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EAN : 9782352874935
288 pages
Éditeur : Archipoche (05/06/2013)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 54 notes)
Résumé :
George Eliot, de son vrai nom Mary Ann Evans, est avec Dickens et Thackeray le plus grand romancier anglais du XIXe siècle, le chef de file de cette lignée superbe de femmes écrivains qui illustrèrent alors la littérature d'outre-Manche : Jane Austen, Mrs. Gaskell, les sœurs Brontë. Politiquement "radicale", passionnée de problèmes philosophiques et sociaux, vivant en union libre avec un homme marié, George Eliot incarne aussi le premier refus de la condition "surnu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  21 janvier 2018
Silas Marner est un modeste et honnête tisserand du Nord de l'Angleterre. Injustement accusé dans sa jeunesse du crime de vol, il quitte sa ville natale, ses amis et sa fiancée, et installe son métier à tisser dans les carrières de Raveloe, bourgade où on le marginalise assez vite puisque étranger mais sans pour autant le rejeter. Silas est un homme solitaire et avare qui ne se mêle pas à la communauté, échaudé par ses déboires passés. Le jour où son magot lui est dérobé, il croit que sa vie n'a plus de sens. C'est alors que la rédemption se présente à lui sous la figure d'une petite orpheline blonde de deux ans qui pourrait bien devenir un trésor plus précieux que son or disparu.
L'entrée dans la lecture n'est pas facile et j'ai eu un peu de mal à situer les personnages dans un premier temps car Silas Marner vit au sein d'une secte religieuse donc les codes m'ont échappé. Et puis, une fois qu'il s'installe à Raveloe et qu'entrent en scène des personnages plus "traditionnels" du roman rural victorien, tout devient plus fluide et j'ai apprécié ma découverte. J'ai même eu la surprise et le plaisir de trouver dans ce roman de George Eliot les mêmes accents que dans certains romans de Thomas Hardy, l'un de mes auteurs fétiches. Nul doute que celui-ci a lu George Eliot et j'aime à croire qu'elle fut pour lui une source d'inspiration. La même douceur et la même précision se dégagent de leurs narrations.
J'ai aimé l'histoire de Silas Marner, la simplicité de sa personne, son humanité ; son parcours m'a touchée. La plume de George Eliot m'a procuré ce plaisir ineffable si caractéristique de la période. L'auteure fouille davantage ses personnages que ses descriptions ; il en résulte un roman court et rythmé, à l'opposé de son célèbre et tout aussi talentueux "Middlemarch".

