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ISBN : 2714309313
Éditeur : José Corti (16/11/2006)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Après avoir écrit deux pièces de théâtre, Israël Eliraz, né à Jérusalem, se consacre exclusivement à la poésie. Polyglotte et fin connaisseur de la langue française, il supervise lui-même les traductions (14 recueils traduits). Bien connu du public français amateur de poésie, ses trois derniers recueils, Petit Carnet du Levant, Abeilles/Obstacles et Comment entrer dans la maison..., ont connu un grand succès d’estime ; la plupart des revues spécialisées les ont rem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Danieljean
  12 août 2016
Eliraz nous suggère que loin d'être folle, la haine de Thomas Bernhard était non seulement ce qui le protégeait de la folie, mais son mode de communication unique, le refuge de sa vitalité. Seule sa haine permettait à Bernhard de flotter. Retirée la haine, il n'y a plus de soutien à sa volonté de vivre, il coule. D'où la nécessité de l'arbre qui lui fait face: au sens propre il se raccroche aux branches.
le texte, traduit par Eliraz lui-même avec Jacques Dupin, Joseph Guglielmi et Anne de Staël, se suit très facilement, s'entend très facilement. S'il y a bien le mystère d'un être il n'y a pas d'hermétisme. le lecteur lit ce puzzle d'une coulée, dans l'empathie. Texte fort, c'est à dire poétique, qui engage à des réflexions éminemment théâtral, et qui tentera peut-être un metteur en scène, avec son personnage flottant, son unité de lieu et de temps, sa nullité d'action traçant pourtant son chemin de vacillements en vacillements. Outre l'empathie avec un Thomas Bernhard au bord de lui-même, on peut y voir la métaphore d'un monde intellectuel émietté. jusqu'à la folie, que ne structure plus que la technique, isolant les individus, les privant d'architecture commune. À l'image de l'écriture assistée par ordinateur qui privilégie non pas le fil, la suite, la logique, mais le coupé-collé, jamais la pensée n'aura été plus éclatée, et si ses éclats individuels montent haut, la plupart sont perdus dans leur isolement. L'énergie qui doit être déployée pour organiser une pensée est sans commune mesure avec le résultat, comme s'il fallait le dynamisme d'un volcan rien que pour ouvrir un parapluie.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   12 août 2016
l'enfant traite l'arbre
comme un texte
polyphonique

Il grimpe dans une partitiion

où chaque branche est la
substance d'un rêve

Ce fut le seul bonheur
inattendu, inconnu, bruyant

C'était le moment d'équilibre
de joie aussi proche
que ta bouche
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Vidéo de Israël Eliraz
Demande à l'arbre..., Israël Eliraz, dit par Danièle Lebrun
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