lumière l'égalité homme-femme. Elle est simplement présente, et vit les événements qui composent sa vie. le lecteur accède ainsi à une certaine vision de la religion, de la famille, du travail, etc. Autant de thèmes traités avec un style accessible et relaxant.

Ainsi, c'est un bon nouveau roman que nous livre ici Astrid Eliard. Personnage attachants, intrigue intelligente et bien traitée, écriture fluide, Sacrée Marie ! réunit toutes les caractéristiques d'un roman que l'on lit avec plaisir.
Lien : http://actulitteraire.canalb..
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beatriceferon
  20 avril 2015
Marie et Cornélius ont acheté une maison à Vivanon, à l'écart de tout. Tandis que Marie travaille comme une bonniche, Cornélius réfléchit. Comment aménagera-t-il au mieux son cabinet médical? Car il se prend pour un médecin des temps nouveaux et prépare un livre de soins par les plantes, que Marie doit recopier et mettre au net.
Marie se fait des amies. Toutes des mères comblées. Et puis, bonheur, elle-même est enceinte. Elle ne sait pas, la pauvre, que le pire calvaire l'attend!
Marie est la parfaite épouse soumise. Cornélius la traite comme une idiote et une esclave. Ce rôle de lavette qu'elle accepte et endosse depuis bien trop longtemps ne me plaît pas du tout. Toutes les histoires de bébés que s'échangent ces dames ne sont pas très passionnantes, et la scatologie m'a dérangée. Restent le ton terriblement caustique et la présence de la merveilleuse chatte Emilie pour sauver ce roman.
Mon avis est donc mitigé.
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critiques presse (1)
Lexpress   05 juin 2012
Dans ce troisième livre, […] Astrid Eliard, née en 1981, s'en prend allègrement au mythe de la maternité. D'une plume décomplexée, très orale, elle ne mâche pas ses mots pour faire le portrait irrésistible de cette Marie pleine de grâce... révoltée!
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   15 juin 2012
Certains matins, juste avant le réveil de son fils, Marie s'accroupissait au bord du lit, et passait la main dans ses cheveux, si doux, si noirs, indiens, c'était une sorte de pélerinage sur les lieux de son tout premier baiser de mère. Elle sentait alors son corps se figer dans l'empreinte de l'amour perdu, ce creux un peu froid qu'avait laissé en l'abandonnant l'instinct animal, la tendresse évidente, absolue, de la louve pour son petit.
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NadaelNadael   15 juin 2012
On ne pouvait  pas bavarder ? Se raconter un petit morceau de nos vies ? (…) Mon dieu comme les gens devaient être seuls pour refuser le moindre dialogue, ils étaient soi-disant pressés, n'avaient pas le temps... Elle avait tout son temps, et justement il ne lui avait jamais semblé si long, si lent, si interminablement calme, voluptueux et reposant que depuis sa grossesse, un peu comme de très très grandes vacances.
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NadaelNadael   15 juin 2012
Dieu qu'elle avait hâte ! Sa vie commencerait, alors. Et elle serait heureuse. Non pas qu'elle se sentit malheureuse, oh non, Cornélius prenait soin d'elle, mais un peu vide, inutile... peut-être ? Sa vie, elle voulait dire sa vraie vie, allait enfin commencer, dans quelques jours. Marie était née pour enfanter (…).
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rkhettaouirkhettaoui   30 juin 2019
Si des hommes avaient vécu là, des êtres humains doués d’intelligence et de sensibilité, qui aimaient chanter des chansons et faire l’amour, qui avaient une mémoire, un passé, une famille, qui riaient et pleuraient — même les pires spécimens de la race humaine savent rire et pleurer —, si des hommes avaient vécu là, donc, ils auraient forcément tempéré la brutalité de ce paysage. Ils auraient damé la route de leurs passages, adouci, avec leurs regards, les arêtes coupantes des arbres et la désespérante sécheresse des bruyères qui couraient sur la plaine.
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rkhettaouirkhettaoui   30 juin 2019
Elle s’était aperçue alors que la douleur n’était plus seulement le lot de l’allaitement, elle s’incrustait partout dans les gestes du quotidien — manger, dormir, s’habiller, faire sa toilette, faire pipi, enfiler son soutien-gorge —, de façon que Marie ne l’oublie jamais, qu’elle occupe toujours ses pensées. Il lui avait inoculé la douleur, lui, cette petite chose minuscule, avec une bataille de plumes noires et douces sur le sommet du crâne, lui dont la vie ne tenait qu’à un fil : l’amour de sa mère.
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Astrid Eliard : Construire un recueil nouvelles .Comment construire un recueil de nouvelles ? D'abord choisir un thème. Mais ensuite comment se créent les différentes nouvelles ? Astrid Eliard nous révèle comment elle a élaboré son recueil de nouvelles Nuits de noces.Cette interview a été réalisée dans le cadre de la 5e édition du Salon du livre d'Ozoir-la-Ferrière (77) qui s'est tenue le 19 novembre 2011. Astrid Eliard a été la lauréate du Prix Ozoir elles en 2010.
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