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EAN : 9782352874935
288 pages
Archipoche (05/06/2013)
3.73/5   73 notes
Résumé :
Après avoir été trompé par son meilleur ami et accusé à tort de vol, le tisserand Silas Marner a quitté la ville et abandonné sa communauté religieuse pour s'établir dans la petite localité de Raveloe, dans la campagne anglaise. Objet de suspicion en raison de son talent et de sa foi, il sombre dans la routine d'un travail solitaire. La rumeur court qu'il serait guérisseur, activité qui ne lui coûte rien.
Devenu misanthrope, Marner ne trouve de consolation qu... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Gwen21
  21 janvier 2018
Silas Marner est un modeste et honnête tisserand du Nord de l'Angleterre. Injustement accusé dans sa jeunesse du crime de vol, il quitte sa ville natale, ses amis et sa fiancée, et installe son métier à tisser dans les carrières de Raveloe, bourgade où on le marginalise assez vite puisque étranger mais sans pour autant le rejeter. Silas est un homme solitaire et avare qui ne se mêle pas à la communauté, échaudé par ses déboires passés. Le jour où son magot lui est dérobé, il croit que sa vie n'a plus de sens. C'est alors que la rédemption se présente à lui sous la figure d'une petite orpheline blonde de deux ans qui pourrait bien devenir un trésor plus précieux que son or disparu.
L'entrée dans la lecture n'est pas facile et j'ai eu un peu de mal à situer les personnages dans un premier temps car Silas Marner vit au sein d'une secte religieuse donc les codes m'ont échappé. Et puis, une fois qu'il s'installe à Raveloe et qu'entrent en scène des personnages plus "traditionnels" du roman rural victorien, tout devient plus fluide et j'ai apprécié ma découverte. J'ai même eu la surprise et le plaisir de trouver dans ce roman de George Eliot les mêmes accents que dans certains romans de Thomas Hardy, l'un de mes auteurs fétiches. Nul doute que celui-ci a lu George Eliot et j'aime à croire qu'elle fut pour lui une source d'inspiration. La même douceur et la même précision se dégagent de leurs narrations.
J'ai aimé l'histoire de Silas Marner, la simplicité de sa personne, son humanité ; son parcours m'a touchée. La plume de George Eliot m'a procuré ce plaisir ineffable si caractéristique de la période. L'auteure fouille davantage ses personnages que ses descriptions ; il en résulte un roman court et rythmé, à l'opposé de son célèbre et tout aussi talentueux "Middlemarch".
Challenge XIXème siècle 2018
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge PLUMES FÉMININES 2018
Challenge ABC 017 - 2018
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PiertyM
  24 mai 2020
Quelle étrange histoire que celle de Silas Marner, un homme qui pour répondre aux cruauté des hommes n'a choisit que le silence et la solitude. Mais seule la providence saura lui faire gagner le sourire!
Un merveilleux roman que j'ai lu avec émotion, comment ne pas s'attacher à Silas Marner ou encore aux autres personnages comme Eppie, la petite fille qui en pleine neige, se retrouve miraculeusement entre les mains de Silas Marner, Godfrey, le jeune homme dont la destinée joue des tours à volonté, Nancy, cette belle jeune fille, plus jolie que sa sœur Priscilla qui devra être jugée de sa vraie nature de féminité après des années, Dunstan dont la malhonnêteté fait disparaître sans que personne ne s'en inquiète, Mrs Winthrop qui, à force de trop bavarder, a fini par sortir Silas Marner de sa solitude, et bien d'autres...C'est dire que George Eliot nous éblouit par le portrait de ses nombreux personnages...
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LiliGalipette
  03 juin 2021
Ayant perdu la foi après une triste expérience communautaire, Silas Marner s'est installé loin de son premier foyer. Isolé et indifférent à la société, l'homme solitaire n'a que deux activités : tisser et thésauriser. « Dans son coeur simple et sincère, même la cupidité et le culte de l'or qui allaient croissant ne pouvaient engendrer aucun vice qui portât un préjudice direct à autrui. » (p. 86) Après 15 ans d'une existence monotone et laborieuse à Raveloe, il est pris sans le savoir dans les affaires douteuses de Godfrey et Dunstan Cass, les fils du squire. Dépouillé et de plus en plus souvent accablé de crises de catalepsie, il se rouvre finalement à la compagnie des hommes en trouvant un autre trésor, bien plus précieux que les guinées qu'il cachait sous son métier à tisser.
