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ISBN : 0192834819
Éditeur : Oxford Paperbacks (21/05/1998)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Daniel Deronda (1876) est le dernier roman de George Eliot, la plus grande romancière de l'époque victorienne, connue pour ses positions féministes et la profondeur de ses analyses psychologiques. George Eliot ne s'y limite plus à l'exploration d'un microcosme géographique et social, mais présente des catégories sociales nouvelles, tout en s'ouvrant largement sur le monde. Située dans un passé proche du temps de la narration, l'histoire est traversée par les mouveme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
keisha
  12 août 2010
Faites moi confiance, ne lisez pas ce billet et procurez-vous tout de suite (oui, tout de suite) ce magnifique roman, qui existe en français et en poche (elle est pas belle la vie?).
Quoi? Encore là? Bon, attention, billet un peu long, à la mesure de mon enthousiasme. Je vais essayer d'éviter les spoilers qui peuvent gâcher votre future lecture. Mais c'est teeeellement mieux de tout découvrir et de se laisser emporter par l'histoire sans en rien savoir...
"Was she beautiful or not beautiful?
She who raised these questions in Daniel Deronda's mind was occupied in gambling."
Introduction magistrale : Gwendolen est assise à une table de jeu quand Daniel Deronda la voit pour la première fois, dans une petite ville de cure où se presse la bonne société européenne. Il la regarde, elle en est consciente.
Elle perd, engage un collier chez un prêteur sur gages, mais l'objet lui est renvoyé par "un étranger". Gwendolen reçoit des nouvelles de la ruine de sa famille et repart en Angleterre.
Les deux héros ne se sont jamais adressé la parole.
Page 20, un an auparavant, dans un petit village de la campagne anglaise. Gwendolen est une jeune fille de vingt ans qui n'en fait qu'à sa tête, et ne voit dans le mariage qu'une façon d'être plus libre et de mener sa vie à sa guise. Arrive dans le voisinage Grandcourt, de bonne famille, pourvu d'espérances en fortune et titres, qui fait comprendre à Gwendolen qu'il aimerait en faire son épouse. Celle-ci tergiverse, puis se décide, convaincue par sa famille de ne pas refuser un si bon parti, mais juste avant de pouvoir accepter elle apprend que son admirateur a déjà quatre enfants illégitimes d'une femme qui se sent prioritaire pour le mariage (très gros spoiler)... Gwendolen part donc à ce moment sur le continent.
Grandcourt la suit, la rate de quelques jours mais y retrouve son oncle Hugo Mallinger et Daniel Deronda.

Georges Eliot se concentre alors sur le personnage de Daniel Deronda, élevé en gentleman par Sir Hugo (oui, l'oncle de Grandcourt) , qui soupçonne comme la plupart des gens que Sir Hugo est son père, et aimerait connaître qui est (était?) sa mère.
Si vous êtes toujours là (!) : Daniel Deronda sauve la vie de Mirah, une jeune fille juive à la recherche de sa mère et de son frère, est amené à faire connaissance à Londres des Cohen (qui seraient susceptibles d'être la famille cherchée) et de Mordecaï, dont la vision sioniste est pleine de souffle (le roman se passe en 1865-1866).
Je n'en dis pas plus, l'histoire est sur les rails.