Challenge XIXème siècle 2018
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge PLUMES FÉMININES 2018
Challenge ABC 017 - 2018
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PiertyM
  24 mai 2020
Quelle étrange histoire que celle de Silas Marner, un homme qui pour répondre aux cruauté des hommes n'a choisit que le silence et la solitude. Mais seule la providence saura lui faire gagner le sourire!
Un merveilleux roman que j'ai lu avec émotion, comment ne pas s'attacher à Silas Marner ou encore aux autres personnages comme Eppie, la petite fille qui en pleine neige, se retrouve miraculeusement entre les mains de Silas Marner, Godfrey, le jeune homme dont la destinée joue des tours à volonté, Nancy, cette belle jeune fille, plus jolie que sa sœur Priscilla qui devra être jugée de sa vraie nature de féminité après des années, Dunstan dont la malhonnêteté fait disparaître sans que personne ne s'en inquiète, Mrs Winthrop qui, à force de trop bavarder, a fini par sortir Silas Marner de sa solitude, et bien d'autres...C'est dire que George Eliot nous éblouit par le portrait de ses nombreux personnages...
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DianaAuzou
  20 mai 2020
Mary Ann Evans, alias George Eliot, femme et écrivaine d'une rare complexité, surprenante et déroutante, pas toujours aimée, souvent boudée, toujours reconnue, par les plus grands, comme une fine plume, un bel esprit.
Le XIXe siècle, un monde qui vacille entre le passé et le futur, entre le monde ancien et celui qui arrive au galop avec comme cadeau l'industrialisation et toutes ses conséquences, dont l'argent qui devient roi, et le restera, nous en sommes témoins.
Silas Marner, le tisserand dont l'histoire n'est pas un long fleuve tranquille, vit dans ce monde. Ironie terrible, cet argent qu'il accumule et garde précieusement, disparaît brutalement par les soins des voleurs. L'argent en moins et la tension avec sa communauté en plus. Il la fuit pour finalement affronter d'autres tensions, vivre d'autres épreuves.
Ainsi va sa vie, d'un gris à un autre, jusqu'au jour où la lumière jaillit et met de la couleur dans la vie de Silas, et lui offre la richesse suprême que l'argent ne pourra jamais acheter : l'amour pour sa fille adoptive qu'elle lui rend au centuple.
Une très belle analyse de Mona Ozouf dans son L'autre George, que j'embrasse et fais mienne : l'amour est une volonté d'être à la hauteur, de ne pas décevoir, ce sentiment c'est une oeuvre car il appelle l'action, il appelle un long travail.
La qualité profondément humaine du roman est enrichie par les observations et les réflexions de George Eliot sur l'homme et la vie avec une bonne dose de sérieux, une bonne compréhension de la vie rurale, et un humour saupoudré, sans débordement, tout comme le charme, tout comme l'émotion des sentiments et les personnages très peu démonstratifs, il y a une réserve, un seuil qui ne se franchit pas. L'écriture, posée, équilibrée, est toute dans la compréhension, dans l'intérêt et l'observation, sans trop d'intimité.
George Eliot, femme de lettres, fort intelligente, d'une grande culture, personnalité complexe, forcément contradictoire, exprime son fort désir d'égalité et de respect des uns pour les autres, dont la balance est dans l'amour de la différence même.
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claraetlesmots
  01 juillet 2013
Tisserand, Silas Marner a été trompé par son ami le plus cher. Blessé, il décide de partir et de s'installer à Raveloe un petit village de la campagne anglaise. Solitaire, il travaille et accumule de l'argent auquel il voue un attachement. L'or le rassure, ses pièces gagnées lui procurent satisfaction et bonheur. Godfrey le fils aîné du notable de Raveloe se trouve dans une situation peu confortable. Il s'est marié à une fille de la rue avec qui il a eu une bébé et son frère Dunsey le fait chanter. Or le père de Godfrey attend impatiemment q'il fasse sa demande en mariage à Nancy Lammeter. Dunsey tue par dans un accident le cheval de son frère qu'il a déjà vendu et vole l'argent de Silas Marner. Lorsque ce dernier s'en rend compte, personne ne pense imaginer que Dunsey étant fils de notable soit à l'origine de ce vol. Silas Marner fait son entrée pour ainsi dire dans le vie de village. Peu de temps après, un soir, le tisserand trouve devant sa porte un bébé...
L'intrigue n'est pas l'élément le plus important de ce roman qui dresse le portait de l'Angleterre du XIX siècle, une Angleterre rurale avec ses classes sociales. Si je me suis laissée porter par le charme suranné de ce livre, il n'en demeure pas moins que les considérations religieuses et morales m'ont assommée. Et il y a en a. Beaucoup. de trop même. Et près avoir tourné la dernière page, je suis restée sur ma faim...
Au final, j'ai envie de dire tout ça pour ça. Mouais...
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stcyr04
  21 avril 2017
Silas Marner, humble tisserand, homme ardent, a été contraint de quitter sa communauté, exclu de l'église dissidente dont il était membre pour une faute qu'il n'a pas commise, et trahi en cela par un ami et coreligionnaire qui ajouta l'affront à l'injustice en lui ravissant sa fiancée à la faveur de l'opprobre publique. L'homme rendu solitaire par le tord qu'il a subit, s'établit à Raveloe, où les crises de catalepsie dont il est sujet, ses connaissances des herbes et des simples et de leurs usages, son caractère renfermé et les rumeurs le qualifiant d'avare couvant jalousement son avoir, le désigne à la méfiance des habitants. Et les commères avaient raison, Marner à force de travail acharné dans lequel il s'est plongé comme un désespéré ayant perdu foi en Dieu et aux hommes, et à la faveur d'une vie des plus parcimonieuse a thésaurisé un joli magot qu'il regarde à la nuit tombée comme ultime et vaine consolation. Mais un jour, le sort, qui a déjà été fort cruel pour lui, le frappe à nouveau, en la personne d'un vaurien, fils du squire de Raveloe, qui lui vole ses économies. Mais à quelque chose malheur est bon, et cet or qu'il a perdu, il le retrouvera, transfiguré, dans la chevelure d'une orpheline que le destin a voulu placer sur son chemin, et ce coeur, durement éprouvé, cette âme qui menaçait de se racornir dans une mesquinerie stérile et la misanthropie, vont renaître dans les joies inespérées de la paternité.
George Eliot évoque une Angleterre rurale avec ses moeurs paisibles et bonhommes, non encore rongée par les fourneaux de la révolution industrielle. Sa prose est entraînante, la mécanique narrative bien rodée. C'est avec une bienveillance, une ironie discrète, qu'elle donne vie à ses personnages simples et colorés. Ce classique de la littérature victorienne avec sa charge émotionnelle et par sa valeur littéraire prend, dans son intemporalité, et son universalité, l'aspect d'une belle parabole.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   22 janvier 2018
Silas s'était mis à fumer une pipe tous les jours pendant les deux années qui venaient de s'écouler. Les sages de Raveloe l'avaient fortement engagé à faire usage de cette chose excellente contre les attaques. Leur avis était approuvé par le Dr Kimble, par la raison qu'il n'y avait aucun mal d'essayer ce qui ne pouvait pas en causer : principe qui épargnait à ce monsieur bien de la besogne dans la pratique de la médecine.
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TandaricaTandarica   26 avril 2015
In old days there were angels who came and took men by the hand and led them away from the city of destruction. We see no white-winged angels now. But yet men are led away from threatening destruction ; a hand is put into theirs, which leads them forth gently towards a calm and bright land, so that they look no more backward ; and the hand may be a little child's.
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stcyr04stcyr04   19 avril 2017
Tout travail, poursuivi assidûment, tend de cette manière à devenir une fin en soi et à jeter un pont sur les vides sans attraits de la vie.
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Videos de George Eliot (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de George Eliot
Pour son dernier livre, Mona Ozouf rend hommage à l?écrivain britannique George Eliot. le portrait d?une femme affranchie et talentueuse, à l?image de sa contemporaine George Sand. Retrouvez « L?autre George » aux éditions Gallimard.
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Ce roman a été adapté par la BBC en 1991 avec Iain Glen, Susannah Harker et Patsy Kensit :

Middlemarch
The Mill on the Floss (Le Moulin de la Floss)
Adam Bede
Silas Marner

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