S'il faut trouver une morale à ce court roman, c'est qu'aucun méfait ne reste éternellement impuni et que tout acte de générosité se voit rendu au centuple. Silas Marner a des faux airs de Jean Valjean, mais le récit de sa pitoyable existence m'a moins enthousiasmé que Middlemarch, mais je salue une fois encore le talent de l'autrice pour dépeindre la modeste vie provinciale et ses habitants gentiment toqués. Et je cherche maintenant l'adaptation avec Ben Kingsley dans le rôle-titre.
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DianaAuzou
  20 mai 2020
Mary Ann Evans, alias George Eliot, femme et écrivaine d'une rare complexité, surprenante et déroutante, pas toujours aimée, souvent boudée, toujours reconnue, par les plus grands, comme une fine plume, un bel esprit.
Le XIXe siècle, un monde qui vacille entre le passé et le futur, entre le monde ancien et celui qui arrive au galop avec comme cadeau l'industrialisation et toutes ses conséquences, dont l'argent qui devient roi, et le restera, nous en sommes témoins.
Silas Marner, le tisserand dont l'histoire n'est pas un long fleuve tranquille, vit dans ce monde. Ironie terrible, cet argent qu'il accumule et garde précieusement, disparaît brutalement par les soins des voleurs. L'argent en moins et la tension avec sa communauté en plus. Il la fuit pour finalement affronter d'autres tensions, vivre d'autres épreuves.
Ainsi va sa vie, d'un gris à un autre, jusqu'au jour où la lumière jaillit et met de la couleur dans la vie de Silas, et lui offre la richesse suprême que l'argent ne pourra jamais acheter : l'amour pour sa fille adoptive qu'elle lui rend au centuple.
Une très belle analyse de Mona Ozouf dans son L'autre George, que j'embrasse et fais mienne : l'amour est une volonté d'être à la hauteur, de ne pas décevoir, ce sentiment c'est une oeuvre car il appelle l'action, il appelle un long travail.
La qualité profondément humaine du roman est enrichie par les observations et les réflexions de George Eliot sur l'homme et la vie avec une bonne dose de sérieux, une bonne compréhension de la vie rurale, et un humour saupoudré, sans débordement, tout comme le charme, tout comme l'émotion des sentiments et les personnages très peu démonstratifs, il y a une réserve, un seuil qui ne se franchit pas. L'écriture, posée, équilibrée, est toute dans la compréhension, dans l'intérêt et l'observation, sans trop d'intimité.
George Eliot, femme de lettres, fort intelligente, d'une grande culture, personnalité complexe, forcément contradictoire, exprime son fort désir d'égalité et de respect des uns pour les autres, dont la balance est dans l'amour de la différence même.
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StCyr
  21 avril 2017
Silas Marner, humble tisserand, homme ardent, a été contraint de quitter sa communauté, exclu de l'église dissidente dont il était membre pour une faute qu'il n'a pas commise, et trahi en cela par un ami et coreligionnaire qui ajouta l'affront à l'injustice en lui ravissant sa fiancée à la faveur de l'opprobre publique. L'homme rendu solitaire par le tord qu'il a subit, s'établit à Raveloe, où les crises de catalepsie dont il est sujet, ses connaissances des herbes et des simples et de leurs usages, son caractère renfermé et les rumeurs le qualifiant d'avare couvant jalousement son avoir, le désigne à la méfiance des habitants. Et les commères avaient raison, Marner à force de travail acharné dans lequel il s'est plongé comme un désespéré ayant perdu foi en Dieu et aux hommes, et à la faveur d'une vie des plus parcimonieuse a thésaurisé un joli magot qu'il regarde à la nuit tombée comme ultime et vaine consolation. Mais un jour, le sort, qui a déjà été fort cruel pour lui, le frappe à nouveau, en la personne d'un vaurien, fils du squire de Raveloe, qui lui vole ses économies. Mais à quelque chose malheur est bon, et cet or qu'il a perdu, il le retrouvera, transfiguré, dans la chevelure d'une orpheline que le destin a voulu placer sur son chemin, et ce coeur, durement éprouvé, cette âme qui menaçait de se racornir dans une mesquinerie stérile et la misanthropie, vont renaître dans les joies inespérées de la paternité.