Au travers de dialogues absolument prenants ou de réflexions intimes finement observées, George Eliot dépeint les relations entre les principaux personnages, Grandcourt et Gwendolen, Deronda et Gwendolen (fascinantes et originales), Deronda et Mordecaï , etc... ainsi que leur évolution. Les personnages dits secondaires ne sont pas oubliés.
Ce roman mériterait une longue étude. Vision des femmes et du mariage à cette époque, description d'un mileu de gentlemen aisés mais aussi des juifs en Europe ou en Angleterre (là George Eliot a abordé un thème qui sort des sentiers battus, pas du tout ce qu'on aurait attendu à la lecture de ses autres romans par exemple ou des romans contemporains). D'intéressantes réflexions personnelles émaillent aussi la narration, mais cela reste bref.
Evidemment je me suis posée la question de la comparaison avec Jane Austen ou Dickens. Beaucoup moins d'ironie. mais du souffle tout de même. le petit Jacob Cohen ne déparerait pas chez Dickens. Et je pense que certain passage n'est pas là par hasard:
"Some readers of this history will doubtless regard it as incredible that people should construct matrimonial prospects on the mere report that a bachelor of good fortune and possibilities was coming within reach" ...(tout le passage serait à citer, mais je ne veux pas abuser car je ne traduis pas.
Vous l'aurez compris, ce roman est foisonnant, un de ces bons gros pavés victoriens aux multiples personnages qui sont liés d'une façon ou d'une autre, qui fait frémir le coeur, laisse haletant, fait rêver, entretient le suspense de façon virtuose, et ne dédaigne pas les fausses pistes...

Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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summerday
  10 septembre 2010
J'ai lu Daniel Deronda sans rien connaître de la polémique qu'il avait pu créer dans la carrière de l'écrivaine George Elliot. J'ai été agréablement surprise par l'originalité de l'intrigue et j'ai apprécié les personnages mais certains détails m'ont gêné, notamment le dénouement.
Daniel-Deronda.jpgLe personnage de Daniel Deronda, honnête, droit, investi d'une farouche envie de découvrir la vérité sur ses origines, m'a touché. En tout cas jusqu'à un certain point. le destin de ce jeune homme dont le coeur balance entre deux femmes aussi opposées, Gwendolen la frivole et cruelle, Mirah la chanteuse discrète m'est apparu captivant. Les révélations qu'il reçoit à Venise sont un très beau passage aussi.
La révélation et la découverte de sa culture juive me semblaient d'abord secondaires. J'imaginais de simples retrouvailles avec sa famille. Je n'ai donc pas tout à fait apprécié son choix et l'idée qu'au fond il ne pouvait être fait que pour Mirah, juive comme lui, comme s'il avait deviné ce lien dès leur rencontre.
Malgré le dénouement étonnant, le départ du couple et la remise en question de Gwendolen qui décide de se comporter enfin en blanche colombe, j'ai apprécié les passages où Daniel rencontre la communauté juive londonienne, qui contraste de façon évidente avec la société anglaise qu'il côtoie depuis son enfance. Les histoires qu'il découvre, les visions de Mordécaï, tout cela est plutôt émouvant.
Enfin, le plus intéressant est sans doute le personnage de Gwendolen. Belle, aristocrate, elle attise l'envie de tous les hommes. Mais sa famille est ruinée et elle accepte d'épouser un homme cruel. Plus intéressée par l'argent et les conventions sociales que par d'autres valeurs, elle se rend rapidement compte que ce mariage est un échec et qu'elle est profondément malheureuse. Elle trouve un grand réconfort auprès de Daniel et ils entretiennent un rapport de patient-thérapeute qui m'a finalement lassé. A la fin du roman la jeune femme décide de se consacrer à des choses plus simples pour élever son âme. Ce qui m'a gêné à un certain moment c'est que Daniel apparait comme un véritable prêcheur à qui il ne manquerait plus qu'un col blanc ou un livre sacré. Gwendolen devient dépendante du jeune homme et je ne trouve pas que ce soit une réelle évolution pour elle. Elle semble passer de la destruction à l'illumination, ce qui est un fossé.
Il y a énormément de choses dans ce roman. Un regard sur la communauté juive et la kabbale parfois fascinants, surtout lorsqu'ils contrastent avec des passages de dîners mondains. le regard que l'auteur porte sur cette société anglaise est aussi intéressant, de même que tout ce qu'elle dit du monde de l'art et du chant. En effet Mirah et Gwendolen ne s'opposent pas que dans le coeur de Daniel, mais aussi dans l'art du chant. Les valeurs de travail et d'humilité sont mises en avant dans tous les domaines, et de façon encore plus évidente dans celui-ci.
Bref, une lecture passionnante mais déroutante.
Lien : http://summerday.hautetfort...
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