George Eliot évoque une Angleterre rurale avec ses moeurs paisibles et bonhommes, non encore rongée par les fourneaux de la révolution industrielle. Sa prose est entraînante, la mécanique narrative bien rodée. C'est avec une bienveillance, une ironie discrète, qu'elle donne vie à ses personnages simples et colorés. Ce classique de la littérature victorienne avec sa charge émotionnelle et par sa valeur littéraire prend, dans son intemporalité, et son universalité, l'aspect d'une belle parabole.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   22 janvier 2018
Silas s'était mis à fumer une pipe tous les jours pendant les deux années qui venaient de s'écouler. Les sages de Raveloe l'avaient fortement engagé à faire usage de cette chose excellente contre les attaques. Leur avis était approuvé par le Dr Kimble, par la raison qu'il n'y avait aucun mal d'essayer ce qui ne pouvait pas en causer : principe qui épargnait à ce monsieur bien de la besogne dans la pratique de la médecine.
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AlisierAlisier   03 octobre 2020
La Chance est l'idole de tous ceux qui suivent leurs instincts au lieu d'obéir à une loi en laquelle ils aient foi. Qu'un homme honorable de notre époque se mette dans une situation qu'il a honte d'avouer, et son imagination se figurera aussitôt tous les événements possibles qui pourraient lui éviter les conséquences naturelles de cette situation. Qu' il dépense plus que son revenu ou se dérobe au travail honnête et courageux qui assure un salaire, et le voilà rêvant de quelque bienfaiteur possible, de quelque nigaud possible qui puisse se laisser amener à force de cajoleries à lui prêter son appui, ou encore de l'état d'esprit possible d'une personne hypothétique qui n'a pas encore fait son apparition...sa religion sera le culte de cette bienheureuse Chance qu'il considère comme le facteur tout-puissant du succès. L'élément gênant rejeté par cette religion, c'est l'ordre naturel, qui veut que la récolte soit de même nature que la semence.
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TandaricaTandarica   26 avril 2015
In old days there were angels who came and took men by the hand and led them away from the city of destruction. We see no white-winged angels now. But yet men are led away from threatening destruction ; a hand is put into theirs, which leads them forth gently towards a calm and bright land, so that they look no more backward ; and the hand may be a little child's.
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AlisierAlisier   03 octobre 2020
Comme beaucoup d'hommes violents et implacables, il laissait le désordre s'installer chez lui à la faveur de sa propre négligence, jusqu'au moment où ce désordre s'imposait à son attention d'une manière insupportable. Alors, il faisait face avec une sévérité brutale et se montrait sans pitié. C'était son système avec ses fermiers : il les laissait retarder leurs payements, négliger leurs clôtures, réduire leur matériel et leur cheptel, vendre leur paille et pour tout dire prendre de mauvaises habitudes ; puis, quand il manquait d'argent par suite de ce laisser-aller, il prenait les mesures les plus rigoureuses, et restait sourd à toutes les prières.
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fertiti65fertiti65   09 mai 2022
Dans l'ancien temps il y avait des anges qui prenaient les hommes par la main et les guidaient loin de la cité de la destruction. Nous ne voyons plus d'anges aux ailes blanches de nos jours. Mais pourtant les hommes sont guidés loin de la destruction menaçante : une main se glisse dans la leur, qui les conduit doucement vers une terre paisible et lumineuse, de telle sorte qu'ils ne regardent plus en arrière, et à la main peut être celle d'un petit enfant.
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Video de George Eliot (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de George Eliot
Pour son dernier livre, Mona Ozouf rend hommage à l?écrivain britannique George Eliot. le portrait d?une femme affranchie et talentueuse, à l?image de sa contemporaine George Sand. Retrouvez « L?autre George » aux éditions Gallimard.
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Ce roman a été adapté par la BBC en 1991 avec Iain Glen, Susannah Harker et Patsy Kensit :

Middlemarch
The Mill on the Floss (Le Moulin de la Floss)
Adam Bede
Silas Marner

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